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 #435 - I'm so sorry, again... Noah

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MessageSujet: #435 - I'm so sorry, again... Noah   Sam 24 Juin - 15:59


 I'm so sorry, again...

Vous avez déjà eu cette sensation que tout vous échappe et que quoi que vous fassiez ça ne pourra pas s'arranger ? J'avais jeté un œil à la pendule de la salle d'examen, alors que mon rythme cardiaque faisait des siennes, j'étais de nouveau en retard. Je maudissais presque la propriétaire du chien que j'essayais de sauver, alors qu'en réalité je ne faisais que mon travail. Seulement, une nouvelle fois ça allait pénaliser ma vie de couple. Mes pensées étaient toute tournée vers Noah. J'avais pincé mes lèvres alors que je prenais sur moi pour ne pas tout laisser tomber pour aller retrouver mon mari et le rassurer en lui disant que je l'aimais et qu'il n'y avait rien de plus important dans ma vie que nos enfants et lui. Seulement, j'avais relevé mon regard sur la jeune femme qui pleurait à présent tout en essayant de rassurer son compagnon à quatre pattes. J'avais pris une longue respiration avant de lui faire un sourire rassurant, tout en lui précisant que je ferais tout mon possible pour sauver Bobby. Trois heures et demi plus tard, j'avais retiré ma blouse tout en sortant de la salle d'opération. J'étais terriblement en retard, j'avais à peine pris le temps d'attraper mes affaires tout en saluant mon assistante qui avait accepté de fermer la clinique à ma place. Le pire, c'était que je devais cuisiner pour Noah ce soir. Je me doutais qu'il avait surement déjà mangé vu l'heure mais j'avais tout de même fait une halte chez le chinois qui se trouvait non loin du cabinet. J'avais pas forcément très faim, à vrai dire, j'avais une boule au ventre. Sincèrement, j'angoissais car j'étais consciente d'avoir posé un lapin à mon mari, si seulement c'était le premier.

Ma voiture garée dans l'allée, j'étais restée assise bien 5 minutes à regarder la maison. J'étais de toute façon déjà bien en retard, alors 5 minutes de plus ou de moins n'allaient pas changer grand chose. J'avais fermé les yeux avant de passé une main dans mes cheveux, j'étais réellement fatiguée, seulement ce n'était pas une raison pour me défiler. Attrapant le sac qui venait du chinois, j'avais passé la porte d'entrée alors que du bruit venait du salon. J'avais posé le sac venant du chinois dans la cuisine avant de retiré ma veste et mes chaussures. J'avais poussé un soupir de soulagement en sentant le carrelage sous mes pieds, je crois que je me serais damné pour un massage. Enfin, c'était pas le moment de penser à mon petit confort personnel. J'avais pris mon courage à deux mains avant de me diriger vers le salon. J'avais froncé légèrement les sourcils tout en penchant la tête pour constater que Noah était entrain de dormir. J'avais mordillé ma lèvre inférieure légèrement avant de m'approcher. Je m'étais avancée puis accroupie avant de poser mes mains sur ses genoux. _ Noah. J'avais fait une moue désolée, quand il s'était réveillé pour poser les yeux sur moi. Je m'étais légèrement reculée pour m'asseoir sur la table basse. Je le regardais alors que je le laissais se réveiller tranquillement. Bien évidemment, je savais que je lui devais des excuses seulement je savais d'hors et déjà que ça serait que du bis repetita. J'avais attrapé la télécommande pour arrêter la télé avant de reposer mon regard sur Noah. _ Je suis désolée, comme tu dois t'en douter j'ai eu une urgence. Je savais qu'il ne serait pas surpris, et même si c'était la vérité je sentais que cette fois ça ne suffirait pas. J'avais passé une main dans mes cheveux avant de me dire que j'aurais bien été prendre une douche seulement ça devrait attendre. _ T'as mangé ? J'avais posé la question tout en faisant une légère moue inquiète. J'osais lui demander s'il avait mangé alors que j'étais censée préparer le repas du dîner.
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MessageSujet: Re: #435 - I'm so sorry, again... Noah   Sam 24 Juin - 17:32


I'm so sorry, again...


