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 ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak

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MessageSujet: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Sam 5 Nov - 21:10



"I'm better, but i'm still pretty weak"

"Y a pas que l'amour qui blesse, il y a les conséquences de certains gestes. Y a pas que l'erreur qui blesse, il y a le mal de l'absence qui reste." - Shy'm



Je me demandais encore comment j'avais atterrit dans ce bar, cette fille assise sur ma cuisse. Elle était jeune... bien trop jeune, blonde, de grand yeux bleus et si je fermais les yeux, je pouvais presque imaginer qu'elle était une autre, à peine plus âgée qu'elle, mais tellement plus belle, tellement plus douce, tellement moins perfide... Car cette fille l'était : perfide. Je le savais. Je l'avais su dès la seconde où elle m'avait approché, trop consciente de qui j'étais et de ce que je pouvais lui apporter. Alors comme toute bonne putain, elle avait commencé à danser contre ma cuisse, accoudée au bar, alors que je buvais sombrement mon whisky et qu'elle prétendait attendre que le barman lui demande ce qu'elle voulait. Et puis elle avait astucieusement glissée sa main sur mon genou, remontant lentement le long de ma cuisse, s'arrêtant à mi-chemin. Elle avait sans mal attiré mon attention, sans mal réussi à me conduire sur la piste de danse, s'empressant de m'emmener dans un coller-serrer endiablé et expert. Elle frotta sans répit ses fesses contre mes hanches, déclenchant une réaction bien masculine qui ne la fit sourire que plus et presser encore davantage son dos contre mon torse.

Elle me fit beaucoup boire, beaucoup danser, m'emmenant de temps en temps dans un coin sombre pour m'embrasser ou me laisser la doucher de façon plus indécente. Et à mesure que l'alcool envahissait mon système, que son corps échauffait le mien, je me montrais plus généreux, offrant les verres qu'elle nous commandait, réclamant des alcools de plus en plus chers, glissant des billets de plus en plus fréquemment dans son décolleté indécent.

Et puis elle avait soumis l'irréparable, sortant de son sac des petits comprimés blancs que je ne connaissais que trop bien. « Pas ici », avais-je soufflé, prenant le sac et le glissant dans la poche arrière de mon jean, avant de regarder autour que personne n'avait remarqué notre manège. J'avais saisi sa main et l'avait guidé à l'extérieur, jusqu'à un taxi, ne cessant de l'embrasser et de la dévorer pendant tout le temps que le chauffeur mis à nous conduire dans un hôtel de luxe. J'aurais presque pu oublier les cachets, jusqu'à ce que la porte de la chambre ne se referme, mais alors, l'envie s'était faite plus pressante, trop virulente pour que je ne cède pas à ses appels... Le reste fut flou... Trop flou...

Le premier rail sniffé... La robe noire qui tombe au sol... son sein dans ma bouche... la poudre dans ma narine... Le bien fou du poison dans mon système... Sa bouche sur ma queue... le rail de coke dans la vallée de ses seins, conduisant ma langue jusqu'à son intimité nue... La baise féroce, pas même digne d'être appelé relation sexuelle... Le rail suivant... Et le suivant... Le champagne... son petit cul ferme... la douche... le rail suivant... la vision flou... L'alcool... Le sexe... Les rails....

La douleur insupportable...

Le noir...





La douleur revint avec la conscience, malgré la sensation apaisante des drogues médicales. J'avais trop goûté aux produits en tout genre pour ne pas savoir ce qui coulait dans mon système, à travers la veine de mon bras, glacée par les produits liquides... L'odeur de désinfectant, les bip réguliers, le souffle dans mes narines, la douleur dans tout mon corps... J'étais à l'hôpital. Avant même d'ouvrir les yeux, je pouvais le dire. Une chambre proche du bureau des infirmiers à en juger par les sons que je percevais de l'autre côté de la porte. Pour un patient sous étroite surveillance... Bon sang, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

La lumière vive brûla mes yeux lorsque je tentais de les ouvrir et il me fallut plusieurs minutes et beaucoup d'acharnement, pour enfin voir clairement. Les murs blancs, les carreaux au plafond, les draps blancs marqués du nom de l'hôpital. Comme je l'avais prédit, mon bras était relié à des seringues de drogues médicamenteuses, le tout s'infiltrant par un cathéter dans mon bras. Je portais les lunettes à oxygène qui déversait directement dans mes narines une bonne dose du gaz vital. Des petits pastilles collées sur mon torse donnait à l'ordinateur la traduction de mes battements cardiaques, ma dernière tension et le pourcentage d'oxygène que mon sang voulait bien aller délivrer dans mon organisme. Merde !

J'essayais de me redresser, mais c'était peine perdue. La douleur était trop forte, dans tout mon corps et particulièrement dans ma poitrine. Mon mal de tête était intense, aussi et tout ici semblait agressif. Le blanc froid, la lumière, la température, les sons... Difficilement, je tendis le bras pour atteindre la sonnette d'appel. Pas besoin d'explication. J'avais trop fini à l'hôpital dans ma jeunesse pour savoir comment cela fonctionnait. Appuyer me demanda cependant une énergie folle et je laissais retomber la sonnette un peu trop loin, la faisant glisser du lit pour aller s'écraser au sol dans un bruit sec. Génial...

Une tête connue apparu alors à la porte, ouvrant celle-ci pour me regarder avec un mélange de désolement et de colère que je ne connaissais que trop bien. Aucun médecin n'aurait dû avoir tant de reproches dans le regard, même en essayant comme lui de les cacher, mais il était mon ami... mon meilleur ami... avant même d'être mon médecin et là, je voyais bien que j'avais affaire à l'ami, avant d'avoir affaire au médecin. Sauf que l'ami savait tout ce que le médecin savait et il savait donc parfaitement qu'une partie des drogues qu'on m'administrait actuellement servait à contrer les effets du manque... Parce que j'avais rechuté. Parce que je m'étais drogué, sans doute jusqu'à en tomber pratiquement mort... J'avais honte... Tellement honte... Je n'arrivais même pas à soutenir le regard de mon ami.

« Les enfants ? », demandais-je faiblement, la voix rauque, sèche, brûlé par la drogue, l'alcool, le mal qui m'avait pris et probablement aussi une sonde. J'avais l'étrange impression d'un dérangement au niveau de ma trachée... Avaient-ils été contraint de m'intuber pour m'aider à respirer ?

Je voulais poser la question, comme demander ce qu'il m'était arrivé exactement, où était la fille (même si je me doutais qu'elle avait dû s'enfuir avant l'arrivée des secours pour ne pas être attrapé et contrôlé... qu'elle avait sans doute emmené tout l'argent de mon porte-feuille avec elle...)... Mais à la vérité, la seule chose qui m'importait à l'heure actuelle, c'était mes enfants. Étaient-ils au courant que j'étais hospitalisé ? Savaient-ils pourquoi ? Seigneur si quelqu'un leur avait dit... Non, personne n'avait pu leur dire... hein ? Personne n'avait dit à mes enfants que j'avais fait un malaise parce que j'avais pris trop de cocaïne... N'est-ce pas ? « Est-ce qu'ils savent ? », demandais-je, plus inquiet que jamais...

