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 When my sky falls, when it crumbles [Liam]

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MessageSujet: When my sky falls, when it crumbles [Liam]   Dim 11 Déc - 18:56

When my sky falls, when it crumbles
Haylee & son Papa <3
Les portes automatiques s'ouvrirent et Haylee s'engouffra à toute allure dans le hall, cherchant des yeux quelqu'un qui pourrait l'aider. Elle se jeta alors sur la première personne qui passa à côté d'elle et qui semblait faire partie du personnel. « Liam Potter ! ». Sa voix était rauque et presque inaudible. Sa gorge était sèche, sans doute à cause de sprint qu'elle avait tapé de la maison jusqu'à l'hôpital. La demoiselle reprit son souffle un instant, sa main agrippant toujours le bras du jeune homme qui devait être un infirmier. « On m'a appelé. Le docteur O'Neil. Mon père est ici. ». A chaque phrase, elle devait faire une pause pour reprendre sa respiration. Il posa un regard à la fois surpris et compatissant sur la demoiselle qui était en train de littéralement couper la circulation sanguine de son bras. « Je vais voir ce que je peux faire. Votre nom ? ». Haylee secoua la tête comme pour rassembler ses idées. « Euh, Potter. C'est Potter. Sil vous plaît. ». Le jeune homme s'écarta pour aller consulter la liste des admissions. La jeune fille regarda autours d'elle et tout son environnement lui semblait flou. Était-ce à cause des larmes qui embuaient ses yeux ou bien à cause du manque d'oxygène dû à sa course folle. Elle ne saurait le dire, son esprit était aussi trouble que sa vision. Elle était complètement perdue et elle ne remarqua même pas que l'infirmier était revenu vers elle. C'est seulement lorsqu'il posa sa main sur son épaule qu'elle se reconnecta à la réalité. « Vous êtes blessé... ». Haylee le regarda d'un air interrogateur comme si il parlait une autre langue. Il dut remarquer son incompréhension puisqu'il ajouta : « Votre genou. ». Elle baissa les yeux vers ses jambes et en effet, elle avait le genou en sang. Elle se rappela alors vaguement être tombée en venant jusqu'ici. « Oh, euh... c'est rien. » dit-elle en inspectant vaguement son écorchure. Elle releva la tête et reporta son attention sur son interlocuteur. « Dîtes moi où je peux trouver mon père, s'il vous plaît. ». Leurs regards se croisèrent et il n'insista pas d'avantage. « Suivez moi. ». Haylee ne se fit pas prier et emboîta le pas au jeune homme. Ils parcoururent un couloir avant d'arriver devant un ascenseur. Elle ne fit même pas attention à l'étage auquel il s'arrêtèrent. De nouveau un couloir blanc puis une porte toute aussi immaculée. « Le docteur O'Neil a bien précisé qu'il avait besoin de repos. Il est en train de dormir... ». Haylee comprit qu'il ne prenait pas tout ceci à la légère. « Je ne veux pas le déranger, juste le voir. » lui répondit-elle d'une voix tremblante et suppliante. Elle voulait juste s'assurer qu'il allait bien, pas retourner la chambre. « Bien. Et si vous voulez soigner votre genou, vous savez où me trouver. ». Il esquissa un sourire bienveillant avant de repartir vers l'ascenseur. Haylee saisit la poignée de la porte et sa main tremblait. Elle ne savait pas ce qu'elle allait trouver derrière. Aiden lui avait juste dit qu'il avait eu un malaise et qu'il était stable. Il ne lui avait cependant pas donner de plus amples explications ni de détails... La jeune fille déglutit avant de tourner la poignée.

« Darcy, rends moi mon téléphone tout de suite ! ». L’aînée de la famille avait fait irruption dans la chambre de sa cadette. Elle était un tantinet énervé et avait la main tendue, attendant que sa sœur daigne lui rendre son bien. « C'est qui Andrew ? ». A l'entente de ce nom, elle fonça sur sa sœur et lui arracha le téléphone des mains. Elle remarqua alors que sa chère sœur fouillait allègrement dans ses messages. Elle lança un regard noir à la rouquine qui, levant les mains, se justifiait en affirmant qu'il avait sonné pendant qu'elle était sous la douche. « Ça ne te donne pas le droit de fouiner. ». Elle vérifia le dernier message et en effet, il venait d'Andrew. « Tu ne m'as toujours pas répondu... ». Elle leva les yeux au ciel. « Bonne nuit Darcy. ». Et sur ces bonnes paroles, elle fit demi-tour, fermant la porte derrière elle. Tout en rejoigant sa propre chambre, elle tapait un texto. Elle entendit sa cadette arguer qu'elle finirait bien par le savoir mais Haylee ne faisait plus attention. Arrivée à sa chambre, elle se jeta sur son lit et posa son téléphone sur sa table de nuit avant de saisir le livre juste à côté. Mais alors qu'elle tendait la main, une sonnerie signalant l'arrivée d'un nouveau message se fit entendre ce qui détourna son attention. C'était son père lui disant qu'il rentrerait tard. Haylee fut d'abord surprise puis se dit que c'était peut-être une bonne chose si il prenait du temps pour lui. Elle lui répondit de faire attention avant de se plonger dans son livre.
Il était près de 23h30 passé quand la jeune fille lâcha enfin son bouquin. Elle ne s'était même pas rendu compte de l'heure. Elle reposa son roman non sans mal car il ne lui restait plus beaucoup de chapitres avant le dénouement. Mais elle faisait l'ouverture à la pâtisserie demain et elle ne voulait pas prendre le risque de louper le réveil à veiller trop tard. Elle vérifia si celui-ci était bien mit et avant de se glisser sous les draps. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle dormait, quelques minutes ou plusieurs heures ? La sonnerie d'un appel fut lointaine et elle n'était pas sure de savoir si elle rêvait ou non. La tête encore embrumée, c'était d'une voix endormie qu'elle avait décroché.
Elle avait enfilé un short et un débardeur en quatrième vitesse. Elle avait à peine prit le temps de nouer ses baskets qu'elle était dehors à courir comme une dingue. Elle ne souciait pas des gens qu'elle pouvait croiser, voire bousculer dans sa course. Les mots d'Aiden résonant tout le long du trajet qui la menait vers l'hôpital. Cette journée avait été si banale... Cette soirée avait été si banale...

La pièce était silencieuse mis à part les machines chargées de surveiller les constantes du patient. Le sol était blanc, tout comme les murs et les draps. Ça sentait le désinfectant et toute cette atmosphère stérile lui donnait la nausée. Il était là, allongé, relié à des tas de fils et de tuyaux. Il avait les yeux fermés et pendant un instant, elle crut le voir mort. Puis elle se rappela ce que lui avait dit l'infirmier. Il devait sans doute dormir. Haylee s'approcha doucement, espérant à chaque pas qu'elle allait se réveiller et que tout ceci n'était qu'un cauchemar. Mais arrivée au niveau de son père, voyant son visage, il était évident que c'était réel. Elle leva une main tremblante et la déposa sur sa joue tandis qu'avec l'autre, elle saisit celle de son père. Elle commença alors à pleurer, les bip réguliers des machines s'alternant avec ses sanglots. Elle imaginait déjà le pire... Si elle devait une nouvelle fois perdre son repère, elle ne pourrait pas s'en relever. Et Jasper et Darcy ? En pensant à sa fratrie, elle se rendit compte qu'elle n'avait même pas pris le temps de leur laisser un mot. Elle ferma les yeux et pria une nouvelle fois pour que lorsqu'elle les rouvrirait, tout ceci ne soit qu'un cauchemar.
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MessageSujet: Re: When my sky falls, when it crumbles [Liam]   Lun 12 Déc - 12:31



"When my sky falls, when it crumbles"

"Elle ne te quitte jamais. Elle veille, tenace, connait nos parts d'ombre et de lumière, change au gré de nos humeurs. Chaque jour, elle offre une version différente d'elle-même. Tantôt faible et blême, tantôt forte et resplendissante. La lune sait ce que c'est que d'être humaine. Incertaine. Seule. Grêlée d'imperfections." - Tahereh Mafi



Il te faut du repos. Aiden avait bien insisté là-dessus, tout comme le médecin qui s'était occupé de moi. Du repos... Difficile de dormir, cependant, quand la douleur était si forte. Pourtant, il fallait faire avec. Les médecins ne pouvaient pas trop de charger en anti-douleurs. J'avais encore trop de drogues dans le sang. Et puis... Ils avaient si peur que le sevrage n'en soit que plus dur. Moi je savais, je n'avais pas peur. Je savais que ça serait dur. Plus que ça, même, encore... J'allais souffrir le martyr. J'allais payer mon erreur. J'allais payer ma défaite de deux décennies de combat acharné contre l'envie. Difficile aussi de s'endormir quand cette idée ne faisait que raviver les premiers temps, douloureux, de ma première désintox'.

