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 Liam ⊰ Please don't leave me

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MessageSujet: Liam ⊰ Please don't leave me   Mer 14 Déc - 17:09



❝Please don't leave me❞
Liam & Darcy
Je n’avais jamais été une très grande sportive. A l’école, peu importe mon niveau d’étude, cette matière avait toujours été celle que je détestais le plus. Pas que je sois une feignasse – quoi que – mais je n’avais jamais été très douée pour quelque sport que ce soit. Dès qu’il fallait courir, je ne tenais pas longtemps. J’avais horreur des sports collectifs. Il n’y avait qu’en basket que je pouvais faire des efforts. Ma taille m’aidant fortement. Mais au-delà de tout ça, je n’avais jamais aimé faire du sport. J’étais plus une cérébrale. Pourtant, aujourd’hui, à ce moment précis, je courais aussi vite que je le pouvais sans ressentir la moindre fatigue. Je courais comme une dératée, à en perdre haleine dans les rues de Carlton. Les passants s’écartaient sur mon passage, pour la plupart. Je devais me faufiler entre ceux qui ne me voyaient pas arriver. Mon cœur battait à une vitesse folle, j’étais à bout de souffle. Je n’étais pas habituée à courir si vite et aussi longtemps. Mon corps m’aurait déjà lâché en temps normal, mais c’était l’adrénaline qui me maintenait debout et qui me permettait de courir, encore et encore jusqu’à atteindre mon but.

L’hôpital. C’est là que je me rendais. A toute vitesse. Il fallait que j’y arrive au plus vite. J’avais perdu assez de temps… Aujourd’hui avait pourtant commencé comme d’habitude. Je m’étais levée pour aller en cours, je m’étais habillée, préparée. J’avais pris mon petit déjeuner et j’avais quitté la maison. J’avais assez mal dormi cette nuit alors le réveil avait été difficile. Tout comme la première heure de cours. J’avais eu un mal fou à me concentrer. Et puis, je ne comprenais pas pourquoi d’autres personnes me regardaient bizarrement. Je n’avais pourtant rien sur le visage… C’était à n’y rien comprendre. Mes deux premières heures de cours terminées, j’étais sortie dans le couloir pour patienter dix minutes le temps que mon prochain cours commence. Les gens chuchotaient en me regardant sans que je ne comprenne pourquoi. C’était assez pénible, je me sentais observée, quoi que je fasse. Alors, j’avais décidé de me poser dans un coin et de sortir mon téléphone pour m'occuper. Mais, j’avais manqué un appel d’un numéro inconnu. Qui avait bien pu m’appeler ? Surtout qu'on m'avait laissé un message. Perplexe, je l’avais écouté. Il s’agissait d’Aiden. En l’écoutant, j’étais devenue blême. La panique m’avait envahie. Mon cœur et ma respiration s’étaient emballés. Les mains tremblantes, j’avais raccroché et rangé mon téléphone dans ma poche. La seconde suivante, j’avais commencé ma course effrénée pour sortir de l’université et pour rejoindre l’hôpital. Les deux étant dans le même quartier, ce n’était pas à l’autre bout de la ville…

Les larmes inondèrent déjà mon visage alors que j’arrivais enfin à l’hôpital, à bout de souffle. Mes jambes tremblaient tellement que j’avais du mal à tenir debout, mais qu’importe. Ce n’était pas le plus important. Même si j’étais au bord du gouffre, seul mon père m’importait. Il avait été hospitalisé dans la nuit à la suite d’un malaise. Mais on n’est pas censé sortir rapidement après un malaise ? Pourquoi est-ce qu’il y était encore ! J’étais arrivée comme une folle dans le hall d’entrée de l’hôpital. Il fallait que je sache dans quelle chambre se trouvait mon père et vite. Je n’aimais pas les hôpitaux. J’en avais de trop mauvais souvenirs. Ça ne s’était pas passé de la même manière mais j’avais l’impression de revenir six ans en arrière et ça me terrifiait. Dans le hall, les gens me regardaient bizarrement. Pour ma part, je me dirigeais vers la femme derrière l’accueil, jusqu’à ce qu’une voix familière n’attire mon attention sur ma droite. Alléluia ! Aiden raccompagnait une vieille femme jusqu’à l’entrée. Une fois qu’il l’eut lâchée, je me précipitais vers lui et attrapais ses bras. « Aiden ! Où … Où est … mon père ?! » Il fut surpris de se faire alpaguer de la sorte et à son tour il attrapa mes bras. « Darcy, doucement, respire, calme toi, tout va bien. » Je secouais la tête frénétiquement. « Non … Non ça ne va pas ! » Il m’emmena un peu à l’écart. « Darcy écoute moi, écoute ma voix, respire tranquillement, reprends ton souffle, fais comme moi. » Il se mit à expirer et inspirer profondément, m’invitant à en faire de même, en même temps que lui. Je n’avais pas de temps à perdre mais je devais bien reconnaitre que j’avais un mal fou à respirer correctement. Je suffoquais plus que je respirais. « Calme toi et je te donne son numéro de chambre, d’accord ? On fait comme ça ? » Bon, ok. Je hochais la tête et calais ma respiration sur la sienne pendant quelques minutes. Le temps de me calmer un peu.

Ma respiration un peu mieux maîtrisée, il me donna son numéro de chambre et je m’y précipitai. Je n’avais pas le temps de prendre l’ascenseur alors je montais les marches quatre à quatre. Je courais dans le couloir jusqu’à tomber sur le bon numéro. A bout de souffle, j’ouvris la porte en trombe. Je ne m’étais même pas posé la question de savoir s’il dormait ou pas. A vrai dire, je n’avais pas réfléchi à grand-chose. Je voulais le voir, le voir vivant, c’était tout ce que je voulais. La porte grande ouverte mon entrée fut plutôt fracassante. Dès que je le vis allongé dans son lit d’hôpital avec des fils qui lui sortaient des bras et des machines partout, les larmes inondèrent de nouveau mon visage. Cette vision était affreuse et il était blanc comme un mort… Ma respiration se fit de nouveau saccadée, mon cœur battait tellement fort qu’il allait sortir de ma poitrine et je pleurais tellement que ma vision devint floue. « Papa… » Ma voix était tremblante et face à l’horreur de la scène, une main se posa sur ma bouche. Il ne me fallut que quelques secondes pour me diriger vers lui et fondre dans ses bras et pleurer contre lui toutes les larmes de mon corps.