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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Dim 13 Nov - 18:42

I'm better, but i'm still pretty weak
Liam & Aiden

L’heure de ma pause était arrivée. Cela faisait maintenant plusieurs heures que je travaillais non stop. J’avais pris le rythme depuis des années. J’avais l’habitude d’enchaîner plus de douze heures de travail. C’était mon quotidien. Je n’étais pas le genre de médecin à partir dès que l’heure de la fin de journée avait sonné. Moi, j’étais le genre de médecin à passer sa vie dans l’hôpital, même si j’avais dépassé mes horaires de travail, je restais parce qu’on avait besoin de moi. Mon emploi était une véritable passion, une vocation. J’aimais passer du temps ici et m’occuper de mes patients. Les journées étaient plus tranquilles quand j’étais en consultation mais j’étais souvent réquisitionné aux urgences par manque de personnel. J’aimais les deux services. J’aimais prendre le temps de discuter avec mes patients pendant les consultations, j’aimais travailler dans le speed et la pression dans les urgences. Même si certaines urgences n’en étaient pas vraiment. Je me dévouais corps et âme à mon travail et il m’arrivait même de ne pas rentrer chez moi et de ne dormir que quelques heures sur place. C’était mon quotidien. Certaines journées se passaient mieux que d’autres.

Mais aujourd’hui était un jour particulier. L’heure de ma pause étant arrivée, j’allais déposer le dossier de la dernière patiente auscultée avec les dossiers des autres patients. Tout en le rangeant, j’entendis une conversation entre deux infirmières. Elles évoquèrent une star de théâtre amenée d’urgence à l’hôpital un peu plus tôt. Je n’écoutais que très vaguement lorsque l’une d’elles prononça son nom. Liam Potter. Je me figeais et fis volte face pour les regarder. « Liam Potter… ? » Elles se retournèrent dans mon sens, surprises. « Oh, Docteur O’Neill, tout va bien ? Vous êtes bien pâle. » Evidemment que je l’étais, Liam était mon ami et je venais d’apprendre qu’il avait été amené aux urgences. « Qui l’a pris en charge ? » Je n’avais pas le temps de répondre à leurs questions, il fallait que je me renseigne au plus vite sur ce qu’il lui était arrivé et surtout que je sache dans quel état il se trouvait. Avait-il eu un accident ? « C’est le Docteur Chase, mais… Docteur O’Neill ! » Trop tard, j’étais déjà parti après avoir entendu le nom du confrère qui s’était occupé de lui à son arrivée. Je ne pouvais pas croire que Liam soit là… Et j’espérais sincèrement qu’il n’ait rien de grave. Je savais être très professionnel, mais lorsqu’il s’agissait de mes proches, je perdais le contrôle. Comme tout le monde.

Je ne tardai pas à trouver le Docteur Chase à la cafétéria, en train de boire un café en lisant son journal. Je m’installais à sa table sans lui demander l’autorisation. L’heure était grave. Il fut surpris de me voir et lui aussi souligna que j’avais le teint pâle. Qu’importe, j’en venais au sujet qui m’intéressait. Je voulais des infos sur l’admission de Liam Potter. Il ne voulut rien me dire au début, m’intimant de m’occuper de mes propres patients. Je dus insister de longues minutes, précisant que je faisais partie de ses proches pour qu’il daigne enfin m’expliquer la situation. Un hôtel de la ville avait appelé une ambulance parce qu’il avait fait un malaise dans l’une des chambres. Il s’était avéré qu’une trop grande quantité de drogue absorbée avait causé ce malaise. Seigneur, il avait replongé… Comment avait-il pu faire ça ? C’est horrible, mais j’aurais préféré l’accident… J’étais dépité en entendant tout ça. Il avait fait un début d’infarctus ainsi qu’un arrêt cardiorespiratoire dans l’ambulance. Perdu dans mes pensées, le Docteur Chase m’informa qu’il devait prévenir la famille mais je m’y opposai, affirmant que je les connaissais et que je les préviendrais moi-même. Il acquiesça et me donna une tape sur l’épaule, précisant que mon ami était tiré d’affaire, pour le moment. Je savais ce que tout cela impliquait et en tant qu’ami, ça ne me plaisait pas. Je remerciais le Docteur Chase pour toutes ces informations et je sortis de la cafétéria, le cœur lourd, pour aller chercher mon téléphone dans les vestiaires. Liam m’avait déjà donné le numéro de téléphone de ses trois enfants, au cas où il lui arrivait quelque chose un jour… J’avais espéré que ce jour n’arrive jamais.

Mon téléphone dans la poche de ma blouse, j’avais cherché le numéro de chambre de Liam. Il fallait que je prévienne ses enfants, mais je voulais avoir une conversation avec lui avant tout. Alors que je marchais dans le couloir pour rejoindre sa chambre, j’entendis quelque chose tomber sur le sol. Je fis alors mon apparition, il était éveillé. Les mains dans les poches de ma blouse, j’entrais dans la chambre, refermant la porte derrière moi. J’étais inquiet, déçu mais également en colère. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi avait-il replongé maintenant ? Après toutes ces années ? Il était un père responsable alors pourquoi retoucher à tout ça ? Ça n’avait aucun sens. Je n’étais pas là en tant que médecin, même si j’avais connaissance de la situation, mais en tant qu’ami et son comportement n’était pas admissible. Il connaissait les conséquences d’une rechute alors pourquoi jouer avec sa santé de la sorte ? Je m’approchais de son lit, le regard sans doute trop dur à supporter pour lui puisqu’il détourna les yeux. Ses premiers mots furent pour ses enfants. Il aurait peut-être fallu y penser plus tôt. Je le regardais là, allongé dans son lit d’hôpital, au milieu de tous les appareils. Je n’aimais pas cette vision. Il posa une nouvelle question, inquiet visiblement de savoir s’ils étaient au courant ou non. Mais je gardais le silence, jetant un œil sur les écrans pour m’assurer que tout allait bien, pour le laisser prendre conscience de tout ça. « Sais-tu pourquoi tu es là Liam ? As-tu conscience de ce qu’il s’est passé pour que tu finisses aux urgences ? » Je finis par poser mon regard sur lui. « Tu as eu de la chance d’être pris en charge rapidement, parce que ça aurait pu très mal se terminer. » Qu’est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête bon sang ? J’allais m’asseoir dans le petit fauteuil juste à côté de son lit, sortant mon téléphone de ma poche. « Il faut que je les appelle pour les prévenir. Mais je voulais te parler avant. » Inutile de faire paniquer tout le monde. Est-ce que je devais encore leur cacher la vérité ? Ils étaient adultes et en droit de savoir … Mais je ne pouvais rien faire sans le consentement de leur père. Je me devais juste de le raisonner avant. J’avais une question à lui poser. « Pourquoi ? » Pourquoi avait-il replongé maintenant ? Je voulais comprendre ce qui l’avait poussé à consommer des drogues. Je voulais comprendre son point de vue et surtout, je voulais l’aider. « Liam, je suis ton ami, alors parle-moi. »


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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Lun 21 Nov - 0:19



"I'm better, but i'm still pretty weak"

"Y a pas que l'amour qui blesse, il y a les conséquences de certains gestes. Y a pas que l'erreur qui blesse, il y a le mal de l'absence qui reste." - Shy'm