Après des heures, pourtant, je finis par m'endormir. Je crois bien que j'y parvins. Parce que les sons, les images devant mes yeux, dans ma tête, n'avaient rien de réels, même si j'arrivais à en douter. Tara était là, dans toute sa superbe, me dominant de toute sa force de femme qui m'avait fait tomber follement amoureux d'elle. Et son regard trahissait toutes ses émotions - à moins que ça ne soient les miennes -. La colère, la honte, le dégoût,... Dieu, que je détestais voir ce regard-là, sur moi. Elle ne m'avait jamais regardé ainsi. Jamais. Pas même dans les moments les plus difficiles ou les plus houleux, de notre relation. Pas même quand j'avais été abjecte, détestable, violent,... Elle n'avait jamais porté un tel regard sur moi et cela me rendait encore plus penaud et honteux. « Pardon mon amour... Pardonne-moi, je t'en prie... Pardonne-moi... » Elle baissa les yeux, une seconde, avant de les relever, la colère prenant clairement place dans ses prunelles magnifiques. « Tu leur fais ça... Maintenant... Comment oses-tu ? » Ce fut à mon tour de baisser les yeux, si plein de honte. « Je ne... Je ne voulais pas... Tara, je t'en prie... » Mais le claquement de langue fut distinct, le dédain dans son ton. « Tout ça pour une fille ? », cracha-t-elle, si pleine de dégoût. « Une blondasse, une gamine... Une gamine, Liam ! » Je relevais les yeux, m'avançant vers elle, mais ayant l'impression de rester sur place. « Ce n'est pas une gamine, Tara. » « Elle a l'âge de ta fille. Elle pourrait l'être. » « Tu sais que non, Tara. Elle n'a pas l'âge d'Haylee. Elle est jeune, c'est vrai, mais elle n'a pas son âge. » Elle secoua la tête. « Quand bien même. Nos enfants ne méritent pas ça. » Et moi?, me demandais-je, malgré moi. Je mérite quoi... moi ? « D'être heureux », souffla-t-elle plus doucement et je ne m'étonnais qu'à peine qu'elle puisse lire dans mes pensées. « D'être un bon acteur et un bon père et un homme aimé... Mais pourquoi elle ? »

Pourquoi elle ?

Je n'en savais rien, pourquoi elle. Mais c'était elle, tout simplement. Elle hantait mes nuits, mes pensées... Elle m'avait sorti de ma solitude. Sans même s'en rendre compte, elle m'avait montré la voie pour changer, pour me rouvrir au monde. Elle m'avait fait sourire, rire, même. Elle m'avait apporté quelque-chose que je n'avais plus trouvé depuis Tara. Elle m'avait ramené vers un monde où l'on pouvait rêver de l'avenir, se plaire à imaginer, à fantasmer. Elle m'avait guidé vers l'homme débordant d'un amour qui ne demandait qu'à trouver un objet à ses sentiments les plus vifs. Elle m'avait rappelé que j'étais un homme aussi. Un homme avec des désirs et des rêves d'hommes, exempt de tout désir paternel. « Et tu as tout gâché... » Le ton était indéfinissable, surprenant, comme une sorte de conscience que je n'aurais pas voulu entendre, mais qui prenait aujourd'hui les traits de ma propre femme. « Ta peur t'as fait tout gâcher et regarde où tu en es maintenant, Liam. Es-tu plus heureux ainsi ? Nos enfants sont-ils plus heureux ? Ne préféreraient-ils pas te voir en compagnie de ta trop jeune passion plutôt qu'aussi misérable dans ton lit mortuaire ? » Une nouvelle fois, j'évitais son regard, parce que ça faisait trop mal de l'entendre de sa bouche, de le voir sur ses traits. « Je ne sais pas quoi faire, Tara... Je ne veux pas les blesser... Je... Je... »

Un bruit, vraisemblablement plus réel que le reste, attira soudainement mon attention. Tara soupira, regardant un endroit invisible dans le vide, presque nostalgique. « Tu dois y aller, maintenant. » « Non, Tara... Je... J'ai besoin de toi... Je ne sais pas quoi... » Mais la chaleur sur ma main, sur ma joue, furent d'un coup trop réel, me coupant de nouveau. « Tara... », murmurais-je, dans les brumes de mon rêve, transperçant le voile de la réalité pour venir jusqu'à celle qui se tenait vraiment devant moi. « Tu dois y aller... », souffla-t-elle une dernière fois, disparaissant avec la brune. « Tara... Non... », soufflais-je. Transperçant les difficultés de la réalité, j'ouvrais les yeux, pour tomber sur ce visage autrefois tant aimé. La fatigue était intense, mais je voulais tout faire pour la garder, juste encore un peu. « Pardonne-moi, Tara. Je t'en prie... Pardonne-moi », murmurais-je, la gorge douloureuse. Trop douloureuse pour un rêve.

Je fermais les yeux, serrant fort les paupières, essayant d'évaporer les dernières bribes de mon délire ensommeillé. Rouvrant les yeux, je constatais que Tara n'était plus là. C'était Haylee, mon Haylee, ma princesse, qui se trouvait là, si inquiète, si triste. « Haylee... », l'appelais-je doucement, avant qu'un sourire tendre ne se dessine sur mes lèvres. « Haylee, mon bébé... » Depuis combien de temps ne l'avais-je pas appelé ainsi ? Les effets des sédatifs, sans doute. Mais je n'y pouvais rien. Mon bébé était là et je ne voulais qu'une chose : la rassurer. M'assurer qu'elle irait bien. Je me fichais soudainement de mon état, de ma douleur, de tout. Tout ce qui comptait, c'était elle. Le premier amour de ma vie, même avant sa propre mère.

