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 ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.

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MessageSujet: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Sam 14 Jan - 21:44


   

     

   

Just say you won't let go. Just say you love me.

— Castiel & Milah
C'était le premier grand jour de ma démarche. Malgré tous les efforts de Castiel pour retarder au maximum ce moment, mon avocate avait fini par lui envoyer une ordonnance du tribunal l'obligeant à venir à ce premier rendez-vous de tentative de conciliation. Je n'avais pas envie d'aller jusque devant le juge. Si nous pouvions régler les choses à l'amiable, cela me convenait parfaitement et j'espérais qu'il comprendrait. Pour le bien de nos enfants, j'espérais vraiment qu'il pourrait comprendre que nous devions essayer de concilier au mieux les choses. J'avais peu d'espoir, cependant.

Il y a quelques jours, j'étais rentrée saoul d'une soirée avec mes employées. Pas le meilleur des exemples, mais mon état plutôt lamentable (rieuse et frivole sous les effluves d'alcool, amoindrie par une cheville foulée) avait, de façon surprenante, boosté les choses entre nous. Un face-à-face presque à coeur ouvert, une petite dispute et nous avions fini par faire l'amour de façon passionnée. Une chose qui ne nous était pas arrivée depuis... Un temps incalculable. Pour la première fois depuis longtemps, nous avions dormi nus ensemble et c'est son réveil matinal d'homme qui avait conduit à mon propre éveil, me faisant sourire toute la matinée au souvenir de son corps d'homme contre le mien. J'avais enfilé une de ses chemises, une culotte, à regret, mais nécessaire à cause des enfants et j'avais passé la matinée ainsi vêtue, son regard lourd de sens posé sur moi et l'envie de jouer les petites effrontées...

Mais les choses n'avaient pas duré. Il avait bien fallu revenir à la réalité et la réalité était que j'avais entamé une procédure et que nos retrouvailles physiques, même si elles avaient été un peu émotionnelles, ne changeaient rien à la vérité quotidienne et à mes raisons.Alors quand la date avait été fixée, je m'étais contentée de laisser la lettre de convocation là où il pourrait la trouver et nous n'en avions pas parlé. Fidèle à son attitude depuis que je lui avais annoncé mon envie de divorcer, il avait fait la sourde oreille, prétendu que cela n'existait pas et comme chaque fois, il n'avait pas parlé de cela, parce que je n'avais pas évoqué le sujet en premier. J'espérais donc qu'il viendrait. Pour le bien de notre histoire. Pour le bien de nos enfants. J'espérais réellement qu'il serait présent. Je ne savais que trop qu'une convocation officielle n'était pas un choix, mais une obligation. Je ne savais que trop que cela compliquerait tout, le sanctionnerait, s'il n'y venait pas. Et il connaissait assez le monde des affaires pour le savoir aussi.

Déjà assise dans la salle dotée d'une grande table à huit chaises, aux côtés de mon avocate, j'attendais avec appréhension mon mari - Mon futur-ex-mari ? - et son propre avocat. Je ne savais même pas s'il en avait embauché un en prévision ou s'il avait décidé d'attendre jusqu'au dernier moment pour en engager un. Essayant de penser à autre chose, je me regardais un peu de haute en bas. Malgré tout, j'avais essayé de me faire belle. Après avoir hésité une seconde sur la possibilité de lui piquer une chemise, comme je le faisais souvent, j'avais fini par me dire que ça ne serait pas correcte un jour significatif pour un divorce et avait choisi de porter mes propres vêtements. Pour accompagner ma jupe crayon noire, j'avais donc opté pour un top blanc au décolleté plongeant. J'avais troqué mes habituels talons contre une paire de ballerines noires. Normalement, depuis quelques jours, je ne portais qu'une chaussure, portant une attelle à l'autre depuis qu'il m'était devenu trop douloureux de faire peser mon poids sur ma cheville blessée. Mais l'occasion m'avait semblé trop importante pour avoir un style aussi débraillé, j'avais donc retiré mon attelle avant de venir pour straper ma cheville au maximum et ainsi pouvoir porter deux chaussures. Castiel allait probablement lever les yeux au ciel face à mon insolence, papa poule qu'il était en toute occasion.

Finalement, à l'heure dite de la convocation, quelques coups furent frapper à la porte et Castiel entra. Malgré moi, je souris doucement, reconnaissante qu'il ait fait cela, qu'il soit finalement venue. Même si je l'avais un peu pris au piège, il aurait pu n'envoyer que son avocat, se faire excuser, refuser de venir et faire savoir par le biais de celui-ci qu'il ne viendrait qu'au tribunal, devant un juge statuant. Mais non, il était venu. Alors, malgré ma cheville douloureuse, je me levais, m'appuyant sur la table pour reposer mon pied au maximum et le saluer, hésitante à bouger, décidant de finalement rester là, à lui accorder un simple hochement de tête en guise de salut. Comment étions nous censé saluer quelqu'un qu'on avait vu le matin même, même brièvement, autour de la cafetière ? Comment étions nous censé saluer l'homme qu'on voulait quitter ? Certainement pas en l'embrassant... Même si contourner la table pour aller l'embrasser me semblait mille fois plus naturel que de simplement le saluer d'un hochement de tête... C'était étrange, le divorce d'un homme qu'on aimait toujours d'une certaine façon. D'un homme avec qui les gestes affectueux n'étaient pas les gestes d'un amour passionné... D'un homme qui ne nous avait jamais vraiment aimé, mais nous avais honoré comme il avait toujours juré de le faire, embrassant et faisant l'amour avec des sentiments qui étaient toujours là et resteraient à jamais là, même si ça n'avait rien à voir avec de l'amour...

« Monsieur Redfield », le salua mon avocate en lui tendant la main pour qu'il la serre. « Merci d'être venu. Installez-vous, je vous prie. »
   MAY


     
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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Dim 12 Fév - 23:36


Milah & Castiel
Just say you won't let go. Just say you love me

Assis dans ma voiture garée sur le parking de mon lieu de rendez-vous, je n’avais aucune envie d’en sortir. Je n’avais pourtant pas vraiment le choix. Mais la volonté n’était pas présente. Cela faisait des mois que je repoussais le sujet, que je ne voulais pas en entendre parler, faisant la sourde oreille ou repoussant l’échéance chaque fois que le sujet était abordé. Je ne voulais pas divorcer. Pour diverses raisons. D’une part pour mes enfants. Je ne voulais pas leur faire subir ça à leur âge. Ils étaient bien trop jeunes pour subir le divorce de leurs parents. D’autre part pour moi-même. J’aimais ma vie. J’aimais mon travail. J’aimais Milah, d’une certaine façon. Avant de recevoir cette convocation, j’avais pensé que les choses s’étaient arrangées entre nous. Il y a quelques jours, elle était rentrée éméchée et amochée de sa soirée entre collègues et après quelques minutes de tension, nous avions fini par faire l’amour et redormir ensemble pour la première fois depuis des mois. Je m’étais rendu compte que j’aimais ce genre de moment passé avec elle. J’aimais la toucher, l’entendre jouir, l’entendre prononcer mon prénom après l’amour. J’aimais voir ce sourire béat sur son visage, la voir déambuler dans la maison avec l’une de mes chemises. Je m’étais rendu compte que tout ça m’avait manqué. J’avais voulu faire des efforts, l’inviter au restaurant, pourquoi pas. Ce genre de chose. J’étais décidé à le faire, il me fallait juste un peu de temps pour tout planifier. Mais j’avais reçu cette lettre avant que je ne puisse faire quoi que ce soit. Comme un coup de couteau. Comme si on m’avait coupé l’herbe sous le pied. Comme si cette nuit n’avait servi à rien. Etait-elle toujours aussi déterminée à divorcer après ce bon moment passé ensemble ? Je ne comprenais pas bien. J’avais l’impression que tout ce que j’avais en tête était vain.

Alors je me retrouvais là, dans ma voiture à réfléchir inlassablement. A retarder l’échéance encore et encore, de quelques minutes cette fois. Je n’avais pas le choix. Je devais me présenter à ce rendez-vous. Pour le bien de tout le monde. Je regardais la lettre posée sur le siège passager comme s’il s’agissait d’une bombe prête à exploser. Comment avait-on pu en arriver là ? Cette question résonnait en écho dans ma tête alors que je me saisis de ma lettre pour la ranger dans la poche intérieur de mon costume. Ce n’était pas un rendez-vous anodin alors j’avais dû me mettre sur mon trente-et-un, comme le voulait les convenances. Un costume noir, une chemise blanche et une cravate. Les apparences comptaient toujours et partout. Je sortis finalement de ma voiture et à peine l’avais-je fermée que mon téléphone se mit à vibrer. Je le sortis de ma poche et constatais que l’appelant n’était autre que mon avocate. Après un bref échange de mots, je raccrochais. Elle m’avait appelé pour me prévenir qu’elle aurait quelques minutes de retard à cause d’un rendez-vous précédent qui avait un peu dépassé sur l’horaire prévu.

