AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
♣ blablateur compulsif ♣

avatar

★ Célébrité : Sarah M-Gellar
★ Date d'inscription : 25/02/2017
★ Pseudo : Niagara
★ Messages : 751
★ Autres comptes : Kiara S. Brown & Alex C. Murphy

To Do
Action de la loterie:


MessageSujet: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Mer 8 Mar - 17:30

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Aujourd'hui, c'était une journée où Vicky n'allait pas beaucoup travaillé au bureau. Non, aujourd'hui elle jouait les reporters. Bon, ce n'était pas tout à fait ça non plus, elle n'aurait pas de cameraman derrière elle et elle ne serait pas devant la caméra avec un gros micro dans la main pour raconter Dieu sait quoi. C'était plus simple que ça, elle devait se rendre à l'hôpital pour une interview ou plusieurs, enfin autant qu'on pourrait lui accorder. Donc d'une certaine façon, on pouvait dire qu'aujourd'hui, elle allait "sur le terrain".

Garée sur le parking de l'hôpital, Vicky prépara sa carte de journaliste. Son dictaphone, son carnet et son stylo était soigneusement rangés dans la poche intérieure de son sac à main. Elle vérifia qu'elle n'avait rien oublié dans la voiture et en sortit avant de fermer à clé. Elle rangea le trousseau dans son sac et se dirigea d'un pas assuré vers l'hôpital. Elle avait rarement mis les pieds dans cet hôpital, mais son patron lui avait demandé un article sur l'hôpital de Melbourne - article sûrement lui-même demandé par le chef de l'hôpital dans l'espoir d'avoir une bonne publicité et obtenir des financements - et elle devait pour cela interviewé du personnel, si bien chirurgien que petit personnel. Bien sûr, elle devait se centrer sur les médecins mais il était important pour elle de recueillir également les témoignages du personnel para-médical qui, bien souvent, n'était pas traité de la même façon que le grand chirurgien réputé. Vicky entra dans le hall de l'hôpital et se rendit directement à l’accueil.

« Bonjour, Vicky Parker, je suis journaliste, j'ai rendez-vous. » dit-elle avec un sourire bienveillant.

Elle présenta sa carte de journaliste et l’hôtesse chercha sur son ordinateur le nom de la jeune femme. Vicky avait pris rendez-vous depuis quelques temps maintenant, la direction était prévenue maintenant elle n'avait plus qu'à espérer qu'il n'y ait pas d'urgences qui l'empêchent de faire son propre travail. Logiquement, certains des médecins devaient être au courant de la venue d'une journaliste alors ils avaient sûrement été briefés sur les "bonnes" choses à dire. De toute façon, Vicky n'avait pas l'intention de descendre l'hôpital en flèche, elle n'avait aucun intérêt là-dedans. Tandis que la femme cherchait son nom dans le fichier, les yeux de Vicky parcouraient le hall d'entrée. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à Aiden qu'elle avait quitté pour qu'il puisse terminer ses études de médecine. Elle ignorait s'il était parvenu à accomplir son rêve de carrière.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t3114-vicky-at-first-i-was-afraid-i-was-petrified-kept-thinkin-i-could-never-live-without-you-by-my-side http://niagara-gallery.e-monsite.com
♦ Le bon samaritain ♦

avatar

★ Célébrité : Misha Collins
★ Date d'inscription : 20/02/2016
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 752
★ Autres comptes : Emrys, Ezekiel, Savannah, Darcy, Castiel, Zoey, Thomas, Noah, Logan


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Lun 13 Mar - 20:45

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

J’avais commencé mon service hier, dans la nuit. J’avais été de garde aux urgences et je dois dire que la nuit n’avait pas été de tout repos. Je ne savais pas vraiment ce qu’il se passait en ville pour que toute la population de Melbourne se retrouve aux urgences. D’après mes collègues, une fête avait mal tourné ce qui expliquait pourquoi la majorité de nos patients étaient bourrés. Pourquoi les jeunes ne voient que par l’alcool pour s’amuser ? On peut très bien faire la fête sans boire alors pourquoi finir dans cet état ? Je ne comprendrais jamais cette mentalité. Enfin, après cette nuit mouvementée, je m’étais retrouvé à gérer les consultations en début de matinée. Recevoir les patients en consultation était bien moins épuisant que les urgences et ça me permettait de souffler un peu. Ce début de matinée avait été plus ou moins tranquille d’ailleurs, par rapport à d’habitude. Il n’y avait pas grand monde pour mes consultations. Ça me changeait de ma nuit je dois dire. A croire qu’aujourd’hui personne n’était malade, tout le monde s’était déjà blessé cette nuit. Mais comme diraient mes collègues, il fallait profiter de ces moments de calme. Parce que ça ne durait jamais bien longtemps et ça nous permettait de souffler un peu. Il est vrai que depuis que j’avais commencé mes études de médecine, tout était allé très vite. J’avais dû m’accrocher pendant mes études pour assimiler une quantité astronomique d’informations. J’avais même appris à dormir très peu quand j’avais commencé mon internat. Voire même bien avant ça avec les révisions incessantes. En fait, ça faisait près de vingt ans que je vivais au rythme effréné de la médecine. Voilà bien longtemps que je n’avais plus fait des nuits de plus de six heures de sommeil. Je ne savais plus quel effet cela faisait de faire une grasse matinée. Mes horaires changeaient souvent également. J’étais parfois du matin, d’après-midi ou encore du soir, enchaînant bien souvent plus de douze heures de travail. Mais j’avais pris le rythme et c’était mon quotidien à présent. J’aimais mon travail et pour rien au monde je ne l’échangerais contre un autre. J’aimais trop mon métier et prendre soin des gens pour ça. Mon travail était réellement une vocation et j’étais fier et heureux d’en être arrivé là où je l’avais toujours voulu. De nos jours, rares sont les gens qui exercent le métier de leurs rêves ou au moins qui leur plait. La plupart travaille pour vivre et obtenir de l’argent à la fin du mois. J’avais la chance de faire partie de cette catégorie de personnes qui vivaient pour leur travail.

Ayant travaillé depuis la veille au soir, mon temps de travail toucha à sa fin. J’avais presque enchainé les douze heures depuis la veille quand je terminais ma dernière consultation. Je m’étais reposé une petite heure durant mon temps de pause et j’avais carburé au café pour tenir le coup. Mais malgré tout, je commençais à ressentir les effets de la fatigue. Je regagnais les vestiaires pour retirer ma blouse mais l’un de mes collègues me stoppa dans mon élan. Son biper venait de sonner pour lui signaler une urgence. Cependant, en me voyant il ne put s’empêcher de me demander un service pour lui sauver la vie, ou du moins celle de son patient, pour reprendre ses mots. Il devait rejoindre une journaliste dans moins de dix minutes, mais l’un de ses patients avait besoin de lui. Il se confondit en excuse car il avait conscience que j’avais fini mon service mais il me demanda d’aller à la rencontre de cette journaliste à sa place. Il ne me fallut pas longtemps pour accepter. J’étais toujours prêt à rendre service quoi qu’il arrive. Ça ne me posait pas de problème de rester un peu plus longtemps ici. Il me remercia je ne sais combien de fois avant de sortir rapidement des vestiaires. Pour ma part, je remettais ma blouse et refermais mon vestiaire pour partir à la recherche de cette fameuse journaliste. Je supposais qu’elle devait attendre à l’accueil.