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MessageSujet: Re: When my sky falls, when it crumbles [Liam]   Jeu 29 Déc - 12:36

When my sky falls, when it crumbles
Haylee & son Papa <3
Haylee s'en rappelait comme si c'était hier. Elle allait boire un milk-shake avec quelques amies des cheerleaders quand cette ambulance était passée, sirène hurlante, à côté d'elle. Elle se souvenait s'être demandée qui pouvait bien être à l'intérieur, qu'est ce qui avait pu se passer. Un frisson l'avait alors parcouru et elle en accusa sa boisson glacée, reportant son attention sur ses amies. Elle se revoyait franchir la porte et trouver une collègue de son père l'attendant dans le salon. Elle lui expliqua qu'une fois Jasper et Darcy rentrés, ils devaient aller retrouver leur père. L'adolescente ne comprenait pas très bien ce qu'elle faisait la et lui demanda de plus amples explications. La femme ne lui en donna pas, se contentant de dire que leur père leur expliquerait. Haylee monta alors dans sa chambre pour déposer ses affaires et se changer. Elle avait à peine terminer d'enfiler son t-shirt que la porte s'ouvrit, laissant entrer la femme de tout à l'heure. Elle lui intima de se dépêcher, son frère et sa sœur étant rentrés, ils devaient y aller.
Ils étaient tous arrivés au poste de police et l’inquiétude commençait à se mêler à l’incompréhension. Quand ils retrouvèrent enfin leur père, ils surent que plus rien ne serait comme avant. Est ce qu'elle l'avait lu dans ses yeux ? Était-ce parce que la lueur de son regard, si vivante d'habitude, n'était plus ?
Il y avait finalement eu l'enterrement. Une cérémonie simple, comme leur mère. Ils étaient peu. A part quelques voisins et amis, personne d'autre de la famille n'était la. Il n'y avait que son mari et ses enfants pur lui dire au revoir et Haylee n'avait su dire si c'était une bonne chose ou non... Elle se souvenait les entendre leur dire à quel point il étaient désolés, leur annonçant toutes leurs condoléances. Finalement, il avait mieux valu que le comité soit réduit car elle n'aurait pas pu supporter plus longtemps tout cet apitoiement et ces comparaisons entre elle et sa mère disparue.
Si il avait cru à l'époque que faire ses adieux serait le plus dur, elle s'était trompée. C'est le deuil qui fut le plus lourd à supporter. L'annonce de la mort de Tara ou encore devoir choisir la robe qu'elle porterait pour la dernière fois, tout ça semblait bien ridicule à côté de la douleur de son absence. Mas ils y étaient arrivés. Finalement, ils avaient tous trouvé un second souffle et un nouvel équilibre s'était installé chez les Potter. Équilibre qui était de nouveau menacé.

Les yeux clos, Haylee sentit une légère pression de la main de son père dans la sienne. Elle les rouvrit alors pleine d'espoir de le voir réveillé mais ce qu'elle vit l’inquiéta encore plus. Son père avait les sourcils froncés, il semblait agité et bien loin de la tranquillité qu'était censé lui apporter les calmants. Il avait l'air de souffrir et elle était à deux doigts d'appeler l'infirmier de tout à l'heure quand elle entendit un son sortir de la bouche de son père. C'était un murmure à peine audible. Elle se rapprocha légèrement pour tenter d'entendre ce qu'il disait et à sa grande surprise, ce fut le nom de sa mère qu'elle finit par comprendre. Elle n'était pas bien sure mais son père le redit une nouvelle fois d'une voix claire que ne laissait pas de place au doute. La jeune fille tenta alors de le réveiller. « Papa, c'est moi, Haylee... ». La ressemblance entre sa mère et elle avait toujours été flagrante. Elle était son portrait craché et elle ne comptait plus le nombre de fois où on lui en avait fait la remarque. Son père faisait parti de ceux qui le lui disaient. Mais jamais il ne les avait confondues. Elle se rappela alors qu'après sa mort, il lui parlait. Alors se pourrait-il qu'entre le choc et les médicaments, il croit voir Tara au lieu de sa fille au vu de leur ressemblance ? Elle caressa alors sa joue de son pouce essayant de le calmer.
Il finit par ouvrir les yeux et prononça cette fois le nom de sa fille. Il l'appela même son bébé comme il avait l'habitude de le faire avant. Ce simple petit nom lui donna le sourire au milieu de ses larmes et elle lâcha même un rire. L'entendre murmurer ces mots la rassura instantanément, lui donnant même du baume au cœur. Son regard était doux et un sourire éclairait son visage ce qui apaisa un peu plus la jeune fille. Mais bien vite l'atmosphère de cette chambre d’hôpital et le bruit oppressant des machines se firent ressentir, replongeant Haylee dans inquiétude. « Papa, j'ai eu si peur... ». Sa voix était étouffée et elle tenait toujours sa main, comme si se contact était le seul lien qui le raccrochait à elle, l'empêchant de s'en aller. Elle déglutit, espérant ainsi faire partir la boule dans sa gorge avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu'elle avait reçu cet appel. « Qu'est ce qu'il s'est passé ? Aiden m'a dit que tu avais fait un malaise mais... ». Elle laissa sa phrase en suspens. Haylee ne faisait peut-être pas d'études de médecine mais elle voyait bien que le dispositif médical déployé était sans doute un peu trop conséquent pour un simple malaise. Il n'avait pas de problèmes de santé... Il était même plutôt en forme. Alors pourquoi tout ceci ? Elle ne put retenir un sanglot. Même avec toute la bonne volonté du monde, elle ne pouvait nier avoir été ébranlée par les événements et sa carapace de pilier de famille avait pris un sacré coup. Elle était on ne peut plus inquiète pour son père. Elle se rappela alors ce que lui avait dit l'infirmier un peu plus tôt : il avait besoin de repos et non pas d'une  petite chose effondrée dont il devrait s'occuper en plus de sa convalescence. Elle tenta de reprendre contenance. « Comment tu te sens ? Tu as besoin de quelque chose ? ». Même au milieu de son propre désespoir, c'était son père qui passait en premier, toujours.
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MessageSujet: Re: When my sky falls, when it crumbles [Liam]   Sam 14 Jan - 21:53



"When my sky falls, when it crumbles"

"Elle ne te quitte jamais. Elle veille, tenace, connait nos parts d'ombre et de lumière, change au gré de nos humeurs. Chaque jour, elle offre une version différente d'elle-même. Tantôt faible et blême, tantôt forte et resplendissante. La lune sait ce que c'est que d'être humaine. Incertaine. Seule. Grêlée d'imperfections." - Tahereh Mafi



J'avais du mal à me fixer dans la réalité. Les effets de la drogue, les médicaments surajoutés, j'avais un mal fou à rester éveillé, à m'endormir et à rester encré quand la réalité. Et Haylee ressemblait tant à sa mère... Déjà, parfois, le matin, quand j'étais mal réveillé, je mettais une seconde supplémentaire à reconnaître ma fille, croyant voir le fantôme de sa mère, alors quand je n'étais pas sobre de toute substance, le parallèle était encore plus évident, la réalité encore plus difficile à voir sur l'instant. Mais c'était bien ma fille qui se tenait là devant moi et pas sa mère, morte il y a des années maintenant. J'étais face à ma fille et je faisais face réellement à l'horreur de mes actes. J'avais manqué de mourir. J'avais manqué de laisser mes enfants. De la laisser elle, contrainte de devoir continuer de jouer le parent veuf pour son frère et sa sœur. Mes enfants n'étaient pas prêts à me perdre. Ils n'étaient pas encore capable de se débrouiller complètement seuls. Je ne pouvais pas mourir comme ça. Pas maintenant...

Elle avait eu peur. Bien sûr qu'elle avait eu peur. D'une certaine façon, j'avais eu peur aussi. Parce que j'avais été capable de replongé si facilement. Parce que j'avais failli mourir et les abandonner. Parce que je n'étais pas le père parfait que je m'étais évertué à être toutes ses années. Elle posa ensuite des questions. Parce qu'Aiden n'avait pas tout dit, me laissant libre de leur dire ce que je voulais de la véracité des faits et qu'il était évident au vu de mon état que ça n'était pas un petit malaise de rien du tout. Je lui lançais un rictus qui se voulait rassurant. Ses sanglots m'arrachaient le cœur. Un cœur déjà bien trop amoché par les derniers événements. « Je vais bien », soufflais-je doucement, avant de rectifier : « Je vais mieux. Il y a de très bons médecins ici. »