Elle m’avait indiqué de ne pas l’attendre et qu’elle ferait au plus vite pour ne rien manquer alors j’étais entré dans le bâtiment, cherchant le lieu de rendez-vous. Lorsque je l’eus trouvé, je frappais quelques coups à la porte avant d’entrer dans la pièce. Milah et son avocate étaient déjà là. Elle m’adressa un sourire et se leva. Je n’avais aucune envie de sourire pour ma part. J’étais pris au piège, pas de quoi être heureux. On ne s’était pas concertés, mais nous étions raccord au niveau des couleurs de nos tenues. Mon regard s’attarda quelques secondes sur son haut. Mais ce que je constatais bien vite, c’est qu’elle n’avait pas mis son atèle. Je ne pus m’empêcher de me pincer les lèvres et de lui faire les gros yeux pour lui montrer que je désapprouvais cette négligence. Rendez-vous important ou non, elle était blessée. Elle devait porter son atèle en toute circonstance. Je n’eus pas le temps de dire ou faire quoi que ce soit de plus que son avocate me salua déjà en me tendant la main. Je la serrai à mon tour. « Bonjour. » Elle me remercia d’être venu – pour ça, je n’avais pas vraiment eu le choix - et m’invita à m’asseoir. Je hochais simplement la tête avant d’aller m’asseoir et poser mes mains sur la table en croisant les doigts. « Je vous prie d’excuser le retard de mon avocate, elle devrait arriver d’une minute à l’autre. » Je ne savais pas si l’avocate de Milah allait vouloir l’attendre ou non avant de commencer mais je préférais la prévenir. Je ne voulais pas divorcer, je ne voulais pas qu’on en arrive là, mais je n’étais pas stupide. Milah avait engagé une avocate, moi aussi j’en avais besoin. Même si je n’en voulais pas. Encore une fois, je n’avais pas eu le choix. Ma vie n’avait toujours été faite que de contraintes de toute manière.

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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Ven 17 Fév - 18:19


   

     

   

Just say you won't let go. Just say you love me.

— Castiel & Milah
Il n'était pas heureux. Cela pouvait s'entendre. Mais il était fermé, en plus. Il n'était pas seulement décidé à mettre de la mauvaise volonté. Il était décidé à montrer qu'il n'avait aucune intention de participer à cela. J'étais peiné qu'il ne comprenne pas. Peiné qu'il ne veuille pas comprendre pourquoi je le faisais. Oui, nous avions faits l'amour et dormi ensemble récemment et oui, cela avait été délicieux, mais cela ne pouvait pas compenser six années d'un mariage sans amour. Cela ne pouvait pas me suffire. C'était de l'égoïsme ? Peut-être. Sûrement... Mais j'en avais assez de faire passer le bien de tout le monde avant le mien. J'en avais assez de faire semblant d'être pleinement heureuse, quand l'ombre au tableau était le principal élément de ma vie. Oui, j'avais un boulot que j'aimais passionnément, des enfants qui étaient toute ma vie. Mais j'étais mariée et seule. Et aucune femme ne devrait avoir à se sentir seule dans son mariage.

Il me fit les gros yeux, comme on gonde un enfant, lorsqu'il vit que je ne portais pas mon atèle, mais je me forçais à ne pas réagir, ni argumenter. L'heure n'était pas aux reproches de mes imprudences pour ma cheville. Nous avions plus urgent à régler.

Il salua finalement mon avocate, expliquant que la sienne arriverait dans quelques minutes. « Bien. Nous l'attendrons dans ce cas », assura la femme, en se rasseyant. « Même si nous vous avons convoqué de façon officielle et obligatoire pour ce rendez-vous, ni Mme Redfield, ni moi-même ne souhaitons que vous vous sentiez pris au piège dans les discussions concernant les conditions relatives au divorce. Au vu des éléments en jeux dans cette séparation, que ça soit de part le fait que vous avez des enfants, mais aussi relatifs à vos fortunes personnelles et communes, soyez assuré que nous n'aborderont jamais les questions de partage sans la présence de votre avocate. Souhaitez-vous tout de même que nous abordions la manière dont la procédure va se dérouler ou souhaitez-vous attendre votre avocate pour avoir un témoin de confiance ? »

Elle savait que Castiel était contre ce divorce, que je l'avais longtemps repoussé pour lui permettre de l'accepter. Elle savait aussi que pour nos enfants, je souhaitais que les choses se fassent de la façon la plus paisible possible. Je ne souhaitais pas de conflit. J'espérais même que nous n'aurions pas à aller devant un juge pour qu'il statut sur les termes de notre divorce. J'espérais que tout pourrait se régler en conciliation et pour ce faire, je lui avais clairement exposé mon désir de jouer de prudence avec les sensibilités et les désirs de Castiel. Je voulais aller au bout de la démarche, mais je ne voulais pas que cela ruine l'entente que nous avions toujours eu, avant même d'être « ensemble » à proprement parlé. Elle avait compris et adjugé qu'il serait donc préférable de prendre toutes les précautions pour ne pas se mettre en défaut vis-à-vis de mon futur-ex-mari. Ne jamais se mettre d'accord et prendre pour acquis une close du divorce tant qu'elle n'était pas faite en présence de nos avocates respectives et éviter toute discussion source de conflit en dehors de nos séances de conciliations en faisait partie.

Pourtant, j'avais fortement envie de parler, là, maintenant. J'avais réellement envie de besoin de le rassurer. Oui, je voulais divorcer, mais je ne voulais pas le rayer de ma vie pour autant. « Castiel, je voudrais vraiment que les choses se passent au mieux. Pour les enfants. Pour nous... »
   MAY


     
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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Lun 20 Mar - 15:00


Milah & Castiel
Just say you won't let go. Just say you love me

Je n’avais aucune envie d’être là. Nous le savions aussi bien l’un que l’autre. Je n’avais jamais été d’accord avec cette idée de divorce et ça n’avait pas changé au jour d’aujourd’hui. J’estimais que c’était une belle erreur et que les plus touchés dans cette histoire seraient nos enfants. Mais Milah n’en avait que faire. Madame voulait de l’amour, de la manière la plus égoïste qui soit. Elle ne se rendait absolument pas compte du mal qu’elle allait causer à notre famille, qui risquait de ne plus en être une d’ici quelques mois. Je n’acceptais pas, pourtant pour la énième fois dans ma vie, je n’avais aucun choix sur la marche à suivre. Bien que je ne sois pas d’accord, je ne pouvais pas la forcer. Toute ma vie n’avait été dictée que par la volonté d’autrui, je n’avais jamais fait aucun choix propres à ma volonté, excepté pour mon travail. Ma vie ne m’avait jamais appartenu et cela ne risquait pas de s’arrêter.

Mon avocate allait arriver d’un instant à l’autre, le temps qu’elle termine une entrevue dans l’un des bureaux de l’établissement. L’avocate de Milah en prit bonne note et assura que nous l’attendrions. Cependant, lorsqu’elle s’assit, elle ne laissa pas le silence s’installer. Elle me déballa tout son petit discours pour tenter de me rassurer et me brosser dans le sens du poil. Je ne supportais pas ce genre de speech qui n’avait que pour seul but de nous embobiner. Mon père avait l’habitude de parler de cette façon avec des employés et ses assistants. Il avait l’art et la manière de manipuler son monde par la parole. Les avocats étaient pareils. Bien sûr que je me sentais pris au piège et ses excuses n’y changeaient rien. Si je n’étais pas venu aujourd’hui, cela m’aurait porté préjudice. Alors peu importe ce qu’elle tentait de me dire, il était évident que ma présence avait été requise et ce, contre mon gré. Ces gens avaient l’habitude de manier les mots. La manipulation était monnaie courante dans ce domaine. « Je souhaiterais l’attendre, si cela ne vous ennuie pas. » Elle m’avait assuré qu’elle n’en aurait pas pour longtemps, nous n’étions plus à cinq minutes près.