Lorena & Noah

Ce soir aurait dû être une bonne soirée. Une soirée comme je n’en avais pas passé depuis longtemps. Une soirée que j’aurais énormément appréciée. Elle aurait pu être parfaite. Quand Lorena m’avait proposé de nous préparer à dîner pour tous les deux, je m’en étais réjoui d’avance. J’avais été content de constater qu’elle s’était décidée à faire des efforts, à lâcher un peu son travail, à décrocher pour profiter de sa famille, de moi. J’avais attendu ce moment toute la journée. Les enfants avaient même fait en sorte de prévoir des sorties pour nous laisser tous les deux. Ils étaient partis tous les quatre pour une soirée McDo-cinéma-bowling. En quittant l’université en fin de journée, je m’étais même arrêté chez un fleuriste pour lui acheter un bouquet de fleurs comportant quelques tournesols, ses fleurs préférées. Pour l’avancer un peu, j’avais déjà dressé la table pour lui faire gagner du temps, plaçant le bouquet au milieu dans un vase. Je ne savais pas à quelle heure elle allait rentrer mais si elle devait se libérer pour dîner, elle ne devrait pas arriver plus tard que vingt heures. En théorie. En attendant qu’elle ne rentre, j’étais allé prendre ma douche et je m’étais préparé. J’avais hâte qu’elle arrive. Depuis quand n’avions-nous pas partagé un repas en tête à tête ? Depuis quand n’étions-nous pas sortis tous les deux ? Depuis quand n’avions-nous pas passé plus d’une heure ensemble ? Depuis une éternité. Je ne la voyais plus, ou juste en coup de vent. J’avais l’impression que ses animaux comptaient plus que sa famille à ses yeux, plus que moi. Même si la cause était noble, égoïstement, je détestais cette idée de refuge. Je l’avais encouragée au départ, trouvant l’idée excellente dans un premier temps. Mais au fur et à mesure du temps, me rendant compte que ce projet me volait ma femme, je m’étais mis à le haïr.

Tout était prêt. Il ne lui restait qu’à rentrer et à se mettre derrière les fourneaux. La maison était vide, un silence pesant y régnait et le temps passait. Les heures s’écoulaient et je restais désespérément seul. Je vérifiais mon téléphone pour voir si Lorena avait tenté de me contacter pour me prévenir d’un éventuel retard, mais rien. Je commençais à avoir très faim. Elle avait plus de deux heures de retard. Dépité, je poussais un profond soupir, intimement persuadé qu’elle m’avait oublié ou qu’elle avait fait passer ses animaux avant moi. Comme toujours. Trainant les pieds jusqu’au frigo, je me résignais à manger ce qui me tombait sous la main, un restant de poulet qui restait de la veille. Et puis une fois mon estomac plus ou moins rempli, j’allais m’installer devant la télé. Je pris un film en cours de route. Mais je n’avais pas trop la tête à ça. Tout un tas de pensées se bousculaient dans ma tête et j’en voulais à ma femme de m’avoir posé un lapin sans m’avoir prévenu. A quoi je m’attendais ? Cela aurait été trop beau qu’elle se libère pour moi, qu’elle m’accorde un minimum de son temps… Les chats vinrent s’installer à côté de moi sur le canapé et les chiens de mes filles vinrent s’allonger non loin de mes pieds sur le tapis. Visiblement eux aussi se sentaient seuls. Au fil du temps, mes paupières devinrent lourdes et je ne pus résister au sommeil qui m’envahissait. Il faut dire qu’avec mon emploi à la fac et tout ce dont je m’occupais à la maison, je faisais rarement de vieux os le soir. Je tombais de fatigue très vite dès que je me posais dans mon lit ou sur le canapé. Ce soir, je n’en fis pas exception.