Je me raclais ensuite un peu la gorge, serrant les doigts de ma fille entre les miens, essayant de déterminer la meilleure façon de dire les choses sans la brusquer. Mais à bien y réfléchir, il n'y avait pas de façon d'annoncer ce genre de choses sans être brutal. « Haylee, chérie, j'ai... Ne t'inquiète pas, d'accord ? Tout est sous contrôle maintenant, mais j'ai fait une attaque cardiaque. » Je serrais sa main un peu plus fort, conscient que mes derniers mots venaient d'annihiler toute tentative d'être rassurant, les mots mêmes en soit étant terrifiant. « J'ai forcé dessus pendant des années », expliquais-je, à moitié sincère, cachant juste une autre partie des causes de sa faiblesse. « Mes derniers examens étaient bons, mais mon coeur a toujours eu une certaine fragilité et... je n'ai probablement pas fait assez attention. Mangé trop de chips, pas assez dormi... Je me fais vieux. Je ne peux pas continuer de vivre comme si j'avais vingt ans. » J'espérais que cette petite pointe d'humour la face sourire, la rassure. Si je plaisantais, c'est que j'allais bien, non ? « Les médecins me donnent des médicaments. J'aurais un traitement à vie, comme les personnes âgées, mais ça va aller, d'accord. Je suis juste très fatigué. C'est pour ça que ma tête doit être aussi affreuse. Haylee, mon bébé, je ne veux pas que tu t'inquiètes maintenant, d'accord ? Ça va très bien aller. Tu sais qu'Aiden fera une ablation chirurgicale sans anesthésie des parties intimes du docteur s'il ne prenait pas soin de moi, hein ! »

Les enfants connaissaient Aiden depuis des années. Ils savaient comme il était pointilleux, zélé, quand il s'agissait de la santé de ses proches. Ils avaient subi une batterie d'examen sous son contrôle depuis petit, parce qu'Aiden voulait toujours s'assurer que tout allait bien, pour me jurer en pleine connaissance de cause qu'il n'y avait pas de mal irréparable quand l'un d'eux se faisait mal ou était malade. Ils savaient qu'il serait tout aussi attentif à mon égard.

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MessageSujet: Re: When my sky falls, when it crumbles [Liam]   Jeu 9 Fév - 20:57

When my sky falls, when it crumbles
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Son père avait enfin ouvert les yeux et il ne lui en fallait pas plus pour se sentir un peu rassurée. Il avait ouvert les yeux et il la regardait. Il était en vie. Pas dans le meilleur état qui soit mais il respirait ce qui était, pour Haylee, la meilleure des nouvelles. Mais bien vite, l’inquiétude était revenue car même si il n'était pas mort, il n'en était pas moins à l'hôpital ce qui signifiait que quelque chose clochait. Cette inquiétude transparaissait sûrement et ce n'était pas le fait d'ajouter qu'elle avait eu peur qui allait l'aider à cacher son malaise. Son père tenta de la rassurer lui disant qu'il se sentait mieux maintenant sans doute grâce aux médicaments.
Elle lui demanda alors ce qu'il s'était passé. Aiden lui avait touché deux mots mais elle voulait l'entendre de la bouche de son père. L'ami de la famille avait été évasif sur le sujet. Il n'avait pas donné de détails et elle espérait les entendre maintenant. Elle pensait que ce que lui dirait Liam la rassurerait mais en sentant ses doigts se serrer dans sa main, son inquiétude monta d'un cran. Elle respirait à peine, suspendu aux lèvres de son père. Il lui intima d'abord de ne pas s'inquiéter ce qui était plutôt difficile à faire dans ces circonstances. Et ce fut carrément mission impossible quand il lâcha la bombe nommée crise cardiaque. Elle crut, à cette annonce, qu'elle allait en faire une elle aussi, ici et maintenant. Il serra un peu plus sa main mais c'est à peine si elle le sentit. Il tenta de justifier cet infarctus par la vieillesse et des petits abus tels que la nourriture ou le manque de sommeil. Il semblait qu'à partir d'aujourd'hui, il doive suivre un traitement mais de quel teneur, de quelle ampleur ? Qu'est ce que ça signifiait concrètement ? Est ce que ça risquait de se reproduire alors qu'il ne s'y attendrait pas ? Il réaffirma alors qu'elle ne devait pas s'inquiéter et que Aiden s'occuperait personnellement du médecin qui ne le soignerait pas correctement. A cette pensée, Haylee se dit qu'elle aussi s'attarderait sur son cas si il ne faisait pas bien son boulot et laissait son père dans un état médiocre. Elle sourit alors. « Oui, je sais. On s'occupe bien de toi ici. L'infirmier qui m'a amené dans ta chambre était très soucieux de ta santé. ». Elle leva sa main et déposa un baiser sur celle de son père. « Et moi aussi je m'occuperai bien de toi à la maison. Et tu peux être sure que je proscris les chips du placard de la cuisine dès aujourd'hui ! ». Elle allait veiller au grain. Si il fallait qu'elle devienne une professionnelle de la cuisine bio à la vapeur, elle le serait. Elle deviendrait une ninja de l'environnement sain. « Je serai au petit soin, tu verras. Et ça commence dès maintenant. Je vais aller te chercher un verre d'eau. Je reviens. ».

Une fois la porte refermée, Haylee s'adossa à celle-ci. Elle se sentait faible et le bois contre son dos n'était pas de trop pour la retenir. Elle regarda sa montre, il était près de 4h du matin. Elle n'avait pas beaucoup dormi et si on rajoutait à ça, l'adrénaline qui avait du redescendre et la peur qu'elle avait ressenti... Le contre coup de tout ceci se traduisait par un énorme coup de barre. Elle prit donc quelques minutes pour se ressaisir. Elle descendit ensuite au rez de chaussée histoire de trouver un distributeur. Par chance, elle n'eut pas à chercher longtemps. Elle trouva bien vite de quoi ramener un peu d'eau à son père. Elle se saisit d'un gobelet et laissa couler l'eau jusqu'à moitié. Juste à côté de la fontaine se trouvait une machine à café. Bien qu'Haylee ne buvait jamais de café en dehors du premier de la journée, elle se dit que celui-ci lui ferait sans doute le plus grand bien. Elle déposa donc le gobelet d'eau et inséra quelques pièces qui traînaient au fond de sa poche dans le distributeur avant de sélectionner sa boisson et la dose de sucre.
Alors que son café noisette était en préparation, son attention fut attiré par deux infirmières qui discutaient non loin de la. Elles n'avaient pas du se rendre compte de la présence d'Haylee car celle-ci les entendait pouffer sans retenue. Un petit sourire vint naître au coin des lèvres de la jeune fille. Elle se dit que c'était une bonne chose si les personnes qui travaillaient ici trouvaient certains moments pour se détendre. Après tout, ils devaient voir beaucoup de choses déprimantes au cours de leurs journées. Elle allait retourner dans la chambre de son père, son café et le verre d'eau dans les mains quand un simple mot la stoppa net. Elle venait d'entendre le nom de son père qui devait avoir été prononcé par une des deux infirmières. « Liam Potter ?! Le comédien ?! Ici ?! », « Oui, il a été admis cette nuit aux urgences. ». Haylee savait que ce n'était pas bien d'écouter aux portes, une petite voix dans sa tête lui disait de vite retourner auprès de son père, qu'il avait besoin d'elle. Elle se reprit et continua son chemin. « Qu'est ce qu'il s'est passé ? ». Malgré toute sa bonne volonté, elle s'arrêta de nouveau. Elle aussi voulait savoir ce qu'il s'était passé... Elle savait que c'était mal et qu'elle allait sans doute le regretter mais elle resta et écouta ce que la deuxième infirmière allait répondre. « Le docteur O'Neil nous a demandé de rester discret. ». Aiden, toujours à défendre les intérêts de Liam. Haylee eut une légère déception se disant que l'infirmière n'oserait sûrement pas aller contre les ordres d'un de ses supérieurs. Mais c'était sans compter sur l'autre infirmière. « Allez Stella, tu me dois bien ça, je me suis occupée du patient de la 602 à ta place hier... ». Son interlocutrice lâcha un soupir. « D'accord... mais tu gardes ça pour toi. ». Haylee était raide comme un piquet tellement elle était tendue. Elle était à deux doigts de détruire les deux gobelets en plastique qu'elle tenait dans ses mains. « Il a fait une overdose dans une chambre d'hôtel. D'après Stan, c'était pas joli à voir, il a failli y rester. ». Ce que répondit l'autre infirmière, elle ne l'entendit même pas. Elle se repassa leur conversation dans sa tête. Elle avait peut-être mal compris. Une overdose ?! Comme de la drogue ?! Non, ce n'était pas possible, son père n'avait jamais touché à ses conneries. Il leur avait toujours défendu de s’approcher de cette merde. C'était impossible. La conscience d'Haylee tomba alors dans le néant. Quand elle reprit ses esprits, elle était de nouveau dans la chambre de son père qui la regardait d'un air surpris. Elle était essoufflée comme si elle avait monté quatre étages en courant. Des larmes humidifiaient son visage. Elle avait du laisser tomber les gobelets puisqu'elle avait les mains vides. Il devait y avoir deux ou trois mètres entre son père et elle mais ses jambes ne voulaient plus avancer. « Papa, qu'est ce qu'il s'est passé ? ». Son ton et son regard étaient on ne peut plus sérieux. « J'ai entendu deux infirmières discuter en bas. ». Elle se remémora une dernière fois leur conversation et un mot surpassa tous les autres. « Elles disaient que tu avais fait une overdose et que tu avais failli mourir ! ». Elle prit sa tête dans ses mains. La c'était trop pour elle. La fatigue, le stress l'adrénaline. Elle imagina son père mort dans une chambre inconnue puis se fut le trou noir.