J’aurais tellement aimé que tout se passe autrement. J’aurais aimé n’être que dans un mauvais rêve, que Milah n’ait jamais mentionné cette idée de divorce. J’aurais aimé qu’elle change d’avis, qu’elle reprenne ses esprits, qu’elle se rende compte qu’elle mettait en péril le bien-être de nos enfants. Elle s’était bien rendue compte que le comportement de Leena avait changé au fil du temps. Elle était devenue beaucoup plus collante avec moi, réclamant que je la prenne dans mes bras constamment. Chaque fois que je devais partir travailler, elle pleurait toutes les larmes de son corps, comme si je l’abandonnais. Avait-elle seulement senti ou entendu quelque chose ? Quant à Leo, j’avais la sensation qu’il se refermait de plus en plus sur lui-même. Il ne voulait plus qu’on l’aide pour quoi que ce soit, prétextant qu’il voulait tout faire tout seul. Je ne sais pas si je me fais des idées, mais j’ai l’impression que le comportement de mes enfants a déjà changé. Et pas forcément dans le bon sens du terme. La voix de Milah me sortit de mes pensées pour me ramener à la réalité du moment. Ses paroles avaient un gout amer. Elle voulait que les choses se passent au mieux, pour les enfants, mais également pour nous. Avait-elle déjà remarqué le changement de comportement chez nos enfants ? Et à quoi s’attendait-elle pour nous ? Avait-elle seulement envisagé que nous pourrions nous entendre à la perfection après cela ? Dans quel monde vivait-elle ? « Nous n’obtenons pas toujours ce que nous voulons dans la vie Milah. Nos enfants savent déjà qu’il se passe quelque chose. Il n’y a qu’à voir leur comportement. Quant à nous… Qu’espères-tu ? » Je n’avais jamais vu de divorce se dérouler sans fracas, alors je ne comprenais pas bien ce qu’elle espérait. Il ne pouvait rien en découler de bon. Sauf pour elle, peut-être, vu qu’elle était à l’origine de cette demande. « Que tout ira bien dans le meilleur des mondes ? Je suis navré de te décevoir, mais cela ne fonctionne pas ainsi. » Elle ne se rendait pas compte de la réalité de la vie, ce n’était pas possible autrement… Elle vivait sur son petit nuage, mais la chute n’en serait que plus douloureuse.

Quelqu’un toqua finalement à la porte et mon avocate montra enfin le bout de son nez. « Bonjour à tous et pardonnez mon retard. Une entrevue s’est un peu éternisée avec l’un de mes clients. » Lança-t-elle alors qu’elle entra dans la pièce en refermant la porte derrière elle. Elle s’avança vers Milah et son avocate pour leur serrer la main avant de venir s’asseoir à mes côtés. « Bien, nous allons pouvoir commencer, à moins que ce soit déjà chose faite ? »

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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Mer 29 Mar - 21:23


   

     

   

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— Castiel & Milah
J'aurais aimé que les choses se passent bien. Je savais qu'elles le pouvaient, si nous faisions tous les deux des efforts, mais j'avais blessé Castiel dans son orgueil et je connaissais mon mari. Je lui avais fait un affront en demandant le divorce et son ego parlait désormais avant sa raison. Les enfants n'étaient qu'une excuse. Pas une de celle qu'il donnait pour me donner des remords. Celles derrières lesquelles il se cachait pour éviter d'avoir à faire face aux vérités. Se cacher derrière les obligations familiales pour ne pas avoir à s'avouer qu'il ne pouvait pas gérer sa vie quand il contredisait ses parents. Se cacher derrière l'affection tendre pour la mère de ses enfants pour ne pas avoir à réaliser qu'il vivait dans un mariage sans véritable amour. Se cacher derrière les conséquences sur nos enfants pour ne pas avoir à affronter l'échec de notre union. Castiel avait cette capacité ultime de transformer le monde en noir et blanc – en bon et mal – pour ne pas avoir à se questionner sur les nuances.

Fut un temps, j'avais aimé cela. Aimer son caractère déterminé. Aimé qu'avec lui, ça soit oui ou non, jamais indécis. J'avais aimé qu'il ait un jugement sur tout et ose le dire. Mais aujourd'hui, cela faisait partie de ces choses que je ne pouvais plus supporter. Parce que je n'étais pas le mal dans cette histoire et il n'était certainement pas le bien. J'avais ma part de droit et ma part de défauts. Il avait les siennes. Je ne lui rejetais pas la cause pour tout. J'en avais juste assez. Je voulais que les choses changent. Je prenais le diable par les cornes. Pour une fois dans ma vie, je voulais oser et aller contre ce que tout le monde m'imposait pour le bien des autres. Était-ce égoïste ? Assurément. Étais-je un monstre pour autant ? Je ne pensais pas.

Pourtant, lui restait obstinément accroché à son bon discours de loyauté envers les enfants et je n'en pouvais plus, bouillonnant intérieurement. Son avocate arriva sur ses entre-faits et je lui laissais le temps de s'installer avant de craquer, posant mes deux mains à plat sur la table, le regard rivé sur Castiel. « Arrêtes de me prendre pour une conne, Castiel James Redfield ! », lâchais-je, m'attirant un regard noir de la part de ma propre avocate. « Ça fait bien longtemps que j'ai quitté le monde des bisounours. Avant même de te connaître. C'est pour ça qu'on s'envoyait en l'air dans les salles attenantes des réceptions en premier lieu, je te rappelle. » Je n'allais certainement pas lui reprocher les conséquences de nos coucheries, bien sûr. Il fallait être deux pour faire un enfant et nous avions convenu, dès le départ, que Leo, bien que conçu accidentellement, n'était de la « faute » d'aucun de nous, sinon nous deux. Oui, j'avais merdé avec ma contraception, entraînant sa capacité à me féconder. Mais il n'avait pas plus pensé au préservatif que moi ce soir-là et quoi qu'il ait pu y avoir en conséquence était donc notre faute à tous les deux et j'aimais trop notre fils pour réellement parler de conséquence fautive. Je préférais parler d'arrivée impromptue ou d'heureux accident.

« Madame Redfield... », tenta mon avocate, mais je la fis taire en levant une main entre nous. « Non. Qu'il l'entende et que pour une fois, il y ait des témoins. La mienne et la sienne. Au moins il ne pourra plus prétendre que je ne l'ai jamais dit. Que ça n'est pas une réalité. » J'en avais marre du discours à sens unique. J'en avais marre de faire la sourde oreille parce qu'il ne m'écoutait pas plus. Qu'au moins mes mots tombent dans des oreilles attentives. « Nos enfants ne sont pas malheureux parce qu'on se sépare Castiel. Nos enfants sont malheureux parce qu'on s'engueule en permanence. Parce que notre belle unité dans leur éducation a volé en éclat quand ton ego de mâle a souffert de découvrir que ta femme avait besoin de plus que juste ta présence dans sa chambre la nuit. Tu dis qu'on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie ? Génial ! C'est la leçon que tu vas leur donner ? Quand Leena viendra te voir pour te dire qu'elle est amoureuse d'un garçon, tu lui diras qu'on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie et qu'elle devra se contenter du fiancé que tu lui auras choisi ? Quand Leo te dira qu'il a envie de devenir astronaute ou pompier ou dieu sait quoi, tu lui diras qu'on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie et qu'il devra reprendre ta place de prof de sport quand tu prendras ta retraite parce que c'est ce que font les bons fistons ? Je ferais n'importe quoi pour eux et je ferais surtout tout pour qu'ils puissent concrétiser tous leurs rêves. Mais quelle genre de mère je suis quand Leena me demande pourquoi je suis amoureuse de toi et que je ne sais pas quoi répondre parce que je ne sais même pas comment décrire mes sentiments pour toi ? Quelle genre de mère je suis quand Leo me demande comment je sais que tu m'aimes et que tout ce que j'ai en tête, c'est que tu ne m'aimes pas ? Quelle genre de mère je suis quand je leur dis d'être honnête et que je ne le suis même pas moi-même quand ils m'interrogent sur nous ? » J'étais essoufflée d'avoir retenu mon souffle et d'avoir été tendu pendant tout mon discours. J'avais chaud aux joues et j'étais tendue. « Maintenant si tu refuses qu'on parle entre adultes responsables de ce qui se passe ici, très bien. Continuons de nous faire du mal et de leur faire du mal. Ce mariage se terminera que tu le veuilles ou non. A toi de décider comment tu veux que cela se passe ensuite. »
   MAY


     
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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Ven 12 Mai - 15:51


Milah & Castiel
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Je n’avais aucune envie d’être là. Je n’avais aucune envie de mener à bien ce divorce parce que je le refusais en bloc depuis le début. Cependant, ma simple volonté ne suffisait pas à dicter ma vie. Elle n’avait jamais suffi. Depuis mon enfance, jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais été libre de mes choix. Jamais. Je vivais sous la contrainte de quelqu’un, constamment. Aujourd’hui, Milah voulait mettre fin à notre mariage, au détriment de tout ce que l’on avait construit elle et moi. Au détriment de nos enfants, pour son simple bien-être personnel. Un égoïsme sans nom. Pourtant, je ne pouvais pas aller contre sa décision, même avec toute la volonté du monde. Je ne pouvais pas l’obliger à rester ma femme si elle le refusait. Je ne pouvais pas l’enchaîner à la maison. Ni nulle part ailleurs. J’avais hélas pensé que la situation s’était arrangée, en vain. En réalité, cela n’avait rien changé à sa vision des choses. Elle restait bornée dans son idée quand je restais sur la mienne. Mon avocate finit par arriver, s’excusant de son retard. Bien, nous allions pouvoir commencer, pour vite en finir.

