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 La Grippe - Thomas

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MessageSujet: La Grippe - Thomas   Jeu 4 Mai - 21:59

Je n'ai envie de rien. Sauf resté là, échoué sur mon canapé. J'ai mal à la tête. J'ai mal au thorax. Peut être aussi un peu au ventre. Ça fait cinq jours que je ne suis pas sortie de chez moi. Cinq jour que moi, qui ai l'habitude de faire attention à mon apparence, ne me suis pas rasé. Quand est-ce que je me suis lavé la dernière fois ? Y a deux jours peut être ? Peut être trois ? Mais j'en ai rien à foutre. Je suis malade. Et je suis sur que c'est un truc plus grave qu'un rhume. Ça doit être la grippe. Ouais, la grippe. C'est l'autre blonde avec qui j'ai couché il y a cinq jour qui a du me contaminer. Celle qui m'a ammené a la fac cinq jour plus tôt. Rien que d'y penser, j'ai la nausée.

Ça frappe a ma porte. Plusieurs fois. Je fais claquer ma langue contre mon palais. Pourquoi on ne me laisse pas tranquille ? Je suis malade. Rien à foutre, je ne bougerai pas de mon canapé. J'y suis trop bien. J'y suis incrusté. Enraciné. Si C'est important, ils n'ont qu'à demander à Thomas mes clés, sinon, ils vont se faire foutre.

La porte s'ouvre, faisant entrer de la lumière dans mon appartement quasiment plongé dans le noir complet. En effet, mes volets sont fermés et la seule source de lumière est la lumière bleue de la télé qui passe les téléfilm de merde au programme à cette heure la. La personne qui est entrée allume la lumière et je râle en mettant sur ma tête un coussin que je ramasse par terre à côté du canapé. Dans ce mouvement, je renverse plusieurs cadavre de bouteille de bierre. Je pose le coussin sur ma tête.

- Lumière!

J'ai mal à la tête et la lumière trop forte n'aide pas. Quel spectacle ça doit être en entrant chez moi. Un cendrier qui déborde sur la table basse, une forte odeur de tabac froid car je mijote dedans depuis que je suis tombé malade. Depuis que j'ai la grippe. Pleins de boîte de pizza et comme je disais les cadavres de bouteille... Il n'y en a pas tant que ça. Ma consommation a pas excédé mon habitude. Je n'ai juste pas rangé. Pas une fois. Je ne me levais que pour aller chercher les pizzas que le vendeur apportait. Je passais prendre des bieres dans la cuisine a ce moment là. J'irais mieux plus tard. Je veux pas parler. Je ne l'ai pas fait pendant cinq jours, je ne vois pas pourquoi je le ferais là. Je garde la tête sous mon coussin en râlant.
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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Lun 15 Mai - 0:32


La grippe


Samuel & Thomas

Il y avait quelque chose qui clochait. Quelque chose d’inhabituel. Ce silence. Depuis cinq jours. Pas de coup de téléphone, pas de message, pas de visite intempestive. Sam ne passait jamais une journée sans me faire chier. On pouvait aller jusqu’à deux ou trois jours s’il avait fait la fête et qu’il avait besoin de s’en remettre en dormant plus de vingt-quatre heures. Mais jamais plus. Ça n’était pas normal. J’étais même passé sous sa fenêtre pour constater que les volets étaient fermés. Il devait être chez lui. Il devait être malade. Ou pire. Peut-être que cet abruti avait fini crevé par une overdose à force de consommer toutes ces merdes. Dans tous les cas, ce silence radio pesant n’avait rien d’habituel. Alors j’avais décidé d’aller le voir directement. S’il lui était arrivé quelque chose, autant que je le sache. Et le plus tôt serait le mieux.

J’avais donc quitté mon appartement, emmenant Rex avec moi pour monter à l’étage au dessus et frapper à sa porte. Je tendais l’oreille mais pas un bruit derrière. Je frappais de nouveau, un peu plus fort. Mais rien, toujours pas de réponse. Ok d’accord. Il m’avait filé un double de ses clés alors je ne me gênais pas pour les utiliser et entrer. La première chose que je remarquais, c’était qu’une odeur de fauve mourant me piquait les narines. Ok ça schlingue là dedans ! Et il faisait noir, on n’y voyait que dalle. Refermant la porte derrière moi, mon chien sur mes talons, j’allumais la lumière pour y voir plus clair. M’avançant dans son petit appartement, je l’entendis grogner, me signalant par la même occasion que cet abruti était bel et bien vivant. Arrivant dans ce qui lui servait de salon, je le trouvais allongé sur son canapé avec un coussin sur la tête. « Bordel de merde… C’est quoi ce taudis ? » Mon chien, l’ayant vu aussi, se dirigea vivement vers lui et tenta de frayer un chemin à sa truffe jusqu’au visage de mon frère pour le lécher joyeusement sans aucun doute.