Je m’y rendais de bon cœur et quand j’arrivai à destination, elle entra dans mon champ de vision. J’étais on ne peut plus surpris de la trouver là, elle. Qu’est-ce qu’elle fabriquait à l’hôpital ? Je savais qu’elle vivait à Melbourne également parce que sa fille, pardon notre fille, m’avait rendu visite il y a quelques temps pour m’apprendre que j’étais son père. Un sacré choc d’ailleurs, soit dit en passant. J’ai eu beaucoup de mal à le réaliser. J’avais mis plusieurs jours avant de réellement l’assimiler. Cette fille que je n’avais jamais vu de ma vie, était entrée je ne sais comment, dans les vestiaires pour m’apprendre une nouvelle que je n’aurais jamais pu imaginer. J’étais son père. Le pire dans tout ça, c’est que son âge et son année de naissance correspondaient parfaitement au moment où Victoria m’avait quitté subitement sans explication, il y avait presque vingt ans. Depuis, j’avais voulu passer du temps avec Maeve et retrouver Victoria pour qu’on ait une petite discussion sur ma paternité cachée, mais je n’en avais pas eu l’occasion. J’avais été beaucoup trop pris par mon travail. Peut-être que cette fois, nous aurions l’occasion de discuter ? Enfin, si elle n’était pas venue ici pour un problème médical ? Peut-être que Maeve avait un problème ? Inquiet et surpris, je m’approchais de mon premier et unique amour, la bouche entrouverte sous la surprise de la trouver là. « Victoria ? » En m’approchant, je ne pus que constater qu’elle était encore plus belle que dans mes souvenirs. En la voyant de mes propres yeux, tout un tas de sentiments que j’avais longuement enfouis étaient ressortis sans que je ne contrôle quoi que ce soit. Même après des années, elle était la seule qui réussissait encore à faire battre mon cœur, rien qu’en la voyant. « Euh… Je… Qu’est-ce que tu fais là ? Tout va bien ? » En général quand une personne se rend à l’hôpital c’est qu’elle ou ses proches ne va pas bien. Alors je préférais m’en assurer dès le départ. Bon c’était stupide comme entrée en matière, mais c’est tout ce que j’avais trouvé à dire.


Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t1808-aiden-la-vie-reserve-parfois-quelques-surprises
♣ blablateur compulsif ♣

avatar

★ Célébrité : Sarah M-Gellar
★ Date d'inscription : 25/02/2017
★ Pseudo : Niagara
★ Messages : 751
★ Autres comptes : Kiara S. Brown & Alex C. Murphy

To Do
Action de la loterie:


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Dim 16 Avr - 1:35

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Vicky jeta un coup d'oeil à la montre à sa poignet, l'attente commençait à lui paraître longue mais elle ne pouvait pas vraiment se plaindre. Sauver des vies passait avant une interview alors elle allait prendre son mal en patience. Puis au bout de quelques minutes, elle entendit son prénom sans être certaine que c'était elle qu'on appelait. Victoria ? Ça ne pouvait pas être à elle qu'on s'adressait, personne ne l'avait appelée par son prénom complet depuis des lustres et malgré tout elle se retourna vers cette voix si familière. Les années avaient passées mais elle l'avait reconnu au premier coup d’œil et elles lui allaient à merveille.

« A... Aiden ? »

Vicky entrouvrit la bouche. Elle ne s'attendait pas à tomber sur lui, encore moins ici. Depuis qu'elle l'avait quittée sans donner de nouvelles, il ne passait pas un jour sans qu'elle ne pense un peu à lui et elle s'était toujours demandée s'il était parvenu à devenir médecin, s'il avait refait sa vie, s'il vivait toujours à Sydney ou s'il avait déménagé et ... voilà qu'elle le retrouvait dans la ville où elle habitait elle-même. Un tas de question se bousculaient dans sa tête, depuis combien de temps travaillait-il à Melbourne ? Est-ce qu'il s'était marié, avait des enfants ? Enfin... d'autres enfants que Maëve bien sûr. Comment regarder sa fille droit dans les yeux maintenant qu'elle savait que cette dernière pouvait croiser son père presque n'importe quand ? Et Vicky elle-même n'allait pas pouvoir s'empêcher de se demander si elle allait le croiser... La jeune femme secoua rapidement la tête pour remettre tous ses neurones en place et rassurer Aiden qui semblait soudain inquiet de voir son ex débarquer à l'hôpital.

« Oh euh oui ! Oui oui, tout va bien » dit-elle en souriant doucement « en fait, je suis là pour le boulot, j'ai ... j'suis devenue journaliste finalement et on m'a envoyé faire un article sur le Royal Melbourne Hospital »

Elle lui montra sa carte de journaliste avec un sourire un peu gêné et un regard qui aurait pu dire "tadaaa" avant de la ré-épingler à son chemisier.

« Alors... à ce que je vois, t'es devenu médecin, t'es dans cet hôpital depuis longtemps ? »

Dire que Vicky avait déménagé pour ne pas recroiser Aiden afin qu'il ignore qu'elle était enceinte et voilà que le hasard avait voulu qu'ils habitent à nouveau au même endroit dix-neuf ans plus tard, le destin peut-être ? Enfin, peut-être qu'il n'était là que de passage et n'habitait pas Melbourne. Elle ne savait pas trop ce qu'il pensait d'elle depuis le temps... il lui en avait certainement beaucoup voulu quand elle était partie, si la situation avait été inversée, elle l'aurait maudit. Peut-être qu'il lui en voulait encore, peut-être pas, mais elle était quelque peu gênée d'être tombée sur lui et de devoir continuer de lui cacher l'existence de Maëve.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t3114-vicky-at-first-i-was-afraid-i-was-petrified-kept-thinkin-i-could-never-live-without-you-by-my-side http://niagara-gallery.e-monsite.com
♦ Le bon samaritain ♦

avatar

★ Célébrité : Misha Collins
★ Date d'inscription : 20/02/2016
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 752
★ Autres comptes : Emrys, Ezekiel, Savannah, Darcy, Castiel, Zoey, Thomas, Noah, Logan