Sauf que ma chère et tendre en avait décidé autrement – encore une fois – et sortit littéralement de ses gongs. S’énerver dans ce genre de moment n’était sans aucun doute pas la meilleure des solutions à en juger par le regard noir que lui lançait son avocate. Je ne voyais pas la mienne, mais j’imaginais qu’elle devait se trouver médusée par un tel comportement. Pour ma part, je ne laissais rien transparaître de mes émotions ou de ce que je pouvais bien penser de son excès de voix. Je restais impassible et calme, comme toujours. A quoi bon rentrer dans son jeu pour recevoir les foudres de nos avocates respectives ? M’adossant au fond de ma chaise, je croisais les doigts sur la table, sans la quitter des yeux. Si elle voulait me balancer au visage tout ce qu’elle avait sur le cœur, grand bien lui fasse. Elle me connaissait suffisamment pour savoir que moi, je n’élèverais pas la voix pour lui répondre. « Inutile de monter sur tes grands chevaux ma chérie. Crier ne mène à rien. Et sans vouloir t’offenser, bien qu’il semble que ce soit déjà le cas, là n’est pas le sujet. » Quel était donc le rapport avec le divorce ? Pourquoi mentionnait-elle la façon dont cela avait commencé entre nous ?

Son avocate tenta d’en placer une, en vain. L’autorité naturelle de sa cliente avait suffi à la faire taire d’un simple geste de la main. Elle argumenta sur le fait que je devais entendre ce qu’elle avait à me dire, profitant même d’avoir des témoins. Bien, soit. J’attendais, patiemment. Elle déblatéra un flot de parole incessant. Elle ne s’arrêtait plus. Pour ma part, j’écoutais attentivement tout ce qu’elle disait. Je n’étais pas d’accord sur beaucoup de points. Evidemment. Je pris le temps d’analyser tout ce qu’elle venait de dire, la laissant reprendre son souffle entre temps. Elle termina sur le fait que ce mariage se terminerait, d’une manière ou d’une autre mais que j’avais le choix sur le déroulement qui en découlerait. A mon tour. « Bien, je vais tenter de me souvenir de tout ce que tu as dit pour ne rien omettre parce que je ne suis pas d’accord avec toi sur tous les points. » Je me redressais sur ma chaise pour me tenir un peu plus droit, gardant mes doigts joints entre eux et je m’éclaircis la gorge avant de commencer. Elle voulait qu’on discute ? Soit, nous allions discuter. « Tout d’abord, sache qu’il est inutile de t’égosiller de la sorte, cela ne donnera pas plus de poids à tes arguments. Nos enfants sont malheureux à cause de l’ambiance qui règne à la maison, de ces tensions permanentes, je suis d’accord. Sauf que tout allait bien avant que tu n’émettes le souhait de rompre et de détruire tout ce que nous avions bâti. Alors, au risque de te décevoir, tu es la seule responsable de l’explosion de notre belle unité. Je n’avais rien demandé, nos enfants n’avaient rien demandé. Tu as pris la décision toute seule. Quant à mes paroles, n’extrapole pas je te prie. Je parle pour toi. Tu veux ruiner notre vie de famille alors tu en assumes pleinement les conséquences. Jamais je n’imposerais quoi que ce soit à mes enfants. Jamais je ne forcerais ma fille à épouser qui que ce soit. Jamais je ne briderais mon fils sur ses ambitions quant à son avenir. S’il souhaite devenir astronaute, alors je l’encouragerais dans cette voie. Je ne leur imposerais jamais de suivre mes traces. Leena et Leo exerceront le métier qu’ils auront choisi. Il n’est pas question que je les empêche d’atteindre leur rêves. Je ne laisserais personne faire une telle chose. » Je marquais une légère pause, le temps de me remémorer ce qu’elle avait dit ensuite. Ah oui, les questions de nos enfants sur notre couple. « Tu te prends tellement la tête Milah. Je ne peux pas répondre à ta place quand nos enfants te posent ce genre de question surtout quand ça concerne ce que tu ressens toi, parce que je ne suis pas dans ta tête. Mais je ne comprends pas ce qui te fait penser que je ne t’aime pas. Si je ne t’aimais pas, comme tu sembles le penser, je ne serais pas là à me battre contre ce divorce qui me rebute tant. » Je finis par me lever, pris dans un flot de paroles que je ne contrôlais plus. « Ouvre les yeux Milah, cesse de te voiler la face. Comment peux-tu dire une chose pareille ? Comment peux-tu penser une seule seconde que tu n’as aucune importance à mes yeux, que je ne t’aime pas ? » Etrangement, l’entendre dire qu’elle était persuadée que je ne l’aimais pas et qu’elle ne savait même pas ce qu’elle ressentait pour moi avait quelque chose de blessant et de douloureux. « Pourquoi crois-tu que cette idée de ne plus vivre avec toi me rebute tant ? A ton avis, pourquoi est-ce que je m’oppose tant à cette idée depuis le début ? La vérité c’est que je ne veux pas te perdre Milah, parce que tu es tout pour moi. J’avais pensé que la situation s’était améliorée il y a peu, j’étais même prêt à faire des efforts, pour toi. Je voulais qu’on retrouve cette complicité qu’on avait autrefois. Je voulais te faire plaisir, revoir cet émerveillement dans tes yeux, admirer ce magnifique sourire qui me manque tant… Je voulais nous donner une seconde chance, qu’on sorte plus, tous les deux… Qu’on retrouve cette passion qui nous animait dans les débuts. Qu’on rallume cette flamme qui semble se consumer de jour en jour. Je voulais retrouver cette femme merveilleuse qui m’avait fait tourner la tête dès le premier regard… J’étais décidé à retrouver tout ça… » Je finis par baisser la tête, à cours d’arguments et surtout surpris par tout ce que je venais de dire. Seigneur… J’avais laissé mon cœur parler dans une ultime détresse, sans que je ne contrôle mes paroles. Je pensais chacun de mes mots, mais je n’y avais jamais songé réellement. Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à cet instant. Jusqu’à ce que je me retrouve au pied du mur. Je finis par me rasseoir, ou plutôt par me laisser tomber sur ma chaise, dépité. « Mais, si tu es sûre de ta décision, si tu es sûre de ton choix et de tes sentiments à mon égard, alors soit. Faisons ce qu’il y a de mieux pour tout le monde. » Ou pour la majorité… Si elle voulait réellement divorcer après ça, et bien soit. Je ne pouvais plus rien y faire.

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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Lun 15 Mai - 11:20


   

     

   

Just say you won't let go. Just say you love me.

— Castiel & Milah
J'étais furieuse. Furieuse qu'il parle d'égoïsme alors qu'il l'était tout autant, sinon plus. Furieuse qu'il n'écoute pas et se sente en droit d'argumenter chacun de mes mots. J'étais en colère et je détestais cela, parce que m'embrouiller avec lui était la dernière chose que je voulais. J'aurais juste aimé qu'il écoute, qu'il tente de comprendre, qu'il fasse ce pas vers moi. Qu'il me prouve que j'avais un peu compté pour lui, toutes ses années et que mon bien-être lui avait importé un jour. Mais non. Tout ce qu'il faisait, c'était dire que j'étais puérile, égoïste et emportée.

Après un moment, il décida de répondre point par point à toutes mes doléances et comme il m'avait écouté sans m'interrompre, je le laissais à son tour dire tout ce qu'il avait à dire. Je n'avais pas envie d'écouter. Pas quand lui n'écoutait pas, mais contrairement à ce qu'il pensait, je n'étais ni égoïste, ni désireuse de tout foutre en l'air. Je voulais lui prouver que je n'étais pas bornée comme il le disait.

Nous étions bien d'accord sur une chose : la raison du mal être de nos enfants. Là où nous n'étions pas d'accord, c'était les raisons de ce malaise. Il insinuait que c'était parce que je voulais divorcer et que lui ne le voulait pas, qu'encore une fois, c'était mon action égoïste qui avait conduit à tout cela et je serrais les dents, le laissant continuer. Il assura ensuite qu'il n'obligerait jamais nos enfants à faire une chose qu'ils ne voulaient pas et j'aurais juste aimé savoir pourquoi à moi, il devait imposer cela.