Son visage était un livre ouvert. La déception, la colère, le questionnement. Tout se lisait sur ses traits, alors qu'il me regardait. Il détourna les yeux dès que je parlais, préférant regarder les écrans pour s'assurer de ses yeux que tout allait bien... ou simplement pour éviter mon regard, allez savoir. Il ne répondit pas de suite, me demandant plutôt si je savais pourquoi j'étais là, si je me souvenais de pourquoi j'avais fini aux urgences. Je hochais simplement la tête. Oui, je savais. Tout. Je savais tout ce que j'avais fait et je pouvais sans mal deviner la cause de mon malaise. Et puis il fit preuve de remontrances, m'assurant que j'avais eu de la chance, que cela aurait pu très mal finir. « Je sais... », soufflais-je simplement, baissant les yeux, penaud. Que pouvais-je bien dire d'autre ? Je me sentais coupable, stupide, faible et j'avais merdé. J'avais merdé comme jamais depuis plus de vingt ans. Je ne pouvais pas prétendre que cela n'était pas arrivé parce que j'avais été si loin que j'avais terminé à l'hôpital. Et je ne pouvais pas dire que j'avais maîtrisé les choses ou que cela ne se reproduirait plus. Je n'étais pas stupide. Je n'étais pas inculte. Je luttais depuis plus de vingt ans contre mes addictions, contre mes pulsions et après vingt ans d'un combat acharné, j'avais faibli, j'avais craqué... Le combat allait reprendre de plus belle et aucune décennie ne promettrait que je n'allais pas replonger à nouveau un jour...

Il finit par m'avouer qu'il n'avait pas encore appelé les enfants, mais qu'il devait le faire, après m'avoir parlé. La panique s'afficha une seconde sur mon visage. Je savais qu'il fallait les prévenir. On ne pouvait pas les laisser dans l'ignorance, mais comment leur dire sans leur révéler que j'avais fauté... avec une prostituée et de la drogue. Non, personne ne pouvait leur dire ça contre mon gré. Le secret médical, le respect, tout ça. Si je ne le voulais pas, ils pouvaient ne leur dire que ce que je décidais. Aiden n'irait jamais dire à mes enfants ce que j'avais fait. Il respectait le secret sur mon passé depuis des années. Il avait presque toujours su que j'étais un ancien junkie. Il m'examinait, il connaissait l'état de mon corps abimé par les drogues et il était mon ami. Mon meilleur ami. Alors très tôt, il avait su mes dérives du passé et le fait que j'avais tenue cette connaissance à l'écart de mes enfants. Pour leur bien. Pour maintenir la belle façade que nous leur avions créés avec mon épouse. Bien sûr, il n'était pas un fervent penseur de nos mensonges. La plupart du temps, il essayait de me convaincre que mes enfants étaient assez grands et intelligents pour comprendre que j'avais eu un sombre passé qui s'était éclairé à leur arrivée en ce monde. Mais je n'y arrivais pas et il avait toujours respecté mon choix, gardant le secret, se refusant d'être celui qui briserait la belle image de père modèle que j'avais construit auprès de mes enfants.

Et puis il posa une question. Un simple mot. Un simple mot qui voulait tout dire. Pourquoi? Je poussais un long soupir, fermant les yeux. Je levais une main jusqu'à mon visage, chacun de mes muscles brulant à l'activité, alors que je pressais mon pouce et mon index contre mes yeux. Pourquoi ? La question était simple, la réponse tout sauf facile. Devant mon silence, le médecin m'intima le rappel de notre amitié, me demandant de lui parler. Je laissais retomber mon bras contre mon corps, rouvrant les yeux pour les poser sur lui. J'émis un faible sourire triste. «J'ai déconné », dis-je simplement, habitué à cacher les vérités, à farder des bouts de réalités de brumes obscures cachant les plus profondes vérités, les parties douloureuses des vérités complètes. «T'as étudié les drogues. Tu as déjà vu des drogués. Tu connais les comportements. Ça fait presque vingt-trois ans que je lutte contre mes addictions Aiden. Vingt-deux ans, dix mois et sept jours. Huit mille trois cents quarante-sept jours. J'ai merdé. J'ai fini par craquer. C'est la triste vérité. C'est ce qui s'est passé et c'est ce avec quoi je vais devoir vivre. Vingt-deux ans, dix mois et sept jours d'abstinences réduits à néant... »

C'était là la triste vérité. Deux décennies d'abstinence pour revenir à la case départ, au jour 0, au manque des premiers jours...

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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Ven 9 Déc - 17:08

I'm better, but i'm still pretty weak
Liam & Aiden

Il avait eu une chance insolente que tout se termine bien. Mais je ne comprenais pas du tout pourquoi il avait déconné à ce point là. Surtout qu’il avait tenu bon pendant de nombreuses années. Pourquoi replonger maintenant ? Ce n’était pas anodin, il devait y avoir une raison. Une raison de foutre sa vie en l’air comme ça. Avait-il pensé aux conséquences avant d’agir ? Avait-il pensé à ses enfants ? Avait-il songé à eux avant de s’embarquer sur cette voie dangereuse ? Ou avait-il agi spontanément, sur un coup de tête ? Cela n’avait rien de logique, surtout pas pour un homme comme lui. Liam n’était pas le genre de personne à prendre sa vie à la légère, il aimait trop ses enfants pour prendre autant de risques. Alors pourquoi ? Qu’est-ce qui avait bien pu se passer pour qu’il déraille après tant d’années de sevrage ? Il savait qu’il avait merdé, il n’y avait qu’à voir l’expression de son visage. Il se sentait coupable, sans doute regrettait-il déjà son geste. Et il y avait de quoi. « Heureusement que tu en as conscience. » Il ne manquerait plus que ce ne soit pas le cas. Mais il avait suffisamment la tête sur les épaules pour se rendre compte de la stupidité dont il avait fait preuve.

On m’avait chargé de prévenir sa famille, dans son cas, ses trois enfants. Mais je ne pouvais m’y résoudre sans avoir eu une discussion avec lui au préalable. Je savais qu’il leur cachait cette part de lui et je ne pouvais pas aller contre ça, même si j’estimais qu’ils étaient en âge de comprendre. Je n’avais aucun droit d’aller contre la volonté de leur père cependant. J’avais gardé secret ses penchants pendant des années, ce n’était pas maintenant que j’allais changer ça. Mais dans tous les cas, il allait falloir que je les prévienne que leur père avait été hospitalisé. Ce genre de nouvelle n’était jamais facile à annoncer, c’était encore pire quand on connaissait le patient et sa famille. Mais avant toute chose, je voulais comprendre son geste. J’étais son ami, s’il avait besoin d’aide, il n’avait même pas besoin de demander. J’étais là. Après ma question, il mit un certain temps avant de me répondre, sans doute pour remettre de l’ordre dans ses idées. Il avoua qu’il avait déconné, chose que j’avais bien remarqué oui alors je hochais simplement la tête, attendant qu’il continue. Il me répondit sans vraiment répondre à ma question, jouant sur le fait que je connaissais les drogués et leur comportement, me rappelant également le nombre de jours, de mois et d’années qu’il avait tenu. « Certes. » Oui, c’est bien beau tout ça mais je ne suis pas stupide. Est-ce qu'il pensait vraiment que ça allait me suffire ? « Liam, je te connais depuis très longtemps maintenant. Tu es un homme responsable pour qui ses enfants comptent plus que tout. Comme tu viens de le dire, tu as tenu près de vingt-trois ans sans jamais craquer. Alors pardonne-moi mais tu ne vas pas me faire croire que tu as craqué d’un seul coup sans aucune raison. Ça ne te ressemble pas, ce n’est pas toi. Si c’est trop personnel et que tu ne souhaites pas en parler, soit. Mais tu ne me feras pas avaler que tu as déconné pour rien. Parce que je ne te croirais pas. » J’étais d’un naturel franc et direct. Et puis, le tact et moi, ça faisait deux. « Au lieu de me mentir ou de me sortir les excuses bateau, dis-moi franchement que tu ne veux pas m’en parler. Bien que je pense que tu devrais quand même le faire. Garder ses problèmes pour soi, c’est mauvais pour la santé. » Cependant, je ne pouvais pas me résoudre à le laisser seul avec ses soucis. « Je suis là pour t’aider, alors laisse moi te tendre la main et saisis la. » A présent, pour achever de le convaincre, autant jouer sur la corde sensible. « Je refuse de devoir appeler tes enfants un jour un par un pour leur dire que leur père a fait une overdose fatale. »


