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 La Grippe - Thomas

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MessageSujet: La Grippe - Thomas   Jeu 4 Mai - 21:59

Je n'ai envie de rien. Sauf resté là, échoué sur mon canapé. J'ai mal à la tête. J'ai mal au thorax. Peut être aussi un peu au ventre. Ça fait cinq jours que je ne suis pas sortie de chez moi. Cinq jour que moi, qui ai l'habitude de faire attention à mon apparence, ne me suis pas rasé. Quand est-ce que je me suis lavé la dernière fois ? Y a deux jours peut être ? Peut être trois ? Mais j'en ai rien à foutre. Je suis malade. Et je suis sur que c'est un truc plus grave qu'un rhume. Ça doit être la grippe. Ouais, la grippe. C'est l'autre blonde avec qui j'ai couché il y a cinq jour qui a du me contaminer. Celle qui m'a ammené a la fac cinq jour plus tôt. Rien que d'y penser, j'ai la nausée.

Ça frappe a ma porte. Plusieurs fois. Je fais claquer ma langue contre mon palais. Pourquoi on ne me laisse pas tranquille ? Je suis malade. Rien à foutre, je ne bougerai pas de mon canapé. J'y suis trop bien. J'y suis incrusté. Enraciné. Si C'est important, ils n'ont qu'à demander à Thomas mes clés, sinon, ils vont se faire foutre.

La porte s'ouvre, faisant entrer de la lumière dans mon appartement quasiment plongé dans le noir complet. En effet, mes volets sont fermés et la seule source de lumière est la lumière bleue de la télé qui passe les téléfilm de merde au programme à cette heure la. La personne qui est entrée allume la lumière et je râle en mettant sur ma tête un coussin que je ramasse par terre à côté du canapé. Dans ce mouvement, je renverse plusieurs cadavre de bouteille de bierre. Je pose le coussin sur ma tête.

- Lumière!

J'ai mal à la tête et la lumière trop forte n'aide pas. Quel spectacle ça doit être en entrant chez moi. Un cendrier qui déborde sur la table basse, une forte odeur de tabac froid car je mijote dedans depuis que je suis tombé malade. Depuis que j'ai la grippe. Pleins de boîte de pizza et comme je disais les cadavres de bouteille... Il n'y en a pas tant que ça. Ma consommation a pas excédé mon habitude. Je n'ai juste pas rangé. Pas une fois. Je ne me levais que pour aller chercher les pizzas que le vendeur apportait. Je passais prendre des bieres dans la cuisine a ce moment là. J'irais mieux plus tard. Je veux pas parler. Je ne l'ai pas fait pendant cinq jours, je ne vois pas pourquoi je le ferais là. Je garde la tête sous mon coussin en râlant.
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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Lun 15 Mai - 0:32


La grippe


Samuel & Thomas

Il y avait quelque chose qui clochait. Quelque chose d’inhabituel. Ce silence. Depuis cinq jours. Pas de coup de téléphone, pas de message, pas de visite intempestive. Sam ne passait jamais une journée sans me faire chier. On pouvait aller jusqu’à deux ou trois jours s’il avait fait la fête et qu’il avait besoin de s’en remettre en dormant plus de vingt-quatre heures. Mais jamais plus. Ça n’était pas normal. J’étais même passé sous sa fenêtre pour constater que les volets étaient fermés. Il devait être chez lui. Il devait être malade. Ou pire. Peut-être que cet abruti avait fini crevé par une overdose à force de consommer toutes ces merdes. Dans tous les cas, ce silence radio pesant n’avait rien d’habituel. Alors j’avais décidé d’aller le voir directement. S’il lui était arrivé quelque chose, autant que je le sache. Et le plus tôt serait le mieux.

J’avais donc quitté mon appartement, emmenant Rex avec moi pour monter à l’étage au dessus et frapper à sa porte. Je tendais l’oreille mais pas un bruit derrière. Je frappais de nouveau, un peu plus fort. Mais rien, toujours pas de réponse. Ok d’accord. Il m’avait filé un double de ses clés alors je ne me gênais pas pour les utiliser et entrer. La première chose que je remarquais, c’était qu’une odeur de fauve mourant me piquait les narines. Ok ça schlingue là dedans ! Et il faisait noir, on n’y voyait que dalle. Refermant la porte derrière moi, mon chien sur mes talons, j’allumais la lumière pour y voir plus clair. M’avançant dans son petit appartement, je l’entendis grogner, me signalant par la même occasion que cet abruti était bel et bien vivant. Arrivant dans ce qui lui servait de salon, je le trouvais allongé sur son canapé avec un coussin sur la tête. « Bordel de merde… C’est quoi ce taudis ? » Mon chien, l’ayant vu aussi, se dirigea vivement vers lui et tenta de frayer un chemin à sa truffe jusqu’au visage de mon frère pour le lécher joyeusement sans aucun doute.

Il y avait du bordel partout, des bouteilles de bières vides, des déchets divers et variés partout, des cartons à pizza… Bref, c’était l’apocalypse là dedans. Ne supportant pas cette odeur, j’allais ouvrir les volets pour ouvrir les fenêtres en grand pour laisser entrer l’air de l’extérieur. Revenant vers mon frère, je balançais mes clés sur sa table basse dans un fracas épouvantable pour lui s’il avait la gueule de bois. Moi être aux petits soins pour lui et faire attention à ne pas faire trop de bruit ? Dans ses rêves ! « Putain Sam mais qu’est-ce que t’as branlé ? T'as décidé de vivre en ermite ou quoi ? Et c’est quoi toute cette merde ? » Je faisais allusion à tout son bordel et ses déchets. On n’était pas des gens soigneux dans la famille, mais on ne vivait pas non plus dans la merde. « Ça t’écorcherait la gueule de donner des nouvelles au lieu de faire le mort là ? » J’attrapais le coussin qu’il gardait devant ses yeux pour le balancer dans la pièce. « Qu’est-ce que t’a foutu encore ? C’est quoi cette gueule de déterré ? Qu’est-ce que t’as pris ? » Ouais pour moi s’il n’était pas bien c’était parce qu’il avait consommé une merde encore. Quoi d’autre ? D’un geste de la main, je dégageais tout ce qui se trouvait sur sa table basse pour que ça finisse par terre pour pouvoir m’y asseoir. Je n’allais pas le lâcher. Rex non plus n’avait pas l’air décidé à le lâcher. « Parle. Tout de suite. »

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Mer 24 Mai - 20:02

    La douce voix de mon frère Thomas accompagna le vacarme fait a son arrivé. Même si j'avais le visage recouvert d'un coussin pour me priver de l'agression de la lumière allumée a son entré, Je distinguais parfaitement les sons. Et le son des pattes griffu de Rex sur mon parquet ne me laisse aucun doute de son approche. Quand il passe sa truffe sous le coussin pour me saluer comme il sait si bien le faire. Et la douce voix de mon frère comme je le disais avant. Je pousse un grognement étouffé. Fait chier. Ils font chier. Rien n'a été demandé à mon frère. En tout cas pas par moi. C'est mon bordel, mon taudis. J'entend le bruit de mes stores, la fenêtre est ouverte. La circulation aussi me vient aux oreilles. Il est quel heure ? Pour qu'il y en ai autant... Puis pour que Thomas soit là aussi... pfff... Je n'en sais rien. Rien ne sert de chercher. Mon cerveau est pas capable de penser à tout ça sans... dériver.
    Ma protection est envolé, elle s'est fait expulsé a travers la pièce. Et le bruit des clés jeté sur la table ne me plait pas. Elle casse la tranquillité de mon appartement. La tranquillité, le calme, le silence... ça faisait combien de temps que je ne les avaient pas fréquenté ? Un bon moment je crois. Oui, ça doit être ça.
    Je pousse un sourire en me redressant sur mon sofa et les sourcils froncés, Je pose mon regard sur le chien devant moi qui remue la queue, joyeux. Content de me voir ? Ça fait au moins quelqu'un... Le visage fermé ainsi, je dois ressemblé à mon frère.