Quand Haylee rouvrit les yeux, elle vit un homme penché au dessus d'elle. Elle tenta de se redresser rapidement mais un vertige la rattrapa. « Pas si vite, vous allez nous refaire un malaise. La, doucement. ». Elle reconnut alors l'infirmier qui l'avait accueillie tout à l'heure. « Voila, vous avez l'air de tenir debout. Tenez. ». Il sortit une barre de céréales de sa poche et la lui tendit. « Ça vous fera du bien alors mangez-la. ». Elle se saisit de la petite barre d'une main légèrement tremblante. « Vous avez fait une sacré frayeur à votre père en tout cas. Vous m'aviez dit que vous ne le réveilleriez pas... ». Il semblait la réprimander et c'est alors qu'elle se rendit compte qu'en effet, elle n'avait pas du tout tenu sa parole. Mais le petit sourire qu'il lui adressa la déculpabilisa légèrement. « Je vous laisse encore un peu de temps, mais plus de bêtises. ». Une fois qu'il eut refermé la porte derrière lui, Haylee se tourna vers son père. Elle n'arrivait pas à lire son expression si ce n'est peut-être une pointe d’inquiétude. Elle ne savait plus quoi dire et le silence qui s'installa était encore plus pesant que tout à l'heure.
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MessageSujet: Re: When my sky falls, when it crumbles [Liam]   Mar 14 Fév - 13:52



"When my sky falls, when it crumbles"

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Haylee, ma fille, mon ange gardien. Je la reconnaissais bien là, bien décidée à s'assurer que j'allais préserver ma santé, même si pour ça, elle devrait contrôler tout aliment entrant dans la maison et établir des menus stricts. Une vraie petite maman. Elle avait grandi trop vite. Chaque jour ne me le montrait qu'un peu plus. C'était elle qui prenait soin de moi, quand c'était moi qui aurais dû prendre soin d'elle. Et là, dans le pire moment, malgré la peur et la peine inscrites dans ses yeux, elle continuait de garder la tête froide et d'assurer qu'elle prendrait tout en charge. Je m'en voulais tellement de lui faire subir ça, de l'avoir contrainte, fut un temps, à assumer ce rôle que je n'arrivais pas à tenir et de ne pas arriver, aujourd'hui, à lui faire totalement lâcher prise. J'aurais aimé savoir comment m'y prendre pour lui faire comprendre qu'elle n'avait plus à tout assumer ainsi, mais c'était peine perdue, je le savais d'avance. Haylee avait hérité de la détermination de sa mère et de mon côté borné.

Puis elle décida d'aller me chercher un verre dos et je lui offris un doux sourire avant qu'elle ne parte. Le temps qu'elle revienne, j'étais déjà retombé à moitié dans le sommeil, ne rouvrant les yeux que lorsque la porte de la chambre claqua, Haylee apparaissant, blanche comme un linge, essoufflée, l'air affolé et les yeux brouillés par les larmes. « Bébé ? », l'appelais-je doucement, ce qui sembla sans effet, alors qu'elle semblait prise dans ses pensées. Puis elle posa enfin les yeux sur moi, semblant revenir dans ce monde, réaliser qu'elle était revenue dans ma chambre et mon cœur déjà souffrant cria alors qu'il s'emballait.

Elle me redemanda ce qu'il s'était passé et je haussais un sourcil. Je le lui avais déjà dit, non ? J'avais beau avoir l'esprit embrouillé, j'étais certain que nous avions déjà eu cette conversation et qu'elle avait compris ce que je lui avais dit. Pourquoi alors me reposait-elle la question, comme si elle n'avait pas entendu la chose de ma part ? Et puis elle parla de deux infirmières, d'une discussion et mon cœur s'arrêta littéralement une seconde, alors qu'elle prononçait l'ultime mot que je n'aurais jamais voulu entendre dans la bouche d'un de mes enfants. Deux grandes connasses avaient parlé de moi dans un couloir, bafouant toutes les règles du secret professionnel et ma fille les avait entendus dire que j'avais fait une overdose. La colère remplaça vite la surprise, alors que j'aurais dû, en premier lieu, être accablé par le remord. J'allais lui demander d'approcher, mais elle s'écroula...

« HAYLEEEEEE !!! », criais-je avant d'appuyer plusieurs fois frénétiquement sur le bouton d'alarme.

Je n'en avais soudainement plus rien à faire de moi. Plus de douleur, plus de tiraillement. Seul ma fille comptait à l'instant présent. Entravé par tous les fils, je rageais, avant d'arracher les électrodes collés à ma poitrine, n'obtenant qu'un son continue et strident de la part du monitoring cardiaque. J'attrapais le pied à perfusion et m'y accrochait pour me lever, ne regardant qu'Haylee, ne voyant qu'Haylee au sol. Ma tête tourna, bien sûr, dès que je posais les pieds par terre, trop vite, trop brutalement, mais je m'en foutais, je devais juste rejoindre ma fille. Je ne fis malheureusement pas trois pas avant que mes jambes ne me lâchent et que je m'écroule à mon tour au sol, mes genoux rencontrant brutalement le sol dans un son mat qui n'eut d'égal que celui de métal du pied à perf qui tomba à son tour. Je continuais d'avancer malgré tout, arrachant la perfusion de mon bras au passage, celle-ci ne voulant pas me suivre, ainsi par terre.

Ce fut sans doute une image assez apocalyptique qui accueillie l'infirmier lorsqu'il pénétra brutalement dans la chambre, attirer par le bruit. « Bordel, mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? », demanda-t-il, un peu brut, clairement inquiet. « Haylee... Mon bébé... Occupez-vous de mon bébé... » « Jacqueline, vient me filer un coup de main, s'il-te-plait », cria-t-il dans le couloir avant de revenir, regardant mon bras pour trouver l'origine des traces de sang qu'il y avait au sol entre nous, alors que je peinais à cesser de caresser le visage de ma fille, ayant peur de la bouger et de lui faire du mal. « M. Potter, c'était dangereux de vous lever. Vous auriez pu vous faire encore plus mal », râla-t-il en essayant de m'éloigner d'Haylee, probablement pour me remettre au lit.