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Lun 17 Avr - 15:20

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Je savais qu’elle était en ville mais la revoir devant moi n’avait rien à voir avec tout ce que j’avais pu imaginer. En apprenant que j’avais une fille, j'avais envisagé tout un tas de scénarios pour ma rencontre avec Victoria. Il était évident que je devais la revoir. Pour que l’on puisse discuter de tout ça au moins. J’étais au courant pour Maeve, alors je ne pouvais pas rester dans l’ombre sans jamais en parler à sa mère. Je voulais réellement assumer mon rôle de père, même dix-neuf ans après. Alors revoir Vicky avait toujours été un passage obligé. Sauf que je n’avais toujours pas eu le temps de la retrouver et d’avoir cette discussion. Jusqu’à aujourd’hui. On dit que le hasard fait bien les choses. Je suis bien d’accord. Je n’avais pas trouvé le temps d’aller à elle. Au final, c’était elle qui était venue à moi, d’une certaine manière. Etait-ce un signe du destin ? Comment fallait-il interpréter tout ceci ? Mais cette question resta en suspens dans ma tête car pour le moment, toutes mes pensées allaient vers cette femme. Cette femme superbe qui m’avait énormément manqué. Cette femme que j’avais tant aimée. La seule femme qui me faisait tourner la tête. La seule et unique que j’aimerais pour le reste de ma vie.

Tout comme moi, elle semblait surprise de me voir. Nous ne nous étions pas attendus à tomber l’un sur l’autre, évidemment. Pourtant, en la voyant là à attendre à l’accueil, je ne pouvais pas m’empêcher de m’inquiéter. Elle semblait aller bien, mais peut-être était-il arrivé quelque chose à Maeve ? Peut-être avait-elle été hospitalisée sans que je ne sois au courant ? Une visite à l’hôpital n’avait jamais rien d’anodin. Cependant, elle m’apprit que la raison de sa présence ici était toute autre. Elle était là pour le boulot. Elle était parvenue à devenir journaliste et elle devait écrire un article sur l’hôpital. D’ailleurs, pour prouver ses dires, elle me montra son badge. Me voilà rassuré. « Oh, d’accord. Je préfère ça. Enfin, je veux dire, c’est plus rassurant de savoir que tu es là pour ton travail plutôt qu’autre chose. » Au moins, ni elle, ni l’un de ses proches n’avait sa vie en danger. Je passais ma main sur ma nuque, je me sentais tellement maladroit tout d’un coup. Mais elle remarqua ma blouse et supposa que j’étais devenu bel et bien médecin. Je hochais légèrement la tête et lui adressais un faible sourire. « En effet. Je travaille ici depuis à peu près douze ans. J’ai fait mon internat à Sydney mais c’est dans cet hôpital qu’on m’a proposé un poste une fois mes études terminées. » Je n’avais pas eu de mal à trouver un emploi, l’hôpital manquait de personnel, même à l’époque. « Et toi, tu as réussi à devenir journaliste. C’est bien. » Et puis, ça fit tilt. Enfin. « Oh mais ! Oui ! Où avais-je la tête ? » Ah ça, on se demande bien, il faut dire que ça perturbe de recroiser l’amour de sa vie qui a disparu des années auparavant sans laisser de traces. « C’est toi la journaliste qu’on m’a chargé de rencontrer. A la base, ça devait être mon collègue, le Docteur Johnson, qui devait te recevoir mais il a eu une urgence à la dernière minute et il m’a chargé de te trouver. Il risque d’en avoir pour un moment alors… Peut-être que je peux répondre à tes questions ? En attendant ? » Elle pourrait toujours lui reposer ses questions à lui quand il aurait terminé. C’était juste pour éviter de la faire attendre trop longtemps sans rien faire. Inutile de lui faire perdre son temps. « Et si tu acceptes, on pourrait aller boire un café à la cafétéria de l’hôpital ? Le café n’est pas exceptionnel ici et ne vaut pas grand-chose mais j’ai besoin de recharger mes batteries. A défaut de dormir beaucoup, je carbure à ça. Ça ne t’ennuie pas ? » La cafet’ était un bon endroit pour discuter. Que ce soit pour répondre à ses questions, si elle acceptait que je prenne la place de mon collègue mais également pour pouvoir discuter de choses un peu plus personnelles. Notamment que j’étais au courant pour notre fille. De toute manière, elle devait bien se douter que je n’allais pas la laisser partir comme ça. Je n’avais jamais eu la moindre explication concernant son départ. Après toutes ces années, elle me devait bien ça. Si elle acceptait, nous n’avions plus qu’à nous diriger vers la cafétéria.


Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t1808-aiden-la-vie-reserve-parfois-quelques-surprises
♣ blablateur compulsif ♣

avatar

★ Célébrité : Sarah M-Gellar
★ Date d'inscription : 25/02/2017
★ Pseudo : Niagara
★ Messages : 751
★ Autres comptes : Kiara S. Brown & Alex C. Murphy

To Do
Action de la loterie:


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Sam 27 Mai - 12:01

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Vicky devait prendre sur elle pour rester stoïque et ne pas paraître trop déstabilisée. Et pourtant, Dieu sait qu'elle l'était... mais Aiden devait l'être tout autant qu'elle, si ce n'est plus encore. Hasard, destin ? Qui peut dire pourquoi ces deux-là se retrouvaient aujourd'hui.

« Oui, c'est mieux, c'est sûr »

Vicky émit un petit rire nerveux. Être là pour le travail c'était clairement mieux que si elle avait un problème de santé ou qu'elle venait voir un proche dans un état critique, ça allait de soit. Cependant, ça restait gênant comme situation. Pas seulement de revoir son ex' et de devoir l'interviewer lui plutôt qu'un autre mais... on ne peut pas dire qu'elle l'avait quitté d'une façon très élégante. Si c'était lui qui était parti comme ça sans explications, même après dix-neuf ans, elle lui en voudrait à mort.

« Douze ans ? Ah oui quand même ! En tout cas c'est hum... chouette que t'aie réussi à trouver un travail directement »

Douze ans... douze ans qu'ils vivaient dans la même ville, peut-être à un pas l'un de l'autre et qu'ils auraient pu se croiser à tout moment. Douze ans, c'était énorme. Vicky fit rapidement le calcul dans sa tête, Maëve avait sept ans quand son père était venu travailler ici, à Melbourne. Elle secoua discrètement la tête pour se remettre les idées en place. Quelque part, elle se disait qu'elle avait bien fait d'agir comme elle l'avait fait dix-neuf ans plus tôt, sans quoi il ne serait peut-être pas là aujourd'hui... C'était ce qu'il fallait se dire, hein ? Pour se donner bonne conscience.