    - Tu fais chier. Fais moins de bruit.

    Je ne lève pas les yeux vers mon frère. Non je fixe le chien. Je lui fait signe en tapant sur mes genoux de s'approcher. Je glisse alors mes doigts dans sa fourrure et je penche en avant. Serrant le chien contre moi.

    - Je n'ai rien pris de plus que d'habitude.

    J'en ai même pris moins, Je n'en avais plus assez, puis je sortais pas faire la fête... alors je n'ai rien réclamé. Puis il se débarrasse de tout ce qu'il y a sur la table, faisant tout aller au sol. Il aurait fait ça habituellement, j'aurais hurler. Je l'aurais fait ramasser, Mais la je ne fais que soupirer au fracas engendré par son geste.
    Mon frère veut que je parle... je ne sais pas si J'ai quelque chose à lui dire...

    - Je suis juste... malade. Ça va passer.. C'est sur.. ça passera... ça fait déjà cinq jours...

    C'est déjà assez long. Oui cinq jours de... Grippe, C'est bien assez. Bientôt la douleur dans la poitrine s'envolera. Bientôt oui. Je lève rapidement les yeux vers mon frère. Si je ne le regarde pas, il ne me croira pas. Pas du tout même.

    - Tu vois? Je suis pas mort. Tu peux retourner faire ce que tu as a faire. T'fais pas chier pour moi Thomas.

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Jeu 15 Juin - 12:23


La grippe


Samuel & Thomas

Ça ne lui ressemblait pas de disparaître pendant des jours. Lui qui avait l’habitude de venir me faire chier à la moindre occasion, le voir étendu comme une larve sur son canapé n’avait rien de normal. Et puis même s’il était bordélique, ce n’était jamais autant le bordel que maintenant. Alors il avait beau râler et grogner autant qu’il le voulait, je n’allais pas partir de sitôt. C’était mal me connaitre, j’étais du genre tenace. Peut-être qu’il n’avait que la gueule de bois. Peut-être qu’il avait oublié l’existence de son frère pendant cinq jours. Peut-être qu’il s’était trop amusé ou trop shooté. Dans tous les cas, j’allais lui faire payer ces cinq jours sans nouvelles. Il se redressa pour s’asseoir sur son canapé, commençant à râler pour me demander de faire moins de bruit. La bonne blague. J’allais même en faire un peu plus pour le faire chier. Il prit le chien dans ses bras et assura n’avoir rien pris de plus que d’habitude. « Te fous pas de ma gueule. » S’il était aussi mal c’était qu’il y avait une raison. Et la seule que je voyais c’était l’alcool ou ses merdes. Quoi d’autre ? Oui, quoi d’autre ?

Dans un geste d’énervement, j’avais foutu en l’air tout ce qui se trouvait sur sa table basse pour pouvoir m’y asseoir. Bordel de merde pourquoi était-il aussi mou du genou ? Où était passé le petit frère chieur et trop plein d’énergie ? J’avais tellement envie de le secouer pour lui remettre les idées en place. Il assura être malade, que ça allait passer et que ça faisait déjà cinq jours qu’il était dans cet état... Malade ? Il n’en avait pas l’air. Il n’était pas spécialement blanc. Ce qui m’agaçait aussi c’était le fait qu’il évite mon regard. Comme s’il avait quelque chose à se reprocher ? Pourquoi se sentirait-il coupable de quoi que ce soit ? Mes coudes sur mes genoux, les sourcils froncés, je ne le quittais pas des yeux, jusqu’à ce qu’il daigne enfin relever la tête vers moi, pour me virer de chez lui. « Alors premièrement avorton, tu vas arrêter de me prendre pour un con. » Je me redressais pour me tenir un peu plus droit et poser mes mains sur la table. « Malade depuis cinq jours ? Tu te fous de ma gueule ? Y’a jamais eu ça chez les Hawkins. » Dans la famille, on pouvait dire qu’on avait de bonnes défenses immunitaires et de sacrés anticorps. En grandissant dehors, par tous les temps, notre corps s’était habitué à se défendre contre tout et n’importe quoi. Chez nous, les rhumes disparaissaient aussi vite qu’ils étaient venus et personne n’avait jamais été malade plus de quarante-huit heures. « Donc tes salades et ton baratin, tu te les fous au cul ou tu les gardes pour tes minettes. Et bordel de merde, secoue-toi ! On dirait une vieille loque ! T’es tout mou, sans énergie, c’est quoi ton délire ? On dirait un vieux gars dépressif qu’on voit à la télé. » Je l’attrapais par le col de son t-shirt tout en me relevant pour nous mettre tous les deux sur nos pieds. « Je vais te secouer moi, je te le garantis p’tit con. Et pour ton information, il est hors de question que j’aille où que ce soit tant que tu ne m’auras pas dit pourquoi t’es une larve. T’as mangé quand ? » La bouffe y’a que ça de vrai, ça résout tous les problèmes.

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Ven 16 Juin - 22:40

    Il me saoul là. Il a quoi a pas croir ce que je dis ? Il a besoin de quoi ? De preuve ? Je lui en donnerai si je pouvais lui faire ressentir cette amertume qui traîne en moi et qui ne cesse de grandir avec les jours ou je reste enfermé chez moi. Elle me bouffe comme un virus. Un virus ! Alors je suis malade. Merde. Il a qu'à croire un peu ce que je dis. Comment ça pourrait être ça si même lui ne m'aide à y croire en pensant que ça peut être vrai ?

    - J'suis sérieux merde. J'ai rien pris de plus !

    J'ai même plus de pilule, la dernière est passé ce matin. Et si j'suis aussi mou, c'est peut être justement parce que les effets s'en vont. J'avais pas la tête à penser a demander à Thomas de me rapporter un nouveau sachet. Peut être qu'il y a pensé. C'est toujours à la même fréquence qu'il me fourni. Alors il doit les avoir sur lui. Mais je ne lui demande pas. Pas encore. Parce qu'il croit que j'ai pris un truc qui m'a rendu comme ça. Le chien que j'avais contre moi sursaute et s'en va ailleurs dans pièce quand son maître d'un geste violent fait voler tout ce qu'il y avait sur ma table basse dans un boucant d'enfer. Super. Il croit faire peur à qui comme ça lui ? Je soupire en me passant les mains sur le visage.

    - Merde Thomas. Fais chier ! T'as intérêt à ramasser tout ça.

    Même quand je parle, j'entend le ton lasse que je prend. Même moi, je m'en rend compte. Mais je suis crevé et il a tout balancé par terre. Et je n'ai pas la tête à me prendre la tête avec mon frère. J'ai peur que si je m'énerve, la frustration que j'ai accumulé depuis cinq jours retombe sur mon frère. Et je ne veux vraiment pas me battre avec lui. J'en ai pas la force de toute façon. De m'énerver. C'est tout comme il dit. Je suis une larve. Mais c'est à cause du virus.

    Mon frère me choppe et me lève d'un coup en même temps que lui. C'était violent de se faire lever comme ça après avoir être resté couché autant de temps. Il voulait me secouer. Il a réussi ce fils de pute. Même reussi a m'énerver. Je le repousse d'un geste brusque, le regard mauvais. Je reste moi quand même. Il y'a des limites. Mais je ne l'insulte pas. Je ne lui dis pas de se casser. Je le regarde juste mauvais.

    - J'ai mangé hier. Ça aussi tu ne me crois pas ?