Entendre mon prénom me sortit de mon sommeil. Sentant également une main sur mes genoux, j’ouvris difficilement les yeux pour constater que Lorena se trouvait là, face à moi. Je grimaçais légèrement et me frottais les yeux tout en me redressant pour m’asseoir et me réveiller. Encore dans le gaz, j’adossais mon dos contre le dossier. Elle sembla désolée de m’avoir laissé tomber et s’assit sur la table basse. Elle éteignit la télé, nous plongeant dans le silence et pour seule source de lumière restante la petite lampe à côté du canapé, pour finalement s’excuser utilisant une urgence comme excuse. « Comme toujours. » Lançais-je légèrement amer. J’étais dégouté, dépité et terriblement déçu. Je n’allais certainement pas l’accueillir avec un grand sourire en la prenant dans mes bras. J’en avais assez de tout ça. Lassé, je passais une main dans mes cheveux en soupirant. Sa question me fit doucement rire, d’un rire qui n’avait rien de joyeux évidemment. « Tu t’inquiètes de savoir si j’ai mangé alors que tu devais préparer un repas pour nous ? » Quelle ironie. « Heureusement que je sais me débrouiller oui, même si je m’attendais à autre chose pour ce soir. » Je croisais les bras tout en fronçant les sourcils. « Pourquoi tu ne m’as pas prévenu ? »

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MessageSujet: Re: #435 - I'm so sorry, again... Noah   Sam 24 Juin - 18:57


 I'm so sorry, again...

Quand j'avais posé mon regard sur Noah, une bouffée de culpabilité m'avait envahi. Je savais qu'encore une fois, je n'avais pas assuré et c'était encore lui qui en payait les pots cassés. J'avais honte de moi mais ça n'était pas suffisant, j'étais consciente de passer à côté de ma vie de famille. J'avais pris place sur la table basse en face de lui alors que je le laissais se réveiller doucement. Bien évidemment que j'étais désolée, seulement ça n'allait pas suffire. Je l'avais compris quand Noah avait posé son regard sur moi. J'avais froncé légèrement les sourcils avant de pincer mes lèvres, car je ne pouvais pas le contredire. J'en avais pas le droit car cette excuse revenait bien trop souvent et il était en droit de se poser des questions. Ok, je faisais tout de travers, alors qu'il reprenait la parole pour enfoncer un peu plus le clou. La culpabilité me rongeait un peu à chaque seconde que son regard se posait sur moi. J'avais ouvert la bouche en entendant sa question avant de baisser le regard. J'étais pourtant sûr d'avoir demandé à mon assistante d'appeler pour prévenir mon mari... Ok, ce n'était pas la réponse qu'il voudrait entendre. Seulement, je me demandais pourquoi elle ne l'avait pas fait avant de me mordiller la lèvre en me rendant compte que j'étais responsable de ça aussi. J'avais pas laissé le temps à Emmy d'aller passer ce coup de téléphone car j'avais eu besoin d'elle sur le moment. _ J'avais demandé à Emmy de le faire mais en y repensant je ne lui ai pas laissé le temps de le faire. J'avais fait une moue désolée en regardant mon mari avant de laisser un léger soupir franchir mes lèvres. _ Je sais que je suis inexcusable Noah, mais je t'assure que je voulais vraiment passer cette soirée avec toi. J'aurais pu laisser cette urgence à quelqu'un d'autre mais j'étais la seule véto présente à la clinique à ce moment-là. Mouais, je savais que ça ne passerait pas pour autant, je connaissais mon mari et cette façon dont il fronçait les sourcils n'annonçait rien de bon. J'avais jeté un œil aux animaux avant de secouer légèrement la tête négativement. _ Tu dois me croire quand je te dis que je n'avais pas d'autre choix.