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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Ven 9 Déc - 22:54



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"Y a pas que l'amour qui blesse, il y a les conséquences de certains gestes. Y a pas que l'erreur qui blesse, il y a le mal de l'absence qui reste." - Shy'm



Aiden était un homme têtu, je le savais bien. Je le connaissais depuis assez longtemps pour savoir qu'il ne lâcherait pas le morceau tant qu'il n'aurait pas toutes les réponses à ses questions. Étais-je seulement en mesure de lui dire la vérité. De lui parler de ces choses que je gardais pour moi depuis des mois. Ces choses qui avaient conduit Darcy à ne plus m'adresser la parole pendant des semaines. Ces choses qui me rendaient fou, au point d'avoir cédé à l'appel de la drogue après deux décennies d'un combat victorieux. Étais-je seulement prêt à avouer à voix haute des choses que j'avais mis, moi-même, des mois à accepter.

Mais Aiden savait toucher les cordes sensibles, appuyer là où ça faisait mal et même s'il assurait qu'il respecterait mon choix si je ne voulais pas parler - et si je le lui disais franchement - il évoqua les enfants comme une arme. Il utilisait mon amour pour mes enfants contre moi. Le salop L'image s'imprima sans mal dans ma tête. Aiden, contraint d'appeler Haylee, puis Jasper et enfin Darcy, leur révélant ma mort, leur révélant les causes de ma mort. Je fermais les yeux, serrant les paupières à m'en faire mal, alors que j'entendais les cris de douleurs dans ma tête. Les pleurs de ma Darcy, la souffrance de mon Haylee... Jasper s'écroulant par terre... Il ne pouvait pas se passer cela. Je ne pouvais pas leur faire ça. Pas après la perte si tragique de leur mère. « Tu crois que c'est ce que je veux », dis-je, la gorge douloureuse, la colère ne faisant qu'accentuer le mal. « Tu crois que je peux supporter l'idée de leur faire ça ? J'ai déconné Aiden, j'aurais pu... Bon dieu, je sais que j'aurais pu en arriver là... Je sais que j'aurais pu leur faire ça... Mais c'est la dernière chose que je veux... » A mesure que je parlais, la colère était remplacée par la peine, la honte et le désespoir.

Je soupirais, posant à nouveau les yeux sur mon meilleur ami. « C'est débile. La raison est débile. Le comment est débile. Tout est débile. Y a aucune gloire, aucune bonne raison, aucune raison compréhensible... C'est ça de craquer... C'est se foutre dans la merde et réaliser au réveil que le pourquoi est encore plus merdique que le comment. Y avait cette fille, cette prostituée. Et elle... Elle lui ressemblait tellement... Et j'avais déjà merdé. Un peu trop bu. Et j'ai voulu oublier... J'ai voulu fermer les yeux et croire que c'était elle... J'ai voulu oublier qu'elle existe, qu'elle est là quelque part et que je suis là, comme un con... » Le fait que je parle d'elle au présent devait sans doute signifier assez clairement que je n'évoquais pas Tara. Et je n'avais pas parlé de ça... A personne ou presque. Darcy savait. Darcy avait intuité des choses, s'était fait des idées sur d'autres, mais dans les grandes lignes, elle sentait qu'il y avait quelque-chose. Jasper m'avait étonné, assurant qu'à ses yeux, elle n'était pas une collègue lambda et que même si je m'y refusais, il y avait sans doute plus derrière. Mais cela n'avait été l'objet que d'une discussion. Jamais plus. Une dispute avec Darcy et une conversation avec Jasper. Et puis de nouveau le silence, le vide et mes questionnements internes.

«J'ai choisi ça », dis-je, plus pour moi-même, dans un souffle essayant d'être convainquant. «J'ai choisi d'être un père, de n'être que ça, de faire passer leurs besoins en priorités. J'ai accepté. Je dois juste... Arrêter de réfléchir aux « Et si... ? ». Y a pas de réponse miracle, y a rien à réparer. J'ai merdé et je vais devoir vivre avec les conséquences. C'est un dérapage que je ne reproduirais pas. C'est tout. »

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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Lun 9 Jan - 23:38

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Liam & Aiden

Je connaissais Liam depuis des années maintenant. Je savais comment il fonctionnait. Je savais qu’il était responsable et qu’il avait la tête sur les épaules. Il agissait rarement sur un coup de tête. Ses actes étaient toujours réfléchis, calculés. Il ne pouvait pas avoir cédé sans raison valable. Enfin, « raison valable » on se comprend. Replonger dans ses anciens démons n’était en rien une bonne chose. Ni pour lui, ni pour personne. Je ne savais pas ce qu’il lui était passé par la tête, mais je devais le savoir, pour pouvoir l’aider. Encore fallait-il qu’il se décide à me parler. Pour l’y contraindre, je n’avais malheureusement pas trente six solutions. Je devais jouer sur les cordes sensibles pour qu’il puisse s’ouvrir. Je savais qu’évoquer ce qu’il avait de plus précieux au monde le ferait réagir. Je ne voulais pas parler de ses enfants pour lui faire du mal. Je voulais juste qu’il ouvre les yeux et qu’il prenne conscience que son geste aurait pu être beaucoup plus dramatique pour tout le monde. Ses petits avaient déjà perdu leur mère. Il n’était pas nécessaire qu’ils perdent leur père également.

Il se mit à réagir, me posant des questions qui n’avaient pas besoin de réponse tant elle était évidente. Il avait conscience qu’un drame aurait pu subvenir. Cependant, il ne prononça jamais le mot pour décrire cette terrible fatalité. Il utilisait des pronoms ou « leur faire ça ». Réalisait-il réellement que nous aurions pu ne jamais avoir cette conversation ? En avait-il vraiment conscience ? « Tu aurais pu mourir oui. N’aies pas peur d’utiliser les mots qui conviennent. Je ne sais pas si tu te rends compte de la chance que tu as eu. Si l’ambulancier n’avait pas été aussi réactif, nous n’aurions pas cette conversation actuellement. Tu ne serais pas dans cette chambre d’hôpital. Liam, je veux que tu te rendes compte que si personne n’avait appelé une ambulance, tu serais mort à l’heure qu’il est. » J’étais direct, je l’avais toujours été. Il savait que j’étais franc et que je ne mâchais pas mes mots, même dans les situations les plus délicates. Mon manque de tact m’avait parfois causé quelques soucis. Les gens sont tellement susceptibles.