    Bah, jusqu'à maintenant, tout ce que j'ai pu lui dire, il y croyait pas un mot. Je ne vois pas pourquoi cette fois-ci aussi ça échapperai a ça.

    - J'ai plus rien et je veux pas sortir. Si tu as faim, y a le numéro de la pizza par terre vu que tu as tout balancé.

    Je me rassois sur le sofa et je prend sous la table ma boite. Il me reste du shit au moins. Je commence à m'en rouler un.

    - T'aurais des cachetons sur toi ? J'ai plus rien.

    Si la il me trouve mou, vaut mieux pas qu'il me voit demain alors. Mais il le sait. Je ne peux plus rester sans en avaler maintenant. Le sevrage est bien trop violent pour que je ne le supporte. Je porte le joint que je viens de rouler à mes lèvres et je lui tend la boîte. Peut être que si il fume il se détendra un peu du cul lui. Je le regarde les sourcils froncés. Ni coiffé, ni rasé comme d'habitude, Je ressemble plus à mes grands frères. Je ressemble plus aux Hawkins. Je l'ai remarqué moi aussi en passant devant le miroir en allant aux chiottes. De plus même mon regard n'a pas le même air. Si à l'habitude je parais amusé, avec l'envie de faire chier. Un peu filou. Cette fois, il est juste agacé. Ne voulaient-ils pas que je devienne plus calme ? Je sais pas. En tout cas je n'ai jamais été si semblable à mes frères qu'aujourd'hui. Je lève les yeux vers mon frère en fumant sur mon joint.

    - Ça va Thomas... Je vais guérir. Ça va passer.
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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Sam 22 Juil - 14:37


La grippe


Samuel & Thomas

Ça me semblait bizarre que cet abruti soit malade. Depuis quand un Hawkins tombait malade ? Depuis quand une potentielle maladie nous clouait à la baraque pendant cinq jours ? Ça n’était jamais arrivé. Même malade, on se sortait les doigts du cul et on sortait. Quand on était petits, on allait jouer dehors alors qu’on avait de la fièvre. Même malade, Sam avait toujours été une pile électrique. Là, il ne ressemblait qu’à un vieux déchet dans une poubelle. Ça ne lui ressemblait pas. J’étais certain qu’il n’était pas malade. Il se foutait de ma gueule, voilà tout. Et je détestais ça. Okay, peut-être qu’il n’avait rien pris de plus que d’habitude, mais ça n’expliquait pas son état lamentable. Mon excès de colère envoya valser tout ce qui se trouvait sur sa table basse sans le moindre problème. Là au moins, il savait à quoi s’en tenir. Je n’étais pas venu ici pour plaisanter, mais parce que je m’étais inquiété. Aussi incroyable que ça puisse paraître, j’étais capable de me faire du souci pour l’un des membres de ma famille. Je haussais un sourcil en croisant les bras face à ce pseudo ordre de tout ramasser. « Tu m’as pris pour ta bonniche ou pour Clara ou quoi ? C’est ton bordel, ton merdier alors TU ramasseras. » Il était hors de question que je range quoi que ce soit, quand bien même je sois responsable d’un potentiel désordre.

Mais son attitude de larve rampante commençait à sérieusement m’énerver alors dans un geste rapide et tout en me relevant je l’avais choppé par le col de son t-shirt pour qu’il se lève avec moi. S’il fallait le secouer pour qu’il réagisse et sorte de son état de léthargie, alors je n’allais pas me gêner. Il me repoussa quand même et je le lâchai, reculant d’un pas ou deux. Enfin une réaction appropriée. Répondant à ma question, il assura avoir mangé hier. « Hier ? Tu sais quelle heure il est abruti ? T’as plus qu’intérêt à bouffer et vite. » La journée était déjà bien entamée, il était plus que temps qu’il remange quelque chose. Et s’il ne voulait pas, j’étais prêt à lui faire avaler n’importe quoi de force. Il ajouta qu’il n’avait plus rien et qu’il ne voulait pas sortir. Que si j’avais faim, il y avait le numéro de la pizza par terre. « Sans déconner… » Il était sérieux là ? Et le voilà qui retombait dans son canapé. J’allais le tuer ce gosse. Bordel de merde, j’allais le buter. « Et en plus tu te fous royalement de ma gueule. J’ai pas besoin de manger moi. Je te jure que tu vas bouger ton cul si tu ne veux pas que je t’éclate ta gueule de petit connard. » Et voilà qu’il eut le culot de me réclamer sa dose. J’hallucine « Tes putains de cachetons tu peux faire une croix dessus tant que tu seras dans cet état de foutu dépressif. Là, je peux te garantir que tu peux bien aller te faire foutre. » Petit coup de pression bonjour, c’est gratuit. « Ah tu veux jouer au con avec moi ? On verra qui est le plus con des deux. » J’étais venu le voir parce que je m’inquiétais et monsieur ne trouvait rien de mieux que de me réclamer ses pilules. Putain d’ingrat. Je savais qu’il ne supporterait pas un arrêt brutal de sa came, mais je pouvais toujours le menacer, ça ne coutait rien et j’espérais que ça le fasse réagir. Un bon coup de pression ça ne faisait jamais de mal.

Son joint terminé, il le coinça entre ses lèvres tout en me tendant la boite. Est-ce qu’il pensait vraiment que j’étais d’humeur à ça ? Je croisais les bras, fronçant les sourcils. « Range-moi ça. » Je n’étais pas sûr que fumer sa connerie allait réellement l’aider. Il était déjà mou du genou, alors ça n’allait pas s’arranger. Il assura qu’il allait guérir, que ça allait passer et je levais les yeux au ciel. « Mais bordel de merde Sam t’es pas malade ! Quand est-ce que tu vas te rentrer ça dans ton petit crâne de piaf ?! Tu n’as rien ! Je ne sais pas ce qui t’a mis dans cet état, mais ça commence à me faire chier. » Je me penchais vers lui pour lui arracher son joint de la bouche et le laisser tomber par terre pour l’écraser bien comme il fallait avec mon pied. J’attrapais de nouveau mon frère par le col pour qu’il se lève et je le secouais de mes deux mains, plus menaçant que jamais. « Sors toi les doigts du cul et vas t’habiller, je t’emmène manger quelque part. Si tu refuses, je te fais bouffer tes dents une par une et je t’éclate ta petite gueule d’ange. Secoue-toi merde ! » Je le poussais violemment vers sa chambre pour qu’il aille se changer. « Et magne ton cul, t’as trente secondes. » Pas une de plus. Le chrono était lancé.

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Mer 6 Sep - 13:53

    Et voilà la douceur incarnée face à moi... Il jette mes affaires un peu partout, il parle fort, il fait du bruit pour rien... J'ai pas vraiment la tête à ça aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai pas envie d'être le bouffon de service. Je veux juste... Je sais trop rien. Être celui que je ne suis pas d'habitude. Je veux juste ne plus ressentir ce poing de merde dans ma poitrine. Il partira. Tout seul, faut juste lui laisser le temps de partir. Mais Thomas, c'pas comme ça qu'il l'entend. Il a l'air de vouloir que je redevienne moi. Mais je suis moi... Je suis toujours moi. Je suis juste pas très bien. Même s'il dit que non... Je ne vois que ça. Sinon ça serait quoi ? Je suis un Hawkins, rien ne peut me faire mal au cœur si ce n'est la maladie. Peut-être que c'est parce que je suis plus ou moins sobre que je déraille ? Il me faut de toute façon bientôt une dose avant que la dépression ne soit plus forte. Car le manque fait déprimer. Il me rendra peut-être même pire. Il pousse aux angoisses, à la dépression, a la violence. Enfin bref, pas vraiment beau à voir, donc si je pouvais éviter ça... CA serait... Cool.