J'avais passé une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, avant de me relever et de me diriger vers la cuisine. J'avais jeté un œil au sac qui venait du chinois avant de relever mon regard sur la table. Un hoquet de surprise avait franchi mes lèvres, la table avait été mise et en son centre se trouvait un bouquet de fleurs. Ma main était passée sur mon visage, alors que j'avais limite envie de pleurer. Je m'étais approchée alors que ma main glissait délicatement sur un tournesol. J'avais tout gâché une nouvelle fois, et je me sentais tellement coupable que j'en aurais presque eu du mal à respirer. Dans ces moments-là, j'en venais presque à détester mon métier, mais je devais me rendre à l'évidence que j'étais quelque peu dépassée. Il allait falloir que je revois mon emploi du temps et d'urgence. j'avais attrapé un des verres qui se trouvait sur la table avant de me diriger vers le frigo et en sortir une bouteille de vin. Non je ne fuyais pas la confrontation, même si c'était difficile de se défendre quand on savait d'avance qu'on avait tous les torts. J'avais fait une moue en me demandant si Noah voudrait un verre de vin, d'après moi y avait peu de chance. J'étais retournée vers le salon, alors que je prenais place dans le fauteuil qui se trouvait face au canapé. _ Sur une échelle de 1 à 10, tu m'en veux à quel point ? Reposant mon regard sur Noah, c'était notre truc depuis toujours mais pour être honnête ce soir, j'avais surement passé la barre des 10. Prenant une gorgée de mon verre, j'avais fait une légère grimace en entendant mon ventre gargouillé. _ Je sais que tu m'en veux, tu n'as pas besoin de me le dire je peux le lire sur ton visage. Mais, je comprends Noah encore une fois mon boulot est passé avant tout le reste, seulement je ne pouvais pas m'en aller sans me préoccuper de cette femme et de son chien. Enfin, j'aimerais le pouvoir, vraiment. J'avais baissé mon regard sur mes jambes avant de les ramener sous moi sur le fauteuil. _ Et ce n'est certainement pas ce que tu veux entendre, mais quoi que je dise je suis indéfendable. J'avais reposé mon regard sur mon mari alors que je n'avais qu'une envie, aller me blottir dans ses bras et oublier ce qui venait de se passer. Seulement, ça ne marchait plus et j'allais resté dans ce fauteuil en me maudissant encore et encore. _ Merci pour les fleurs. J'avais laissé mon regard se poser sur les animaux qui avaient retrouvé leurs places sur le tapis. La tension qui régnait dans la pièce ne laissait pas de place aux débordements. D'ailleurs, c'était limite si j'avais eu le droit à un peu d'attention de leurs parts, apparemment Noah avait réussi à les mettre dans sa poche.
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MessageSujet: Re: #435 - I'm so sorry, again... Noah   Sam 24 Juin - 23:29


I'm so sorry, again...


Lorena & Noah

J’en avais assez de tout ça, de cette situation. Je n’en pouvais plus de m’endormir seul, de m’occuper de la maison seul, d’élever nos enfants seul, de tout gérer seul. La situation devenait pesante. Je rêvais de retrouver notre complicité du début, notre affection d’autrefois, notre proximité d’avant. J’avais l’impression de passer au second plan, voire même au troisième si je plaçais ses animaux et nos enfants avant moi. Ce dont elle ne se rendait pas compte c’est qu’elle me manquait terriblement. Sa simple présence, son sourire, son rire, tout me manquait. J’étais marié à un courant d’air, littéralement. Je m’étais fait une joie de passer une soirée avec elle. Rien qu’elle et moi. Les enfants nous avaient même laissés pour une soirée en tête à tête. En vain. Des promesses en l’air, encore et toujours. Cette fois avait été la fois de trop. J’avais fondé trop d’espoir en cette soirée. J’avais pensé, naïvement, qu’elle avait pris conscience que son absence pesait sur nous. Mais je m’étais trompé et la réalité avait été douloureuse à encaisser. Je lui en voulais, même si j’avais tendance à ravaler ma rancœur d’ordinaire. Comment pouvait-on poser un lapin à son propre mari ? Je veux bien qu’on soit marié pour le meilleur et pour le pire, mais quand même…