« Non ! Elle ! Occupez-vous d'elle d'abord !!! » Il soupira, avant d'accepter, me faisant juste signe de reculer pour qu'il puisse l'examiner. Quand sa collègue arriva, il lui demanda de l'aider à la mettre sur un brancard. « Votre fille va bien, M. Potter. Elle a simplement eu un petit malaise avec tout ce stress. Elle va se réveiller », dit-il en mettant ses jambes un peu en hauteur. « Mais vous, nous allons devoir vous remettre au lit et vous repiquer. » « Je m'en fous », râlais-je une fois de plus. « Occupez-vous d'elle d'abord. »

Mais une fois Haylee installée sur son brancard, il estima que je devenais la priorité. Il m'obligea donc à me remettre au lit, s'occupa de me rebrancher aux machines et replanta une perfusion dans mon bras, pendant que sa collègue nettoyait mon carnage en se plaignant des patients difficiles. Elle se calma rapidement, néanmoins, lorsqu'elle vit mon regard inquiet rivé sur ma fille. Plus attendrit, elle posa sa main sur mon bras. « Elle ira bien, M. Potter, je vous l'assure. Apprendre que son père est à l'hôpital suite à une crise cardiaque est éprouvant, même pour une jeune fille aussi forte que votre fille semble l'être. » « Vous savez la vérité, n'est-ce pas ? Sur la cause ? », demandais-je. Elle hocha la tête. « Le docteur nous a dit que vous ne souhaitiez pas en parler devant vos enfants. Nous ne parlons donc que de l'accident cardiaque », sembla-t-elle vouloir me rassurer. « Alors, pourquoi deux infirmières ont parlé d'une overdose en plein milieu d'un couloir et devant ma fille, en bas ? », demandais-je brutalement. La femme blêmit, alors que l'infirmier stoppait soudainement son geste pour me regarder. « M. Potter... Cela n'aurait pas dû arriver. Je suis désolé, je vais faire remonter ce problème à ma direction et m'assurer qu'elles recevront le blâme qui leur est dû. » « Oh je vais m'assurer moi-même qu'elles auront ce qu'elles méritent. Je veux que ces femmes soient renvoyées. » « Monsieur, je comprends votre colère et... » « Ah vous comprenez ? Parce qu'une de vos collègues à déjà révéler à votre fille des informations sur votre santé que vous ne vouliez pas que votre enfant apprenne ? Principalement de cette façon ? » « Non, bien sûr mais... » « Alors, ne me dites pas à quel point j'ai le droit d'être en collègue. Votre collègue et vous ici présents avez fait votre boulot et avez respecté ma volonté et je vous en remercie. Mais vos deux collègues... Je n'en resterais pas là. Je voudrais que vous disiez au Dr Aiden O'Neill de venir me voir dès qu'il le pourra. »

L'infirmier ne demanda pas pourquoi. Il savait qu'Aiden était un de mes amis depuis que j'avais été transféré ici, suivi de près par Aiden lui-même.

Haylee se réveilla finalement et une nouvelle fois, l'infirmier se concentra sur elle, alors que la dénommée Jacqueline repartait s'occuper des autres patients. Comme si notre discussion précédente n'avait jamais eu lieu, il fit tout pour rassurer Haylee, tout comme moi, avant de nous laisser, nous intimant de ne plus faire de bêtises. Nous avions à parler. Seuls à seul. Je la regardais un moment, lui laissant l'occasion de manger un peu, avant de fermer les yeux. « Je suis vraiment, vraiment désolé, ma chérie. Je... Je ne voulais pas que tu l'apprennes comme ça. Je... Il n'y a aucun mot qui rendront le choc moins violent. Chérie. Je ne vais pas te mentir. Ce que tu as entendu de ces femmes... C'est la stricte vérité. J'ai... Je crois que je dois commencer depuis le début... »

Oui, le début. Cela me semblait une bonne chose pour qu'elle comprenne. Parce que je ne pouvais plus nier ou mentir. Pas délibérément. Pas en la regardant droit dans les yeux et en lui disant que c'était totalement faux. « Je suis un ancien addict. J'ai plutôt... mal tourné à l'adolescence et je suis tombé dans les excès en tout genre. Mais j'avais fini par arrêter. Cela faisait vingt-deux ans, dix mois et sept jours que je n'avais plus touché à aucune drogue. » Je ne savais pas si elle aurait l'esprit assez clair pour comprendre qu'elle était la cause de mon arrêt. Pour comprendre que c'était grâce à sa naissance à venir, au fait que j'avais appris que j'allais être père, que j'étais rentré dans le droit chemin. Que tout mon amour pour elle, alors qu'elle n'était même pas encore née, m'avait rendu meilleur. « Nous en avons longuement discuté avec ta mère et nous avions décidé que pour ton bien et ensuite pour celui de ton frère et ta sœur, il valait mieux garder mon combat secret. J'avais tellement peur de vous décevoir d'avoir été aussi faible et fou quand j'étais jeune et ta mère voulait tellement que vous soyez fier de moi. Elle m'a dit qu'on pourrait se battre ensemble contre mes addictions et qu'elle ne s'en servirait jamais pour être le parent préféré... » Je souris un peu, à la manière dont j'avais souri quand elle m'avait dit, elle-même, cette phrase, des années plus tôt, quand il était devenu évident que mes enfants me considéraient comme un père parfait et un modèle à suivre. « C'est un combat difficile, tu sais. Sans repos, jamais, même après tant d'années. Certain jour, j'ai des douleurs insoutenables, tellement mon corps en réclame, même deux décennies plus tard... » Je baissais la tête, honteux. « Hier, j'ai... merdé. J'ai cédé. Je me suis laissé prendre au piège et j'ai perdu le contrôle... Je suis tellement désolé, ma chérie. Si tu savais comme je me sens honteux. » Je me rendis compte que je pleurais dans des larmes s'écrasèrent sur ma main et je fermais les yeux, ayant si peur de voir sa réaction. « Je n'ai pas été à la hauteur de vous trois... Je vous ai trahis... J'aurais pu... Je suis tellement désolé, mon cœur... »

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MessageSujet: Re: When my sky falls, when it crumbles [Liam]   Mer 1 Mar - 21:06

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« Pourquoi tu pleures ma chérie ? ». Haylee ne devait pas avoir plus de quatre ou cinq ans. Elle était dans le jardin, accroupie au pied d'un arbre et ne pouvait s'arrêter de pleurer. Son père s'était approché d'elle et s'était mis à son niveau. Passant son bras autour d'elle, une main sur son épaule, il cherchait la raison des pleurs de son enfant. Elle leva alors ses yeux bleus vers son père et, le visage couvert de larmes, elle tendit ses mains vers lui. Elle les ouvrit alors laissant Liam découvrir un petit oiseau dans le creux de sa paume. « Il est tombé. C'est un bébé, il peut pas rentrer dans sa maison. ». En disant cela elle leva la tête vers le haut de l'arbre où un petit nid avait été construit et ou deux autres petits oiseaux piaillaient. « Tu vois, ils l'appellent. » avait-elle dit en repartant de plus belles dans ses pleurs. Liam regarda sa fille avec un sourire attendrit avant de se relever et d'aller chercher quelque chose. Il revint quelques minutes plus tard avec un escabeau qu'il déplia au pied de l'arbre. Il s'approcha ensuite d'Haylee. « Ne pleure pas ma chérie, on va le ramener chez lui ce petit oiseau. ». La petite fille jeta un regard plein d'espoir à son père. « Pour de vrai ? », « Vrai de vrai ma puce. ». Il la prit alors dans ses bras et monta les premières marches de l'escabeau avec précaution. Ils arrivèrent rapidement au niveau du nid. « Ouvre ta main ma chérie, il va rentrer tout seul maintenant. ». Elle s'exécuta et le petit oiseau ne mit pas longtemps à sauter de sa paume pour rejoindre ses frères et sœurs. Une fois qu'il fut bien installé, Liam redescendit sur la terre ferme. Haylee avait cessé de pleurer et faisait un énorme câlin à son père. Il la reposa et celle-ci fit signe aux moineaux dans le nid. « Au revoir les petits oiseaux et tombez plus ! ». Puis elle se dépêcha de rattraper son père, attrapant sa main. « T'as sauvé l'oiseau Papa ! T'es un super héros ! ».
Haylee rouvrit les yeux. Elle était de nouveau dans la chambre d'hôpital et l'infirmier l'aidait à se relever. Le souvenir de ce moment commençait déjà à s'estomper, seule sa dernière phrase faisait encore écho dans sa tête. Combien de temps avait-elle été inconsciente ? Et pourquoi s'était-elle souvenue de ça ? Elle était un peu perdue et n'avait aucune idée de la scène qui s'était déroulée pendant qu'elle avait sombré.