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MessageSujet: Re: Liam ⊰ Please don't leave me   Mar 20 Déc - 16:33



"Please don't leave me"

"Elle ne te quitte jamais. Elle veille, tenace, connait nos parts d'ombre et de lumière, change au gré de nos humeurs. Chaque jour, elle offre une version différente d'elle-même. Tantôt faible et blême, tantôt forte et resplendissante. La lune sait ce que c'est que d'être humaine. Incertaine. Seule. Grêlée d'imperfections." - Tahereh Mafi



Le repos n'était qu'illusoire ici. A peine je parvenais à m'endormir et quelqu'un entrait bruyamment dans la chambre. Pour me faire une prise de sang, m'apporter à manger, me reprocher de ne pas appeler pour aller aux toilettes. Comme si je pouvais bouger avec tous ces fils. Avec mes jambes et les drogues... Non, je n'avais juste aucune envie d'uriner et s'ils s'en inquiétaient, grand bien leur en fasse. J'étais formé à ne pas aller aux toilettes des heures entières. Quand on porte un costume de roi, on a clairement pas le temps d'aller aux toilettes entre deux scènes. Trop de couches de vêtements à enlever pour pouvoir se libérer.

J'avais l'habitude des allées et venues incessantes. Chez moi, comme dans mon travail. L'une des particularités de mon métier était la concentration. Savoir rester dans ce qu'on faisait - que ce soit lire un texte, le jouer ou dormir - malgré le bruit, malgré les gens qui parlent, malgré les choses désagréables. Savoir rester à sa place et faire son travail, même quand la salle se vidait. Même quand les gens critiquaient... même quand les enfants courraient partout en se chamaillant juste pour attirer l'attention.

Mais cette fois-ci, j'avais bien du mal à rester concentré. J'avais même tout le mal du monde à ne pas me laisser surprendre. Les médicaments augmentaient mes temps de réactions et me rendaient plus sensible aux agressions du monde extérieur. Le froid soudain quand on augmentait la vitesse de mes perfusions, la douleur des piqûres, le froid des doigts de l'infirmière lorsqu'elle m'aidait à me remonter dans le lit, les bruits... Tout semblait plus agressif et tout me faisait bondir dans mon lit ou me réveiller en sursaut, comme un animal qu'on pouvait maltraiter à la moindre entrée dans sa cache. Un animal bien évidemment sans défenses. Et je détestais être sans défense et si sensibles aux agressions.

Je sursautais une nouvelle fois, prêt à faire passer ma mauvaise humeur sur la blouse blanche qui avait osé aussi peu discrètement dans ma chambre, quand j'ouvris les yeux et que je la vis. Elle n'était pas une infirmière, ni même un médecin et elle n'était certainement pas là pour venir m'ennuyer. « Darcy », soufflais-je, réponse à sa propre interpellation. Elle avait la voix tremblante, les yeux pleins de larmes. Sous le choc, elle posa un instant sa main sur sa bouche, avant de se jeter finalement sur moi, pleurant toutes les larmes de son pauvre petit corps. Le choc de l'impact passé, sacrifiant un gémissement de douleur que je n'avais pu retenir, je m'accrochais tout de même à Darcy, l'empêchant de s'écarter, la gardant férocement contre mon cœur. Il allait probablement au même rythme que le sien, que je sentais pulser contre mon ventre. Et ça faisait un mal de chien. Mon cœur battant la chamade, pas le sien... Quoique... Savoir qu'elle avait le corps battant si fort parce qu'elle avait eu peur pour moi me faisait mal aussi. Peut-être bien plus que la douleur physique en elle-même.

« Shhhht », soufflais-je doucement contre ses cheveux embrassant le sommet de son crâne, caressant ses mèches flamboyantes. « Shhhht, ça va mon cœur. Ça va aller. » Je la berçais doucement, tendrement, avec toute la patience d'un père qui avait passé des nuits et des nuits à bercer ses enfants. Avec toute la patience de l'homme qui n'avait qu'eux dans sa vie.

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MessageSujet: Re: Liam ⊰ Please don't leave me   Sam 7 Jan - 23:31



❝Please don't leave me❞
Liam & Darcy
C’était un cauchemar. Un véritable cauchemar. J’allais finir par me réveiller, non ? Cela ne pouvait pas être réel. Ce n’était pas possible. Comment ça pourrait l’être ? Mon père ne pouvait pas se retrouver dans ce lit d’hôpital, il était bien trop fort pour ça. Rien ne pouvait l’atteindre. Il était immortel et éternel. Alors je devais être en plein cauchemar, je n’avais pas d’autre explication. Mon père était un héros, un véritable roc. Ça ne pouvait pas être lui. J’avais déjà vécu une expérience similaire avec ma mère, ça ne pouvait pas se reproduire ! Il n’avait pas le droit ! Liam Potter, le grand Liam Potter ne pouvait pas se retrouver hospitalisé… Et pourtant. Il était bien là. Allongé dans son lit blanc. Dans une pièce toute blanche. Sans vie. Entouré de fils et de bips incessants. La pièce était blanche. Morbide. Et au milieu de toutes ces machines, mon père était alité. Aussi blanc que le reste. Aussi blanc qu’un cadavre… Cette vision était cauchemardesque. Abominable. Insoutenable. J’en avais la nausée. Je n’avais pas pu contrôler mes larmes, ni les pleurs. Il n’avait pas le droit de se retrouver là. Il n’avait pas le droit de nous abandonner, de m’abandonner. Il ne pouvait pas mourir…