    Ça ne semble pas plaire à mon frère, le fait que je n'ai rien avalé depuis hier. Je ne sais pas quelle heure il est mais... Cela n'a jamais tué personne de ne pas manger pendant vingt quatre heures... Il se met vraiment dans des états celui là. Regardez le ! Je grogne, je parle fort, je fais des gestes violents, j'envoie tout balader de ce qu'il y a sur la table. J'ai l'impression que je suis loin de lui. En fait, j'ai l'impression d'assister à la scène de loin. De me voir affalé sur le sofa, comme une merde fatiguée. Et de voir mon frère essayer de... De quoi ? Il essai de me faire réagir. Je le connais par cœur. Il aime pas. Il aime pas que je sois malade. Enfin que je crois que je suis malade alors que je ne le suis pas, mais que je suis sûr d'être quand même. Compliqué ? Rien à foutre, fallait suivre.

    Maintenant, il menace son apport en drogue. Plus rien ? Il me ferait ça ? Vraiment ? Lui il me ferait ça ? J'arrive pas a le prendre au sérieux. J'ai envie de lui rire au nez, mais tout mon corps s'est tendu. Même si dans ma tête je veux rire... Chaque parcelles de mon corps ne veulent pas prendre ce risque. Un sevrage violent. Je ne le veux pas, et je ne le peux pas. Alors je ne ris pas. Je le fixe en plissant les yeux pour voir s'il est sérieux. Sérieux de chez Sérieux. Avec Thomas c'est toujours dire à dire... Quoi qu'il se passe... Il a la même tête... Il est en colère ? Il fait la gueule. Il est triste (si ça peut lui arriver) il fait la gueule. Il est content ? Il fait la gueule. Enfin, on se comprendre. La bouche qui forme un pont, les sourcils froncés, le regard qui tue... Bref, Thomas, figé sur une seule expression. Donc je ne sais pas... Il bluff ? Il est sérieux... Il a une vrai Poker Face mon frère aussi... Pas facile... Mais il dit quelque chose qui fait qu'un sourire s'étire sur mes lèvres. Celle là... Même dans mon état quel qu'il soit, je ne peux pas la laisser passer :

    - Donc pour une fois, tu admets que tu es plus con que moi.

    Je met ma main au feu, que même ça, si ça le fait rire, il gardera sa tête d'homme des cavernes frustré, pas content, grincheux. Mais moi, qu'est-ce que je suis content de l'avoir sortie. Enfin bref... L'heure n'est pas à ça. Monsieur n'est pas content et moi, je veux pas bouffer. Ni sortir. Alors une fois revenu sur mon canapé, celui que j'aime le plus en ce moment, je me roule un joint. Ça fera l'affaire pour le moment. Il devrait en fumer un peu lui aussi. Ça le détendrai... Enfin, il est pas du même avis. Il ne veut pas se détendre et il ne veut pas que je le fasse. Il me retire le joint de la bouche et l'écrase à l'aide de sa chaussure au point ou mon stick n'est plus fumable. Je fronce les sourcils. Bon, là ça me saoul. Je n'entends même plus ce qu'il me dit. Je n'entends que les insultes que je pense très fort à son égard. Je lève les yeux vers lui. Je sais moi aussi regarder mal, je sais moi aussi parler fort, gueuler et devenir violent. Et aujourd'hui, c'est pas vraiment le moment de me faire chier. Il m'attrape de nouveau par le colle et me soulève. Il me pousse vers ma chambre. Il veut que je me prépare. Sauf que je me retourne vers lui. Je ne vais pas vers ma chambre. Pour qui il me prend sérieux ?

    - C'est quoi ton putain de problème ? Tu crois que tu peux me parler et me bousculer comme ça ?

    Il me prend pour qui ? Pour Rex ? Je ne suis pas son chien, il faut qu'il apprenne a me traiter avec plus de respect. Je peux lui rentrer dedans, il ne me fait pas peur. Maintenant, je suis énervé. Ça me saoul. J'étais tranquille avant qu'il arrive. Et maintenant, la pointe que j'avais sur le cœur, elle est un peu moins là. J'ai de la colère qui arrive. De l'agacement. Je fixe mon frère. J'hésite. Pourquoi j'hésite ? Lui foutre mon poing dans la gueule ça me ferait un bien fou. Ça me défoulerai. Quand je suis comme ça, une bagarre, ça fait toujours du bien. Mais est-ce que c'est vraiment mon frère à qui je veux porter le coup ? Je toise Thomas, mon frère, mon complice, j'ai envie de lui rentrer dedans et pourtant, on sait tous les deux que je suis dépendant de lui. Sans lui, je suis seul alors que j'ai horreur d'être seul, sans lui, je n'aurais pas la cam dont j'ai besoin, sans lui, je n'aurais pas penser à autre chose et mon cœur serait encore serré. Sans lui, je serais toujours jaloux. Il m'a fait me changer les idées l'espace de quelques secondes... Je plisse le nez, il a gagné. Je tourne les talons. Je ne vais pas dans ma chambre. Je vais dans la salle de bain. Peu importe le temps qu'il me donne. Je suis Samuel Hawkins. Je ne sortirais pas de chez moi dans un état physique pareil. Faut que je me lave. Faut que je me coiffe.

    Je me déshabille et entre dans ma douche. J'allume l'eau. Déjà dessous, je subis les changements de température de l'eau sans me plaindre. Elle passe de très froide, à chaude, trop chaude, avant de devenir parfaire. Mais ça ne va pas m'aider... Il faut que je me réveille... Que je redevienne moi. Alors je pousse le régleur d'eau sur le bleu... L'eau devient froide. Tous mes muscles se contractent... Je ferme les yeux un instant le temps de m'y faire complétement. C'est pas pire que d'aller se baigner quand l'eau de la mer est glacée... Dans ma douche, j'ai un miroir. Ça fait narcissique. Mais il a toujours été là. Quand j'ai pris l'appartement, il était déjà là. Je l'aime bien. Après, je suis un peu narcissique en mon genre, alors, c'est sûr, je n'allais pas cracher dessus. Enfin, je plonge mon regard dans mon reflet. J'aime bien la petite barbe de quelques jours. Je ne vais pas l'enlever. Quoi que je suis capable de le faire, juste pour que mon frère attende encore plus longtemps. Mais non, je vais la laisser . Je me lave tout en râlant sur le comportement de Thomas. Sur le bordel qu'il a foutu. S'il me connaît, il sait que je ne rangerai rien. Peu importe le nombre de jours ou ça sera là. Je ne l'ai pas foutu ce bordel, je ne le rangerai pas. Quand j'en aurais marre, je n'irais plus chez moi, mais chez lui. C'est lui qui finira par craquer et ranger ou appeler Clara au secours. Quand il fou le bordel chez moi par colère, ce qui arrive de temps en temps... Jamais, je ne range ce qu'il a fait. Jamais. Et ça depuis toujours. Je sors de la douche, j’essuie mon corps détrempé et je quitte la salle de bain la serviette autour de la taille. Je ne jette pas un coup d’œil a Thomas. Je vais m'habiller dans ma chambre et je retourne dans la salle de bain me coiffer. Déo, brosse à dent et me voilà prêt. J'espère qu'il a bien attendu et qu'il est bien en colère.

    J'attrape ma veste, mes clés, mes clopes, un sachet avec de la weed dedans. Toujours, je ne l'oubli jamais. Je ne prend pas d'argent, Il veut que je mange ? Il paiera.

    - T'attend quoi ? Je suis prêt.