Haylee avait beau avoir repris connaissance, il lui semblait être encore dans les vapes. Toute cette situation était carrément irréelle ! Elle avait les yeux rivés sur la barre de céréales que lui avait donné l'infirmier et ça ne l'aurait pas étonnée plus que ça de voir le petit singe dessiné dessus prendre vie. Rien de tout cela ne lui paraissait être la vérité et pourtant... Ses yeux finirent par se poser sur son père et les événements se reconstituèrent dans sa tête : l'appel d'Aiden, sa course ici, sa peur en voyant son père endormi dans ce lit d'hôpital ; crise cardiaque, overdose. Oui ça lui revenait. Deux infirmière avaient parlé d'une overdose et qu'il avait failli ne pas s'en sortir. A cette pensée, son cœur se serra. Elle voulait dire quelque chose mais une boule énorme avait pris place dans sa gorge, l'empêchant de parler. Elle déglutit mais elle ne se sentait pas plus capable de sortir plus de mots. Alors c'est avec ses yeux qu'elle tenta de parler. Suppliant son père du regard de lui dire que tout ça était faux, qu'elle avait mal compris et qu'il n'avait jamais touché à une quelconque substance illicite. Mais la réalité fut tout autre. Liam finit par avouer que toute cette histoire était la pure vérité et qu'il aurait souhaité que jamais elle ne l'apprenne de cette façon. Lorsqu'il évoqua les deux infirmières, Haylee sentit la colère de son père difficilement dissimulée et elle le pouvait comprendre. Il décida alors qu'il valait mieux commencer son récit depuis le début.
Haylee écoutait les explications de son père sans broncher. Elle était immobile, les bras croisés et son cerveau tentait d'assimiler toutes les infos, ce qui n'était pas chose aisée. Le fait que son père se soit drogué étant jeune était une nouvelle qu'elle n'était sans doute pas prête à attendre. Aurait-il mieux valu qu'elle reste dans l'ignorance ? Peut-être... Mais il était trop tard maintenant. Elle aurait du partir tout à l'heure au lieu de jouer les curieuses. Elle serait tranquillement remontée voir son père et cette affaire de drogue n'aurait jamais été révélée. La jeune fille tenta de garder son calme et de faire le tris dans ce qu'elle était en train d'apprendre. Son père, son héros, l'homme le plus important de sa vie était un ancien addict. Il lui expliqua que sa mère était au courant de ses problèmes et que pour le bien de la famille, il valait mieux garder cette information sous silence. Il avait réussi à se sevrer de son addiction et ils avaient tout deux pensé que c'était la meilleure solution, laisser le passé au passé, tourner la page et prendre un nouveau départ, une nouvelle vie où la drogue ne serait qu'un lointain souvenir. Haylee était assez intelligente pour savoir que ce choix était en effet la meilleure solution. Elle était également assez compréhensive pour pardonner les erreurs de jeunesse d'un jeune homme. Après tout, tout le monde fait des choses qu'il regrette. Mais pouvait-elle pardonner à un homme adulte et responsable ? Qui plus est père de famille ? Elle avait du mal à comprendre pourquoi il avait sombré. Il lui avait avoué ne pas avoir touché à cette merde depuis plus de 20 ans et elle sentait qu'il ne mentait pas. Il avait décidé de tout lui expliquer et elle ne voyait pas l'intérêt de glisser des mensonges dans son récit. Alors pourquoi aujourd'hui ? Qu'est ce qui avait pu arriver pour qu'il replonge ? Elle sentit une pointe de colère monter en elle. Si la mort de leur mère n'avait pas permis à Liam de retomber dans son addiction, qu'est ce qui avait bien pu le faire ? Elle avait vu son père dépérir chaque jour un peu plus avec la disparition de Tara. Il était dévasté et il n'avait plus jamais été le même depuis ce jour ; plus aucun d'eux... Mais ils avaient fini par apprendre à vivre avec. Certains jours étaient plus durs que d'autres comme les anniversaires par exemple. Mais ils remontaient la pente, ensemble, tous les quatre. Si la mort de Tara n'avait pas eu ce sinistre déclic, rien aux yeux d'Haylee ne justifiait sa rechute. Elle voulait savoir pourquoi et elle saurai !

Son père s'excusait, ajoutant qu'il se sentait vraiment honteux, qu'il les avait trahis tous les trois et il... pleurait ? Haylee était toujours silencieuse, regardant son père. Son air ne laissait aucune place au doute : il s'en voulait énormément et le cœur de la jeune fille se serra un peu plus. Mais la colère était toujours présente. Elle finit par ouvrir la bouche, son regard s'était légèrement durcie mais sa voix restait aussi neutre que possible. « Ça n'arrivera plus jamais Papa. Plus jamais tu ne toucheras à ça. Je m'en assurerai même si pour ça je dois te mettre de force dans un centre de désintox. ». Son ton était ferme et les mots qui sortaient de sa bouche étaient durs. Personne n'aurait jamais pensé que ce genre de paroles pourraient être dites par Haylee, la douce, gentille et compatissante Haylee Potter. Mais si la ressemblance physique avec sa mère sautait aux yeux des gens, sa similitude de caractère avec Tara n'en n'était pas moins tout aussi impressionnante. Oui, elle avait hérité de ses traits et de sa force de caractère également. « Maintenant, je veux savoir. Pourquoi ? Pourquoi aujourd'hui ? ». A mesure qu'elle parlait, sa voix se faisait plus forte. On sentait un tremblement dans celle-ci. Elle qui gardait son sang-froid en toutes circonstances, on pouvait dire que ce soir, sa patience était mise à rude épreuve. « Si tu as résisté après la mort de Maman qu'est ce qui a pu te faire céder maintenant ?! ». Elle avait dit cette dernière phrase en criant. La colère prenait le dessus et elle avait recommencé à pleurer. Ses joues étaient rouges et à la voir comme ça, difficile de croire qu'elle était dans les pommes il y a encore dix minutes. Elle aurait du se sentir coupable d'être aussi virulente alors que son père vivait sans doute la pire soirée de sa vie. Elle se sentirait coupable demain sans doute. Pour le moment, elle était juste en colère, triste et perdue.
C'était la première fois depuis bien des années que Haylee s'énervait après son père. Depuis la mort de sa mère, elle n'avait jamais eu de mots ou de gestes qui auraient pu déplaire à Liam. Elle s'était acharnée à être la petite fille parfaite dont il pourrait être fière et à qui il n'aurait jamais rien à reprocher. Dès qu'il lui avait fait part de ses souhaits, elle avait toujours fait en sorte de les exaucer, peu importait ce qu'elle pensait. Mais ici et maintenant, elle n'arrivait plus à jouer la fille parfaite. Elle laissait aller. L'ironie c'est que dans une toute autre situation, son père aurait sans doute été heureux de voir sa fille s'affirmer. Ce n'était sans doute pas le cas ce soir.
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MessageSujet: Re: When my sky falls, when it crumbles [Liam]   Sam 15 Avr - 11:25



"When my sky falls, when it crumbles"

"Elle ne te quitte jamais. Elle veille, tenace, connait nos parts d'ombre et de lumière, change au gré de nos humeurs. Chaque jour, elle offre une version différente d'elle-même. Tantôt faible et blême, tantôt forte et resplendissante. La lune sait ce que c'est que d'être humaine. Incertaine. Seule. Grêlée d'imperfections." - Tahereh Mafi



J'avais le sentiment de devoir une vie entière de pardon. Parce que j'avais été minable dans le deuil de ma femme et que j'avais mis trop longtemps à avoir un rôle de père soutenant pour ses enfants. Parce que mes bébés avaient dû assumer ce que je ne pouvais pas. Haylee prenant la place de parent, Jasper subissant de plein fouet le découragement d'un père incapable d'avancer sans sa femme, d'être là pour ses enfants en deuil... Maintenant, j'avais le sentiment qu'une vie entière de pardon ne suffirait pas. Pas après ce que j'avais fait. Pas après mon craquage fou. Mes enfants n'avaient pas besoin de ça. Ils n'auraient jamais dû l'apprendre et j'avais merdé, révélant toute la vérité à mon aînée. Une vie entière ne suffirait pas à me faire pardonner ce geste-là, cette erreur là...