J’avais fondu et larmes et je m’étais jetée dans ses bras, lâchant mon sac par terre. J’y étais peut-être allée un peu fort à en juger par son gémissement à mon approche. Mes bras autour de ses épaules et mon visage enfoui dans son cou, je ne voulais plus le lâcher, plus jamais. Je refusais qu’il m’abandonne ou qu’on me le prenne. Il en était hors de question. Il passa ses bras autour de moi et serra son étreinte. Il tenta de m’apaiser, assurant qu’il « allait ». Qu’il allait comment hein ? Ça va aller ? Vraiment ? Non ça n’allait pas. Comment pouvait-il dire ça ? Avait-il vu la tête qu’il avait ? S’il était encore à l’hôpital, c’est que ça n’allait pas. Sinon, il serait sorti très vite non ? « Non, ça va pas ! » Lançais-je d’une petite voix étranglée. Je me redressais pour me tenir assise. Cependant, je ne voulais pas rompre le contact alors j’attrapais ses mains dans les miennes. Mon cœur battait toujours à une vitesse folle et ma respiration ne voulait pas revenir à la normale. Aiden avait réussi à me calmer sur le coup, mais ce n’était plus le cas. La vision rendue floue par les larmes, je jetais un œil à toutes ces horribles machines qui produisaient ces bips stressants. « Aiden m-m’a laissé un message… ce matin. Mais j-j’ai pas vu ! J-j’étais en cours et… » J’avais du mal à parler tant ma respiration saccadée m’en empêchait. J’étais essoufflée, à bout de souffle à cause de ma course effrénée, mais pas seulement pour cette raison. La panique m’avait envahie et contrôlait chacun de mes gestes, mes mouvements et même mes pensées qui n’avaient plus rien de cohérentes. J’avais les mains tellement tremblantes que je serrais les siennes malgré moi. J’avais l’impression de manquer d’air et ma tête commençait à tourner. « Q-qu’est-ce que… I-il s’est passé quoi ? P-pourquoi ? » Un malaise. C’est ce qu’Aiden avait dit. Mais c’était vague comme information. Il était possible de faire des malaises pour tout un tas de raisons. Qu’est-ce qui avait déconné chez mon père ? Une pensée effroyable ma traversa l’esprit bien qu’Aiden m’avait assuré qu’il allait bien. Mais que voulez-vous, la panique. J’éclatais en sanglots alors que je posais la question tant redoutée. « T-tu vas pas mourir hein ? Non, non, non… » Je t’en prie, ne m’abandonne pas… « Pas toi, Papa… Je t’en supplie… »


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MessageSujet: Re: Liam ⊰ Please don't leave me   Sam 14 Jan - 22:07



"Please don't leave me"

"Elle ne te quitte jamais. Elle veille, tenace, connait nos parts d'ombre et de lumière, change au gré de nos humeurs. Chaque jour, elle offre une version différente d'elle-même. Tantôt faible et blême, tantôt forte et resplendissante. La lune sait ce que c'est que d'être humaine. Incertaine. Seule. Grêlée d'imperfections." - Tahereh Mafi



C'était mon bébé, mon tout petit bébé encore et elle était terrorisée par ma faute. La culpabilité ressentit face à Haylee n'égalait pas celle face à Darcy. Pas que je tenais moins à mon aîné ou que sa peine me laissait plus indifférent, mais Haylee était grande, responsable, adulte. Elle avait prit les choses un peu plus posément que Darcy et j'avais avec elle une relation d'adulte à adulte, même si elle resterait toujours mon bébé. Mais Darcy... Darcy était mon petit bébé. Je m'occupais d'elle avec la même attention et le même soin que si elle avait trois ans, les couches et l'aide aux soins quotidiens en moins. C'était une adulte, mais avec moi, elle était encore une enfant et je ne pouvais pas avoir la même conversation sérieuse et les mêmes mots rassurants avec elle que j'avais eu avec mon aîné. La rouquine était une enfant terrorisée par la mort et je l'avais, sans le vouloir, confronté à la mienne.

Alors, malgré la douleur de l'étreinte, j'avais enserré mes bras autour d'elle, pour le réconforter, lui montrer que j'allais bien, mais elle n'était pas d'accord. Malgré tous mes efforts, elle ne sembla pas avaler la pilule cependant, disant que ça n'allait pas, se redressant pour me regarder, gardant toutefois mes mains dans les siennes. « Hey, hey, ce n'est pas grave », assurais-je, alors qu'elle se lamentait sur le fait de ne pas avoir vu le message plus tôt. Je caressais le dos de ses mains de mes pouces, attirant ses doigts jusqu'à mes lèvres pour y poser des baisers. « J'avais demandé à Aiden de ne pas vous appeler avant votre réveil. Il a dû avoir une urgence pour ne pas pouvoir appeler quand tu étais encore à la maison. » C'était dérisoire, ça n'était assurément pas le genre de conversation qu'elle voulait avoir, mais je me devais de faire comme si, parce que je devais la rassurer sur mon état et parler de choses futiles devait aider, non ?

Mais cela était inutile, parce qu'elle s'inquiétait, avait peur que je meurs, m'avait déjà presque enterré si on ne regardait que les mots, alors que ses grands yeux de biches étaient comme pris en pleins phares, quémandant toute l'aide du monde. « Je ne vais pas mourir, bébé. Je te le jure. Je ne vais pas mourir. » J'embrassais de nouveau ses doigts, serrant aussi fortement que possible ses mains, malgré mes faibles ressources. « Ce qui m'est arrivé, c'était un peu grave, oui », concédais-je, sachant qu'amoindrir les choses ne serviraient à rien avec elle, trop effrayée qu'elle était, trop nécessiteuse de mots clairs et d'idées précises, qui ne laissaient aucune place à l'imagination morbide. « Mais les médecins se sont bien occupés de moi et maintenant, ça va aller. La crise est passée. J'ai juste besoin de bien me reposer et des médicaments que tu vois là », ajoutais-je, lâchant une de ses mains le temps de pointer les perfusions du doigt, avant de les reprendre. « Chérie, j'ai fait une attaque cardiaque. Ce sont des choses qui arrivent, ça peut sembler très grave, mais certaines sont moins graves que d'autre. Celle que j'ai faite... Elle n'était pas anodine, mais ils m'ont récupéré, chérie et maintenant, je vais avoir tous les médicaments et les soins qu'il faut et je vais aller très bien. Tu sais, on peut très bien vivre après une maladie comme ça. On peut vivre très longtemps et en très bonne santé. Il suffit juste de faire un peu plus attention. Prendre des médicaments, être suivi régulièrement par un spécialiste, faire attention à manger de bonnes choses, à bien dormir. Ils vont m'apprendre tout ça et j'irais très bien, je te le jure, mon cœur. »