« Oui, j'ai réussi » confirma-t-elle en souriant, elle était fière de ce qu'elle était devenue, fière d'avoir su concilier sa vie de mère avec son rêve de carrière « Oh euh oui oui c'est moi. J'me disais bien que c'était pas toi, oui » dit-elle en riant légèrement « j'aurais tiqué devant ton nom. Les urgences, c'est le métier ! J'ai toute la journée de toute façon » même si elle espérait ne pas la passer avec Aiden... non pas que ça lui déplairait mais elle n'était pas sûre de pouvoir supporter la tension qui risquait d'être palpable « Euh oui, oui tu dois pouvoir répondre à quelques questions, de toute façon... plus j'interroge de personnes, mieux c'est »

Sauf que les questions qu'elle voulait lui poser étaient plutôt des questions personnelles maintenant, du genre... est-ce qu'il avait refait sa vie, eu des enfants ? Hm... elle pouvait toujours essayé de trouver des réponses à ces questions en les dissimulant derrière des questions plus professionnelles. Vicky offrit un large sourire à Aiden.

« Non, ça ne m'ennuie pas, je suis pas contre un café non plus, je te suis »

Vicky aussi tournait pas mal au café, elle pouvait passer des nuits entières sans dormir à faire des recherches et à se renseigner sur tout un tas de trucs qui l'intéressaient. Mais elle était un peu anxieuse de se retrouver autour d'un café avec lui comme si c'était ... naturel. Elle l'avait quitté sans rien dire et quelque chose lui disait qu'ils ne pourraient pas passer à côté de ce sujet.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t3114-vicky-at-first-i-was-afraid-i-was-petrified-kept-thinkin-i-could-never-live-without-you-by-my-side http://niagara-gallery.e-monsite.com
♦ Le bon samaritain ♦

avatar

★ Célébrité : Misha Collins
★ Date d'inscription : 20/02/2016
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 752
★ Autres comptes : Emrys, Ezekiel, Savannah, Darcy, Castiel, Zoey, Thomas, Noah, Logan


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Ven 9 Juin - 14:46

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Je savais qu’elle vivait en ville puisque notre fille était venue à ma rencontre, pourtant la croiser complètement par hasard, là tout de suite, avait quelque chose d’extrêmement perturbant et déstabilisant. Combien y avait-il de chance pour que ça arrive ? Très peu, à n’en pas douter. J’en étais tellement troublé que je pensai immédiatement au pire concernant la raison de sa présence ici. Heureusement qu’elle n’était là que pour le travail et non pour raison médicale. C’était rassurant maintenant que je savais qu’elle vivait avec Maeve, ma fille. Elle non plus ne semblait pas vraiment à l’aise, et pour cause. Peut-être se sentait-elle coupable d’être partie sans un mot presque vingt ans en arrière ? Peut-être culpabilisait-elle de me cacher l’existence de notre fille ? Cela ne m’étonnerait pas d’elle, après tout, elle avait fui lâchement. Elle sembla surprise d’apprendre que j’exerçais mon travail dans cet hôpital depuis douze ans mais tout de même contente de savoir que j’avais trouvé un emploi en sortant de l’école. Je pouvais comprendre son étonnement. Après tout, nous aurions pu nous croiser plus tôt ? Si tant est qu’elle était arrivée ici quand elle m’avait quitté. « Oui, je n’ai même pas eu à chercher, l’hôpital m’a quasiment réquisitionné à peine mon diplôme obtenu. » L’hôpital manquait tellement de personnel qu’il n’était pas rare qu’il saute sur les nouveaux diplômés pour remplir leurs rangs.

Quant à elle, elle était parvenue à devenir journaliste, comme elle l’avait toujours voulu. Ça faisait plaisir de réaliser qu’elle avait réussi sa vie, malgré tout. Et ça fit tilt. Elle était la journaliste que mon collègue m’avait chargé d’accueillir et d’occuper en son absence. J’avais tellement été perturbé de la voir, que je ne l’avais pas réalisé plus tôt. Elle confirma bien vite d’ailleurs, comprenant que mon collègue ait eu une urgence. Ça arrivait souvent oui, pour ne pas dire constamment. « Les risques du métier oui. Ça ne s’arrête jamais. » On ne restait jamais inactif à l’hôpital. Jamais. Enfin, elle avait peut-être toute la journée, mais j’espérais que ça ne dure pas autant. Je ne voulais pas lui faire perdre son temps, elle avait peut-être d’autres choses à faire que d’attendre mon collègue. Alors pour lui faire gagner du temps, je lui avais proposé de répondre moi-même à ses questions. Elle approuva soulignant le fait que plus elle interrogeait de personnes, mieux c’était. Et puis, en toute honnêteté, je voulais profiter d’un moment seul à seul à avec elle pour aborder un sujet bien plus personnel. Elle me devait bien ça, non ? Tant qu’à faire, je l’avais invitée à boire un café. Nous n’allions pas rester dans le hall d’entrée. Elle accepta avec un grand sourire. Il n’y avait plus qu’à y aller et entrer dans l’arène…

Le trajet jusqu’à la cafétéria se passa dans le silence. Un silence un peu pensant et gênant, il fallait bien le reconnaître. Mais en arrivant devant la machine à café, je sortis mon badge pour lui offrir la boisson qu’elle désirait. Je passais ma carte dans la machine avant de me tourner vers elle. « Je t’en prie, prends ce que tu veux. » Je m’écartais légèrement pour lui laisser plus de place que nécessaire, je ne voulais pas empiéter sur son espace. Lorsqu’elle eut choisi, je me pris un café avant de chercher une table du regard. Il y en avait une pas très loin. Je lui fis signe de me suivre alors que j’allais m’y installer. Bien, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Est-ce que je devais la laisser commencer, ou est-ce que je devais entrer dans le vif du sujet tout de suite ? Mieux valait attendre un peu à mon sens. Quoique ? J’avais attendu ce moment depuis tellement longtemps… « Ça me fait plaisir de te voir, vraiment. Tu n’as pas changé. » Toujours aussi belle. Les années n’avaient pas d’emprise sur elle, elle était toujours aussi rayonnante. Enfin. Je préférais reprendre mes esprits avant qu’elle ne me perde. « Je suis tout ouïe pour tes questions. » J’allais lui répondre du mieux que je le pouvais. Si elles étaient d’ordre professionnel, il n’y avait pas de raison que je ne puisse y répondre.

Les minutes passèrent, ses questions défilèrent. Je ne savais pas si elle en avait d’autres, mais à mon tour, j’avais quelques interrogations à lui soumettre. Je buvais une gorgée de mon café avant de me lancer. « Si cela ne t’ennuie pas Victoria, moi aussi j’aurais quelques questions à te poser. » Je marquai une petite pause de quelques secondes, pour lui laisser le temps de s’y préparer mentalement avant de reprendre, le plus sérieusement du monde. « Pourquoi es-tu partie aussi subitement ? Sans explication. » Je connaissais la réponse. En partie du moins. Je savais qu’elle avait été enceinte à ce moment là. Mais ce que j’ignorais c’était pourquoi elle ne me l’avait pas dit.