    J'ouvre la porte de chez moi, la passe, et commence à descendre les escaliers. Le truc... C'est que j'aime ma place du plus gros con en titre. Je vois pas pourquoi je lui laisserai.
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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Dim 5 Nov - 16:19


La grippe


Samuel & Thomas

Je n’aimais pas voir mon frère dans un piteux état. Je n’aimais pas le voir aussi mou qu’un mollusque. Je ne supportais pas de le voir aussi éteint comme s’il avait perdu sa joie de vivre et sa connerie habituelle. Il n’était pas lui-même aujourd’hui. Je crois même que je ne l’avais jamais vu dans cet état. Qu’est-ce qu’il lui arrivait bordel ? Il n’était pas malade ! Quand bien même il le soit, il n’avait jamais été dans un état pareil. La maladie n’avait que peu d’emprise sur les Hawkins, elle ne durait jamais bien longtemps et ne nous achevait pas autant. Il était amorphe, sans énergie, limite mort. Un mort vivant, voilà ce qu’il était. C’était le manque de drogue qui le rendait comme ça ? Non impossible, il serait venu m’en réclamer plus tôt dans ce cas là. Alors quoi ? Qu’est-ce qu’il avait ? Ça m’énervait de le voir comme ça ! Alors je voulais le faire réagir, jouer sur la corde sensible. Sa consommation. Comme j’étais son fournisseur, j’avais les pleins pouvoirs sur cet apport. Je savais également qu’il était bien trop ancré dans la drogue pour se foutre royalement de mes menaces. Le pire dans tout ça, c’est que je ne bluffais pas. S’il ne se bougeait pas le cul tout de suite, il pouvait faire une croix sur sa prochaine dose. Je n’étais pas le genre d’homme à menacer dans le vent. J’étais très sérieux et il allait rapidement en prendre conscience.

Pourtant le seul argument qui le fit réagir c’était le jeu du plus con. Je savais qu’il aimait gagner, quelque soit le titre en jeu. Alors oui, s’il voulait jouer à celui qui était le plus con, il allait gagner et de loin. « Je n’admets rien, on verra qui gagnera à la fin. » Allez hop, on réveille son esprit de compétition ni vu ni connu. Mais le voilà qui retournait dans son canapé pour s’allumer un joint. Non mais sans déconner, est-ce qu’il avait cru que j’allais rester planté là pendant que Monsieur fumait sa merde ? Est-ce qu’il m’avait bien regardé ? La patience et moi, on n’était pas potes. Et je n’allais certainement pas faire la potiche. Son joint arraché de la bouche, je l’écrasais sous mon pied. Je savais que ça n’allait pas lui plaire. C’était le but. Les mots ne fonctionnaient pas, alors les gestes feraient l’affaire. Je l’attrapais même par le col pour le faire tenir debout, parce que je commençais à en avoir ras le cul de son cinéma. Je le poussais vers sa chambre pour qu’il aille s’habiller. Ma patience arrivait à bout. Et voilà que Monsieur jouait le rebelle. « C’est toi qui as un putain de problème ! Alors maintenant tu bouges ton cul de petit enfoiré et tu vas t’habiller merde ! » Que de mots doux entre nous. En définitive, oui j’avais le droit de lui parler comme ça et de le bousculer. S’il n’était pas content, c’était la même chose.

Il se mit à me fixer mais à aucun moment je ne baissais le regard. Je ne sourcillais même pas. S’il comptait me faire plier, il se fourrait le doigt dans l’œil. Je croisais même les bras. Je savais qu’il bouillonnait. Il devait sans doute être en pleine hésitation sur ce qu’il pouvait faire. Me rentrer dedans ? Abdiquer et aller s’habiller ? Dans tous les cas, j’attendais, sans bouger. Je savais qu’il ne le ferait pas. Même si ça le démangeait. « Qu’est-ce que tu attends ? » Je pouvais même le provoquer un peu que ça n’y changerait rien. Il avait trop besoin de moi, il ne pouvait pas prendre le risque que je lui coupe les vivres. Finalement, ce qui devait arriver arriva, il tourna les talons. J’avais gagné. Evidemment. Fier de moi, un léger sourire pointe le bout de son nez. Rex revint vers moi et je lui caressai la tête le temps que la princesse aille se préparer. Sauf que Monsieur décida d’aller prendre sa douche, j’entendis l’eau couler peu de temps après… Bordel… Je levais les yeux au ciel, espérant qu’il n’y passe pas trois plombes. N’étant pas très patient, je ne cessais de soupirer et de regarder les minutes défiler. J’en venais même à faire les cent pas tellement il m’agaçait. Je détestais attendre, il le savait, il le faisait exprès. Au bout d’un moment, je ne tenais plus. « Bon magne toi Cendrillon ! » Et au bout d’un temps qui me parut une éternité, il sortit enfin de la salle de bain. Serviette autour de la taille. C’est pas vrai… Je pris une grande inspiration, serrant les dents. « Je vais te défoncer Sam, accélère. » Il se foutait bien de ma gueule ce petit con.

Lorsqu’il fut enfin prêt, il eut l’audace de me provoquer, à son tour. Il sortit de chez lui, en me laissant en plan mais même si ça m’énervait qu’il me prenne pour un con, je l’avais retrouvé. Le Sam chieur de service. Mon petit con. C’est avec un léger sourire sur les lèvres que je quittais son appartement à mon tour, refermant derrière moi, mon chien sur les talons. J’avais gagné. Ni plus ni moins. Je le laissais partir devant et je retournais rapidement chez moi pour rentrer mon chien. Si on allait manger quelque part, je n’allais pas pouvoir l’emmener. Je le sortirais en rentrant. Une fois Rex à la maison, je sortis de l’immeuble et je retrouvais mon frère. « C’est bien toi le plus con de nous deux, mais ça c’est pas nouveau. » J’avais la flemme de prendre ma voiture, alors on allait y aller à pied. Dans le quartier il y avait pas mal de bars, mais on trouvait aussi une bonne pizzeria, ça ferait l’affaire. En attendant, on avait un peu de chemin à faire pour y arriver. « Alors, tu vas me dire ce qui t’arrive ? Et si tu me ressors que tu es malade, je t’en colle une. » Ce n’était pas une menace, mais une promesse. « Quelqu’un t’a fait chier ? Un groupe peut-être ? Pour la drogue ? » Les camés en manque étaient capables de n’importe quoi pour avoir leur dose. Peut-être qu’un groupe de drogués s’en était pris à lui ? « Si tu as des emmerdes, il faut que tu m’en parles Sam. Fais pas le con. »

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Mer 8 Nov - 18:12

    Putain mais qu'il était lourd. Je dis que je suis malade et ça ne lui va pas. C'est quoi le problème ? C'est tout à fait probable ! Ça arrive à tout le monde et visiblement on n’est pas épargné comme on le pensait... c'est tout. Mais non. Monsieur a décidé Je ce n'était pas ça. Il fallait que je dise la vraie raison ! Mais cette raison, c'était quoi merde ?! Il fallait qu'il me le dise alors... parce que moi, visiblement, ça ne me dit rien.

    Mon frère insiste pour sortir. Et c'est bien la première fois que ça ne m'enchante pas du tout. Mon frère insiste pour sortir. Et c’est bien la première fois que ça ne m’enchante pas du tout. D’habitude je suis l’un des premiers partants. Toujours au taquet pour faire la fête. Sortir de chez moi. Voir mes frères et sœurs. Mais aujourd’hui, je n’ai envie de rien. Pourtant, je fini par céder. Bien que mon frère m’ait saoulé et qu’il ne mérite qu’une chose, que je l’envoi balader solo, je ne prends pas le risque… C’est con… Mais Thomas et celui qui me tiens le plus par les couilles. C’est lui qui me fournit. Et là, il ferait bien de se dépêcher à ramener la suite, car bientôt il va voir ce que c’est que vraiment être dans un état de dépression. Moi-même, j’ai vu un pote comme ça un jour, je n’ai vraiment pas envie que mon corps commence un sevrage.