J'en savais déjà beaucoup, mais ça, elle n'avait pas besoin de le savoir. Parce que si j'en savais autant, si peu de temps après mon attaque, c'était parce que mon cardiologue, qui me suivait déjà régulièrement, depuis des années, m'en avait parlé. Parce que l'attaque cardiaque avait toujours été une possibilité. Mon organisme était marqué par mes abus de drogues du passé. Mon cœur était déjà bien fragilisé. Ma dérive de la nuit dernière n'avait fait qu'accélérer un processus qui avait déjà commencé depuis longtemps et mon cardiologue m'y avait un peu préparé, parce qu'il savait, qu'avec mon métier, le rythme de vie que j'avais, mes antécédents de drogué, j'avais toutes les chances que cela arrive un jour. Tout ça, je le gardais pour moi, parce qu'elle n'avait pas besoin de le savoir. Aucun de mes enfants n'avait besoin de le savoir. Ils n'avaient pas à connaître cette partie sombre de mon histoire de vie. Et surtout, je ne le voulais pas...

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MessageSujet: Re: Liam ⊰ Please don't leave me   Dim 26 Fév - 16:48



❝Please don't leave me❞
Liam & Darcy
Mon père était invincible. Rien ne pouvait l’atteindre. Il était solide comme un roc. Il était même rarement malade alors que je l’étais souvent. Comme beaucoup d’enfants. Je n’avais jamais vu mon père faiblir. Il avait toujours été fier, droit et indestructible. Quand nous avions perdu maman, il ne laissait jamais rien paraitre de sa peine devant nous, devant moi. Je ne l’avais jamais vu flancher, jamais. Alors le voir là, blanc comme un mort, allongé dans un lit d’hôpital, dans cette chambre qui ressemblait plus à une morgue qu’autre chose, ça m’avait foutu un coup. Une gifle violente. Une baffe monumentale. Tellement douloureuse. L’image de mon père invincible venait de s’effondrer comme un château de cartes. Je venais de prendre conscience qu’il pouvait m’être arraché à n’importe quel moment, en un claquement de doigts. Il était tellement livide, cadavérique que ça me retournait le cœur. Je ne m’étais jamais sentie aussi mal de toute ma vie. Mon père était tout pour moi. Mon modèle, mon héros, l’homme de ma vie. On dit souvent qu’un lien fort et indescriptible unit un père et sa fille. C’est vrai. Mon père est ce que j’ai de plus précieux en ce monde. C’est peut-être étrange dit comme ça, mais il est vraiment tout pour moi et jamais je ne pourrais me remettre de sa disparition. Jamais.

Je suffoquais. J’étais à bout de souffle. Au bord de la crise de nerf. La crise de panique m’avait submergée. Mes larmes ne cessaient d’inonder mon visage, rendant ma vision floue. Je ne voulais plus le lâcher. Je ne voulais plus le quitter des yeux. Qui sait ce qu’il pourrait lui arriver si je détournais mon attention de lui ? Je ne pouvais pas prendre ce risque. Il tenta de me rassurer quant au fait que j’aie pu rater l’appel d’Aiden mais pour moi c’était grave. J’avais raté de précieuses heures. Embrassant mes doigts, il assura avoir demandé à son ami d’attendre avant de nous prévenir et qu’il avait dû avoir une urgence à gérer entre temps. Peut-être. Mais là n’était pas le sujet. Je secouais frénétiquement la tête. « Peu importe ! » Ce qui m’importait le plus c’était son état, sa santé et le fait que ça devait être grave s’il était toujours hospitalisé. Il n’était pas bien, je le voyais. Je ne l’avais jamais vu dans un état pareil. Et ça me terrorisait. J’étais terrifiée comme jamais je ne l’avais été avant ce jour. J’en étais tellement crispée que je serrais fort ses mains dans les miennes, comme si j’avais peur qu’en relâchant mon étreinte, on me l’enlève. Il me jura qu’il n’allait pas mourir, répétant ses mots. Je voulais le croire, vraiment. Il commença à m’expliquer la situation, assurant que c’était un peu grave. « Un peu ? » Je secouais la tête. « P-Papa… T-tu as une tête à faire peur ! S-si tu ne me parlais pas, t-tu donnerais l’impression d’être … » mort. Sauf que le mot refusait de franchir la barrière de mes lèvres. Ce n’était pas un mot qu’on employait facilement dans la famille. C’est cette vision de lui qui me terrifiait.

J’étais sur le qui vive. Analysant chacun de ses mots, repérant ceux qui m’inquiétaient, buvant littéralement ses paroles, désireuse d’entrapercevoir une lueur d’espoir quant à son état de santé. Les médecins s’occupaient bien de lui. Connaissant Aiden, je n’en doutais pas. Il mentionna une crise qui était passée et assura qu’il avait besoin de repos et de prendre des médicaments, notamment ceux que je pouvais voir autour de lui. « Crise ? Crise de quoi ? » Je ne le quittais pas des yeux, il avait beau me montrer du doigt ce qu’il y avait autour de lui, ça ne m’intéressait pas. Ce qui m’importait c’était sa crise. Une crise de quoi ? Aiden avait juste mentionné un malaise il me semblait. Le mot « crise » n’avait rien de positif, bien au contraire… Cependant, il éclaira ma lanterne bien vite en avouant avoir fait une attaque cardiaque. Mon attention s’arrêta à ses mots. Il continuait de parler mais je n’écoutais déjà plus, trop chamboulée parce ces deux mots. Attaque cardiaque. Mon père avait fait une attaque cardiaque. Son cœur n’allait pas bien. C’était pourtant un organe vital. S’il se mettait à déconner, comment allait-il survivre ? Je me décomposais littéralement. « U-une… une attaque… Cardiaque… » Ces mots résonnaient en boucle dans ma tête. C’était la seule chose que j’avais retenu de son discours. Il allait mourir. On ne pouvait pas vivre sans cœur. Ma respiration s’accéléra tellement que je ne parvenais plus à respirer. Je devais être aussi blanche que lui, voire pire. Si c’était possible. Je manquais d’air, j’étouffais littéralement. Ma tête tournait, j’avais mal au cœur, il battait trop vite. A tel point que j’avais l’impression qu’il allait exploser. Je lâchais une de ses mains pour la poser contre mon cou. J’avais chaud, horriblement chaud. Terriblement chaud. Mes mains tremblaient. J’allais mourir moi aussi. Mourir de peur. « P-papa… je… » Je vais mourir.