Il se décida enfin à m’expliquer les raisons de son geste, même s’il répéta plusieurs fois qu’elles étaient débiles. Que tout l’était. Certes, c’est vraiment con de foutre sa vie en l’air, quelque soit la raison. Il évoqua une fille, une prostituée plus précisément. Qui lui ressemblait. A qui ? A Tara ? A qui d’autre ? Il continua son explication, affirmant qu’il avait trop bu, qu’il voulait oublier et croire que c’était elle. Cocktail alcool drogue… Mais la suite de ses paroles me firent finalement douter sur l’identité de cette « elle ». Elle existe ? Elle est là quelque part ? Il ne mentionne pas sa défunte femme. Il y aurait donc une autre fille ? Il ne m’en avait jamais parlé, ni qu’il avait refait sa vie, ni qu’il l’envisageait, ni qu’il avait rencontré quelqu’un. Il y avait donc une femme derrière tout ça. Je n’avais jamais entendu parler d’un ex non plus. Pourquoi avait-il voulu oublier cette femme ? Je me posais trop de questions mais la raison de cette rechute était claire à présent. Pourtant le mystère demeurait toujours autour de tout ça. Alors que je réfléchissais, il reprit la parole, assurant qu’il avait choisi ça. D’être un père, rien de plus. Il l’avait accepté. Et devait arrêter de se prendre la tête. Il termina sur le fait que ce genre de dérapage ne se reproduirait pas. Je restais silencieux quelques secondes, le temps d’assimiler tout ce qu’il venait de dire. Mais je n’allais pas rester sur la touche à observer sans rien dire. « La vie ne se résume pas qu’à un rôle. On ne se contente pas que d’une casquette dans notre vie. Un seul homme ou une seule femme peut en avoir plusieurs. On joue tous plusieurs rôles dans nos vies et tu es le mieux placé pour le savoir. Pourquoi te contenterais-tu d’un seul ? Tes enfants sont grands maintenant. » Est-ce qu’il les couvait trop ? Pourquoi ne se laissait-il pas une chance d’être autre chose qu’un père ? « Ce n’est pas parce que tu veux profiter de la vie en tant qu’homme que tu sacrifies ton rôle de père pour autant. Qu’est-ce qui t’en empêche ? Et de ce que j’ai compris, il y a une femme là-dessous, quel est le problème avec elle ? » Parce qu’il y en avait un, c’était évident. « Rassure-toi, tout ce que tu diras entre ces quatre murs ne sortira pas de cette pièce. Je suis plutôt doué pour garder des choses pour moi. » ça faisait parti de mon métier.  


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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Sam 14 Jan - 22:20



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Je n'avais pas peur d'utiliser les mots, j'avais juste trop honte pour les prononcer réellement. Et puis j'avais passé tant de temps à éviter de les dire. Pour mes enfants, c'était un peu moins douloureux de dire que leur mère était partie, plutôt que de dire que leur mère était « morte ». Le mot avait été, plus ou moins inconsciemment, effacé de nos vocabulaires communs depuis trop d'années pour que j'y revienne si naturellement. Même s'il s'agissait de moi... Sans doute plus probablement encore parce qu'il s'agissait de moi. Parce que dire que mes enfants auraient pu voir leur dernier parent vivant mourir me rendait malade.

Je soupirais, sachant que ça ne servait à rien d'argumenter plus. Il avait autant besoin que moi de comprendre et de le dire à voix haute. Parce que là, il n'était pas un médecin. Il était mon ami. Et mon ami avait besoin de réaliser qu'il aurait pu me perdre si facilement. « Je suis désolé », soufflais-je, cette fois-ci à son attention. M'excusant pour la peur, le mal que j'avais pu lui faire à lui, mon ami. « Je n'ai pensé à personne quand j'ai agi. Pas même à moi. Alors, mes enfants... ou toi... Je suis désolé. »

Il continua en réponse à mes mots, m'assurant que nous n'avions jamais qu'un rôle dans nos vies et que moi, mieux que personne, devait le savoir. Que je n'avais pas à n'être qu'un père, que mes enfants étaient assez grands pour que je sois aussi un homme. Je souris, tristement. Non. Non, ils n'étaient pas prêts et oui, je le savais de source sûr. Parce que j'avais failli perdre ma fille. Pendant des mois, ma benjamine ne m'avait pas adressé la parole, trop blessé, parce que j'avais voulu être un homme, en plus d'un père. Alors non, ils n'étaient pas prêts.

Je ris un peu, hochant la tête. « Un peu que ce qui est dit ici restera ici. Ça s'appelle le secret professionnel, mon cher Docteur. » Je perdis vite mon sourire cependant, redevenant vite sérieux pour regarder partout, sauf directement vers Aiden, le temps de remettre mes pensées en ordre. « Elle est... Elle est merveilleuse. Le problème c'est moi. », soufflais-je finalement, avant de poser les yeux sur le brun. « Tu te souviens de ma partenaire sur scène ? La belle blonde qui jouait la prostituée ? Elle s'appelle Lexie et elle est... » Un doux sourire vint reprendre le chemin de mes lèvres. Ce sourire qui n'était destiné qu'à elle. Ce sourire qu'elle avait ravivé sans le réaliser, moi qui ne souriait plus qu'avec mes enfants ou par dépit, avant elle. J'étais fait. Complètement sous son emprise. Complètement désireux d'elle. Fou de sentiments que je ne devrais pas éprouver. Que j'étais trop vieux, sans doute, pour éprouver. Mais c'était elle et tout en elle me donnait envie de sourire de la sorte, tendresse mêlée d'amusement, de joie et de désir tendre et fou.
« Elle est brillante, talentueuse, douce, intéressante, elle... elle... Elle mérite tout, mais pas un homme qui a une fille qui pourrait presque avoir son âge et qui a tellement merdé dans sa vie qu'il a failli crever d'une overdose aujourd'hui... », crachais-je finalement à mon encontre. « Elle mérite tellement plus qu'un homme brisé par un veuvage, tellement plus qu'un homme avec des enfants si grands... » Je poussais un profond soupir, avant d'achever. « Tu sais, il y a quelques mois, quand Darcy ne me parlait plus ? C'est parce qu'elle a vu. Elle a vu combien Lexie m'avait changé. Ce qu'elle m'apportait dans la vie et elle n'a pas supporté. Elle n'est pas prête. Elle n'est pas capable de voir autre chose qu'un père qui abandonne sa femme pour une autre. Tout m'interdit de prendre une chance de la séduire. Tout m'interdit de la désirer... »

Tout me l'interdisait et le dire à voix haute faisait encore plus mal que de l'avoir pensé depuis tout ces mois. Parce que je la voulais. Bon dieu, je la désirais tellement. Physiquement, intellectuellement... Elle avait été mon amie - ma première depuis très longtemps - et ma désirée - la première depuis bien plus longtemps encore. Et tout m'interdisait de ressentir toutes ses choses à son égard...