    Donc comme je disais, j’ai fini par abdiquer. Mais qui dit sortir de la maison, dit douche. Après autant de temps à avoir pourri sur mon canapé, il est hors de question que je ne me douche pas. Ou je ne m’appelle pas Samuel Hawkins… Et bien sûr, je prends mon temps. Croyez-le ou non, je ne fais pas ça pour faire attendre Thomas encore plus. Enfin un peu je l’avoue, mais c’est surtout que ça me fait du bien. Ca me calme un peu. Quand je sors pour aller m’habiller, je l’entends râler. S’il ne le faisait pas, lui ne s’appellerai pas Thomas Hawkins. Un râleur professionnel, toutes catégories comprises. Mais ça ne me fait pas me dépêcher. Je suis toujours aussi sérieux sur mon apparence quand je sors. Pour le moment, on ne peut pas me retirer ça.

    - C’est bon ? Tu as fini de râler Grincheux ?


    Je fini de me préparer attrape tout ce dont j’ai besoin et je sors. En bas, je me retourne, mon frère n’est pas derrière moi. Il a dû aller poser le chien. Je fume en attendant mon frère. Je regarde autour de moi. Je n’étais pas sorti depuis cinq jours. Ça me fait limite bizarre. Mais je crois que ça me fait du bien. Mais l’admettre devant Thomas ? C’est mort ! Mon frère arrive, je pose les yeux sur lui, la cigarette entre mes lèvres. Si je ne souriais pas à ce moment-là, mon frère me dit un truc qui fait naître un grand sourire sur mes lèvres. Il admet que c’est moi le plus con des deux. Et moi je suis content ? En fait, cette insulte masquée m’amuse plus qu’autre chose. Et je me contente de lui dire.

    - Connard.

    Puis on se met en route. Je ne sais pas trop où nous allons. Je n’ai pas faim, j’ai envie de rien, mais je suis mon frère et marcher me fait aussi du bien. Je ne suis vraiment pas fait pour rester aussi longtemps sans rien faire. Petit on m’avait diagnostiqué hyperactif, même si j’y croyais pas trop, quand j’y pense, j’avais toujours besoin de faire quelque chose de moi. Sinon, je pétais un câble et je faisais des conneries. C’est la première fois que je suis aussi à plat. Mais j’ai l’impression de reprendre un peu de moi en étant sorti. Putain… Je ne suis quand même pas en train d’admettre que Thomas sait ce qui est bon pour moi là ? Si ? Fait chier !
    Thomas me pose une question et je regarde devant moi, tirant sur ma clope. Il me demande encore ce que j’ai… Et je ne dois surtout pas dire que je suis malade… Je souris en coin en disant alors :

    - Je suis malade…

    Je reprends mon sérieux pour reprendre tout de suite avant qu’il exécute sa menace :

    - Je ne me sens pas au top, c’est tout Thomas.

    Mais il n’a pas l’air de l’entendre comme ça. Mon frère croit que j’ai des ennuis. Enfin, en tout cas, il me demande si j’en ai. Je m’arrête pour le regarder, lui faisant face.

    - Sérieux ? Et tu crois que si j’avais des ennuis je me cacherai chez moi ? Mec t’es sérieux ? Tu me prends pour qui ? Je serais allé leur péter la gueule. Arrête de me prendre pour un faible.

    Ca me saoul qu’on pense que je suis incapable de me débrouiller seul. Si j’ai des ennuis, je sais les régler seul. Si je n’y arrive pas, oui, je préviens mes frères. Je fais claquer ma langue sur mon palais et je me tourne en levant un sourcil au ciel avant de reprendre ma route.

    - Sérieux Thomas… je n’ai pas de problème… je ne me sentais juste pas très bien… C’est tout.


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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Sam 2 Déc - 23:26


La grippe


Samuel & Thomas

Je n’aimais pas voir mon frère dans cet état, pas mon petit frère qui était toujours plein de vie – trop – et hyperactif. Il avait des vers au cul et ne savait pas rester en place. Ce n’était pas habituel de le voir aussi amorphe et ça ne me plaisait pas du tout, ce n’était pas mon frère, ce n’était pas Samuel Hawkins. Il n’était pas malade, ça c’était une certitude. Alors qu’est-ce qu’il avait merde ? Même ma proposition, ou plutôt mon obligation, à sortir n’avait pas l’air de l’enchanter, lui qui était toujours le premier partant. Il me faisait même souvent chier pour qu’on sorte alors qu’en général, c’était moi qui n’en avais pas envie. Désespérant. Il était désespérant. Il avait dû se passer quelque chose, mais quoi ? Il n’avait pas de bleu au visage, ni la moindre blessure visible alors on ne l’avait pas passé à tabac. Qu’est-ce qui clochait avec lui bordel ? Il finit quand même par accepter après avoir passé un temps infini dans la salle de bain comme une foutue gonzesse. Inutile de préciser qu’il m’avait gonflé à un point inimaginable, moi qui déteste par-dessus tout attendre. Il le savait et il le faisait exprès ce petit con. J’avais envie de le claquer. Une de ces envies qui démange horriblement.

Princesse Hawkins finit enfin son petit numéro et passe devant moi pour sortir. « Grincheux t’emmerde Simplet. » Que de mots tendres, n’est-ce pas ? On ne serait pas des Hawkins dans le cas contraire. Je le laissais partir devant le temps de ramener mon chien chez moi et je le retrouvais en bas de l’immeuble à m’attendre. En tout cas, il était fier d’avoir remporté le titre du petit con de service. Bien, au moins il avait gagné quelque chose. « Fils de pute. » Lançais-je sur le même ton alors que je sortis une cigarette et mon briquet pour m’en griller une, tant qu’on était dehors. On se mit en route et j’envisageais de l’emmener dans la pizzeria la plus proche. En chemin, je lui repose encore la même question, lui conseillant de ne pas me répondre qu’il était malade sinon il s’en prenait une. Evidemment, il plonge en plein dedans avec son petit sourire qui repointait le bout de son nez après tout ce temps. Je m’apprêtais à le claquer mais il reprit la parole un peu plus sérieusement. Qu’importe, la baffe derrière sa tête partit quand même. « Je t’avais prévenu. » Il ne se sentait pas au top ? Mais genre ! Ça n’existait pas chez nous ça. Amenant ma cigarette entre mes lèvres pour en aspirer une bouffée de fumée, j’émets alors l’hypothèse qu’il a des ennuis avec des abrutis. Après tout, ça ne serait pas la première fois. Il était mon petit frère, il avait toujours des ennuis, on en avait tous. Ça faisait partie de notre famille.

Il se stoppa, apparemment vexé par ma supposition ? Je m’arrêtais à mon tour et me retournais vers lui. J’écoutais ses arguments sans rien dire, me contentant de le regarder le plus simplement du monde. « J’te prends pas pour un faible. C’est juste que tu n’as pas un comportement normal alors… » Je m’inquiète. « Je me pose des questions, c’est tout. » Je ne pouvais pas dire ouvertement que je m’inquiétais pour lui. Plutôt crever que de témoigner ce genre de marque de faiblesse. Il reprit sa route et je recalais ma marche sur la sienne. Et le voilà qui me balançait une nouvelle fois le même refrain. Cette fois, c’en était trop, je levais les yeux au ciel en soupirant. « Arrête de balancer ce genre de connerie Samuel Hawkins bordel de merde. Bien sûr que tu as un problème ! Tu t’es regardé dans un miroir dernièrement ? Tu as vu la gueule de déterré que tu tires ? On dirait un de ces foutus dépressifs de la télé qui chiale et se morfond parce qu’une salope lui a brisé le cœur ! J’te jure, on dirait que tu viens de te faire plaquer ! » Sérieusement, on dirait un de ces gugusses dans les reportages là, les dépressifs qui venaient de se faire larguer, ils étaient pareils que lui. Et soudainement, ça fit tilt dans mon esprit. Je pris soudainement conscience de mes paroles et je me figeais, stoppant ma marche. « C’est ça… » Lançais-je plus pour moi-même que pour mon frère. Bouche entrouverte, tout faisant sens à présent. Lentement, je reportais mon regard sur lui. « C’est à cause d’une fille… » Sam amoureux ? Non, impossible. Et pourtant, c’était la seule explication qui collait. J’en restais bouche bée. « Y’a une nana dans l’histoire Sam, avoue-le. »