Au bout d'un moment, il finit par capter mon attention, cependant, lorsqu'il argua que je ne pouvais pas décemment penser qu'il ne m'aimait pas. Il me posa alors plusieurs questions, me faisant réaliser des choses qu'il n'avait jusqu'alors jamais dit, pas même quand on se disputait sur le sujet du divorce. Il parla du fait qu'il ne supportait pas l'idée de ne plus vivre avec moi et je m'interrogeais une seconde. Son égo d'homme ? Le fait de n'avoir jamais vécu seul ? Le fait que cela ne correspondait plus aux ordres de sa famille ? Mais non. Il assura ne pas vouloir me perdre. Que j'étais tout pour lui. Qu'il désirait qu'on retrouve notre complicité d'antant et qu'il avait été prêt à faire des efforts pour cela. Des larmes commencèrent à se former aux coins de mes yeux, alors qu'il me faisait une véritable déclaration, parlant de toutes ses choses qui, à ses yeux, me rendaient belle. Sauf que tous ses mots furent détruits par cette acceptation finale. Si je le voulais, soit, il concédait à abandonner et à divorcer... Enfin je pensais que c'était ce qu'il était en train de dire.

Je serrais un poing, ravalant mes larmes autant que possible, essayant de faire en sorte que ma voix ne tremble pas, quand je parlais à nouveau. « Tu ne comprends donc rien ? », demandais-je, la voix que je sentais trop tremblante à mon goût. « Tu crois que ça n'est pas ce que je veux ? Tu crois que tu ne comptes vraiment pas ? Tu crois que cela me fait plaisir ? Je ne veux pas divorcer parce que je suis contre toi, Castiel. Je ne veux pas divorcer pour te faire du mal ou pour envoyer balader notre histoire. Je ne veux pas oublier notre histoire ! J'aimerais juste qu'elle soit plus qu'une histoire de mariage pour la galerie. » Je ravalais difficilement la boule qui s'était formée dans ma gorge, les larmes traîtresse trahissant soudainement mon désarroi. « C''est de penser que je n'ai pas de réelle importance pour toi qui me tue. C'est de penser que jamais tu ne seras capable de m'aimer qui rend mon quotidien insupportable. Je ne veux pas partir, mais je ne supporte plus de rester et de n'être qu'une mère et une épouse. J'en ai assez de ne pas être une femme qu'on peut aimer. Réellement aimer. J'aurais juste voulu que tu m'aimes, Castiel. J'aurais juste voulu qu'un jour tu me regardes et me dise que je suis l'amour de ta vie et qu'aucune autre n'aurait pu t'apporter le bonheur que je t'ai apporté. Pas vis-à-vis de nos enfants, mais vis-à-vis de nous-mêmes. Juste toi et moi. Que juste nous comptait... pour une fois... » Je baissais les yeux, pleurant silencieusement, les paupières closes pour que les larmes ne tombent pas. J'essayais ensuite de relever la tête, le plus fière possible derrière mon état lamentable. « J'aime nos enfants. Je les aime plus que tout et ils sont mon bonheur de tous les jours. Jamais je ne pourrais les renier ou les regretter. Jamais. Mais depuis la première seconde où le monde a su que Leo grandissait dans mon ventre, je n'existe plus que par lui. Ma vie entière a été dictée par sa présence et l'affection que tu me portes, que ta famille me porte, ne tiens que par sa présence. Sans lui, tu en aurais épousé une autre. Tu aurais eu des enfants avec une autre. Je n'aurais été qu'un amusement passager dans ta vie. Je ne suis tienne que parce qu'on a dû le faire pour lui... Est-ce que tu peux seulement comprendre à quel point je me suis perdue dans cette vie que j'ai tant adorée ? Est-ce que tu peux seulement comprendre à quel point j'ai le sentiment d'être inexistante ? »

Je poussais un soupir, avant de me lever, retenant une grimace quand mon pied toucha le sol. « Tu as raison, je suis égoïste... », soufflais-je, la tête basse, la culpabilité croissante, alors que je réalisais dans quelle position inconfortable je plaçais maladroitement nos enfants en essayant de lui faire comprendre mon mal-être et mon sentiment de ne pas être aimé. « Je suis désolée, j'ai... j'ai besoin d'une minute... J'ai besoin d'aller aux toilettes... » Je jetais un bref coup d'œil à mon avocate, m'excusant de tout cet étalage pathétique, avant m'enfuir par la porte, aussi vite que ma cheville blessée ne le permettait. J'avais besoin de me cacher.

Une fois aux toilettes, je m'appuyais contre la chambranle entre deux WC, me regardant dans le miroir, pathétique, défaite, les yeux rouges et larmoyant, les membres tremblant, le cœur brisé...
   MAY


     
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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Ven 14 Juil - 13:08


Milah & Castiel
Just say you won't let go. Just say you love me

Je n’aimais pas me trouver là, en ces lieux, dans cette situation, dans cette confrontation. Je n’avais jamais aimé les conflits. Nous étions pourtant en plein dedans, à mon plus grand regret. J’avais envie que tout s’arrête, que ce combat prenne fin, que nous rentrions chez nous pour reprendre notre vie comme elle l’avait toujours été. Simple, sans prise de tête, sans ce divorce stupide qui me pendait au nez. J’aurais tout donné pour retrouver ma vie d’avant, quand tout allait bien, quand notre seule inquiétude était de bien nous occuper de nos enfants. Que s’était-il passé depuis ce temps révolu pour que cela change à ce point ? Pour que la situation prenne une tournure incontrôlable. Je n’aimais pas quand les choses échappaient à mon contrôle. Je n’aimais pas n’avoir aucune emprise sur ma vie. C’était malheureusement ce qu’il se passait à l’heure actuelle, et ce qui arrivait bien souvent dans ma vie. Rares furent les fois où j’eus mon mot à dire. Mais cela allait changer. Il s’agissait là de ma vie, pourquoi devrais-je subir inlassablement les décisions des autres ?

A mon tour, j’avais étalé mes arguments, laissant au final filtrer des mots dont je n’avais même pas conscience. Je ne me voyais pas vivre sans elle. Je n’imaginais pas une seule seconde ma vie si elle n’en faisait pas partie. Non pas parce que j’avais pris l’habitude qu’elle soit là à chaque instant, mais parce que j’avais besoin d’elle. Cependant, je n’avais aucun droit de la forcer à quoi que ce soit. Elle était libre de faire ses choix et malgré mes arguments, si elle souhaitait toujours qu’on en arrive à la séparation, que pouvais-je faire ? Je n’allais pas la garder prisonnière. Elle finit par reprendre la parole, visiblement bouleversée. Je la connaissais trop pour ne pas remarquer sa détresse. Elle étala alors les différentes raisons qui la poussaient à ne pas vouloir divorcer non plus. Moi qui pensais qu’elle ne me supportait plus, qu’elle voulait me quitter parce qu’elle voulait être aimé par un autre homme que moi, ses paroles avaient comme un gout amer. Pourquoi ne m’avait-elle jamais dit ça clairement ? Au fur et à mesure de ses paroles, je pris conscience que ce qui nous avait toujours fait défaut dans notre couple c’était la communication. Jamais nous n’avions pris le temps de mettre à plat tout ce qui avait un minimum d’importance. Jamais nous n’avions pris la peine de parler sérieusement de nous. Jusqu’à aujourd’hui alors que nous étions au pied du mur sous l’œil de nos avocates respectives. Pourquoi avoir attendu tout ce temps ? La voir pleurer me fit une peine immense et j’eus soudainement envie de la serrer dans mes bras. Chose que je ne pouvais pas me résoudre à faire dans un moment pareil.