Il y avait du bordel partout, des bouteilles de bières vides, des déchets divers et variés partout, des cartons à pizza… Bref, c’était l’apocalypse là dedans. Ne supportant pas cette odeur, j’allais ouvrir les volets pour ouvrir les fenêtres en grand pour laisser entrer l’air de l’extérieur. Revenant vers mon frère, je balançais mes clés sur sa table basse dans un fracas épouvantable pour lui s’il avait la gueule de bois. Moi être aux petits soins pour lui et faire attention à ne pas faire trop de bruit ? Dans ses rêves ! « Putain Sam mais qu’est-ce que t’as branlé ? T'as décidé de vivre en ermite ou quoi ? Et c’est quoi toute cette merde ? » Je faisais allusion à tout son bordel et ses déchets. On n’était pas des gens soigneux dans la famille, mais on ne vivait pas non plus dans la merde. « Ça t’écorcherait la gueule de donner des nouvelles au lieu de faire le mort là ? » J’attrapais le coussin qu’il gardait devant ses yeux pour le balancer dans la pièce. « Qu’est-ce que t’a foutu encore ? C’est quoi cette gueule de déterré ? Qu’est-ce que t’as pris ? » Ouais pour moi s’il n’était pas bien c’était parce qu’il avait consommé une merde encore. Quoi d’autre ? D’un geste de la main, je dégageais tout ce qui se trouvait sur sa table basse pour que ça finisse par terre pour pouvoir m’y asseoir. Je n’allais pas le lâcher. Rex non plus n’avait pas l’air décidé à le lâcher. « Parle. Tout de suite. »

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Mer 24 Mai - 20:02

    La douce voix de mon frère Thomas accompagna le vacarme fait a son arrivé. Même si j'avais le visage recouvert d'un coussin pour me priver de l'agression de la lumière allumée a son entré, Je distinguais parfaitement les sons. Et le son des pattes griffu de Rex sur mon parquet ne me laisse aucun doute de son approche. Quand il passe sa truffe sous le coussin pour me saluer comme il sait si bien le faire. Et la douce voix de mon frère comme je le disais avant. Je pousse un grognement étouffé. Fait chier. Ils font chier. Rien n'a été demandé à mon frère. En tout cas pas par moi. C'est mon bordel, mon taudis. J'entend le bruit de mes stores, la fenêtre est ouverte. La circulation aussi me vient aux oreilles. Il est quel heure ? Pour qu'il y en ai autant... Puis pour que Thomas soit là aussi... pfff... Je n'en sais rien. Rien ne sert de chercher. Mon cerveau est pas capable de penser à tout ça sans... dériver.
    Ma protection est envolé, elle s'est fait expulsé a travers la pièce. Et le bruit des clés jeté sur la table ne me plait pas. Elle casse la tranquillité de mon appartement. La tranquillité, le calme, le silence... ça faisait combien de temps que je ne les avaient pas fréquenté ? Un bon moment je crois. Oui, ça doit être ça.
    Je pousse un sourire en me redressant sur mon sofa et les sourcils froncés, Je pose mon regard sur le chien devant moi qui remue la queue, joyeux. Content de me voir ? Ça fait au moins quelqu'un... Le visage fermé ainsi, je dois ressemblé à mon frère.

    - Tu fais chier. Fais moins de bruit.

    Je ne lève pas les yeux vers mon frère. Non je fixe le chien. Je lui fait signe en tapant sur mes genoux de s'approcher. Je glisse alors mes doigts dans sa fourrure et je penche en avant. Serrant le chien contre moi.

    - Je n'ai rien pris de plus que d'habitude.

    J'en ai même pris moins, Je n'en avais plus assez, puis je sortais pas faire la fête... alors je n'ai rien réclamé. Puis il se débarrasse de tout ce qu'il y a sur la table, faisant tout aller au sol. Il aurait fait ça habituellement, j'aurais hurler. Je l'aurais fait ramasser, Mais la je ne fais que soupirer au fracas engendré par son geste.
    Mon frère veut que je parle... je ne sais pas si J'ai quelque chose à lui dire...

    - Je suis juste... malade. Ça va passer.. C'est sur.. ça passera... ça fait déjà cinq jours...

    C'est déjà assez long. Oui cinq jours de... Grippe, C'est bien assez. Bientôt la douleur dans la poitrine s'envolera. Bientôt oui. Je lève rapidement les yeux vers mon frère. Si je ne le regarde pas, il ne me croira pas. Pas du tout même.

    - Tu vois? Je suis pas mort. Tu peux retourner faire ce que tu as a faire. T'fais pas chier pour moi Thomas.

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Jeu 15 Juin - 12:23


La grippe


Samuel & Thomas

Ça ne lui ressemblait pas de disparaître pendant des jours. Lui qui avait l’habitude de venir me faire chier à la moindre occasion, le voir étendu comme une larve sur son canapé n’avait rien de normal. Et puis même s’il était bordélique, ce n’était jamais autant le bordel que maintenant. Alors il avait beau râler et grogner autant qu’il le voulait, je n’allais pas partir de sitôt. C’était mal me connaitre, j’étais du genre tenace. Peut-être qu’il n’avait que la gueule de bois. Peut-être qu’il avait oublié l’existence de son frère pendant cinq jours. Peut-être qu’il s’était trop amusé ou trop shooté. Dans tous les cas, j’allais lui faire payer ces cinq jours sans nouvelles. Il se redressa pour s’asseoir sur son canapé, commençant à râler pour me demander de faire moins de bruit. La bonne blague. J’allais même en faire un peu plus pour le faire chier. Il prit le chien dans ses bras et assura n’avoir rien pris de plus que d’habitude. « Te fous pas de ma gueule. » S’il était aussi mal c’était qu’il y avait une raison. Et la seule que je voyais c’était l’alcool ou ses merdes. Quoi d’autre ? Oui, quoi d’autre ?