Emi Burton



HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t1808-aiden-la-vie-reserve-parfois-quelques-surprises
♣ blablateur compulsif ♣

avatar

★ Célébrité : Sarah M-Gellar
★ Date d'inscription : 25/02/2017
★ Pseudo : Niagara
★ Messages : 751
★ Autres comptes : Kiara S. Brown & Alex C. Murphy

To Do
Action de la loterie:


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Ven 9 Juin - 17:54

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Cette rencontre hasardeuse était... gênante. Dans d'autres circonstances, elle aurait été ravie de le revoir mais vu la façon dont elle l'avait quitté des années plus tôt, ça ne pouvait qu'être tendu. S'ils s'étaient séparés d'un commun accord pour s'épanouir dans leurs carrières respectives, les choses auraient été toutes autres. Mais là, Vicky ne savait plus vraiment où se mettre. Heureusement qu'il ne savait pas pour Maëve sinon elle aurait probablement prétexter une urgence en simulant un coup de téléphone et aurait pris ses jambes à son cou. Elle avait fuit une fois, pourquoi pas deux ? Pour revoir Aiden, elle voulait être prête, savoir déjà ce qu'elle pouvait lui dire or elle n'était absolument pas prête. Ce n'était pas ainsi que ls choses devaient se passer, elle ne contrôlait rien du tout et c'était très désagréable. Vicky se concentra pour remettre ses idées en place, qu'importe qu'elle se retrouve face à Aiden au lieu de son collègue, il fallait qu'elle reste professionnelle et qu'elle ne se laisse pas démonter par ses émotions.

Plutôt que de rester bêtement dans le hall, Vicky accepta de se rendre avec Aiden à la cafétéria et de l'interviewer autour d'une tasse de café. Le chemin jusqu'à la cafétéria lui parut étonnamment long dans ce silence. Mais pourquoi avait-il fallut qu'elle soit chargée de cette interview en particulier, ça aurait pu être n'importe qui mais non ! Il fallait que ce soit spécifiquement Vicky qui se retrouve à faire un article sur l'hôpital où bossait son ex' sans qu'elle ne le sache. Elle aurait du se renseigner avant, mais pourquoi ne l'avait-elle pas fait... Vicky soupira intérieurement, elle ne pouvait pas faire marche arrière de toute façon. Cela dit, il était toujours temps de garder le plan "urgence téléphonique" sous la main. Mais elle devrait rendre des comptes au journal si elle faisait ça... Aiden passa son badge devant le lecteur pour laisser Vicky choisir.

« Merci » dit-elle en souriant

Un sourire un peu forcé d'ailleurs. Sourire poli mais gêné à l'idée d'interviewer Aiden dans quelques minutes. Vicky appuya sur un bouton pour avoir un mokaccino sucré. A son tour elle s'écarta pour le laisser prendre son café et s'installa avec lui à la table qu'il lui indiqua. Vicky esquissa un bref sourire.

« Hm c'est gentil » dit-elle en riant légèrement, même si ce n'était pas tout à fait vrai, en témoignait les nombreux produits de beauté dans salle de bain pour masquer les signes de vieillissement « Toi non plus t'as pas changé. »

Quoi que... il avait peut-être même plus de charme aujourd'hui qu'il y a vingt ans. Mais ça, elle allait le garder pour elle, ce n'était pas vraiment professionnel et ils n'étaient pas là pour ça.

« Hm ça te dérange pas si je t'enregistre ? »

Vicky sortit son carnet de question et alluma son dictaphone. Elle posa toutes les questions inscrites mais également les nouvelles qui lui passaient par la tête et qui lui semblaient intéressantes. Elle voulait lui demander comment il alliait vie de famille et vie professionnelle, une façon subtile de demander s'il avait refait sa vie mais ... elle n'y arrivait pas, elle avait peur de la réponse. Mais la question qu'elle redoutait vint sur le tapis et elle ne sortait pas de sa bouche à elle. Le regard de Vicky fuit un instant et elle coupa l'enregistrement. Evidemment, elle n'aurait pas pu s'en sortir sans questions personnelles... elle prit une grande inspiration et but une gorgée de son mokaccino pour gagner un peu de temps.

« C'est... compliqué » elle se doutait qu'il n'allait pas se contenter de ça... « J'ai .. du partir pour des raisons personnelles et je voulais pas t'empêcher de faire ce que t'avais à faire. »

Jusque là, c'était la vérité. Un peu simplifiée, mais en tout cas, ce n'était pas un mensonge. Si ce n'est qu'il était concerné directement par cette "raison personnelle".

« Si je t'ai rien dis c'est parce je savais que tu me suivrais où que j'aille alors que tes études étaient importantes pour toi. Il était hors de question que tu échoues à cause de moi. »


Emi Burton

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t3114-vicky-at-first-i-was-afraid-i-was-petrified-kept-thinkin-i-could-never-live-without-you-by-my-side http://niagara-gallery.e-monsite.com
♦ Le bon samaritain ♦

avatar

★ Célébrité : Misha Collins
★ Date d'inscription : 20/02/2016
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 752
★ Autres comptes : Emrys, Ezekiel, Savannah, Darcy, Castiel, Zoey, Thomas, Noah, Logan


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Mer 14 Juin - 21:39

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Avoir Victoria pour moi pour quelques minutes était une occasion que je ne pouvais pas laisser passer. Qui sait quand une telle opportunité pourrait se reproduire ? J’avais imaginé ce moment un nombre incalculable de fois. Quand elle était partie, il y a près de vingt ans, j’avais tout fait pour avoir des explications, mais je n’étais jamais parvenu à la joindre. J’étais resté de longs mois dans l’incompréhension totale, j’avais été inconsolable alors pour tenter de m’aérer l’esprit, je m’étais donné corps et âme dans mes études pour oublier cet amour perdu. Mais cela n’est jamais arrivé. Je n’ai jamais pu l’oublier. Comment aurais-je pu m’y résoudre ? J’avais toujours été persuadé qu’elle était la femme de ma vie. Mais visiblement, cette conviction n’était pas réciproque. Alors je m’étais fait une raison même s’il était rare que je ne pense pas à elle, que je ne me demande pas ce qu’elle était devenue, ce qu’elle faisait en cet instant précis, si elle avait refait sa vie… Je n’ai jamais pu me la sortir de la tête, jamais.

Maintenant que j’en avais l’occasion, il n’était pas concevable qu’elle s’échappe une nouvelle fois. Cette interview était une véritable aubaine que je ne pouvais manquer pour rien au monde. Nos deux boissons en main, nous nous installions à une table de la cafétéria pour commencer son petit interrogatoire professionnel. Mais avant cela, je ne pus m’empêcher de la complimenter. Elle se mit à rire légèrement et je ne pus que constater à quel point ce son était le plus merveilleux du monde et qu’il m’avait énormément manqué. « J’ai quelques signes de fatigue en plus. » Assurais-je avec un fin sourire en réponse à sa remarque. Je trouvais, personnellement, que j’avais pas mal changé en vingt ans. Les rides étaient apparues, la coupe de cheveux était différente et j’arborais constamment cet air fatigué que je n’avais pas dans mon adolescence. Les signes de l’âge ne trompaient pas. Enfin, je me devais de la laisser faire son travail. « Non non, vas-y, fais comme tu as l’habitude de faire. » Si elle avait besoin de m’enregistrer, qu’elle le fasse, ça ne me posait pas de problème. Je supposais que c’était plus simple de pouvoir réécouter la conversation pour pouvoir la synthétiser dans un article.