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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Lun 13 Mar - 20:36

I'm better, but i'm still pretty weak
Liam & Aiden

La pilule était difficile à avaler. Je savais rester professionnel quand je devais m’occuper de mes patients. Même s’il y avait des choses auxquelles on ne s’habituerait jamais. Mais lorsque mes proches étaient touchés, ce n’était plus la même chose. Ce n’était pas pour rien que nous médecins ne pouvions pas nous occuper de nos proches lorsqu’ils étaient amenés à l’hôpital. Parce que nous n’étions plus professionnels. L’affectif, l’inquiétude prenaient le pas sur tous nos réflexes et nos réflexions médicales. Nous n’étions plus aptes. Avec Liam, quand j’avais appris qu’il était arrivé ici, mon sang n’avait fait qu’un tour, j’avais dû devenir blanc en une fraction de seconde. Si je m’étais trouvé aux urgences à son arrivée, j’aurais perdu tous mes moyens. C’était humain. Alors oui, je voulais qu’il réalise et que je réalise également qu’il avait failli mourir cette nuit. Je voulais que nous en prenions conscience tous les deux. Pour ma part, c’était difficile à accepter. Je voulais qu’il l’assimile aussi. Il s’excusa, avouant qu’il n’avait pensé à personne quand il avait agi, ni même à lui. Je n’étais pas certain que des excuses soient suffisantes dans un moment pareil. « Ça n’arrivera plus jamais Liam. C’est la dernière fois que je veux te voir dans un lit d’hôpital. Je peux devenir ta bonne conscience s’il le faut. Si jamais un jour, tu sens que tu es sur le point de craquer, j’exige que tu m’appelles. Je dors très peu, je serai joignable constamment. » J’étais capable de garder mon téléphone portable avec moi nuit et jour s’il le fallait. Pour devenir une sorte de parrain, comme chez les alcooliques anonymes. « Ne fais plus de connerie de ce genre. Ton cœur est affaibli, la prochaine fois, tu risquerais d’avoir moins de chance… » J’insistais beaucoup mais c’était ma manière à moi de me rassurer sans doute parce que je voulais être sûr qu’il comprenne les enjeux de ses erreurs. « Ne reste pas tout seul dans ton coin. Je sais que je ne suis pas l’ami le plus disponible et je m’en excuse mais s’il te plait, ne t’isole pas. »

Je ne comprenais pas pourquoi il ne voulait être qu’un père. Lui mieux que personne savait qu’un homme pouvait avoir plusieurs casquettes, c’était son métier. Il ne me disait pas tout, je le sentais. Depuis combien de temps n’avions-nous pas discuté à cœur ouvert ? Depuis trop longtemps. J’étais très pris par mon travail et j’avais parfois tendance à oublier ma vie en dehors de l’hôpital. J’étais fautif sur ce coup là. Je le savais. Il se mit à rire lorsque je précisais que rien de ce qu’il pourrait dire ne quitterait cette pièce. Ce à quoi, il confirma mes paroles, mentionnant le secret professionnel. Je souris légèrement. « Sauf que je ne suis pas là en tant que médecin mon cher Monsieur Potter. Je suis sorti de mon rôle à la seconde où j’ai appris ton admission ici. » Et puis, il reprit son sérieux, évitant mon regard. Il avait évoqué une femme qui ne semblait pas être sa défunte épouse, alors de qui s’agissait-il ? Il assura qu’elle était merveilleuse mais que le problème venait de lui. Comment ça ? Il avait du mal à tourner la page avec Tara ? Je n’eus pas trop le temps de me poser plus de questions car il me demanda si je me souvenais de sa partenaire de scène, la blonde qui jouait la prostituée. Lexie apparemment. J’avais vu la pièce, une fois. Je me souvenais que Darcy avait un rôle dedans également et que l’histoire était quelque peu complexe et que les personnages étaient tous torturés, en un sens. Mais je me souvenais de cette blonde oui alors je hochais la tête. Il se stoppa dans sa phrase et un sourire apparut sur son visage. Il paraissait tellement serein en pensant à elle, cela faisait une éternité que je n’avais pas vu un sourire semblable sur son visage. Depuis sa femme. Le fond du problème commença à se dessiner dans ma tête. Il était amoureux de cette fille. Cette jeune fille. Mais où était le problème ? La différence d’âge ? Elle n’était pas intéressée de son côté ?

Il fit son éloge, et je l’écoutais attentivement. Il se dévalorisa tandis qu’il la valorisait à son maximum. Il la mettait sur un piédestal alors qu’il se rabaissait encore et encore. Puis, il avoua pourquoi sa cadette ne lui avait pas parlé pendant plusieurs mois. Je restais silencieux pendant quelques secondes, peut-être quelques minutes, le temps d’analyser la situation et la comprendre. « Ta situation n’a rien de simple. D’un côté, tu aimes cette femme parce que tu la valorises énormément à tes dépens. Tu ne devrais pas de rabaisser de la sorte Liam. Tu es quelqu’un de formidable, généreux, passionné, altruiste alors ne te dévalorise pas comme ça. Je ne connais pas cette demoiselle, mais si elle est aussi intéressante que tu le dis tu ne devrais pas te mettre tant de barrières. Tu as le droit au bonheur Liam. Tu as le droit de refaire ta vie. » Je marquai un temps de pause pour le laisser assimiler tout ça. « Pour ce qui est de Darcy… Laisse-lui du temps. Perdre sa mère n’a pas dû être facile pour elle. Elle n’est sans doute pas prête à voir une autre femme prendre la place de la figure maternelle qu’elle a perdue ? Et puis, je ne sais pas si tu t’en rends compte mais, vous avez une relation particulière toi et ta petite dernière. Une relation assez fusionnelle, ça crève les yeux. Elle n’est peut-être pas prête non plus à te partager. Tu devrais peut-être en parler avec elle ? La rassurer ? Le passage de l’adolescence à l’âge adulte est un passage compliqué, elle doit être un peu perdue, je pense ? » Tout ceci n’était que supposition, je n’étais sûr de rien, mais j’étais tout de même assez observateur et il y avait des choses qui ne trompaient pas.


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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Dim 7 Mai - 14:25



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Aiden avait été mon meilleur ami depuis des années. Rencontre fortuite induite par des enfants un peu trop casse-cou, nous nous étions tout de suite bien entendu. Il avait ce don pour la médecine. Excellent docteur, excellent confident, il savait rassurer les enfants pendant les soins et calmer les inquiétudes des parents. Il savait parler avec un langage clair et simple, pour que même le plus ignorant en terme de santé puisse comprendre les risques et les précautions. Nous étions devenus amis avant même de nous en rendre vraiment compte et comme je n'avais pas d'amis en dehors de Tara, il était rapidement devenu le meilleur homme dans ma vie. Il avait été le premier, depuis elle, à savoir pour mon passé. N'avait jamais jugé, mais salué mon combat. Il m'avait encouragé, à sa manière, toujours...

Sauf que cette fois, j'avais été trop loin et l'ami avait été poussé à bout. Il m'ordonna carrément que c'était la dernière fois qu'il me récupérait dans cet état, avant de se proposer comme véritable parrain des moments difficiles. Il m'assura que je pouvais appeler n'importe quand, à n'importe quelle heure et qu'il serait toujours là pour me soutenir en cas de besoin. Je hochais simplement la tête, alors qu'il me suppliait presque de ne plus m'isoler.