Dans un geste d’énervement, j’avais foutu en l’air tout ce qui se trouvait sur sa table basse pour pouvoir m’y asseoir. Bordel de merde pourquoi était-il aussi mou du genou ? Où était passé le petit frère chieur et trop plein d’énergie ? J’avais tellement envie de le secouer pour lui remettre les idées en place. Il assura être malade, que ça allait passer et que ça faisait déjà cinq jours qu’il était dans cet état... Malade ? Il n’en avait pas l’air. Il n’était pas spécialement blanc. Ce qui m’agaçait aussi c’était le fait qu’il évite mon regard. Comme s’il avait quelque chose à se reprocher ? Pourquoi se sentirait-il coupable de quoi que ce soit ? Mes coudes sur mes genoux, les sourcils froncés, je ne le quittais pas des yeux, jusqu’à ce qu’il daigne enfin relever la tête vers moi, pour me virer de chez lui. « Alors premièrement avorton, tu vas arrêter de me prendre pour un con. » Je me redressais pour me tenir un peu plus droit et poser mes mains sur la table. « Malade depuis cinq jours ? Tu te fous de ma gueule ? Y’a jamais eu ça chez les Hawkins. » Dans la famille, on pouvait dire qu’on avait de bonnes défenses immunitaires et de sacrés anticorps. En grandissant dehors, par tous les temps, notre corps s’était habitué à se défendre contre tout et n’importe quoi. Chez nous, les rhumes disparaissaient aussi vite qu’ils étaient venus et personne n’avait jamais été malade plus de quarante-huit heures. « Donc tes salades et ton baratin, tu te les fous au cul ou tu les gardes pour tes minettes. Et bordel de merde, secoue-toi ! On dirait une vieille loque ! T’es tout mou, sans énergie, c’est quoi ton délire ? On dirait un vieux gars dépressif qu’on voit à la télé. » Je l’attrapais par le col de son t-shirt tout en me relevant pour nous mettre tous les deux sur nos pieds. « Je vais te secouer moi, je te le garantis p’tit con. Et pour ton information, il est hors de question que j’aille où que ce soit tant que tu ne m’auras pas dit pourquoi t’es une larve. T’as mangé quand ? » La bouffe y’a que ça de vrai, ça résout tous les problèmes.

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Ven 16 Juin - 22:40

    Il me saoul là. Il a quoi a pas croir ce que je dis ? Il a besoin de quoi ? De preuve ? Je lui en donnerai si je pouvais lui faire ressentir cette amertume qui traîne en moi et qui ne cesse de grandir avec les jours ou je reste enfermé chez moi. Elle me bouffe comme un virus. Un virus ! Alors je suis malade. Merde. Il a qu'à croire un peu ce que je dis. Comment ça pourrait être ça si même lui ne m'aide à y croire en pensant que ça peut être vrai ?

    - J'suis sérieux merde. J'ai rien pris de plus !

    J'ai même plus de pilule, la dernière est passé ce matin. Et si j'suis aussi mou, c'est peut être justement parce que les effets s'en vont. J'avais pas la tête à penser a demander à Thomas de me rapporter un nouveau sachet. Peut être qu'il y a pensé. C'est toujours à la même fréquence qu'il me fourni. Alors il doit les avoir sur lui. Mais je ne lui demande pas. Pas encore. Parce qu'il croit que j'ai pris un truc qui m'a rendu comme ça. Le chien que j'avais contre moi sursaute et s'en va ailleurs dans pièce quand son maître d'un geste violent fait voler tout ce qu'il y avait sur ma table basse dans un boucant d'enfer. Super. Il croit faire peur à qui comme ça lui ? Je soupire en me passant les mains sur le visage.

    - Merde Thomas. Fais chier ! T'as intérêt à ramasser tout ça.

    Même quand je parle, j'entend le ton lasse que je prend. Même moi, je m'en rend compte. Mais je suis crevé et il a tout balancé par terre. Et je n'ai pas la tête à me prendre la tête avec mon frère. J'ai peur que si je m'énerve, la frustration que j'ai accumulé depuis cinq jours retombe sur mon frère. Et je ne veux vraiment pas me battre avec lui. J'en ai pas la force de toute façon. De m'énerver. C'est tout comme il dit. Je suis une larve. Mais c'est à cause du virus.

    Mon frère me choppe et me lève d'un coup en même temps que lui. C'était violent de se faire lever comme ça après avoir être resté couché autant de temps. Il voulait me secouer. Il a réussi ce fils de pute. Même reussi a m'énerver. Je le repousse d'un geste brusque, le regard mauvais. Je reste moi quand même. Il y'a des limites. Mais je ne l'insulte pas. Je ne lui dis pas de se casser. Je le regarde juste mauvais.

    - J'ai mangé hier. Ça aussi tu ne me crois pas ?

    Bah, jusqu'à maintenant, tout ce que j'ai pu lui dire, il y croyait pas un mot. Je ne vois pas pourquoi cette fois-ci aussi ça échapperai a ça.

    - J'ai plus rien et je veux pas sortir. Si tu as faim, y a le numéro de la pizza par terre vu que tu as tout balancé.

    Je me rassois sur le sofa et je prend sous la table ma boite. Il me reste du shit au moins. Je commence à m'en rouler un.

    - T'aurais des cachetons sur toi ? J'ai plus rien.