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Lun 18 Déc - 21:54

    Et je me la mange cette baffe qu'il m'avait promis. Je plisse le nez et tourne la tête vers mon frère. Il est sérieux lui ? Donc si j'avais vraiment la grippe, ou la crève, bah ça serait quand même improbable ? Je suis d'accord ça ne nous ai vraiment arrivé à nous jusqu'aujourd'hui. Mais on est à l'abris de rien. Nous sommes que de simple humain après tout. Nous ne sommes épargné de rien. S'il m'entendait penser ça, Je me mangerai un autre coup de mon frère. D'ailleurs, pour toute réponse à son coup je le bouscule de l'épaule, pas très fort. C'est juste histoire d'avoir une réaction, ne pas lui laisser le dernier mot. Betement.

    Puis je lui exprime mon mécontentement. J'en ai ras le cul qu'on me prenne pour un petit faible. Pourquoi ? Parce que je suis le petit dernier ? Parce que petit je me cachais derrière les plus vieux quand la situation me dépassait? J'ai grandi maintenant. Je sais me défendre. Je sais me battre. Mais apparement c'est pas ça. Il me prend pas pour un faible. Je lève un sourcils pas convaincu. Malgré ce qu'il dit, Je suis sur que lui et les autres me sous estime sur ce point de vue. Mais passons. J'ai pas envie de me prendre bêtement la tête.

    - un comportement normal ? C'est quoi pour toi mon comportement normal ?

    J'arque un nouveau le sourcils En le regardant dans les yeux. Enfin peu importe, on se remet en route quand soudain il semble avoir une révélation. Il se stop. Du coup je fais pareil un pas plus loin et je me tourne vers lui les sourcils légèrement froncés. C'est ça quoi? De quoi il me parle ? Sans trop comprendre, j'ai comme une petite angoisse, mon coeur loupe un tour. Puis il crache l'idée qu'il a derrière la tête et la je sens comme une accélération cardiaque. De.. de quoi il me parle lui. Je dis un peu précipitamment.

    - Non !

    Je me passe la main sur la poitrine la frottant légèrement. De quoi il parle lui. N'importe quoi... genre une fille...

    - Tu... tu dis n'importe quoi...

    Sauf qu'au fond de moi, même si à moi même je ne veux pas me le dire, il y a bien une histoire de meuf. Et de mec. C'est de la faute de Casey. Encore. Comme d'habitude c'est Casey.

    - Mais non... une fille.. pff N'importe quoi.

    Je me remet en marche lui tournant le dos. Puis quoi encore... Il va les chercher ou ces conneries ? Puis comme si j'allais lui dire que oui, il y avait bien une fille dans cette histoire. Je sais même pas ce qui m'arrive vraiment de toute façon...


    - Comme si J'en ai quelque chose a branler des meufs.

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Dim 21 Jan - 17:24


La grippe


Samuel & Thomas

J’avais une relation particulière avec Samuel, depuis toujours. Dans la famille, on avait beau être toujours soudés, c’est avec Sam que je passais le plus de temps. Le fait qu’on vive dans le même immeuble jouait beaucoup mais au-delà de ça, on avait toujours été fourrés ensemble lui et moi. Depuis tout petit. Et comme souvent entre nous, c’était à celui qui avait le dernier mot. C’était bête mais son coup d’épaule après la claque derrière la tête que je lui avais donné en témoignait. C’était toujours comme ça, que ce soit en paroles ou en gestes. Aujourd’hui, je le laissais gagner – si on pouvait dire ça comme ça – parce qu’il n’était pas dans son assiette. Même si j’étais certain que ce jeu débile allait reprendre très bientôt. Et le voilà qui pétait son câble parce qu’il avait la sensation d’être pris pour un faible par le reste de la famille. Personnellement, ce n’était pas mon cas. Je savais juste que mon frère attirait les emmerdes comme un aimant alors peut-être qu’il avait dépassé les bornes cette fois ? « T’as un comportement normal quand tu fais chier le monde. Quand tu viens m’emmerder chez moi, quand tu sors. Se morfondre chez toi comme une merde, c’est pas normal. » Sam était une pile électrique, il ne tenait jamais en place. Alors non, quand il restait cloué chez lu pendant des jours, sans harceler qui que ce soit, ce n’était pas normal.

Et puis subitement, l’illumination me frappa. Il avait l’attitude typique des baltringues qui venaient de se faire larguer. Alors j’en étais venu à la conclusion qu’il y avait forcément une fille derrière tout ça. Son non balancé précipitamment ne fit que confirmer mon hypothèse. Pourquoi se défendait-il aussi vite si j’avais tort ? Tout dans son comportement confirma mes doutes. Mon regard ne le quitta pas alors qu’il tentait vainement de se défendre. Il n’était pas crédible. Le pire de tout, c’est qu’il prenait la fuite. Je le rattrapais pour lui attraper le bras et le forcer à s’arrêter pour me faire face. « Sam te fous pas de ma gueule, t’as jamais su mentir et surtout pas à moi. Il y a une foutue nana dans cette histoire, pas la peine de le nier. » J’en étais certain, je pouvais y mettre ma main à couper. Je posais mes deux mains sur ses épaules. « Y’en a une qui t’a retourné la tête. T’es amoureux Sam bordel. » Rien que de prononcer ce mot, ça me faisait bizarre. L’amour et toutes ces conneries c’était pour les faibles… Sam ne l’était pas pourtant. Comment c’était possible ? « Tu sortais avec une gonzesse et elle t’a plaqué ? » Je n’étais même pas au courant qu’il avait une copine… Ou alors c’était autre chose ? « Hey petit con, tu vas arrêter de te défiler et regarder la réalité en face. Qu’est-ce qu’elle t’a fait ? C’est qui cette grognasse ? » Ben ouais, si elle avait brisé le cœur de mon frère, ça ne pouvait être qu’une connasse. « Joue pas au lâche avec moi, je suis ton frère alors parle. » Je ne comptais pas le lâcher tant qu’il ne m’avait pas raconté. Et question rapport de force, j’en avais plus que lui.

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Mer 24 Jan - 11:53

    Mon frère m'a retenu pour que je m'arrête. C'est quoi son problème... J'ai dis que ce n'était pas une fille. Que j'étais pas amoureux. C'est pas compliqué a comprendre pourtant nan ? Mais il insiste. Putain mais il peut pas me foutre la paix avec ça ? Personne ne m'a retourné la tête. Y a que la cocaïne qui sache bien le faire. Les meufs, elles servent qu'à vider les couilles et a prendre la tête. Puis quand il dit que je suis amoureux je fronce les sourcils.

    - Arrête ton délire frère. Je suis pas con au point de me mettre à kiffer une nana.

    Mais il continue. Il est entrain de me cuisiner. Et il m'a coincé face à lui pour voir mes réactions. Mais y a rien à voir je suis pas... Quoi ? Mais il est sérieux? Je soupire et me gratte la joue essayant de trouver les bons mots, simples pour qu'il comprenne. Nan mais comme si moi j'aurais pu me faire larguer si j'avais été en couple.

    - Regarde moi bien Tom, comme si moi, j'avais une tête a me faire larguer si j'avais eu une meuf !