C'est pourquoi j'avais craqué et lui avait avoué mon plus grand secret. Enfin, pas si secret que ça, quand on y pensait, parce que mon fils, mon Jas', savait que je craquais pour la blondinette aux yeux océans. J'avais beau avoir juré que ça n'était rien, que nous n'étions qu'amis et que rien d'autre ne se produirait, je savais qu'il n'en croyait pas un mot. Il m'avait parlé de mon regard, de cette manière dont je regardais Lexie et qui trahissait toutes mes pensées à son sujet. Je savais que mon fils était trop intelligent pour croire mes mots, plutôt que mes actes. J'espérais juste, désormais, qu'il ne ferait pas le lien entre la perte de Lexie dans ma vie et mon « accident ». Comme Aiden le savait désormais...

En bon ami, les premiers mots d'Aiden furent pour dire que je me dévalorisais trop. Mais comment en être autrement ? On parlait de Lexie, la seule femme qui avait réussi à me faire sourire depuis la mort de ma femme. Et on parlait de moi, pathétique dans ce lit d'hôpital... « Darcy refuse de parler », dis-je dans un soupir, fermant les yeux. « Notre réconciliation n'est due qu'au fait qu'elle est aussi malade que moi lorsqu'on se dispute, mais elle refuse même d'entendre parler de Lexie. Elle le refuse depuis le début. Elle ne supporte pas l'idée que je puisse être amie avec une femme. Elle ne pourra que refuser que je puisse être... attiré. » Parler d'amour était encore un sujet trop sensible. Je ne savais même pas si c'était de l'amour. Elle me plaisait, oui. Elle m'obsédait, même, souvent. Mais parler d'amour... Non. J'aimais ma femme. J'aimais ma défunte Tara et je n'avais aimé qu'elle toute ma vie entière. Je n'étais même pas certain de savoir ce que c'était que d'être amoureux. J'avais juste envie de la côtoyer, de passer du temps avec elle, de ne plus réfléchir. « Je n'ai jamais eu l'intention de lui faire prendre la place de Tara. Je ne demande pas à mes enfants de l'accepter dans notre famille. J'ai juste... J'ai juste envie de passer du temps avec elle. Je me fiche de ce qu'on est. Je déteste devoir mettre une étiquette sur elle, sur notre relation. Elle me fait juste... beaucoup de bien. Elle me fait me rappeler qui j'étais avant. Elle me fait me rappeler que la vie peut avoir des couleurs. »

Encore une fois, je sourie. Bête. Frivole. Rêveur... Je me demandais sans cesse pourquoi il était si difficile pour mes enfants d'accepter que je puisse retrouver ça. Ce bien-être de simplement vivre. Ce bien-être d'être... moi. Ils n'étaient pas prêts à faire leur deuil et pas prêt à ce que je fasse le mien. Voilà tout. Je perdis donc mon sourire, redevenant sombre, alors que je regardais de nouveau Aiden. « Elle n'est pas prête. Aucun d'eux ne l'est réellement. Si je... Ils sont encore endeuillés. Ils le sont tellement... Ils ne sont pas prêts à me voir avancer... Essayer de vivre sans elle et pas juste survivre... Ils ont encore besoin de temps... Je dois leur donner ce temps, Aiden. »

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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Sam 10 Juin - 13:45

I'm better, but i'm still pretty weak
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Voir mon ami dans cet état avait quelque chose de douloureux. Je connaissais son passé et ses travers. J’avais conscience de son penchant pour les excès et les drogues. Cependant, c’était bien la première fois que je le voyais alité à l’hôpital après avoir craqué. On sait tous qu’il est difficile de passer au dessus de ses démons et de son addiction. C’est un combat permanent. Mais il était resté sobre tellement d’années, tellement d’années loin de tout ça qu’un laisser aller de cette ampleur n’était pas envisageable. Je me devais de comprendre la raison d’une telle prise de risque, lui qui avait une vie stable et des enfants à charge. J’avais du mal à comprendre ses raisons. Jusqu’à ce qu’il me parle de cette femme, de son ancienne partenaire de scène, à peine plus âgée que sa fille aînée. Il avait donc frôlé la mort pour une femme. Si on devait résumer la situation de façon très concise voilà ce qu’on obtenait. Pas sûr que cette explication plaise à ses enfants. Bien qu’ils ne seraient sans doute jamais au courant de cette réalité. Dans tous les cas, qu’importe ses raisons, cela ne devait jamais se reproduire. La prochaine fois pourrait être fatale et il était hors de questions que les trois jeunes Potter se retrouvent orphelins.

Il mentionna sa plus jeune fille, Darcy, qui vraisemblablement, refusait de parler. J’avais entendu parler de leur petite guerre froide où ni l’un ni l’autre ne s’adressait la parole. Il m’en avait déjà parlé brièvement. Selon lui, la jeune fille refusait d’entendre parler de Lexie, depuis le début. Le fait qu’elle refuse qu’il soit ami avec une femme me laissait dubitatif. « Je ne suis pas psychologue, mais Darcy réagit-elle de la même façon avec toutes les femmes que tu côtoies, ou juste avec cette femme en particulier, Lexie ? Parce que, je ne sais pas si tu t’en rends compte Liam, mais quand tu parles d’elle, l’expression de ton visage change. Tu as les yeux qui brillent. Sans doute que Darcy l’a remarqué aussi et que ça lui fait peur, dans une certaine mesure. Vous avez une relation très fusionnelle tous les deux, ça crève les yeux. Sans doute craint-elle que tu la délaisses au profit de Lexie ? C’est souvent le cas dans le genre de relation très proche que vous avez. Si l’un des deux sent comme un éloignement potentiel de la part de l’autre, cela lui sera extrêmement difficile à supporter. A vous voir ensemble, toi et ta fille, ça crève les yeux que vous avez une relation exclusive, très liée. Alors le moindre « impact » sur cette relation peut causer du tort à l’autre. Je ne sais pas si c’est très clair ce que j’essaye de t’expliquer. Et ce n’est que mon point de vue sur la chose. Peut-être que je me trompe. Mais je ne pense pas. » Pour moi, c’était comme une évidence que Darcy voit en Lexie une sorte de menace à son équilibre et à la relation qu’elle entretenait avec son père depuis des années. De mon point de vue, il fallait lui laisser du temps et surtout, lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à avoir peur. Après, je n’étais pas à leur place, je ne voyais que la partie théorique. Après tout, je n’étais pas père. Enfin…

Il évoqua de nouveau la petite Lexie, ce qu’il ressentait avec elle, le bien qu’elle lui faisait du bien et le fait qu’il n’avait jamais envisagé qu’elle remplace sa défunte épouse. De nouveau, l’expression de son visage se transforma pour s’illuminer. Si j’étais capable de le remarquer, ses enfants aussi. En particulier sa benjamine puisqu’elle avait côtoyé son père en présence de la blondinette. Cela ne fit que renforcer mes arguments précédents. « C’est important de se faire plaisir, de profiter de la vie parce qu’elle peut se révéler plus courte que prévu. Cette fille a l’air d’être importante à tes yeux. Mais d’un autre côté, tu as tes enfants. » La vie pouvait se montrer tellement compliquée. « Pourtant, qu’est-ce qui t’empêche réellement de la voir ? Je veux dire, tes enfants ne te pistent pas, ils ont leur propre vie, leurs études. Tu es un adulte, tu n’as, théoriquement, de compte à rendre à personne, non ? » Ses enfants ne lui mettaient pas le couteau sous la gorge pour connaitre tous ses faits et gestes.