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MessageSujet: Re: Liam ⊰ Please don't leave me   Mer 29 Mar - 20:51



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De mes trois enfants, je savais que Darcy serait la plus complexe à calmer. J'avais protégé ma petite dernière de la dureté de la vie, plus que je n'avais protégé mes aînés. Haylee avait toujours eu le caractère de sa mère, sa force, sa capacité à encaisser les chocs et c'était elle-même érigé en figure maternelle naturelle quand sa mère n'avait plus été de ce monde. Apprendre mon hospitalisation avait été dure, découvrir que j'étais un ex-junkie l'avait été encore plus, mais elle était forte. Plus forte que je n'aurais jamais voulu qu'elle ait à le devenir et elle allait s'en remettre, faire avec et prendre les bonnes dispositions avec un naturel qui allait me surprendre. Je le savais. Jasper était fort aussi. Bien plus poussé par l'ego de l'homme qu'il était, mais quand il l'apprendrait, il saurait gérer, supporter et faire avec. Mais Darcy...

Darcy, à bien des égards, n'était encore qu'un bébé. Protégée par son père, par sa sœur, par son frère. Affronter la réalité n'était pas la chose la plus simple du monde pour elle. Notre faute, assurément, parce qu'on avait toujours tout fait pour la préserver de tout et surtout du pire... Alors, affronter le côté critique de l'état de santé de son père...

Sauf qu'il n'y avait aucun moyen, aujourd'hui, de la préserver de la dure réalité. Aucun moyen de la protéger du critique, sinon faire preuve d'honnêteté et tout faire pour la rassurer. Même si je ressemblais à un cadavre. Même si on parlait d'un maux du cœur. Même si on touchait à la partie la plus sensible de la survie d'un être humain. Alors, après avoir parlé, voyant que la moitié de mes mots étaient tombés dans le vide, je l'entourais de mes bras pour la serrer contre moi. Et je me fichais que ça fasse mal. Je me fichais que les fils m'entravent. J'avais besoin de la rassurer, envers et contre tout. Alors, je la serrais, le plus fortement que je le pouvais avec mes faiblesses et mon épuisement, collant son oreille contre ma poitrine, m'assurant qu'elle entende mon cœur palpitant, au chaud dans sa cage de viande et d'os.

« Écoutes, ma chérie. Écoutes le », soufflais-je, sentant moi-même mon cœur battre dans mes veines, dans mes tempes, battant la mesure contre son dos, m'assurant qu'elle l'entende, qu'elle le ressente. M'assurant qu'elle comprenne que mon cœur fonctionnait toujours et que je n'allais pas mourir tout de suite. Je souris un peu, flirtant clairement avec l'amusement doucereux. « Tu l'entends, mon bébé ? Tu entends mon cœur qui bat ? Il ne va pas s'arrêter. Pas maintenant. Pas avant très longtemps. Tu n'es pas encore débarrassé de moi, ma chérie. » Doucement, je posais un baiser sur le sommet de son crâne, laissant mon nez être envahi de son doux parfum, fermant les yeux pour me délecter de la chaleur de mon enfant. J'avais beau faire le fort, le fier, l'homme qui se voulait rassurant, je n'en oubliais pas pour autant que oui, j'aurais pu mourir. Oui, j'aurais pu partir et abandonner mes enfants. Sans même un adieu, sans rien d'autre que ma pathétique faiblesse. Pouvoir serrer ma fille dans mes bras était une vraie bénédiction.

« Je ne vais pas mourir. Pas avant très très longtemps. Pas avant que mes enfants aient leurs propres enfants et peut-être même que mes petits enfants aient leurs propres enfants. » Il était hors de question que je meurs avant d'être certain que mes enfants aient trouvé l'amour de leur vie, fondé leur propre famille et n'aient plus besoin de moi... Plus réellement. Plus complètement.

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Mon père était l’homme de ma vie. Je ne me voyais pas vivre sans lui. S’il ne faisait plus partie de ce monde, à quoi bon y vivre ? C’était tout bonnement inconcevable. Il devait être là, être présent dans tous les moments de ma vie. Savoir que tout cela aurait pu s’arrêter, savoir qu’on pouvait me l’arracher en un claquement de doigts, le voir aussi mal et cadavérique me rendait malade. J’avais failli le perdre, d’un seul coup. Alors que j’avais passé de longs mois à ne pas lui adresser la parole. Et s’il lui était arrivé malheur pendant la période où on ne se parlait plus ? Et si sa dernière conversation avec moi avait été une dispute ? Je ne me le pardonnerais jamais. Et si les médecins se trompaient ? Et si on me cachait la vérité sur le fait que ses jours étaient en fait comptés ? Et s’il ne lui restait que quelques mois, ou quelques jours à vivre ? Toutes ces interrogations angoissantes me donnèrent des vertiges, me coupèrent la respiration. J’allais défaillir. S’il mourait, je mourais aussi. J’en étais certaine. Je ne survivrais jamais à sa perte. Il était ma bouée de sauvetage, mon soutien permanent, ma bouteille d’oxygène. Sans lui, je n’étais rien.