    Si la il me trouve mou, vaut mieux pas qu'il me voit demain alors. Mais il le sait. Je ne peux plus rester sans en avaler maintenant. Le sevrage est bien trop violent pour que je ne le supporte. Je porte le joint que je viens de rouler à mes lèvres et je lui tend la boîte. Peut être que si il fume il se détendra un peu du cul lui. Je le regarde les sourcils froncés. Ni coiffé, ni rasé comme d'habitude, Je ressemble plus à mes grands frères. Je ressemble plus aux Hawkins. Je l'ai remarqué moi aussi en passant devant le miroir en allant aux chiottes. De plus même mon regard n'a pas le même air. Si à l'habitude je parais amusé, avec l'envie de faire chier. Un peu filou. Cette fois, il est juste agacé. Ne voulaient-ils pas que je devienne plus calme ? Je sais pas. En tout cas je n'ai jamais été si semblable à mes frères qu'aujourd'hui. Je lève les yeux vers mon frère en fumant sur mon joint.

    - Ça va Thomas... Je vais guérir. Ça va passer.
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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Sam 22 Juil - 14:37


La grippe


Samuel & Thomas

Ça me semblait bizarre que cet abruti soit malade. Depuis quand un Hawkins tombait malade ? Depuis quand une potentielle maladie nous clouait à la baraque pendant cinq jours ? Ça n’était jamais arrivé. Même malade, on se sortait les doigts du cul et on sortait. Quand on était petits, on allait jouer dehors alors qu’on avait de la fièvre. Même malade, Sam avait toujours été une pile électrique. Là, il ne ressemblait qu’à un vieux déchet dans une poubelle. Ça ne lui ressemblait pas. J’étais certain qu’il n’était pas malade. Il se foutait de ma gueule, voilà tout. Et je détestais ça. Okay, peut-être qu’il n’avait rien pris de plus que d’habitude, mais ça n’expliquait pas son état lamentable. Mon excès de colère envoya valser tout ce qui se trouvait sur sa table basse sans le moindre problème. Là au moins, il savait à quoi s’en tenir. Je n’étais pas venu ici pour plaisanter, mais parce que je m’étais inquiété. Aussi incroyable que ça puisse paraître, j’étais capable de me faire du souci pour l’un des membres de ma famille. Je haussais un sourcil en croisant les bras face à ce pseudo ordre de tout ramasser. « Tu m’as pris pour ta bonniche ou pour Clara ou quoi ? C’est ton bordel, ton merdier alors TU ramasseras. » Il était hors de question que je range quoi que ce soit, quand bien même je sois responsable d’un potentiel désordre.

Mais son attitude de larve rampante commençait à sérieusement m’énerver alors dans un geste rapide et tout en me relevant je l’avais choppé par le col de son t-shirt pour qu’il se lève avec moi. S’il fallait le secouer pour qu’il réagisse et sorte de son état de léthargie, alors je n’allais pas me gêner. Il me repoussa quand même et je le lâchai, reculant d’un pas ou deux. Enfin une réaction appropriée. Répondant à ma question, il assura avoir mangé hier. « Hier ? Tu sais quelle heure il est abruti ? T’as plus qu’intérêt à bouffer et vite. » La journée était déjà bien entamée, il était plus que temps qu’il remange quelque chose. Et s’il ne voulait pas, j’étais prêt à lui faire avaler n’importe quoi de force. Il ajouta qu’il n’avait plus rien et qu’il ne voulait pas sortir. Que si j’avais faim, il y avait le numéro de la pizza par terre. « Sans déconner… » Il était sérieux là ? Et le voilà qui retombait dans son canapé. J’allais le tuer ce gosse. Bordel de merde, j’allais le buter. « Et en plus tu te fous royalement de ma gueule. J’ai pas besoin de manger moi. Je te jure que tu vas bouger ton cul si tu ne veux pas que je t’éclate ta gueule de petit connard. » Et voilà qu’il eut le culot de me réclamer sa dose. J’hallucine « Tes putains de cachetons tu peux faire une croix dessus tant que tu seras dans cet état de foutu dépressif. Là, je peux te garantir que tu peux bien aller te faire foutre. » Petit coup de pression bonjour, c’est gratuit. « Ah tu veux jouer au con avec moi ? On verra qui est le plus con des deux. » J’étais venu le voir parce que je m’inquiétais et monsieur ne trouvait rien de mieux que de me réclamer ses pilules. Putain d’ingrat. Je savais qu’il ne supporterait pas un arrêt brutal de sa came, mais je pouvais toujours le menacer, ça ne coutait rien et j’espérais que ça le fasse réagir. Un bon coup de pression ça ne faisait jamais de mal.