Le regard dur d'Haylee, sa voix volontairement calculé pour être sans émotion, me tuait. C'était pire que sa colère. Pire que sa peur. C'était de la déception pure et une incompréhension plus violente qu'un « pourquoi ». Je la connaissais assez. J'avais assez vu ce regard-là chez sa mère pour savoir qu'elle avait décidé de comprendre tous les tenants et les aboutissants de la situation et qu'elle ne lâcherait pas le morceau sans savoir. Plus maintenant. Sauf que je savais aussi que je ne pouvais pas lui dire la vérité. J'avais tellement tourné autour du pot ces derniers mois. Assurant à Darcy que je ne m'approcherais pas d'Elle, si elle n'était pas prête. Avouant à un Jasper trop intelligent que je me refusais à faire du mal à mes enfants, quitte à sacrifier mon propre bonheur...

Et j'avais tout foiré et aujourd'hui, c'était Haylee, à qui j'allais devoir assurer que mes désirs ne comptaient pas et que cette nouvelle erreur de parcours me l'avait prouvé... une fois de plus...

Elle commença par assurer qu'elle prenait les choses en main et que plus jamais je ne toucherais à une drogue de ma vie. J'aurais pu sourire devant sa détermination si le moment n'avait pas été si grave et si je ne savais pas que ce qui allait suivre me ferais plus de mal que sa détermination d'enfant à me sauver de mes démons me faisait du bien. Elle restait ma fille et même si elle était sérieuse et forte et déterminée, elle restait à l'image d'une enfant décidée à être la super-héroïne d'un de ses contes pour enfants. Une qui un jour me surprendrait, n'étant pas qu'un fantasme, mais une réalité bien puissante.

Et elle posa la question fatidique : Pourquoi aujourd'hui ? Que pouvais-je y répondre ? Que pouvais-je donner comme explication recevable qui ne serait ni mensonge, ni vérité ? Parce qu'elle ne serait pas capable de supporter la vérité. Pas quand elle pensait que si la mort de leur mère ne m'avait pas fait replonger, cela devait être encore « plus important ». Je soupirais, fermant les yeux. « Bébé... », soufflais-je doucement, serrant ses doigts dans les miens. « Pourquoi maintenant ne compte pas ? Aujourd'hui, il y a cinq ans ou dans dix ans... Ça ne compte pas... Pas vraiment... C'est... » Quoi ? Que pouvais-je dire exactement pour justifier ? Qu'est-ce que ça pouvait vouloir dire pour elle ? Sur moi ? « C'est un combat. Une lutte permanente et violente. Une lutte de plus en plus intense à mesure que les années passent et que le corps manquent de cette substance malsaine. Ça ne passe pas avec le temps. Ça n'est pas comme la douleur ou le bonheur. Le corps n'oublie pas l'envie, le besoin, le lâcher prise que cela procure. Il oublie les conséquences négatives. Il oublie toutes les fois où tu te retrouves à te réveiller dans ton propre vomit, il oublie la peur que tu avais d'avoir fait une insurmontable connerie à chaque blanc dans ta mémoire. Il oublie les choses pathétiques que tu as pu faire pour obtenir ta dose... Mais il n'oublie pas combien cela était bon pour tout oublier. La sensation de flottement, le bien-être et surtout à quel point cela soulage les douleurs du manque... C'est un vice délicat, dans lequel il est facile de retomber, quand on a plus de raisons de ne pas céder ou quand les autres douleurs du corps et de l'âme deviennent trop fortes. ''Un shoot pour oublier... Juste un instant...'' J'ai eu mille fois cette pensée en tête depuis la mort de ta mère. Je l'avais même si souvent avant ça. Mais avant, elle était vivante et quand j'y pensais, je l'appelais ou je la serrais dans mes bras et elle me faisait oublier. Elle était ma drogue de substitution, Haylee. Elle éloignait le mal. Et puis elle a disparu et j'ai pensé ''Un shoot pour oublier, rien qu'un instant...'' et chaque fois, vous étiez là, mes enfants... Jasper passait dans le salon en caleçon et Darcy criait ou j'entrais dans la cuisine et tu étais là en train de faire à manger ou j'étais dehors et l'un de vous m'envoyait un message et répondre devenait plus important qu'oublier la douleur. Être présent avec vous a toujours été plus important que tous les shoot de la terre, mon cœur... »

Et c'était la pure vérité. Parce qu'ils étaient mon nouveau substitutif, ma raison d'être, ma raison de me sauver de tout ça. « Je ne vous appelais pas délibérément quand j'avais besoin d'une dose, mais, trois enfants, mon cœur, crois-moi, c'est bien assez suffisant pour occuper chaque instant d'une vie et vous étiez là, mon nouveau substitutif, sans même le savoir... toujours présent pour m'empêcher de flancher. J'ai fini par penser que je n'avais plus besoin d'y réfléchir, plus besoin de lutter, que le destin me sauverait toujours. Parce que vous étiez toujours là et que si j'avais envie d'un shoot, l'un de vous débarquerait dans mon esprit, par sa présence ou par téléphone, pour m'empêcher de sombrer... Mais pas ce soir. Ce soir, vous étiez tous occupés – et c'est bien, j'étais heureux pour vous. Je voulais que vous vous amusiez – mais la nostalgie m'a rattrapé, la douleur aussi et le manque, bien sûr et j'avais trop baissé mes défenses pour ne pas me faire avoir. Vous viviez vos vies et je n'étais pas... bien... et j'ai pensé ''Rien qu'un shoot, juste pour oublier, rien qu'un instant...'' et je n'ai pas eu la force d'appeler Aiden ou n'importe qui pour me détourner de l'idée. Parce que cinq ans c'est trop. Parce que vingt ans c'est trop. Parce que c'était plus facile d'être faible que d'être fort... De faire quelque-chose sans y réfléchir... D'être... » A nouveau en vie... « inconscient... »

Il n'y avait pas de pourquoi spécifique ou peut-être qu'il y en avait trop. Peut-être que je taisais le pourquoi principal, mais les autres n'étaient pas des mensonges. La mauvaise pensée, au mauvais moment. Voilà tout. Rien d'extraordinaire. Rien de grandiloquant. Rien de terriblement romantique ou désespérant. Juste un homme, une faiblesse et le mauvais timing. « J'aimerais pouvoir te dire que c'était quelque-chose d'important, chérie. J'aimerais avoir une excuse valable, une raison grandiose qui aurait expliqué pourquoi maintenant et pas avant. Mais il n'y en a pas. C'était juste un moment, comme ça, sur un coup de blues et c'est encore plus pathétique... Mais c'est ça, la drogue. Ca n'a rien de grandiose... Jamais. »

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When my sky falls, when it crumbles [Liam]
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