Elle me posa les questions inscrites sur son carnet et j’y répondais du mieux que je le pouvais et le plus précisément possible pour qu’elle ait un maximum de matière à traiter. Si je pouvais l’aider à faire un bon article qui lui vaudrait les félicitations de ses supérieurs alors j’en serais très heureux. Cependant, je guettais la fin de son questionnaire parce que j’avais moi aussi des questions à lui poser. Ou du moins, une principalement. Quand je jugeai le moment opportun, je me lançai. J’avais attendu la réponse à cette question toute ma vie. Même si j’avais eu récemment une partie de la réponse. Je voulais savoir pourquoi elle ne m’avait pas parlé de cette grossesse. Je n’étais pourtant pas un monstre et je me serais fait une joie de devenir père, même à l’époque. Alors pourquoi me l’avoir caché et être partie à l’autre bout du pays avec la petite ? Pourquoi ne pas avoir partagé cet événement à deux ? J’avais pourtant cru, peut-être naïvement, que notre amour était solide. Elle tenta de gagner du temps avant d’affirmer que c’était compliqué. Oh, vraiment ? Mais encore ? Elle affirma être partie pour des raisons personnelles. Le terme me fit doucement sourire. Voilà comment elle qualifiait sa grossesse, des raisons personnelles ? Je croisais les bras sur la table en écoutant la suite de ses paroles. Elle était donc partie pour que je puisse poursuivre mes études ? J’avais à présent tous les éléments en ma possession pour comprendre ce qu’il lui était passé par la tête à ce moment là. Elever un bébé, ça demande énormément de temps, les études en médecine également. Avait-elle craint que je n’échoue dans l’un des deux domaines ? J’aurais pu allier les deux, j’en étais certain. « Evidemment que je t’aurais suivie où que tu ailles. Comment aurait-il pu en être autrement ? Je t’aimais tellement que j’aurais pu faire n’importe quoi pour toi. Si tu n’étais pas bien à Sydney, il fallait me le dire, on aurait déménagé et des universités il y en a dans tout le pays, je ne vois pas en quoi cela aurait posé un problème. J’ai toujours voulu devenir médecin, oui, mais pas au détriment de nous. » Mon métier était une véritable passion mais à l’époque si la question s’était posée, j’aurais tout arrêté pour elle. « Mais c’est amusant que tu parles de raison personnelle. Parce que cette raison personnelle est venue à moi il y a quelque temps. Je dois dire que ça m’a surpris de découvrir une jeune fille d’une vingtaine d’années devant mon casier. Je pensais qu’elle s’était perdue. Mais non. Tu n’imagines pas à quel point j’ai été surpris d’apprendre que j’étais son père. J’avais du mal à y croire, jusqu’à ce qu’elle me dise son nom. Maeve Parker, je suppose que ça te parle, Victoria. » J’étais triste, déçu, peiné et en colère qu’elle ait osé me cacher l’existence de ma propre fille. Je lui laissais un peu de temps pour digérer les informations que je venais de lui donner. « Tu es partie parce que tu étais enceinte. Tu sais que je me serais fait une joie de devenir père, alors comment as-tu pu me faire ça ? »


Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t1808-aiden-la-vie-reserve-parfois-quelques-surprises
♣ blablateur compulsif ♣

avatar

★ Célébrité : Sarah M-Gellar
★ Date d'inscription : 25/02/2017
★ Pseudo : Niagara
★ Messages : 751
★ Autres comptes : Kiara S. Brown & Alex C. Murphy

To Do
Action de la loterie:


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Dim 18 Juin - 16:14

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Être autour de cette petite table avec chacun un café à la main pour un entretien professionnel rassurait Vicky. Tant qu'elle faisait son boulot, elle était sur son terrain et elle maîtrisait. C'était elle qui posait donc c'était elle qui dirigeait pleinement la conversation et elle commençait à croire qu'elle réussirait à rester professionnelle... mais comment dit-on déjà ? Ah oui : l'espoir fait vivre. Il était évident qu'Aiden allait demander des explications sur ce qui s'était passé vingt ans plus tôt mais au fond d'elle-même, elle avait commencé à croire un chouilla qu'elle y échapperai, qu'il n'oserait pas poser la question... Elle avait maintes et maintes fois imaginer cette conversation sans jamais réussir à trouver les mots justes pour expliquer sa fuite mais... c'était difficile car même si elle était persuadée d'avoir fait ce qu'il fallait, elle était en tort pour la majorité des gens qui connaîtraient l'histoire en détails. Et cette fois encore, elle cherchait ses mots, ses excuses étaient un peu... pas bidons mais ... pas franchement convaincantes et très vagues. Elle ne pouvait pas lui annoncer de but en blanc "bah j'étais enceinte, je voulais pas que tu choisisses entre tes études et un enfant donc j'ai choisi pour toi !" Vicky soupira.

« C'est pas Sydney le problème, j'y étais bien, c'est pas ça... mais je pouvais pas y rester. »

Je pouvais pas rester près de toi pendant que mon ventre grossissait de mois en mois. Vicky ne s'attendait pas à ce qu'Aiden comprenne, elle-même s'était plus d'une fois demandée ce qu'il se serait passé si elle avait fait comme toute femme raisonnable : annoncer à son petit-ami qu'elle était enceinte et voir à deux comment ils allaient gérer ça, prendre des décisions à deux. Vicky aimait follement Aiden et ça n'avait pas été une décision facile de tout quitter, de le quitter... mais c'était pour son bien qu'elle avait fait ça. Mais plus Aiden avançait et plus Vicky fronçait les sourcils, elle commençait à comprendre qu'il savait tout et son coeur se mit à accélérer jusqu'à entendre le nom de sa fille. C'est pas vrai... pensa-t-elle. Il était au courant pour Maëve, il savait... et c'était Maëve qui était allée à sa rencontre ! Sa propre fille était allée voir son père et n'en avait pas parlé à Vicky, ni avant, ni après. Elles allaient avoir une sérieuse discussion toutes les deux. Les méninges de Vicky tournaient à plein régime, elle se sentait mal. Cette fois elle ne pouvait pas mentir ni lui raconter une demie-vérité. Il fallait qu'elle joue cartes sur table en essayant de ne pas être la méchante de l'histoire. Elle garda le silence un moment, la bouche entrouverte d'apprendre ça. Au bout d'un moment elle baissa la tête en soupirant et s'affala contre le dossier de sa chaise.