Son joint terminé, il le coinça entre ses lèvres tout en me tendant la boite. Est-ce qu’il pensait vraiment que j’étais d’humeur à ça ? Je croisais les bras, fronçant les sourcils. « Range-moi ça. » Je n’étais pas sûr que fumer sa connerie allait réellement l’aider. Il était déjà mou du genou, alors ça n’allait pas s’arranger. Il assura qu’il allait guérir, que ça allait passer et je levais les yeux au ciel. « Mais bordel de merde Sam t’es pas malade ! Quand est-ce que tu vas te rentrer ça dans ton petit crâne de piaf ?! Tu n’as rien ! Je ne sais pas ce qui t’a mis dans cet état, mais ça commence à me faire chier. » Je me penchais vers lui pour lui arracher son joint de la bouche et le laisser tomber par terre pour l’écraser bien comme il fallait avec mon pied. J’attrapais de nouveau mon frère par le col pour qu’il se lève et je le secouais de mes deux mains, plus menaçant que jamais. « Sors toi les doigts du cul et vas t’habiller, je t’emmène manger quelque part. Si tu refuses, je te fais bouffer tes dents une par une et je t’éclate ta petite gueule d’ange. Secoue-toi merde ! » Je le poussais violemment vers sa chambre pour qu’il aille se changer. « Et magne ton cul, t’as trente secondes. » Pas une de plus. Le chrono était lancé.

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Mer 6 Sep - 13:53

    Et voilà la douceur incarnée face à moi... Il jette mes affaires un peu partout, il parle fort, il fait du bruit pour rien... J'ai pas vraiment la tête à ça aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai pas envie d'être le bouffon de service. Je veux juste... Je sais trop rien. Être celui que je ne suis pas d'habitude. Je veux juste ne plus ressentir ce poing de merde dans ma poitrine. Il partira. Tout seul, faut juste lui laisser le temps de partir. Mais Thomas, c'pas comme ça qu'il l'entend. Il a l'air de vouloir que je redevienne moi. Mais je suis moi... Je suis toujours moi. Je suis juste pas très bien. Même s'il dit que non... Je ne vois que ça. Sinon ça serait quoi ? Je suis un Hawkins, rien ne peut me faire mal au cœur si ce n'est la maladie. Peut-être que c'est parce que je suis plus ou moins sobre que je déraille ? Il me faut de toute façon bientôt une dose avant que la dépression ne soit plus forte. Car le manque fait déprimer. Il me rendra peut-être même pire. Il pousse aux angoisses, à la dépression, a la violence. Enfin bref, pas vraiment beau à voir, donc si je pouvais éviter ça... CA serait... Cool.

    Ça ne semble pas plaire à mon frère, le fait que je n'ai rien avalé depuis hier. Je ne sais pas quelle heure il est mais... Cela n'a jamais tué personne de ne pas manger pendant vingt quatre heures... Il se met vraiment dans des états celui là. Regardez le ! Je grogne, je parle fort, je fais des gestes violents, j'envoie tout balader de ce qu'il y a sur la table. J'ai l'impression que je suis loin de lui. En fait, j'ai l'impression d'assister à la scène de loin. De me voir affalé sur le sofa, comme une merde fatiguée. Et de voir mon frère essayer de... De quoi ? Il essai de me faire réagir. Je le connais par cœur. Il aime pas. Il aime pas que je sois malade. Enfin que je crois que je suis malade alors que je ne le suis pas, mais que je suis sûr d'être quand même. Compliqué ? Rien à foutre, fallait suivre.

    Maintenant, il menace son apport en drogue. Plus rien ? Il me ferait ça ? Vraiment ? Lui il me ferait ça ? J'arrive pas a le prendre au sérieux. J'ai envie de lui rire au nez, mais tout mon corps s'est tendu. Même si dans ma tête je veux rire... Chaque parcelles de mon corps ne veulent pas prendre ce risque. Un sevrage violent. Je ne le veux pas, et je ne le peux pas. Alors je ne ris pas. Je le fixe en plissant les yeux pour voir s'il est sérieux. Sérieux de chez Sérieux. Avec Thomas c'est toujours dire à dire... Quoi qu'il se passe... Il a la même tête... Il est en colère ? Il fait la gueule. Il est triste (si ça peut lui arriver) il fait la gueule. Il est content ? Il fait la gueule. Enfin, on se comprendre. La bouche qui forme un pont, les sourcils froncés, le regard qui tue... Bref, Thomas, figé sur une seule expression. Donc je ne sais pas... Il bluff ? Il est sérieux... Il a une vrai Poker Face mon frère aussi... Pas facile... Mais il dit quelque chose qui fait qu'un sourire s'étire sur mes lèvres. Celle là... Même dans mon état quel qu'il soit, je ne peux pas la laisser passer :

    - Donc pour une fois, tu admets que tu es plus con que moi.

    Je met ma main au feu, que même ça, si ça le fait rire, il gardera sa tête d'homme des cavernes frustré, pas content, grincheux. Mais moi, qu'est-ce que je suis content de l'avoir sortie. Enfin bref... L'heure n'est pas à ça. Monsieur n'est pas content et moi, je veux pas bouffer. Ni sortir. Alors une fois revenu sur mon canapé, celui que j'aime le plus en ce moment, je me roule un joint. Ça fera l'affaire pour le moment. Il devrait en fumer un peu lui aussi. Ça le détendrai... Enfin, il est pas du même avis. Il ne veut pas se détendre et il ne veut pas que je le fasse. Il me retire le joint de la bouche et l'écrase à l'aide de sa chaussure au point ou mon stick n'est plus fumable. Je fronce les sourcils. Bon, là ça me saoul. Je n'entends même plus ce qu'il me dit. Je n'entends que les insultes que je pense très fort à son égard. Je lève les yeux vers lui. Je sais moi aussi regarder mal, je sais moi aussi parler fort, gueuler et devenir violent. Et aujourd'hui, c'est pas vraiment le moment de me faire chier. Il m'attrape de nouveau par le colle et me soulève. Il me pousse vers ma chambre. Il veut que je me prépare. Sauf que je me retourne vers lui. Je ne vais pas vers ma chambre. Pour qui il me prend sérieux ?