    Un brin prétentieux ? Moi ? Ouais carrément même. Mais on me refera pas sur ce point là... Mais de toute façon, ce n'est pas le cas. J'ai pas de meuf. Mais mon frère ne s'arrête pas là. Il me dit de regarder la vérité en face. Mais... qu'est-ce qu'il voit que moi je ne vois pas ? Je fronce légèrement les sourcils. Je comprend pas. Elle ne m'a rien fait ! Elle... Une grognasse? Je fronce les sourcils un peu plus.

    - Ce n'est pas une grognasse.

    C'est sortie tout seul. Mais je me rattrape vite pour que ca passe inaperçu

    - C'est pas a cause d'une fille. Pas vraiment. C'est l'autre connard de petit riche là.

    Je suis sur que Thomas sait que je parle de Casey. Ce petit con avec qui J'ai toujours été en petite guéguerre depuis des années.

    - Il me gonfle. C'est tout.

    Je n'ai jamais été jaloux d'un autre. Jamais jusqu'à aujourd'hui. Parce qu'il a tout pour lui mais ça lui suffit pas. Il lui faut aussi cette Putain de meuf parfaite. Je soupire. Je crois que je suis jaloux de lui parce qu'il a ce que je n'ai pas moi. Maintenant j'espère juste qu'il ne fera pas le lien entre ce connard et la meilleure amie de notre petite soeur. Parce que je n'aurais pas fini d'en entendre parler. Ouais... si je regarde la vérité en face comme il le veut, oui... peut-être qu'une fille me plait un peu trop...
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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Dim 28 Jan - 17:03


La grippe


Samuel & Thomas

J’avais mis le doigt sur son problème, j’en étais certain. Il n’y avait que les nanas pour foutre la merde à ce point dans la tête de n’importe quel mec. Il ne pouvait pas y avoir d’autre raison. Samuel était un Hawkins, il savait se défendre alors de mon point de vue, ce n’était pas à cause d’une emmerde avec un autre type. Après tout, des abrutis tombaient amoureux tous les jours, les femmes étaient fortes pour la manipulation. Pourquoi Sam ferait exception ? Non pas qu’il soit faible mais qui sait ? Un battement de cil, une poitrine bien mise en avant et ça pouvait parfois être suffisant. J’étais sûr qu’il était amoureux, même s’il ne sembla pas d’accord avec ma supposition. « Suffit pas d’être con pour ça. » Je supposais que c’était quelque chose d’incontrôlable qui nous tombait dessus sans prévenir. Un peu comme une maladie. Je n’avais jamais aimé personne, alors je ne pouvais pas être certain de ce que j’avançais cependant.

Je savais que la persévérance fonctionnait bien avec mon frère alors je ne comptais pas lâcher l’affaire. Je savais qu’il allait finir par craquer. Il était bien facile de lire en lui alors je guettais la moindre de ses réactions. Je le connaissais par cœur, il ne pouvait pas me mentir. Il finit par soupirer et se gratter la joue. Signe de malaise ? J’avais mis le doigt dessus, n’est-ce pas ? Sûr de lui, il se montra un brin prétentieux assurant qu’il n’était pas du genre à se faire larguer s’il avait une nana. Mouais. Je n’étais pas convaincu. En même temps, s’il avait une copine, j’imagine que j’aurais été le premier au courant, non ? Alors il ne s’était peut-être pas fait plaqué mais je  savais qu’il y avait une fille dans l’histoire. Chose qu’il me confirma bien vite quand il assura qu’elle n’était pas une grognasse. « Ah ! J’avais raison, il y a bien une gonzesse ! » C’était une certitude à présent puisqu’il l’avait défendue. Donc, il était attaché à elle… Et merde. Il tenta de se rattraper en mentionnant l’autre connard de petit riche. Il me fallut quelques secondes pour savoir de qui il parlait. Le petit brun frisé avec qui il était en guerre depuis toujours. Je ne me souvenais plus de son nom mais je voyais de qui il parlait. « Encore le petit mouton frisé ? Qu’est-ce qu’il t’a fait encore ? » Leur guéguerre était incessante. Chaque fois qu’ils se croisaient, ils s’en foutaient plein la gueule. Il est vrai que ce gosse de riche était assez insupportable. « Mais je ne vois pas le rapport avec ta gonzesse. » Il y avait une fille entre le frisé et Sam ? Mon frère avait tourné autour de sa meuf ? « Quoi, tu t’es tapé sa nana et il t’en veut à mort ? » C’était possible, Sam était du genre à sauter sur tout ce qui bougeait. « Ou alors il t’a piqué ton coup ? Il t’a rabaissé devant la nana qui t’intéresse ? Putain parle Sam, je ne vais pas jouer aux devinettes éternellement ! » Ma patience en prenait un sacré coup. Je détestais devoir deviner pendant des heures. « Crache le morceau, j’ai bien compris que ce petit con et une nana étaient dans l’histoire, alors quoi ? »

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Lun 29 Jan - 11:36

    Il pose trop de question, et je suis en train de m’énerver. Lui-même s’énerve parce qu’il n’a pas les réponses immédiates qu’il souhaite. Putain on n’a pas l’air frais comme ça. Cette conversation ne mènera à rien. Pourquoi il insiste ? Je n’ai pas les réponses qu’il veut. Il me force à mettre des mots sur ce que je ne veux pas. Je n’ai pas envie. Je soupire et je tapote sur mes poches à la recherche de mon paquet de clope. Une fois localisé, je plonge la main dans ma poche et je ressors mon paquet. Je prends une clope et la coince entre mes lèvres. Un geste qui me permet de pas lui répondre tout de suite, de chercher des réponses pour mon crétin de frère.

    - Tu veux une clope ? Tu ne la mérite pas, mais je suis un ange.

    Je tends le paquet vers lui. Ensuite, j’allume ma clope, inspirant lentement le fumé je le regarde. Je suis sûr qu’il est entrain de bouillir. Qu’il a envie de me cogner et qu’il pense que je me fou de sa gueule. Il n’est pas loin du compte. Je fini par me lancer avant qu’il n’explose en pleine rue.

    - Je ne sais pas Tom… Ce n’est pas ça…

    Je me remets à marcher, doucement, pour ne pas être face à mon frère en disant ce genre de chose. Ça me fait trop bizarre d’avoir ce genre de discussion. Je ne voulais pas avoir ce genre de discussion et ça me fait chier qu’il me tire les vers du nez. Il me force à voir ce que je ne voulais pas voir.

    - Il a tout dans sa vie. Je parle de ce connard. Et il fallait qu’il se tape cette meuf.

    Je soupire. Je suis jaloux, jaloux comme je ne l’ai jamais été. Je me passe la main dans les cheveux et je rigole, pas comme d’habitude, c’est plus un rire nerveux.

    - Tu ne veux pas laissé tomber ? Ca me saoul de parler de ça. En gros, cette meuf, elle est parfaite, quand je la croise… Je crois que je suis content, Bref… je ne vois pas quoi te dire de plus. Et l’autre jour, j’bossais sur le parking de l’université et ce bouffon il était là à se pavaner avec sa blonde.

    Ma blonde. Bref, ça m’énerve et j’ai l’impression de dire de la merde. Et de me perdre dans une explication bidon. Je me sens ridicule face à mon frère. Complétement con. J’ai honte bordel. Je ne supporte pas cette situation. Je tire sur ma clope, ne regardant plus du tout vers mon frère. Je ne regarde que devant moi. Il est content maintenant ? Il a réussi à me rendre ridicule, à me donner un air de bouffon. Il va bien se foutre de ma gueule. Je ne le blâme pas, moi aussi je me serais foutu de ma gueule si je n’étais pas concerné à ce point.

    - Avant de te foutre de ma gueule, sache que j’suis pas d’humeur.
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