« Oui. J'étais enceinte... Je suis tombée enceinte de Maëve et j'ai pas pu te le dire. On était trop jeunes Aiden ! On était tous les deux étudiants, tu crois que t'aurais réussi tes études si t'avais du t'occuper d'un enfant en même temps ? »

Bien sûr qu'elle avait voulu des enfants avec Aiden du temps où ils étaient ensemble mais elle imagineait ça quand ils auraient terminé leurs études. Bon, être médecin n'était pas le métier qui laissait le plus de temps libre, c'est sûr mais... faire de longues études en ayant une vie de famille à gérer aussi... Si Aiden avait loupé ses études, Vicky n'aurait pas pu s'empêcher de penser que c'était de sa faute.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t3114-vicky-at-first-i-was-afraid-i-was-petrified-kept-thinkin-i-could-never-live-without-you-by-my-side http://niagara-gallery.e-monsite.com
♦ Le bon samaritain ♦

avatar

★ Célébrité : Misha Collins
★ Date d'inscription : 20/02/2016
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 752
★ Autres comptes : Emrys, Ezekiel, Savannah, Darcy, Castiel, Zoey, Thomas, Noah, Logan


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Dim 25 Juin - 0:30

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Ses explications étaient foireuses. Elle semblait mal à l’aise et à la recherche de ses mots. La situation était tellement délicate, bien évidemment. Elle aurait pu me faire comprendre qu’elle avait été enceinte, ou évoquer cette hypothèse mais non. Au lieu de cela, elle tourna inlassablement autour du pot, se montrant on ne peut plus vague. Si je voulais de la précision, j’allais devoir repasser. Et puis, quitte à mentir, pourquoi ne pas m’annoncer clairement qu’elle n’avait plus eu aucun sentiment pour moi et avoir voulu tourner la page rapidement ? Ou peut-être que c'était vrai ça après tout. Evidemment, sa fuite n’aurait pas été la meilleure façon de faire. Mais dans tous les cas, cela n’avait jamais été la meilleure façon de procéder. J’avais bien le droit à un minimum d’explications, c’était légitime, non ? Si elle m’en avait donné autrefois, nous aurions pu éviter cette conversation. Quoi que. La véritable raison de son départ précipité avait changé la donne. Comment avait-elle pu me priver de mon droit d’être père ? Comment avait-elle pu me cacher l’existence de ma propre fille ? Elle se défendit que Sydney n’avait pas été le problème. Bien évidemment. Comment aurait-elle pu prendre le risque de rester dans cette ville après m’avoir quitté alors que j’aurais pu la croiser avec son ventre arrondi ?

Etant donné qu’elle ne voulait pas m’annoncer la vérité, je le fis à sa place. En effet ma fille était venue me trouver il y avait quelques semaines – mois ? – de cela. Cette annonce avait été un véritable choc. Apprendre que j’étais père d’une jeune fille d’à peine vingt ans, cela avait de quoi secouer. Victoria aussi parut sous le choc d’apprendre que j’étais au courant. A première vue, Maeve ne lui en avait pas parlé. Elle n’aurait pas paru aussi troublée dans le cas contraire. Au moins, elle ne pouvait plus se défiler à présent ou me raconter des mensonges pour me balader. Au bout d’un moment, le temps qu’elle assimile ce que je venais de lui dire, elle rendit les armes, visiblement dépitée. Elle concéda avant de tenter d’amoindrir la situation une nouvelle fois. Je n’en croyais pas mes oreilles. « Victoria… Te rends-tu compte de ce que tu dis ? Jeunes ou non cela n’avait pas d’importance enfin ! J’aurais donné n’importe quoi pour être le père de tes enfants ! Qu’est-ce que tu n’arrives pas à comprendre là dedans ? Comment peux-tu être aussi défaitiste ? Qui te dit que nous n’y serions pas parvenus ? Comment peux-tu affirmer une chose sans l’avoir essayé ? J’aurais mis mes études en pause, une année ou deux, je les aurais reprises plus tard, cela n’aurait pas été un problème pour moi ! J’avais tout le temps pour devenir médecin, je n’étais pas à quelques années près. Je pouvais rattraper mes études, mais je ne pourrais jamais en faire autant pour mon rôle de père. Tu m’as privé de ce rôle sans m’en laisser le choix… » Quitte à choisir entre ma fille et mes études, le choix aurait été vite fait, j’aurais choisi Maeve sans aucune hésitation et elle le savait. « Bon nombre d’étudiants ont des enfants et ne crois surtout pas que le corps médical a une vie de reclus ou de moine. Beaucoup sont père ou mère de famille… Tu crois que je n’en aurais pas été capable c’est ça ? J’aurais été un mauvais père selon toi ? » Penser ça était la pire chose que je puisse me mettre en tête.


Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t1808-aiden-la-vie-reserve-parfois-quelques-surprises
♣ blablateur compulsif ♣

avatar

★ Célébrité : Sarah M-Gellar
★ Date d'inscription : 25/02/2017
★ Pseudo : Niagara
★ Messages : 751
★ Autres comptes : Kiara S. Brown & Alex C. Murphy

To Do
Action de la loterie:


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Dim 16 Juil - 4:39

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Vicky ne s'attendait pas à ce qu'Aiden comprenne son geste, peu de gens pouvaient vraiment le comprendre d'ailleurs, à commencer par sa propre famille dont sa fille. Ses parents avaient accepté sa décision car ils n'avaient aucun droit sur les choix de leur fille mais ils n'avaient pas approuvé pour autant, de même que sa fratrie. A vrai dire, elle était même plutôt étonnée que personne n'ait secrètement prévenu Aiden de tout ça. Pour Maëve aussi c'était sûrement difficile à comprendre. Vicky n'avait jamais raconté de mensonges à sa fille sur son père parti à la guerre ou qui travaillait à l'étranger et pensait fort à elle ou toute autre histoire qu'on pouvait raconter  à un enfant pour qu'il arrête de poser des questions, mais surtout elle ne l'avait jamais non plus fait passer pour un enfoiré. Si elle l'avait voulu, elle n'en aurait sûrement pas été capable de toute façon, il avait été le grand amour de sa vie et elle ne pouvait dire du mal de lui. Lui expliquer son geste, plus exactement la raison de son geste, était complexe. La logique de Vicky n'était pas vraiment partagée et surtout pas par le père de sa fille.