    - C'est quoi ton putain de problème ? Tu crois que tu peux me parler et me bousculer comme ça ?

    Il me prend pour qui ? Pour Rex ? Je ne suis pas son chien, il faut qu'il apprenne a me traiter avec plus de respect. Je peux lui rentrer dedans, il ne me fait pas peur. Maintenant, je suis énervé. Ça me saoul. J'étais tranquille avant qu'il arrive. Et maintenant, la pointe que j'avais sur le cœur, elle est un peu moins là. J'ai de la colère qui arrive. De l'agacement. Je fixe mon frère. J'hésite. Pourquoi j'hésite ? Lui foutre mon poing dans la gueule ça me ferait un bien fou. Ça me défoulerai. Quand je suis comme ça, une bagarre, ça fait toujours du bien. Mais est-ce que c'est vraiment mon frère à qui je veux porter le coup ? Je toise Thomas, mon frère, mon complice, j'ai envie de lui rentrer dedans et pourtant, on sait tous les deux que je suis dépendant de lui. Sans lui, je suis seul alors que j'ai horreur d'être seul, sans lui, je n'aurais pas la cam dont j'ai besoin, sans lui, je n'aurais pas penser à autre chose et mon cœur serait encore serré. Sans lui, je serais toujours jaloux. Il m'a fait me changer les idées l'espace de quelques secondes... Je plisse le nez, il a gagné. Je tourne les talons. Je ne vais pas dans ma chambre. Je vais dans la salle de bain. Peu importe le temps qu'il me donne. Je suis Samuel Hawkins. Je ne sortirais pas de chez moi dans un état physique pareil. Faut que je me lave. Faut que je me coiffe.

    Je me déshabille et entre dans ma douche. J'allume l'eau. Déjà dessous, je subis les changements de température de l'eau sans me plaindre. Elle passe de très froide, à chaude, trop chaude, avant de devenir parfaire. Mais ça ne va pas m'aider... Il faut que je me réveille... Que je redevienne moi. Alors je pousse le régleur d'eau sur le bleu... L'eau devient froide. Tous mes muscles se contractent... Je ferme les yeux un instant le temps de m'y faire complétement. C'est pas pire que d'aller se baigner quand l'eau de la mer est glacée... Dans ma douche, j'ai un miroir. Ça fait narcissique. Mais il a toujours été là. Quand j'ai pris l'appartement, il était déjà là. Je l'aime bien. Après, je suis un peu narcissique en mon genre, alors, c'est sûr, je n'allais pas cracher dessus. Enfin, je plonge mon regard dans mon reflet. J'aime bien la petite barbe de quelques jours. Je ne vais pas l'enlever. Quoi que je suis capable de le faire, juste pour que mon frère attende encore plus longtemps. Mais non, je vais la laisser . Je me lave tout en râlant sur le comportement de Thomas. Sur le bordel qu'il a foutu. S'il me connaît, il sait que je ne rangerai rien. Peu importe le nombre de jours ou ça sera là. Je ne l'ai pas foutu ce bordel, je ne le rangerai pas. Quand j'en aurais marre, je n'irais plus chez moi, mais chez lui. C'est lui qui finira par craquer et ranger ou appeler Clara au secours. Quand il fou le bordel chez moi par colère, ce qui arrive de temps en temps... Jamais, je ne range ce qu'il a fait. Jamais. Et ça depuis toujours. Je sors de la douche, j’essuie mon corps détrempé et je quitte la salle de bain la serviette autour de la taille. Je ne jette pas un coup d’œil a Thomas. Je vais m'habiller dans ma chambre et je retourne dans la salle de bain me coiffer. Déo, brosse à dent et me voilà prêt. J'espère qu'il a bien attendu et qu'il est bien en colère.

    J'attrape ma veste, mes clés, mes clopes, un sachet avec de la weed dedans. Toujours, je ne l'oubli jamais. Je ne prend pas d'argent, Il veut que je mange ? Il paiera.

    - T'attend quoi ? Je suis prêt.

    J'ouvre la porte de chez moi, la passe, et commence à descendre les escaliers. Le truc... C'est que j'aime ma place du plus gros con en titre. Je vois pas pourquoi je lui laisserai.
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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Dim 5 Nov - 16:19


La grippe


Samuel & Thomas

Je n’aimais pas voir mon frère dans un piteux état. Je n’aimais pas le voir aussi mou qu’un mollusque. Je ne supportais pas de le voir aussi éteint comme s’il avait perdu sa joie de vivre et sa connerie habituelle. Il n’était pas lui-même aujourd’hui. Je crois même que je ne l’avais jamais vu dans cet état. Qu’est-ce qu’il lui arrivait bordel ? Il n’était pas malade ! Quand bien même il le soit, il n’avait jamais été dans un état pareil. La maladie n’avait que peu d’emprise sur les Hawkins, elle ne durait jamais bien longtemps et ne nous achevait pas autant. Il était amorphe, sans énergie, limite mort. Un mort vivant, voilà ce qu’il était. C’était le manque de drogue qui le rendait comme ça ? Non impossible, il serait venu m’en réclamer plus tôt dans ce cas là. Alors quoi ? Qu’est-ce qu’il avait ? Ça m’énervait de le voir comme ça ! Alors je voulais le faire réagir, jouer sur la corde sensible. Sa consommation. Comme j’étais son fournisseur, j’avais les pleins pouvoirs sur cet apport. Je savais également qu’il était bien trop ancré dans la drogue pour se foutre royalement de mes menaces. Le pire dans tout ça, c’est que je ne bluffais pas. S’il ne se bougeait pas le cul tout de suite, il pouvait faire une croix sur sa prochaine dose. Je n’étais pas le genre d’homme à menacer dans le vent. J’étais très sérieux et il allait rapidement en prendre conscience.