Voyant l’état critique dans lequel je me trouvais et se rendant sans doute compte que ses paroles n’avaient servi à rien, il m’attira contre lui pour me prendre dans ses bras et me serrer contre son cœur. Ma respiration suffocante m’empêchait d’entendre correctement, mais je tentais de me concentrer sur ses paroles, dans un premier temps. Je sentis sa main tapoter contre mon dos, dans un rythme que je ne percevais pas tout de suite. Pour le moment, c’est mon cœur que je sentais battre à une vitesse folle dans ma propre poitrine. Il battait si fort, que ça en devenait douloureux. Il fallait que je fasse abstraction de ce que je ressentais, pour l’écouter lui. Pour se faire, je tentais de calquer ma respiration sur la sienne, comme Aiden me l'avait montré juste avant que je monte, fermant les yeux pour me concentrer sur le mouvement de son ventre sous ses inspirations. Il me fallut quelques minutes pour enfin entendre ce battement rassurant, en rythme avec sa main tapotant mon dos. Allongée ainsi sur son ventre, je ramenais mes mains pour les poser sur son torse, de part et d’autre de mon propre corps. Je voulais sentir son corps se mouvoir sous sa respiration et sous mes doigts, et je ne voulais pas éloigner mon oreille de son cœur. Plus jamais. Je l’entendais battre. Et c’était là le son le plus merveilleux du monde. Je hochais vaguement la tête. « Oui, je l’entends. » Et je ne voulais jamais cesser de l’entendre. Des larmes silencieuses coulaient le long de mon visage. Il était vivant. Son cœur battait. Il était en vie.

Il assura qu’il n’allait pas mourir, pas avant très longtemps, pas avant que nous ayons nos propres enfants et que la génération Potter ne perdure… Pour ma part, tout ça était assez compromis. Le seul garçon que je voulais ne voulait pas de moi. A ce rythme là, j’allais finir vieille fille. Mais qu’importe, j’avais mon père, il était le plus important. Et de toute façon, le connaissant, jamais personne ne sera assez bien pour moi. « Tu n’auras peut-être jamais de petits-enfants. Pas avec moi en tout cas. » Et puis, il n’a jamais aimé Travis alors… C’était sans doute un mal pour un bien… Sans doute… « Enfin peu importe. » Je n’avais certainement pas envie de penser à ce râteau monumental dans un moment pareil. « Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ton cœur a eu un problème subitement ? Pourquoi d’un seul coup ? Ça ne va pas se reproduire hein ? Tu n’as jamais rien eu avant, alors pourquoi maintenant ? » Et voilà que je recommençais avec mon flot de questions incessant. Je les avais débitées de plus en plus rapidement au fur et à mesure de mes paroles, ne relevant pas ma tête pour garder le contact avec son cœur que je voulais continuer d’entendre. En revanche, mes doigts s’étaient resserrés autour de sa blouse, comme pour m’y agripper. Pourquoi son cœur avait-il déconné d’un seul coup ? ça n’avait pas de sens.


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MessageSujet: Re: Liam ⊰ Please don't leave me   Lun 15 Mai - 11:00



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"Elle ne te quitte jamais. Elle veille, tenace, connait nos parts d'ombre et de lumière, change au gré de nos humeurs. Chaque jour, elle offre une version différente d'elle-même. Tantôt faible et blême, tantôt forte et resplendissante. La lune sait ce que c'est que d'être humaine. Incertaine. Seule. Grêlée d'imperfections." - Tahereh Mafi



Je la senti, tendue, puis peu à peu, plus détendue, dans mes bras, alors qu'elle entendait mon cœur battre. Je continuais donc, sans m'arrêter, de taper les battements de mon cœur dans son dos, de m'assurer que chaque partie d'elle m'entendait vivre. Après un moment, elle assura qu'il n'y aurait pas de petits enfants de son côté et je fronçais les sourcils. « Ne dis pas n'importe quoi. Bien sûr que tu auras des enfants. Mais pas avant longtemps. Tu es bien trop jeune pour ça pour l'instant. » Oui elle était jeune. Elle n'avait même pas vingt ans. J'avais eu un enfant bien jeune et même si j'aimais Haylee et si mes trois enfants étaient les plus grandes réussites de ma vie, ma fierté et mon amour, je ne souhaitais cette situation à aucun d'eux. Je voulais qu'ils trouvent l'amour, cohabitent, se marient et ensuite, quand ils seraient installés, qu'ils aient des enfants. Et puis, j'avais beau dire sans cesse que j'étais une vieille carne, je n'étais pas encore prêt à me faire appeler papy.

Elle posa ensuite une ravale de question nouvelles sur mon état de santé et je me mordis la lèvre alors qu'elle avait l'air si défaite, si pleine d'incompréhension. Encore une fois, je me retrouvais à être incapable de mentir. Je pouvais cacher, mais pas mentir. Je n'avais jamais pu leur mentir. « Ce n'était pas si subitement que cela, Darcy », soufflais-je, essayant d'être le moins brutal possible. « Je ne vous l'ai jamais dit... On ne vous l'a jamais dit, votre mère et moi, parce qu'on ne voulait pas vous inquiéter inutilement, mais je suis suivi par un cardiologue depuis des années. Mon cœur est... fragilisé. J'avais un rythme de vie désastreux quand j'étais plus jeune. Des habitudes alimentaires désastreuses, un goût trop prononcé pour la cigarette, l'alcool. Mon cœur s'est vite fatigué du rythme de vie imposé par le théâtre et de ma mauvaise hygiène de vie. Quand ta mère et moi nous sommes mis ensemble, elle a changé tout cela. Elle m'a fait manger plus sain, m'a fait diminuer la cigarette, même si elle n'a jamais réussi à me convaincre d'arrêter. » Je ne mentais pas. Je ne disais pas tout, ne parlait pas des drogues... Quant à l'alcool... Aucun n'avait jamais posé de question sur le sujet, ni sur le fait que je n'en buvais pas, qu'ils ne m'avaient jamais vu boire, alors même qu'il m'arrivait de raconter un passé où je buvais sans remords. « Elle s'est assurée que j'ai un nombre d'heures de sommeil suffisant et que je sois un homme plus sain de corps... Mais le mal était déjà fait, mon cœur était fragilisé et par sécurité, j'ai commencé à être suivi et à faire des examens réguliers. J'ai juste eu un problème qu'aucun médecin n'aurait pu prévoir à l'avance. Ce sont des choses qui arrivent, chérie. »