Pour la première fois depuis cette annonce de divorce, elle m’expliqua réellement ce qu’elle ressentait et ce qu’elle voulait. Elle ne voulait pas être aimée par un autre, mais par moi. Il est vrai que je n’avais jamais été très démonstratif avec elle alors que j’avais toujours été très tactile avec tout le monde, notamment Lena. Le fait est qu’au départ, je n’avais pas ressenti de l’amour à l’égard de Milah, juste de l’affection. Nous avions été mariés de force pour accueillir Leo. Je n’avais jamais pris le temps de me poser la question la concernant. Trop obnubilé que j’étais par mon rôle de père, puis la routine s’était installée. Que ressentais-je à présent ? Je ne saurais le dire. Avais-je déjà été amoureux dans ma vie ? Je n’en avais pas la moindre idée. Quel effet cela produisait-il ? Tout ce que je savais, c’était qu’il m’était impossible d’imaginer ma vie sans elle. J’avais besoin d’elle, j’avais envie de retrouver notre complicité perdue, je voulais lui faire plaisir, la voir rire et sourire parce qu’elle était magnifique dans ces moments-là. Elle l’était toujours. Même un aveugle pourrait le remarquer. J’étais passé à côté de beaucoup de choses et mes erreurs passées risquaient de me faire perdre l’essentiel. Ses mots me touchèrent en plein cœur alors que je réalisais que j’avais peut-être négligé mes acquis au fil des années. Bien sûr qu’elle avait de l’importance à mes yeux. Une importance capitale. Je n’avais jamais imaginé tout ce qu’elle pouvait ressentir. Jamais je ne m’étais posé la question. Pour moi, tout allait bien alors il en était de même pour elle, sans me douter qu’elle souffrait en réalité de cette situation. Cependant, elle avait tristement raison dans ses paroles. Sans Leo, nous n’aurions jamais été mariés. Pourtant, je ne regrettais en rien tout ce qu’il s’était passé.

J’étais resté silencieux tout du long, ne voulant pas la couper et ne sachant pas vraiment quoi répondre tellement mes pensées se bousculaient. Elle finit par se lever, abdiquant finalement, pour s’éclipser aux toilettes. Je ne pus m’empêcher de penser à l’état de sa cheville sans atèle et à quel point elle devait la faire souffrir. Je soupirais à mon tour alors qu’un silence pesant s’installait tandis que la porte se refermait suite au départ de Milah. Cependant, je ne pouvais pas en rester là. Je ne pouvais pas attendre là sans rien faire. Elle n’allait pas bien, moi non plus en réalité. Je ne pouvais pas la laisser seule après tout ça. Alors à mon tour, je me levais, m’excusant auprès de ces femmes de droit pour sortir de la pièce et rejoindre les toilettes des femmes. Je m’arrêtais devant la porte, hésitant une demi-seconde avant de pousser la porte, me fichant finalement de savoir si Milah était seule ou si une autre femme était présente. Elle était là, tremblante, les yeux rouges. La voir dans un état pareil était douloureux. Sans un mot et dans un élan non contrôlé, je fondis sur elle pour la prendre dans mes bras et la serrer contre moi. L’une de mes mains se posa derrière sa tête, caressant doucement ses cheveux. J’attendis quelques minutes avant de rompre le silence pour murmurer doucement. « Je suis désolé. Vraiment désolé. Je ne m’étais jamais rendu compte que tout cela pouvait te peser autant. » Je déposais un bisou sur sa tête. « On n’a jamais pris le temps de discuter de ce genre de chose, on aurait dû. Comme je te l’ai dit, je tiens à toi, réellement. Je ne supporterais pas de te perdre et de te voir disparaître de ma vie. » Je reculais ma tête légèrement, juste pour pouvoir attraper son visage entre mes mains pour que nos regards se croisent. « Oublions toute cette histoire Milah, sortons d’ici et allons profiter d’un moment tous les deux. Aaron garde les enfants, nous avons du temps devant nous. » Je caressais ses joues de mes pouces et collais mon front au sien. « Laissons-nous une seconde chance avant qu’il ne soit trop tard. On peut aller manger quelque part ou faire ce que tu veux. Qu’est-ce qui te ferait plaisir ma chérie ? Dis-moi. » Ma bouche rejoignit la sienne pour un doux baiser, presque du bout des lèvres, comme un geste désespéré, avant d’y mettre un peu plus de passion. « Dis le moi. » Susurrais-je tout contre ses lèvres. Je voulais lui faire plaisir, j’étais disposé à faire des efforts pour sauver mon mariage et pour qu’un jour je parvienne enfin à lui dire ce que je ressentais réellement. Que je l’aimais, tout simplement.

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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Sam 15 Juil - 11:34


   

     

   

Just say you won't let go. Just say you love me.

— Castiel & Milah
J'avais de l'affection pour mon mari. Beaucoup. A un moment, j'avais même pensé que c'était peut-être lui, l'homme dont je pourrais tomber réellement et complètement amoureuse. Après tout, il avait déjà une place dans ma vie et dans mon cœur qu'aucun autre homme n'aurait jamais. Il était le père de mes enfants... Mais il était évident que lui ne voulait pas ça. Et même s'il disait ne pas vouloir me perdre, il n'était pas capable de m'aimer. Pas comme ça. Il aurait sans doute eu plus de chance de tomber amoureux d'une autre, son ex ou même la baby-sitter, que de tomber pour moi. Je m'en voulais presque d'avoir si longtemps espéré. De n'avoir pas vu plus tôt, que jamais il ne ressentirait ça. Pourtant, il avait presque dit qu'il le pourrait. Mais je n'y croyais plus. Si j'avais envie d'y croire, j'avais aussi besoin de protéger mon cœur.

Oui, j'étais précieuse pour lui. Oui, j'aurais toujours une place particulière, parce que j'étais la mère de ses enfants, mais l'amour... Castiel Redfield n'était visiblement pas en mesure de tomber amoureux de moi.

Venant perturber mes réflexions, la porte des toilettes s'ouvrit et Castiel himself pénétra dans cette zone normalement interdite aux hommes. J'allais le lui faire remarquer, mais il coupa tout souffle dans mes poumons en m'enserrant comme si sa vie en dépendait. Je me fondis dans son étreinte, à la fois désireuse et habituée, mon corps connaissant, depuis les années, la meilleure façon de répondre à ses étreintes. J'avais toujours aimé son contact. J'avais toujours aimé nos ébats. Nos gestes tendres n'étaient venus que plus tard, avec le mariage et l'habitude d'être dans la même maison que l'autre. Les câlins n'étaient jamais vraiment des câlins, sauf dans ces moments-là, quand l'un de nous était triste ou énervé et qu'il avait besoin de réconfort.

Pour la première fois, il semblait réellement réaliser ce que j'essayais de lui faire comprendre depuis tous ces mois. Pour la première fois, il semblait avoir vraiment écouté. Peut-être y a-t-il de l'espoir, après tout... Avais-je seulement envie de prendre le risque d'y croire ? Mon cœur s'emballa quand il assura, une nouvelle fois, ne pas vouloir me perdre dans sa vie. Sa manière de me tenir, son baiser sur mon crâne, l'aveu de tout ce que j'essayais de lui faire comprendre... Tout cela ne rendait les mots que plus vrais, plus profond, plus plausibles. Peut-être qu'il était réellement sincère. Peut-être qu'il avait réellement envie que les choses s'arrangent entre nous. Pas pour retrouver notre vie d'avant, mais pour essayer d'être réellement un couple...

Quand il demanda d'oublier, cependant, je retrouvais une certaine présence d'esprit. Oublier ? Pourquoi ? Je le laissais néanmoins faire, profitant de sa peau contre la mienne, répondant à son baiser, ne disant rien, pour l'instant, le laissant développer. Castiel avait toujours été plus doué pour l'action que pour les mots et je sentais qu'il était sincère, qu'il voulait réellement réparer les choses. Qu'il voulait une seconde chance. Même si certains de ses mots étaient maladroits. Même si ça n'était pas la grande déclaration dont j'aurais rêvé. C'était Castiel. C'était l'homme que j'avais épousé. Et d'un côté, je devais aussi faire des efforts, si les choses devaient avoir une chance de fonctionner entre nous. Si je voulais réellement croire à un nous et croire qu'il pouvait être l'homme qui m'aimerait comme personne, je devais apprendre à lire entre les lignes, autant qu'il devait apprendre à écouter.