Pourtant le seul argument qui le fit réagir c’était le jeu du plus con. Je savais qu’il aimait gagner, quelque soit le titre en jeu. Alors oui, s’il voulait jouer à celui qui était le plus con, il allait gagner et de loin. « Je n’admets rien, on verra qui gagnera à la fin. » Allez hop, on réveille son esprit de compétition ni vu ni connu. Mais le voilà qui retournait dans son canapé pour s’allumer un joint. Non mais sans déconner, est-ce qu’il avait cru que j’allais rester planté là pendant que Monsieur fumait sa merde ? Est-ce qu’il m’avait bien regardé ? La patience et moi, on n’était pas potes. Et je n’allais certainement pas faire la potiche. Son joint arraché de la bouche, je l’écrasais sous mon pied. Je savais que ça n’allait pas lui plaire. C’était le but. Les mots ne fonctionnaient pas, alors les gestes feraient l’affaire. Je l’attrapais même par le col pour le faire tenir debout, parce que je commençais à en avoir ras le cul de son cinéma. Je le poussais vers sa chambre pour qu’il aille s’habiller. Ma patience arrivait à bout. Et voilà que Monsieur jouait le rebelle. « C’est toi qui as un putain de problème ! Alors maintenant tu bouges ton cul de petit enfoiré et tu vas t’habiller merde ! » Que de mots doux entre nous. En définitive, oui j’avais le droit de lui parler comme ça et de le bousculer. S’il n’était pas content, c’était la même chose.

Il se mit à me fixer mais à aucun moment je ne baissais le regard. Je ne sourcillais même pas. S’il comptait me faire plier, il se fourrait le doigt dans l’œil. Je croisais même les bras. Je savais qu’il bouillonnait. Il devait sans doute être en pleine hésitation sur ce qu’il pouvait faire. Me rentrer dedans ? Abdiquer et aller s’habiller ? Dans tous les cas, j’attendais, sans bouger. Je savais qu’il ne le ferait pas. Même si ça le démangeait. « Qu’est-ce que tu attends ? » Je pouvais même le provoquer un peu que ça n’y changerait rien. Il avait trop besoin de moi, il ne pouvait pas prendre le risque que je lui coupe les vivres. Finalement, ce qui devait arriver arriva, il tourna les talons. J’avais gagné. Evidemment. Fier de moi, un léger sourire pointe le bout de son nez. Rex revint vers moi et je lui caressai la tête le temps que la princesse aille se préparer. Sauf que Monsieur décida d’aller prendre sa douche, j’entendis l’eau couler peu de temps après… Bordel… Je levais les yeux au ciel, espérant qu’il n’y passe pas trois plombes. N’étant pas très patient, je ne cessais de soupirer et de regarder les minutes défiler. J’en venais même à faire les cent pas tellement il m’agaçait. Je détestais attendre, il le savait, il le faisait exprès. Au bout d’un moment, je ne tenais plus. « Bon magne toi Cendrillon ! » Et au bout d’un temps qui me parut une éternité, il sortit enfin de la salle de bain. Serviette autour de la taille. C’est pas vrai… Je pris une grande inspiration, serrant les dents. « Je vais te défoncer Sam, accélère. » Il se foutait bien de ma gueule ce petit con.

Lorsqu’il fut enfin prêt, il eut l’audace de me provoquer, à son tour. Il sortit de chez lui, en me laissant en plan mais même si ça m’énervait qu’il me prenne pour un con, je l’avais retrouvé. Le Sam chieur de service. Mon petit con. C’est avec un léger sourire sur les lèvres que je quittais son appartement à mon tour, refermant derrière moi, mon chien sur les talons. J’avais gagné. Ni plus ni moins. Je le laissais partir devant et je retournais rapidement chez moi pour rentrer mon chien. Si on allait manger quelque part, je n’allais pas pouvoir l’emmener. Je le sortirais en rentrant. Une fois Rex à la maison, je sortis de l’immeuble et je retrouvais mon frère. « C’est bien toi le plus con de nous deux, mais ça c’est pas nouveau. » J’avais la flemme de prendre ma voiture, alors on allait y aller à pied. Dans le quartier il y avait pas mal de bars, mais on trouvait aussi une bonne pizzeria, ça ferait l’affaire. En attendant, on avait un peu de chemin à faire pour y arriver. « Alors, tu vas me dire ce qui t’arrive ? Et si tu me ressors que tu es malade, je t’en colle une. » Ce n’était pas une menace, mais une promesse. « Quelqu’un t’a fait chier ? Un groupe peut-être ? Pour la drogue ? » Les camés en manque étaient capables de n’importe quoi pour avoir leur dose. Peut-être qu’un groupe de drogués s’en était pris à lui ? « Si tu as des emmerdes, il faut que tu m’en parles Sam. Fais pas le con. »

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MessageSujet: Re: La Grippe - Thomas   Mer 8 Nov - 18:12

    Putain mais qu'il était lourd. Je dis que je suis malade et ça ne lui va pas. C'est quoi le problème ? C'est tout à fait probable ! Ça arrive à tout le monde et visiblement on n’est pas épargné comme on le pensait... c'est tout. Mais non. Monsieur a décidé Je ce n'était pas ça. Il fallait que je dise la vraie raison ! Mais cette raison, c'était quoi merde ?! Il fallait qu'il me le dise alors... parce que moi, visiblement, ça ne me dit rien.