« Je sais que j'ai pris la décision pour toi et ça je m'en excuse, mais je m'excuserai pas de t'avoir laissé toutes les cartes en main pour que tu réussisse. Et toi, comment tu peux dire que ça aurait fonctionné, hein ? C'est quelque chose qui marche dans les deux sens. Tu le dis toi-même, t'aurais mis tes études en suspens, et ça je voulais pas. C'est déjà suffisamment long pour pas retarder ça de deux ou trois ans et peut-être même plus. J'ai voulu que tu choisisse ta carrière et j'assume le choix que j'ai fait »

Vicky comprenait parfaitement qu'il lui en veuille. Il avait même toutes les raisons d'être totalement fou de rage contre elle. Le choix, c'est lui qui aurait du le faire à l'époque au lieu de choisir pour lui mais elle l'avait fait et aujourd'hui il était médecin, il avait réussi, il avait une bonne vie. Est-ce qu'il en aurait vraiment été de même entre les nuits de gardes, les couches-culottes en rentrant çà la maison ? Comment aurait-il pu se reposer et se concentrer avec un enfant à s'occuper ? Vicky restait persuadée qu'à leur âge, ça n'aurait pas été gérable. Ceux qui conciliait un enfant avec les études étaient souvent déjà parents et Vicky s'en serait voulue si Aiden avait du mettre en suspens ses études.

« Q...Quoi ? » la jeune femme ouvrit la bouche, choquée « Mais ça n'a rien à voir ! Bien sur que t'aurais été un père extraordinaire ! » s'empressa-t-elle de dire « Mais... on avait jamais vraiment parlé de construire une famille, enfin pas aussi tôt et ... ça m'a simplement paru être le mieux pour tout le monde. »

Enfin si "mieux" voulait dire Vicky élevant seule sa fille, Aiden abandonné sns savoir pourquoi et ignorant qu'il avait un enfant, oh et Maëve grandissant sans son père en se posant mille et unes questions sur lui. Ouais, dis comme ça, c'était difficile de comprendre le raisonnement de Vicky quand elle avait prit cette décision. Elle baissa la tête pour éviter son regard, le fixant sur ses doigts qu'elle triturait nerveusement.

« Sache que... ça a pas non plus été une décision facile de partir sans rien te dire. »

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t3114-vicky-at-first-i-was-afraid-i-was-petrified-kept-thinkin-i-could-never-live-without-you-by-my-side http://niagara-gallery.e-monsite.com
♦ Le bon samaritain ♦

avatar

★ Célébrité : Misha Collins
★ Date d'inscription : 20/02/2016
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 752
★ Autres comptes : Emrys, Ezekiel, Savannah, Darcy, Castiel, Zoey, Thomas, Noah, Logan


MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   Lun 21 Aoû - 15:22

Quand les fantômes du passé refont surface
Vicky & Aiden

Ce que je n’appréciais pas dans son geste c’est qu’elle avait pris la décision toute seule, sans m’en parler. Nous aurions pu faire face à la situation à deux. Nous aurions pu nous serrer les coudes et nous en sortir. C’est comme ça que faisaient toutes les familles non ? C’est ainsi que la vie était faite, pleine d’obstacles à surmonter, ensemble. Pas seul. Elle ne m’avait pas laissé choix et m’avait laissé au pied du mur. C’est ça que je ne digérais pas. Elle m’avait privé de ma fille, de mon droit à la paternité et ce n’était pas tolérable. J’avais toujours rêvé de devenir le père de ses enfants, d’aussi loin que je me souvienne. Mais elle m’en avait privé. J’écoutais son argumentation sans rien dire. Certes, elle avait pris sa décision pour me permettre de poursuivre mes études en toute sérénité. J’avais bien compris qu’elle m’avait laissé dans ce but. Mais j’estimais que ce n’était pas la meilleure décision à prendre. « Tu as choisi pour moi mais mon choix aurait été différent. Je suis certain que cela aurait fonctionné. Combien de couples font face à leur parenté soudaine et réussissent parfaitement leur vie ? Un bébé n’était pas incompatible avec une vie active ou des études. » Je finis par soupirer. « Enfin, on ne peut pas changer le passé. Ce qui est fait est fait. Je suis juste profondément déçu parce que j’aurais tout donné pour qu’on fonde une famille. J’imagine que tu devais t’attendre à ce que je prenne cette histoire plutôt mal, non ? » N’importe qui aurait pu prévoir ma réaction face à ce genre de situation. J’étais certain qu’elle y avait déjà pensé un nombre incalculable de fois.

Son excuse ne tenait pas vraiment debout à mes yeux. Avoir un enfant était bien plus important que réussir ses études. J’avais toujours rêvé de devenir médecin, je le reconnais, mais à choisir, mon choix se serait porté sur ma fille. On a toute la vie pour terminer des études, rien ne presse. Alors qu’un enfant grandit extrêmement vite. Et j’avais raté vingt ans de sa vie. Jamais je ne pourrais les rattraper. Alors j’en étais venu à la conclusion que selon elle, je n’aurais pas fait un bon père. Chose qu’elle réfuta bien vite, limite choquée par mes propos. Il est vrai qu’à l’époque nous n’avions jamais évoqué l’hypothèse de construire une famille, peu de couples le prévoit en étant aussi jeunes. « Mieux pour qui ? Pour toi ? En élevant notre fille seule ? Pour elle ? En grandissant sans père ? Pour moi ? En me demandant nuit et jour pourquoi tu étais partie sans explications ? Je pense que nous n’avons pas la même définition de ce qui est pour le mieux Victoria. » Dit comme ça, cette décision semblait être la pire qu’elle ait prise dans sa vie. Et pour cause, elle avait en quelque sorte brisé notre famille. Elle baissa la tête pour regarder ses doigts, visiblement mal à l’aise. Il y avait de quoi. Elle assura alors que sa décision n’avait pas été facile à prendre. La connaissant, elle avait dû passer des jours et des jours à peser le pour et le contre. Et moi je n’avais rien vu. Je voulus poser ma main sur la sienne, mais je retins mon geste. Cela aurait sans doute été déplacé de ma part. « J’imagine. Tu as dû y penser nuit et jour. Et je m’en veux de n’avoir rien vu. » Peut-être que si j’avais été un peu plus observateur, j’aurais découvert ce qu’elle me cachait ? Mais avec des si on pourrait refaire le monde…

A mon tour, je joignais mes mains entre elles, baissant les yeux. « Et maintenant ? Qu’est-ce qu’on fait ? » Pas là tout de suite dans l’immédiat, bien sûr. Je relevais les yeux vers elle. « Je veux dire, maintenant que la situation est claire, quelle est la suite à donner ? Pour ma part, il faut que tu saches que je ne vais pas en rester là. Maeve est ma fille autant que la tienne. Alors j’aimerais, avec ton accord et le sien bien sûr, essayer de rattraper le temps perdu avec elle. »


Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t1808-aiden-la-vie-reserve-parfois-quelques-surprises

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Quand les fantômes du passé refont surface [Aiden]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Quand les fantômes du passé reviennent vous hanter.
» [Terminé] Le passé ressurgit, certaines histoires refont surface et un lien se rompt (Pv/ Carter)
» Quand les souvenirs refont surface [PV Valentine Crowblack] [terminé]
» Quand les fantômes du passé reviennent à la surface (Pv Derek)
» Quand un fantôme de ton passé revient frapper à ta porte (William&Elena)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Australian life :: 
Melbourne
 :: 
Carlton
 :: The Royal Melbourne Hospital
-