« Pas oublier », soufflais-je, avant de m'écarter assez pour le regarder, sans pour autant réellement quitter ses bras. « Oublier voudrait dire se contenter de ce qu'on a maintenant. Et je ne le veux pas. » J'attrapais son visage entre mes doigts, avant qu'il ne commence à s'emballer et s'imagine autre chose que ce que je voulais dire. « Je veux plus. Et si tu le veux aussi, alors on ne doit pas oublier. On doit améliorer les choses. On doit vraiment essayer d'être... Et bien un vrai couple. Pas seulement pour faire beau. Pas seulement pour les enfants, mais pour nous aussi. Je ne veux plus être juste la femme que tu as mise enceinte et épousé, Castiel. Je ne veux pas rester si je ne suis que ça. » Je poussais un soupir, fermant les yeux, avant de me détacher complètement de lui. « Je me fiche d'où on va... Je te suivrais n'importe où. Tant que ça veux dire autre chose que juste ''mettre toute cette histoire derrière nous''. » Je baissais les yeux, ajoutant plus bas. « Tant que les choses changent... »
   MAY


     
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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Sam 2 Sep - 16:16


Milah & Castiel
Just say you won't let go. Just say you love me

Je n’aimais pas être en conflit avec Milah. Je n’aimais pas cette situation où nous ne nous parlions plus. A la maison, nous n’étions plus que comme deux étrangers qui ne savaient plus quoi se dire. Pire encore, nous agissions déjà comme des ex l’un envers l’autre, présents et communiquant uniquement quand cela concernait les enfants. Nous étions encore mariés pourtant nom de dieu. Comment avait-on pu en arriver là ? Il est vrai que nous n’avions jamais été du genre très fusionnel ma femme et moi par le passé. Nous n’avions jamais été de ces couples qui passent leur journée dans les bras l’un de l’autre. Mine de rien, nous avions toujours eu cette certaine retenue dû à notre éducation, principalement de sa part du moins. D’ordinaire, j’étais une personne plutôt tactile mais il est vrai qu’avec Milah, c’était parfois difficile. Elle arborait toujours cette élégance et cette prestance naturelle qui pouvait déstabiliser. Mais qu’importe, j’étais décidé à faire des efforts pour que notre relation s’améliore, pour qu’elle revienne sur cette idée de divorce et pour que je lui offre ce qu’elle voulait réellement. Tout cela n’allait pas se construire en un jour, bien évidemment. Un travail de longue haleine allait se mettre en place. J’espérais seulement ne pas être le seul à devoir faire des efforts. Cela fonctionnait dans les deux sens.

Je l’avais rejoint dans les toilettes, me fichant au passage si elle était seule ou non. C’était réellement le cadet de mes soucis. Je n’avais jamais été très doué pour exprimer par des mots ce que je ressentais ou ce que je voulais. Je faisais un très mauvais orateur, ce n’était clairement pas mon domaine, mais j’espérais réellement qu’elle comprenne où je voulais en venir. Elle affirma qu’elle ne voulait pas oublier, tout en s’écartant légèrement de mon corps pour pouvoir me regarder. Avais-je encore dit quelque chose de travers ? Elle développa sa pensée mais encore une fois, j’avais un peu de mal à la suivre. Milah n’avait jamais été précise dans ses paroles. J’étais mauvais pour exprimer mes pensées mais elle n’était pas vraiment mieux à ce niveau là. Sa vie actuelle ne lui plaisait donc pas ? Qu’est-ce que je devais comprendre là-dedans ? Je fronçais les sourcils, n’étant pas sûr de ce qu’elle entendait par là, me préparant à répliquer. Cependant, elle attrapa mon visage entre ses mains pour continuer sur sa lancée, m’expliquant qu’elle voulait plus que ça. Je l’écoutais sans rien dire, tentant de comprendre où elle voulait en venir. Il est vrai que je ne m’étais jamais posé ce genre de question, de savoir si sa vie lui convenait ainsi. Elle se sentait comme une sorte de trophée qu’on exhibe, si je comprenais bien. Aux yeux de tous, elle n’était « que » la mère de mes enfants et ma femme pour faire bien. « D’accord. On peut toujours essayer. Mais il faut que tu saches que ça fonctionne dans les deux sens. Je ne dois pas être celui qui fait des efforts pour deux. On doit travailler sur le problème main dans la main. Sinon c’est voué à l’échec. Tu en as sans doute conscience mais je tiens à mettre les choses à plat. Pour qu’on reparte sur de bonnes bases. » Je me doutais qu’elle avait déjà réfléchi à la question, mais mieux valait que les choses soient claires.

Je lui avais proposé de sortir d’ici et d’aller où bon lui semblait mais à sa réaction, j’avais l’impression que ça la dérangeait plus qu’autre chose. Pourquoi cet air blasé ? Elle s’éloigna de moi et se mit à soupirer en baissant la tête. Je croisais les bras. « Je ne te contrains à rien. Si tu n’en as pas envie, je ne te force pas la main. J’essaye de te faire plaisir, de sortir avec toi pour qu’on ne soit que tous les deux et j’ai l’impression que ça ne t’intéresse pas ? » Ou alors, je captais les mauvais signaux, je n’en savais rien, mais quand même. Handicapé social bonjour. Je m’avançais vers elle, attrapant ses mains dans les miennes. « Milah, regarde-moi. Si je t’invite quelque part pour qu’on passe du temps ensemble, ce n’est pas pour tourner la page sur tout ça mais pour prendre un nouveau départ et mettre à exécution tout ce qu’on vient de dire. A quoi bon attendre ? Alors dis-moi, où veux-tu aller pour qu’on profite d’un moment en couple ? »

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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Mar 12 Sep - 23:57


   

     

   

Just say you won't let go. Just say you love me.

— Castiel & Milah
Nous étions confrontés à une chose que nous n'avions jamais remarquée avant. Cela en disait long sur l'état de notre mariage. Nous n'arrivions pas à communiquer. Pas vraiment. Chaque mot de l'un semblait mal interprété par l'autre et c'était loin d'aider à la résolution de notre problème. Pourtant, il sauvait sauver notre mariage et d'une certaine façon, j'espérais sincèrement qu'il y arriverait. Parce que je ne voulais pas divorcer. Je ne voulais pas le perdre, lui. J'avais juste envie et besoin de voir que je comptais. Pas seulement comme femme trophée, mais comme compagne, comme amante, comme femme. J'avais besoin de savoir que mon mari m'aimait réellement. J'avais besoin que mon mari ne m'ait pas juste épousée parce qu'il le fallait.

Je hochais la tête quand il me demanda si j'avais conscience que les efforts devaient aller dans les deux sens. Bien sûr. Je ne demandais pas mieux. Je voulais faire ces efforts et je voulais qu'il les fasse aussi. Je voulais que ça fonctionne et je voulais qu'on obtienne la récompense de l'application que nous aurions mis à faire fonctionner notre histoire.

« Très bien », soufflais-je finalement, après qu'il eut émis ses doutes. Je m'approchais de nouveau de lui, attrapant sa main pour l'approcher de mon cœur, ne quittant pas ses iris des yeux. « Je te promets de toujours être honnête, de te faire part de mes doutes, de mes besoins et d'écouter les tiens. Je te promets de tout faire pour que ce mariage fonctionne et j'espère le plus sincèrement du monde que cela fonctionnera. La dernière chose que je souhaite, c'est de divorcer. Je te le jure, Castiel... Mais j'ai mal. Mal de n'être qu'une femme décorative. Marre d'avoir le sentiment que tu n'es pas amoureux de moi et de toujours me demander si un jour, tu tomberas amoureux d'une autre... On a fait les choses à l'envers. On a couché ensemble, on a eu un enfant et on s'est marié. Je ne regrette pas Leo. Je ne pourrais jamais le regretter... » C'était vrai. J'aimais mon fils. Il était une fierté et l'amour de ma vie, mais aujourd'hui, ça n'était plus suffisant pour continuer avec mon mari. Soit on sauvait notre mariage, soit il faudrait faire ce qui était le mieux pour notre bonheur. « Aujourd'hui, je regrette juste que tu ne m'ais jamais invité à sortir, que tu n'ais pas un jour posé les yeux sur moi en te disant « Je ne veux pas finir ma vie sans cette femme, voilà pourquoi je veux qu'elle accepte de m'épouser » et je me demande si, sans Leo, tu aurais vraiment eu envie, un jour, de mettre un genou à terre devant moi. Tu comprends ce que je veux dire ? », lui demandais-je, car c'était bien là le fond du problème : l'incompréhension. « Castiel, dis-moi si tu ne comprends pas ce que j'essaye de te dire, parce que ça ne fonctionnera pas... Parce que j'ai aussi réalisé que je me posais la question. Je me demande tout le temps si, sans Leo, j'aurais vraiment eu envie de t'épouser. Et je ne veux pas être cette femme qui regarde son mari et qui ne sait même pas si elle est amoureuse et si elle pense sincèrement qu'elle est face à l'homme de sa vie ou si elle n'a en vérité qu'une profonde affection pour lui. Je voudrais savoir si je suis tombé amoureuse de toi... ou si je pourrais l'être... »

Je souris doucement, comme pour essayer d'adoucir les mots durs que je venais de prononcer, serrant un peu plus ses doigts entre les miens. « Bien sûr que je veux aller ailleurs avec toi, maintenant. En vérité, j'irais n'importe où... » J'inspirais un grand coup. « Tant qu'on y va ensemble. »
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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Dim 5 Nov - 16:08


Milah & Castiel
Just say you won't let go. Just say you love me

Un point essentiel nous faisait défaut dans notre couple et je ne m’en rendais compte que maintenant, alors que j’étais au pied du mur. Nous avions un problème de communication. Or c’est un aspect primordial dans le bon fonctionnement d’un mariage et d’une vie de couple. Nous ne savions pas communiquer. Nous ne savions pas trouver les bons mots, ni mettre les mots sur un problème. Comment avait-on pu passer à côté de ça ? A se reposer sur ses acquis, on passe à côté des choses importantes. Tout m’avait toujours semblé normal, routinier. Je pensais que Milah était satisfaite de sa vie, comme je pouvais l’être. Je pensais qu’elle aimait sa vie, qu’elle était épanouie. Je m’étais trompé. Comment avais-je pu être aussi aveugle ? J’avais toujours imaginé que si tout allait bien pour moi, il en était de même pour elle. A priori ce n’était pas le cas. Mais aujourd’hui, c’était le moment de jouer carte sur table. Pour notre bien à tous les deux. Il le fallait. Il fallait crever l’abcès.  