Elle avait cet air coupable qui ne quittait pas son visage. Mais était-ce suffisant pour qu’elle se rende compte de mon état d’esprit à l’heure actuelle ? Elle serait passée à autre chose dès demain, oubliant cette soirée ratée comme si elle n’avait jamais eu lieu. Elle trouva une excuse pour expliquer cet oubli de me tenir informé de son retard. Cela me passait au dessus de la tête. Je me fichais de son assistante. Les informations je les voulais de sa bouche à elle, pas de la part de Pierre, Paul ou Jacques. Je soupirais une nouvelle fois face à cette excuse qui n’avait aucune valeur à mes yeux, allant même jusqu’à secouer légèrement la tête. Elle continua de s’enfoncer, reconnaissant quand même être inexcusable mais comme par hasard, elle avait été la seule véto disponible. Evidemment, elle était la seule à passer sa vie à la clinique. Les autres étaient plus malins et savaient profiter de leur famille. Aucun mot ne franchit la barrière de mes lèvres, bien que je n’en pense pas moins. Je n’avais même pas envie de parler. A quoi bon me battre pour une cause perdue ? Je me redressais pour me pencher en avant légèrement, poser mes coudes sur mes genoux et passer mes deux mains dans mes cheveux, baissant la tête. Selon elle, elle n’avait pas eu le choix. Certes, mais elle n’avait le choix aucun jour de la semaine dans ce cas. Ça ne changeait rien à d’habitude.

Je l’entendis se lever pour quitter la pièce. Quant à moi, je ruminais dans mon coin, repensant à tous ces bons moments qu’on avait pourtant passé tous les deux. Tout était tellement mieux avant. Même pendant nos années de galère avec Elijah et Alana tous bébés, la situation était plus supportable qu’aujourd’hui. Etait-ce moi qui avais merdé quelque part ? Est-ce qu’à un moment, l’une de mes actions avait provoqué le début de ce fossé qui se creusait un peu plus chaque jour entre nous ? Je n’en avais pourtant pas le souvenir. Alors que j’étais plongé dans mes pensées, me torturant l’esprit, je l’entendis revenir et me poser une question. Lorsque je relevai la tête pour la regarder, je la vis assise dans le fauteuil en face. Je pris le temps de la réflexion avant de répondre. Il y avait des choses bien plus impardonnables qu’un oubli de dîner alors je ne pouvais pas lui mettre un dix. Elle ajouta qu’elle savait déjà que je lui en voulais. Ce n’était pas difficile à deviner. Si nos rôles avaient été inversés, elle aurait réagi de la même façon, si ce n’est pire. Elle évoqua même ses patients, mais je n’en avais que faire. Tout cela me passait au dessus de la tête, je n’en pouvais plus de savoir qu’ils comptaient plus que moi. Ce n’était effectivement pas ce que je voulais entendre, là-dessus, elle avait bien raison. J’avais attendu qu’elle termine pour répondre à sa première question. « Je dirais au moins huit. » Mais nous avions parfaitement conscience, l’un comme l’autre, que ce chiffre chuterait dès le lendemain matin. Je ne pouvais pas lui en vouloir éternellement pour une chose aussi « dérisoire » mais qui avait pourtant une importance capitale pour moi. Ce soir, elle n’avait pas seulement raté une occasion de passer la soirée avec son mari. Elle m’avait surtout prouvé que son travail comptait plus que tout. Plus que moi. Et ça, c’était difficile à avaler.