Je caressais sa joue, tendrement, posant mon front contre sa tête. « J'aimerais te promettre que je n'aurais plus jamais aucun problème de santé, mais tu sais que c'est impossible, mon cœur. Ce que je peux te promettre en revanche, c'est que je me battrais toujours pour te revenir. Jamais je ne t'abandonnerais ainsi. Je n'ai pas l'intention de mourir avant d'être très vieux. » Je relevais les yeux pour pouvoir la regarder, essayant de faire passer dans mon regard toute ma détermination et mon assurance. « Je compte te conduire à l'autel, tout comme ta sœur, sur mes deux jambes, fièrement. Je compte venir à la maternité et pouvoir prendre tout seul vos bébés dans mes bras. Je compte jouer dans le jardin avec les enfants et peut-être même voir leur mariage aussi. Et leurs enfants. Je serais bien en arrière-grand-père, tu ne crois pas ? J'ai bien l'intention de voir l'humanité quitter la Terre pour aller s'installer sur Mars, aussi, tu sais. »

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MessageSujet: Re: Liam ⊰ Please don't leave me   Dim 23 Juil - 12:54



❝Please don't leave me❞
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Entendre mon père parler de potentiels petits-enfants avait quelque chose de bizarre. Je savais comment il était. Je savais comment il se comportait quand Haylee et moi étions intéressées par un garçon. Il n’y avait qu’à le voir avec Travis. Il passait son temps à se montrer négatif avec lui. Il n’avait cessé de le rabaisser pendant la pièce et mettre constamment le doigt sur ses défauts. Enfin, pour Travis, il n’avait plus de souci à se faire maintenant. Je ne l’avais pas revu depuis Halloween et vu la façon dont ça s’était terminé, je n’avais plus envie de le voir. Il m’avait brisé le cœur, malgré lui. Je ne lui en voulais pas de ne pas partager ce que je ressentais, mais c’était trop douloureux de le regarder en face après ça. De toute manière, mon père assura que je n’aurais pas d’enfants avant longtemps parce que j’étais trop jeune. Il n’avait pas tort. Quand on est une enfant soi-même, c’est dur de devoir en élever un. « Peut-être que je n’en veux pas. » Je n’étais pas dans le bon état d’esprit pour me poser la question. Si Travis ne voulait pas de moi, je finirais seule avec des chats. « Mais il n’y a pas vraiment d’âge, tu as eu Haylee tôt toi. » Certaines devenaient carrément mères à seize ans. L’âge n’était plus vraiment un facteur à prendre en compte de nos jours.

Enfin, là n’était pas vraiment la question, ce qui m’importait le plus, c’était l’état de mon père et cette peur qui ne me quittait pas qu’il fasse de nouveau un malaise. Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il s’était passé. Rien ne pouvait arriver à mon père, alors pourquoi ? Il affirma que cela n’était pas arrivé subitement et je fronçais les sourcils, dubitative. Comment ça ? Je m’étais redressée pour pouvoir le regarder, posant une main sur son cœur pour continuer de le sentir battre, au cas où il décidait de s’arrêter subitement. Il entra alors dans une phase de confession. Son cœur était fragile depuis longtemps à cause d’une mauvaise hygiène de vie dans sa jeunesse. D’accord, il fumait toujours, mais il y avait quelque chose que je ne comprenais pas. Je secouais doucement la tête pour assimiler ce qu’il venait de m’apprendre. Jamais je n’aurais pu imaginer qu’il avait le moindre problème de santé… Mon père n’était donc pas si invincible que ça ? Cela voulait-il dire qu’on pouvait me l’arracher à n’importe quel moment ? J’avais envie d’en pleurer. « Tu… Euh. Tu aurais dû nous le dire plus tôt. Mais… Pourquoi toi ? Je veux dire beaucoup de gens ont une mauvaise hygiène de vie, mais ils n’ont pas de problème pour autant. Certains fument plus que toi. Et puis… Je ne t’ai jamais vu boire. » Je secouais de nouveau la tête, me perdant dans mes propres réflexions. « Je ne comprends pas, pourquoi maintenant ? Pourquoi d’un seul coup alors que tout allait bien jusqu’à maintenant ? Tu ne bois pas, tu n’as pas de pièce en cours, t’as pas de stress à avoir pour quoi que ce soit, tout va bien, alors pourquoi ? Tu n’as pas une si mauvaise hygiène de vie avec nous. » Il continua son explication sur le fait qu’aucun médecin ne pouvait prévoir son malaise parce que c’était des choses qui arrivaient. Mais je ne comprenais pas pourquoi son cœur s’était affolé alors qu’il ne s’était rien passé de différent de d’habitude. « Il n’y a pas de raison que quelque chose se passe mal. » Non c’était impossible. Je ne pouvais pas me résoudre à croire que le hasard était responsable parce que dans ce cas-là, il ne serait plus jamais à l’abri d’un nouveau problème. Cela voudrait dire qu’il pouvait s’écrouler et m’être arraché à n’importe quel moment. Et ça, je ne pouvais pas le supporter. « Ça veut dire que ça va t’arriver de nouveau ? N’importe quand ? Comme ça d’un seul coup ? Et si tu es tout seul quand ça arrive ? Je ne veux pas que ça se reproduise. Je resterais toujours avec toi. » Voilà que mon débit de parole s’accélérait, laissant place à une certaine panique qui repointait le bout de son nez.

Il caressa ma joue et posa son front contre le mien ne pouvant me promettre que cela ne se reproduira pas. Cependant, il me promit de toujours se battre pour me revenir et que jamais il ne m’abandonnerait. J’aurais aimé le croire mais j’avais du mal à me dire qu’on pouvait contrôler quoi que ce soit dans ce genre de situation. Comment contrôler son corps et son esprit en étant inconscient ? Je n’avais jamais cru à tout ça parce que dans le cas contraire, maman nous aurait abandonnés, délibérément. Pourquoi ne s’était-elle pas battue elle, pour nous revenir ? Cependant, je ne voulais pas le contredire et me contenais de sourire tristement en sachant pertinemment que ses paroles n’auraient aucun impact sur moi. Mieux valait qu’il en soit convaincu, ça en faisait au moins un sur deux. Je ne voulais pas qu’il fasse de promesse qu’il ne pourrait pas tenir… Même si lui semblait convaincu par ses promesses. Il repartit dans le futur, évoquant nos mariages à Haylee et moi, nos bébés et carrément les mariages de nos enfants et des leurs. Euh… J’étais en train de le perdre là, non ? Comment pouvait-il voir notre descendance aussi loin quand moi-même je ne m’en sentais pas capable. Personne ne vivait aussi longtemps pour voir autant de générations. Il me perdit totalement lorsqu’il mentionna l’humanité quitter la terre pour vivre sur mars. « Euh… Papa, est-ce que ça va ? » Non parce que là, le délire partait loin. Je me redressais pour m’asseoir, sans enlever ma main de son cœur. Je jetais un œil à toutes ces machines autour de lui, regardant les courbes même si je n’y connaissais strictement rien. Si le bip était régulier c’est que ça allait, non ? Est-ce qu’il était sous de puissants médicaments ? Mon dieu qu’est-ce qu’ils lui donnaient pour qu’il déraille à ce point ? « Tu te sens bien ? Non parce que tu dis des choses un peu bizarres quand même. Tu ne veux pas que j’appelle Aiden ? » Non parce que ça devenait inquiétant. Est-ce que son malaise avait provoqué autre chose ? Comme un problème au cerveau ou je ne sais où ?