Elle se rapprocha de moi pour attraper l’une de mes mains pour l’approcher près de son cœur. Elle se mit à me promettre tout un tas de choses avant d’exprimer ce qu’elle ressentait vraiment. Je l’écoutais attentivement, prenant conscience que je n’avais jamais pensé à tout ça. Il est vrai que nous n’avions pas fait les choses dans l’ordre. Nous avions eu notre premier enfant bien avant même que nous ne mettions un mot sur le genre de relation que nous entretenions. Le mariage était arrivé ensuite, un peu sous la contrainte de nos parents respectifs. Je pensais qu’avec le temps, elle s’y était faite, tout comme moi. Mais non. A ses yeux, elle n’était que le trophée qu’on exhibait. Pourtant, je ne l’avais jamais considérée de la sorte, ni même traitée de cette manière. Elle continua sur sa lancée et je restais silencieux. Sa question souleva la même interrogation de mon côté. Nous serions-nous mariés si Leo n’avait jamais existé ? J’étais incapable de répondre à cette question. Bien sûr que Milah était attirante, elle était une belle femme, personne ne pouvait le nier. Si nous avions couché ensemble à de nombreuses reprises avant notre mariage, ce n’était pas anodin, non ? Je n’étais pas le genre d’homme à m’envoyer en l’air à droite à gauche comme c’est monnaie courante de nos jours. Je n’avais jamais été un adepte des coups d’un soir, ce n’était pas mon truc. Pourtant, c’était à peu près ce qu’il s’était passé avec Milah. Nous n’étions même pas des amis la première fois que c’est arrivé. Nous n’étions que des connaissances qui trouvaient le temps long. Peut-être que sans Leo, la finalité aurait été la même, nous aurions fini mariés ? Mais sans doute pas aussi rapidement. Nous aurions fait les choses dans l’ordre.

Elle me demanda plusieurs fois si je comprenais ce qu’elle voulait dire. « Oui oui, je comprends. » Enfin, il était temps. Pourtant les mots qui suivirent n’avaient pas le même effet que les précédents. Ceux-là avaient quelque chose de douloureux. De poignant. Ce n’était pas vraiment plaisant à entendre et je serrais la mâchoire. La pilule était assez difficile à avaler mais elle était nécessaire pour que j’ouvre enfin les yeux. Je baissais les yeux quelques secondes, retenant un soupir. Inutile de rajouter quoi que ce soit, elle avait tout dit. Qu’est-ce que je pouvais dire de plus ? Rien. Prenant sans doute conscience des mots durs qu’elle venait d’employer, elle serra un peu plus mes doigts et un sourire apparut sur son visage. « Alors sortons d’ici. » Un léger sourire sur les lèvres, j’attrapais sa main dans la mienne pour qu’elle me suive.

Arrivé dehors, je pris quelques instants pour réfléchir et trouver un endroit où nous pourrions aller. Le souci c’est qu’il était encore assez tôt. On ne pouvait pas aller manger tout de suite. « Un café, ça te tente ? Ensuite, on pourrait aller manger quelque part ? Je te laisserai le choix du restaurant. » Autant qu’elle choisisse ce qui lui ferait plaisir. Il y avait un café pas très loin mais je repensais à sa cheville endolorie. « Tu n’as pas mis ton attelle… » Je ne voulais pas la faire marcher trop longtemps, et je ne voulais surtout pas qu’elle force sur sa cheville. Alors avec un petit sourire, je passais un bras dans son dos et l’autre sous ses jambes pour la soulever et la prendre dans mes bras. « Comme ça plus de problème, même si je persiste à dire que tu aurais dû la mettre. » Enfin, ce qui était fait était fait. Je parcourus les quelques mètres qui nous séparaient du café avec ma femme dans les bras et je la déposais juste devant la porte du café. Je la lui tins ouverte pour qu’elle puisse entrer avant moi. « Après vous Madame Redfield. » Lançai-je avec une légère courbette. Je la laissais entrer et choisir une table et je m’asseyais en face d’elle. « Alors, qu’est-ce qui te ferait plaisir ma chérie ? »

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MessageSujet: Re: ft Castiel ⊰ Just say you won't let go. Just say you love me.   Mer 15 Nov - 13:47


   

     

   

Just say you won't let go. Just say you love me.

— Castiel & Milah

J'étais sincère, lorsque je disais que je voulais que les choses s'arrangent avec mon mari, mais en vérité, je venais de lui dire tout ce que je voulais : je voulais un amant et un amoureux. Je voulais la passion et le plaisir. Je voulais regarder l'homme et me dire qu'il était l'amour de ma vie, ma raison d'être et mon bonheur, autant que l'étaient mes enfants. Je ne voulais pas être la belle épouse qu'on sort avec fierté d'avoir un tel objet au bras. Je ne voulais pas être la bonne mère qu'on a épousé pour le plaisir de la voir être la maman idéal. Je ne voulais plus être juste la femme et la mère. Je voulais que mon mari m'aime. Je voulais aimer mon mari. Si cet homme devait être Castiel, j'en serais la plus heureuse, parce que je n'avais aucunement envie de tirer un trait sur lui. Je voulais l'aimer et savoir qu'il m'aimait en retour. Je voulais qu'il soit mon tout et pas juste mon conjoint. Si j'avais une chance d'avoir cela avec lui, alors soit. Le divorce n'aurait aucune raison d'être. S'il pouvait m'apporter tout ce qui manquait à ma vie, j'en serais la femme la plus heureuse.

Je le suivais donc sans plus attendre, serrant les dents pour ne pas lui montrer que j'avais toujours mal à ma cheville. Mais mon époux n'était pas dupe et s'il me demanda si un café me tentait, comme s'il ne voyait pas que j'avais mal, je savais que ses propositions lui permettaient de réfléchir aux endroits qui demanderaient le moins d'effort. Il n'avait encore rien dit, mais protecteur comme il l'était, il devait bouillir intérieurement que je n'ai pas mis mon attelle... Enfin, il ne dit rien, un moment, mais finit par en parler quand même, avant de me prendre dans ses bras. « Je devrais la mettre moins souvent, si c'est le sort qui m'est dû pour cette désobéissance », dis-je, lui rendant son sourire, m'accrochant doucement à ses épaules.

Galant et serviable, il me reposa avec précaution, avant d'ouvrir la porte du café, m'invitant à entrer la première. J'étais heureuse, une fois face à lui. Nos moments d'insouciance avaient toujours été un régal. J'aimais le Castiel doux, attentif et galant. J'avais toujours considéré avoir une grande chance d'avoir un époux comme lui. Maintenant, je voulais nous donner une chance d'en profiter. Être la femme dont il pourrait tomber amoureux et prendre la chance de tomber amoureuse, moi aussi. « Hum... Je pense qu'un latte sera parfait ! Tu crois que je pourrais avoir un gâteau avec ? » Je lui posais la question avec de grands yeux d'enfant. J'avais faim.

J'avais été tellement tendue avant le rendez-vous que je n'avais rien pu avaler et maintenant, je sentais le creux dans mon ventre que je détestais ressentir et même s'il m'avait promis de m'emmener déjeuner ensuite, faire une petite entorse aux règles de nutritions ne serait pas si affreux que cela, si ?

Elle posa une main sur celle de Castiel, rougissant légèrement. « Je t'avoue... Je t'avoue que je ne sais pas comment faire... Pour sortir avec quelqu'un et apprendre à le découvrir... » Elle rit un peu, baissant les yeux en se mordillant la lèvre avant de reposer ses prunelles sur lui. « Surtout quand cet homme partage ma vie depuis des années et m'a donné les deux enfants les plus merveilleux du monde... »
   MAY


     
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