Elle me remercia pour les fleurs, mais à vrai dire je les avais déjà oubliées. Vraisemblablement j’étais le seul à faire des efforts ici. « A quel point je compte pour toi ? » Cette question était sortie de nulle part et j’étais quasiment certain qu’elle la prendrait au dépourvu. Après tout ce n’était, à première vue, pas le sujet. « Je veux que tu me répondes le plus honnêtement possible Lorena. Si jamais demain tu devais choisir entre moi et ton travail, tes animaux, qui choisirais-tu ? Je veux juste savoir à quel niveau tu me places et si ce cirque va durer encore longtemps. » Je me redressais pour appuyer mon dos contre le dossier du canapé et poser mon bras sur l’accoudoir. J’étais agacé par tout ça. La déception avait laissé place à l’agacement et à l’amertume. Il était temps de réagir. Ce soir avait été la fois de trop. J’avais été bercé d’illusions trop longtemps. J’avais placé d’énormes espoirs en cette soirée, la chute n’en avait été que plus douloureuse. Je n’en pouvais plus de ses excuses qui ne changeaient jamais. « Je n’en peux plus, ça ne peut plus durer. J’ai attendu cette soirée toute la journée. Je me faisais une joie de retrouver ENFIN ma femme. Même les enfants sont partis tous les quatre pour nous laisser profiter. Mais non, il a fallu qu’encore une fois, ton travail passe avant tout. Avant moi. Tu manques à tout le monde ici, et pas seulement à moi, quand vas-tu t’en rendre compte ? Les enfants ont besoin de leur mère comme j’ai besoin de ma femme. Ce n’est plus possible Lorena, je suis à bout. Et cette soirée lamentable m’a prouvé une nouvelle fois que c’est avec ton travail que tu es mariée et non avec moi. »

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MessageSujet: Re: #435 - I'm so sorry, again... Noah   Dim 25 Juin - 11:55


 I'm so sorry, again...

Assise dans le fauteuil face au canapé, je n'allais pas me défiler même si là tout de suite je n'en menait pas large. C'était tout de même assez déroutant de se dire qu'avant j'aurais franchi l'espace qui me séparait de Noah pour aller m'asseoir sur ses genoux. Seulement, une nouvelle fois, je l'avais déçu et je détestais ce regard qu'il posait sur moi. Cela faisait un peu plus de 28 ans que j'aimais cet homme, il était celui avec qui j'avais voulu partager ma vie. J'avais penché légèrement ma tête alors que je me perdais dans mes pensées, détaillant ses traits fatigués. Est-ce que je le faisais souffrir ? Comment j'avais pu ne pas me rendre compte que je le délaissais, que je délaissais ma famille... J'avais baissé mon regard quand il avait répondu à ma question. Un huit, c'était mérité même si je me souvenais pas qu'on en soit arrivé à ce point auparavant. J'avais beau y réfléchir, je savais à présent à quel point j'avais pu dépasser les bornes. Bien évidemment, je savais que mon travail et mon projet me prenaient beaucoup trop de temps, d'ailleurs Alana m'en avait déjà touché deux mots. Cependant, je ne pensais pas que ça pesait autant sur ma famille. J'avais avalé ma salive avec difficulté, avant de boire une gorgée de mon vin. En réalité, je ne savais pas quoi lui dire, je m'étais déjà excusée et je me rendais compte que ça ne servirait pas à grand chose ce soir. Noah attendait autre chose de moi, et je devais très sérieusement réfléchir à ce que j'étais entrain de faire car il était hors de question de le perdre. Surprise par sa question, j'aurais pu penser qu'il n'était pas sérieux et pourtant, il semblait réellement attendre une réponse. Je l'avais laissé continuer sans l'interrompre même si mon cœur se serrait à chaque fois qu'un mot de plus franchissait ses lèvres. Je me maudissais de n'avoir rien vu, car la situation était telle qu'il en venait à remettre mes sentiments pour lui en question. Cela n'était jamais arrivé auparavant, j'avais baissé le regard sur mon verre de vin alors que je pinçais mes lèvres. j'avais secoué la tête légèrement, avant de reposer mon regard sur mon mari tout en posant mon verre sur la table basse. _ J'ai toujours eu un boulot prenant Noah, ça ne date pas d'aujourd'hui. Alors oui je te l'accorde le projet me prend plus de temps que prévu, j'aimerais être plus souvent à la maison pour les enfants, pour toi seulement je sais aussi que ça sera possible quand j'aurais finalisé la création du refuge. J'avais passé une main sur mon visage, j'étais fatiguée et j'avais vraiment pas envie de me disputer avec Noah ce soir. Seulement, je savais que je n'arriverais pas à trouver le sommeil alors que les paroles de Noah tourneraient en boucle dans ma tête. _ Mais ce qui est sûr, c'est que je préférait mille fois perdre mon boulot et le refuge plutôt que de vous perdre. Je me mordillais la lèvre inférieure alors que je luttais pour ne pas que mes émotions me trahissent. _ Vous êtes ma vie et je ne me rendais pas compte à quel point je pouvais me montrer égoïste. Je m'étais relevée alors que je ne supportais plus son regard sur moi. J'avais passé mes mains dans mes cheveux avant de finalement les relever dans un chignon désordonné. Croisant les bras sur mon ventre, j'avais froncé les sourcils alors que je laissais un léger soupir franchir mes lèvres. _ Je me suis aperçue que je perdais peu à peu ma famille y a quelques jours de ça quand j'ai vu la photo de vous 5 sur le bureau d'Alyssa. Je ne sais même pas où elle a été prise...Et malgré ça, il a fallu que je fiche tout par terre ce soir. Je me mordillais la lèvre inférieure alors que je tournais le dos à mon mari, posant mon regard sur les photos qui se trouvaient sur un des meubles du salon. J'avais passé ma main sur ma joue pour y effacer une larme silencieuse. Mon cerveau tournait à plein régime alors que je cherchais un moyen de remédier à la situation. _ Tu dois me croire quand je te dis que je t'aime, que j'aime nos enfants et que je serais capable de tout quitter pour vous. J'étais parfaitement sérieuse, je sais que c'était difficile à croire et pourtant si je devais choisir entre ma famille et mon travail, le choix serait une évidence. En fait, je ne comprenais pas comment j'avais pu en arriver là, comment j'avais pu laisser les choses empirer sans m'en rendre compte avant. Je m'étais retournée pour pouvoir poser mes regard sur Noah. _ Je vais faire en sorte de pouvoir me faire pardonner, je te le promet Noah. Je ne savais pas encore comment, mais je savais que je ferais en sorte que ce soit le cas. J'avais perdu de vue ce que devait être mes priorités, et bien évidemment, les enfants et lui étaient tout en haut de la liste. De toute façon, je ne faisais jamais de promesse que je ne tiendrais pas, et ce depuis mon enfance.
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MessageSujet: Re: #435 - I'm so sorry, again... Noah   Dim 16 Juil - 13:19