Mais sa mine s’assombrit de nouveau, soudainement. Il affirma que ses enfants étaient toujours endeuillés par la disparition de leur mère et qu’aucun d’eux n’était encore prêt à voir leur père tourner la page. La situation était délicate. « Ils ont perdu leur mère, c’est normal. Aucun enfant ne s’en remet en un claquement de doigt. Certains ont besoin de plus de temps que d’autres. Chacun va à son rythme. Cinq ans, c’est peu. Vous avez tous besoin de plus de temps. »


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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Ven 30 Juin - 12:25



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Voilà le regard que je n'avais jamais voulu voir. A la fois inquiet et plein de reproches, de peur. La réalisation que oui, je n'étais pas parfait. Pire, j'étais une ruine. Ce regard que j'avais fuit chez ma famille. Ce regard que je n'avais jamais voulu voir chez mes enfants. J'étais doué pour tout détruire. Je l'avais toujours été. J'avais passé mon adolescence à me détruire. J'avais tout quitté, lutté contre mes vieux démons, des années durant, pour le bien de mes enfants, mais dans le fond, je restais ce monstre d'auto-destruction que j'avais toujours été. Les gens l'avaient juste oublié grâce à mon rôle de père parfait et ma carrière fulgurante.

Aiden essayait malgré tout de m'aider au mieux, arguant que Darcy et moi avions ce genre de relation difficilement compatible avec toute autre relation extérieure, que ma manière d'agir quand il s'agissait de Lexie trahissait tous les mensonges dans mes mots, que la fusion entre Darcy et moi impliquait forcément de la colère dans l'éloignement... ou un truc du genre. « Mec, t'es conscient de tout ce qu'ils m'injectent à l'heure actuelle », demandais-je en glissant un œil vers les pousse-seringues. « Même si je comprends le fond de ce que tu veux dire, parce que j'en ai conscience, tu me files mal au crâne... » Bon, mal au crâne était un bien grand mot. J'avais déjà trop mal partout pour qu'il soit responsable d'un moindre mal, mais quand même. Il comprenait ce que je voulais dire, non ? J'avais beau donné le change, être bon pour ça après des années à vivre avec des drogues dans mon sang, malgré les années d'abstinences qui m'en séparaient, je n'en demeurais pas moins limité dans mes capacités intellectuelles avec tant de médicaments.

Ce que je retenais, en tout cas, c'était les derniers mots d'Aiden. « Cinq ans, c'est peu... » J'étais donc un si mauvais veuf que ça ? Cinq ans n'étaient donc pas assez pour choisir de vivre, plutôt que de survivre ? Je ne pensais pas, en toute honnêteté, que je serais un jour capable de faire complètement le deuil. Je me réveillais encore chaque matin à la recherche de Tara dans mon lit. Je m'endormais encore chaque soir avec le manque d'elle. Un manque qui ne m'avait pas quitté de la journée. Combien de fois je me surprenais à tirer mon téléphone de ma poche pour lui envoyer un message ? Combien de fois par jour pensais-je : « Il faudra que je le dise à Tara ? » Je ne cessais jamais de penser à elle, même en présence de Lexie. Je me demandais souvent comment elle réagirait. Comment moi je réagirais. Est-ce que je l'aurais, ne serait-ce que même regarder si Tara avait encore été en vie ? Ma femme serait-elle jalouse ? Elle le serait, probablement. Tara avait toujours été jalouse. Il n'y avait eu que peu de crises depuis la naissance d'Haylee parce que je ne voyais qu'elle et qu'aucune autre femme ne trouvait de « jolie » à mes yeux. Mais enceinte, Tara me le demandait souvent. « Et elle, tu la trouves comment ? » « Elle est plus belle que moi ? » « Je ressemble à une vache, elle à un top model, tu dois quand même plus t'exciter sur ses courbes que sur les miennes... » Pauvre folle. Je la voyais comme la plus belle femme du monde. Surtout enceinte. Elle portait la vie. Elle portait mes enfants. Je n'avais jamais rien trouvé de plus beau au monde.

Je baissais les yeux, plus coupable que jamais. Je n'avais pas le droit de désirer Lexie Gail. Qu'importe qu'il soit passé cinq, dix ou vingt ans. Tara avait été mon seul et unique amour et mon plus grand désir, depuis notre première rencontre...

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MessageSujet: Re: ft Aiden ⊰ I'm better, but i'm still pretty weak   Lun 14 Aoû - 18:27

I'm better, but i'm still pretty weak
Liam & Aiden

Je pouvais me montrer un peu excessif parfois avec les personnes auxquelles je tenais. J’avais beau réussir à me montrer impassible la plupart du temps, déformation professionnelle oblige, j’avais tendance à perdre le contrôle avec l’inquiétude. Parce que oui, en apprenant l’admission de Liam il y a peu, j’avais perdu tout professionnalisme. Voilà pourquoi nous n’étions pas autorisés à soigner nos proches. Parce que la peur panique de perdre l’être cher prenait le pas sur nos réflexes de médecin. C’était normal, c’était humain. Personne ne peut reprocher à qui que ce soit de s’inquiéter pour ses proches. Surtout que pour Liam, c’était assez surprenant. Depuis que ses enfants étaient nés, il ne lui était jamais rien arrivé et voilà que subitement, il sombrait. Il m’avait expliqué ses raisons et la situation délicate dans laquelle il se trouvait. Cela n’avait rien de simple et je tentais comme je le pouvais d’analyser et d’éclaircir la situation. J’avais tellement été loin dans mon raisonnement que j’étais devenu un véritable moulin à paroles, oubliant complètement l’état dans lequel il se trouvait. C’est quand il mentionna ce détail en affirmant que je lui donnais mal à la tête que je le réalisais. « Oh oui, pardon ! C’est vrai. Je suis désolé. On en reparlera plus tard, si tu veux bien. » Il fallait bien qu’on en reparle, je ne pouvais pas le laisser seul dans ce genre de situation. J’étais son ami, sans doute le plus proche, il était de mon devoir de l’aider quand il en avait besoin.

Je me levais et m’approchais de son lit. « Je vais te laisser te reposer, tu en as besoin. Et moi, je vais devoir retourner travailler. » On était en pleine nuit, ses enfants devaient dormir encore à cette heure alors ça lui laissait un peu de temps pour se reposer avant l’heure des premières visites. « Je préviendrais tes enfants un peu plus tard dans la matinée pour te laisser un peu de temps. Je vais attendre ma prochaine pause vers sept heures. Tu as besoin de repos. Et n’hésite pas à sonner si tu as le moindre souci, n’attends pas qu’une infirmière vienne te voir. » Je jetais un bref coup d’œil à la perfusion. « Normalement, avec ce qu’on te donne, tu devrais te sentir mieux. » Je lui adressais un sourire compatissant avant de me diriger vers la porte. « Je repasserais te voir dans la matinée. Essaye de dormir un peu. Et ne te prends pas trop la tête. On verra ça plus tard. » Je lui adressais un dernier regard avec de quitter la pièce et de refermer la porte derrière moi. Pour le moment, il devait se reposer. Je m’occuperais de prévenir sa famille plus tard. Mieux valait les laisser dormir paisiblement avant de déclencher la moindre tempête. Même si Liam l’avait déjà mise en route malgré lui. Pour ma part, je poussais un soupir et je repris contenance, mes patients avaient besoin de moi.


Emi Burton
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