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MessageSujet: Re: Liam ⊰ Please don't leave me   Mer 2 Aoû - 16:59



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"Elle ne te quitte jamais. Elle veille, tenace, connait nos parts d'ombre et de lumière, change au gré de nos humeurs. Chaque jour, elle offre une version différente d'elle-même. Tantôt faible et blême, tantôt forte et resplendissante. La lune sait ce que c'est que d'être humaine. Incertaine. Seule. Grêlée d'imperfections." - Tahereh Mafi



Darcy n'était pas prête à avoir des enfants. Elle me fit mal au cœur quand elle demanda ce qu'il se passerait si elle n'en voulait pas, mais je refusais de le croire. Elle n'en voulait pas maintenant, parce qu'elle était encore jeune et c'était tant mieux, mais je refusais de croire qu'elle ne voudrait pas d'enfants, plus tard. J'espérais sincèrement que mes trois enfants me donneraient de beaux petits-enfants. J'avais envie de pouponner, de nouveau et je savais que je ne pourrais plus le faire qu'en tant que grand-mère. Cela m'allait. J'avais eu trois enfants merveilleux avec la plus magnifique des femmes de la Terre. Nous avions décidé ensemble de ne pas en avoir d'autres, mon travail me prenant trop de temps, les enfants nous prenant déjà tout le temps restant. Nous n'avions pas voulu sacrifier les moments privilégiés qu'on pouvait se permettre, indépendamment, avec chacun d'eux, même si avoir un enfant de plus n'aurait été que plus d'amour. L'amour ne pouvait pas se partager, il se multipliait, mais le temps, lui, n'était pas extensible et entre tous, nous avions réussi à atteindre le bon équilibre avec trois.

« Oui, il n'y a pas d'âge », concédais-je. De toute manière, il aurait difficilement pu en être autrement. Nous avions eu Haylee si jeune. Par accident. Mais qu'importe. Elle était arrivée dans nos vies, les avait radicalement changées et nous en avions été les plus heureux du monde. « Et Haylee, comme Jasper et toi, a été le plus beau des cadeaux que la vie nous ait faite. » Mes bébés. Mes amours.

Mentir à mes enfants avait toujours été difficile et douloureux et je m'étais toujours promis de ne jamais mentir sur autre chose que sur les drogues et le métier de leur mère au moment de notre rencontre. Le reste, nous avions parfois dû broder, mais nous n'avions jamais menti. Il était hors de question que mon état de santé en soit autrement. Et puis, de toute manière, Haylee savait pour mon cœur fragile. Pire, elle savait la vérité sur mon passé. Le souvenir de sa mère était sauf, heureusement. Je pouvais accepter... supporter... Bref, je pouvais vivre avec le regard de ma fille sur ma personne. Je ferais tout pour réparer les choses. Lui faire comprendre que nous avions fait ce choix pour les protéger. Darcy ne serait pas capable de supporter cette vérité là. Moi, je ne serais pas capable de supporter ce regard-là. J'avais trop honte de moi. Trop de gens m'avaient déjà mis face à ma honte depuis mon arrivée à l'hôpital.

Elle paniquait, de nouveau et j'étais impuissant. Ma tentative de lui faire comprendre que je comptais juste vivre encore bien des années fut un échec cuisant, alors qu'elle se demandait si je ne délirais pas juste, tout simplement et je soupirais, l'attirant de nouveau dans mes bras pour la serrer le plus fort possible malgré mes douleurs. « Reste là. Respire calmement et écoutes moi, tout simplement. S'il te plaît... » J'inspirais un grand coup, essayant de peser chacun de mes mots, inspirant son odeur, savourant son contact et sa chaleur, posant des baisers dans ses cheveux. « Je ne suis pas délirant. Le voyage sur mars, les scientifiques y travaillent depuis des années. Et la médecine progresse tous les jours. Peut-être qu'elle ne sera pas capable de soigner toutes les maladies quand je serais vieux et décrépit ou peut-être qu'elle le sera. On en sait rien. Quand j'avais ton âge, les téléphones portables n'existaient pas. C'était un truc complètement fantastique. Personne ne croyait vraiment qu'un jour, on pourrait communiquer avec quelqu'un se trouvant à Pékin tout en étant soit même dans un champ au milieu de nulle part. Quand j'étais enfant, avoir un téléphone à la maison était déjà quelque-chose de réservé aux riches. Et regarde aujourd'hui. Tout le monde a un portable et on peut même faire des appels vidéos avec des gens à l'autre bout du monde. », ajoutais-je comme explication, souriant dans ses cheveux. « Ce que je veux simplement te dire Darcy, c'est qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait. La seule chose que je peux te promettre, c'est que je ferais attention, maintenant et que je ne vous cacherais plus mes problèmes de santé. D'accord ? Je vais prendre les médicaments qu'on me donnera, je vais suivre les consignes des docteurs, je vais faire tout ce qu'il me diront que je dois faire et j'irais mieux. Ça, je te le promet. »

J'allais déjà mieux. Je serais bientôt complètement clean et je reprendrais contact avec les bonnes personnes pour ne pas replonger. J'avais déjà été mieux, une fois. J'avais perdu pied, mais j'allais me battre pour aller mieux, de nouveau. Ça, je pouvais le promettre. Mon cœur suivrait, parce que je ne lui laisserais pas le choix.

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