    Mon frère insiste pour sortir. Et c'est bien la première fois que ça ne m'enchante pas du tout. Mon frère insiste pour sortir. Et c’est bien la première fois que ça ne m’enchante pas du tout. D’habitude je suis l’un des premiers partants. Toujours au taquet pour faire la fête. Sortir de chez moi. Voir mes frères et sœurs. Mais aujourd’hui, je n’ai envie de rien. Pourtant, je fini par céder. Bien que mon frère m’ait saoulé et qu’il ne mérite qu’une chose, que je l’envoi balader solo, je ne prends pas le risque… C’est con… Mais Thomas et celui qui me tiens le plus par les couilles. C’est lui qui me fournit. Et là, il ferait bien de se dépêcher à ramener la suite, car bientôt il va voir ce que c’est que vraiment être dans un état de dépression. Moi-même, j’ai vu un pote comme ça un jour, je n’ai vraiment pas envie que mon corps commence un sevrage.

    Donc comme je disais, j’ai fini par abdiquer. Mais qui dit sortir de la maison, dit douche. Après autant de temps à avoir pourri sur mon canapé, il est hors de question que je ne me douche pas. Ou je ne m’appelle pas Samuel Hawkins… Et bien sûr, je prends mon temps. Croyez-le ou non, je ne fais pas ça pour faire attendre Thomas encore plus. Enfin un peu je l’avoue, mais c’est surtout que ça me fait du bien. Ca me calme un peu. Quand je sors pour aller m’habiller, je l’entends râler. S’il ne le faisait pas, lui ne s’appellerai pas Thomas Hawkins. Un râleur professionnel, toutes catégories comprises. Mais ça ne me fait pas me dépêcher. Je suis toujours aussi sérieux sur mon apparence quand je sors. Pour le moment, on ne peut pas me retirer ça.

    - C’est bon ? Tu as fini de râler Grincheux ?


    Je fini de me préparer attrape tout ce dont j’ai besoin et je sors. En bas, je me retourne, mon frère n’est pas derrière moi. Il a dû aller poser le chien. Je fume en attendant mon frère. Je regarde autour de moi. Je n’étais pas sorti depuis cinq jours. Ça me fait limite bizarre. Mais je crois que ça me fait du bien. Mais l’admettre devant Thomas ? C’est mort ! Mon frère arrive, je pose les yeux sur lui, la cigarette entre mes lèvres. Si je ne souriais pas à ce moment-là, mon frère me dit un truc qui fait naître un grand sourire sur mes lèvres. Il admet que c’est moi le plus con des deux. Et moi je suis content ? En fait, cette insulte masquée m’amuse plus qu’autre chose. Et je me contente de lui dire.

    - Connard.

    Puis on se met en route. Je ne sais pas trop où nous allons. Je n’ai pas faim, j’ai envie de rien, mais je suis mon frère et marcher me fait aussi du bien. Je ne suis vraiment pas fait pour rester aussi longtemps sans rien faire. Petit on m’avait diagnostiqué hyperactif, même si j’y croyais pas trop, quand j’y pense, j’avais toujours besoin de faire quelque chose de moi. Sinon, je pétais un câble et je faisais des conneries. C’est la première fois que je suis aussi à plat. Mais j’ai l’impression de reprendre un peu de moi en étant sorti. Putain… Je ne suis quand même pas en train d’admettre que Thomas sait ce qui est bon pour moi là ? Si ? Fait chier !
    Thomas me pose une question et je regarde devant moi, tirant sur ma clope. Il me demande encore ce que j’ai… Et je ne dois surtout pas dire que je suis malade… Je souris en coin en disant alors :

    - Je suis malade…

    Je reprends mon sérieux pour reprendre tout de suite avant qu’il exécute sa menace :

    - Je ne me sens pas au top, c’est tout Thomas.

    Mais il n’a pas l’air de l’entendre comme ça. Mon frère croit que j’ai des ennuis. Enfin, en tout cas, il me demande si j’en ai. Je m’arrête pour le regarder, lui faisant face.

    - Sérieux ? Et tu crois que si j’avais des ennuis je me cacherai chez moi ? Mec t’es sérieux ? Tu me prends pour qui ? Je serais allé leur péter la gueule. Arrête de me prendre pour un faible.

    Ca me saoul qu’on pense que je suis incapable de me débrouiller seul. Si j’ai des ennuis, je sais les régler seul. Si je n’y arrive pas, oui, je préviens mes frères. Je fais claquer ma langue sur mon palais et je me tourne en levant un sourcil au ciel avant de reprendre ma route.

    - Sérieux Thomas… je n’ai pas de problème… je ne me sentais juste pas très bien… C’est tout.


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