I'm so sorry, again...


Lorena & Noah

J’aimais ma femme, plus que tout au monde. Je l’avais aimée dès le premier regard même si à l’époque, nous étions trop jeunes pour penser à ça. Lorena avait toujours occupé une place capitale dans mon cœur. Cet amour pour elle ne s’était jamais tari au fil des années, bien au contraire. Elle était merveilleuse et m’avait donné quatre enfants parfaits. Même si les débuts avaient été difficiles, jamais nous n’avions baissé les bras, jamais nous n’avions plié devant l’adversité. Nous nous étions toujours soutenus, en toute circonstance. Elle était la personne en qui je pouvais le plus compter dans ce monde. Elle avait toujours été la femme parfaite à mes yeux et jamais je ne me lasserais de passer du temps avec elle. Oui mais voilà, les choses avaient légèrement changé depuis qu’elle s’était mis cette idée de refuge en tête. Depuis, elle passait tout son temps libre à tout préparer dans son local pour une ouverture plus ou moins imminente. Depuis, je sentais qu’elle me glissait entre les doigts. J’avais l’impression de la perdre. Nous ne passions plus de moment en famille tous les six, ni tous les deux. On ne se croisait qu’en coup de vent, en nous levant le matin ou le soir quand elle rentrait quand j’étais réveillé – ce qui n’arrivait pas souvent. Cela faisait presque un an que je ne l’avais plus touchée. La situation ne pouvait plus durer. J’avais pensé à une amélioration de sa part lorsqu’elle m’avait proposé cette soirée tous les deux. Mais encore une fois, mes espoirs furent anéantis. C’en était trop.

La tête baissée, elle ne quitta pas son verre des yeux. Sans doute que mon regard empli de reproches devait être difficile à supporter. Elle me ressortit l’excuse du boulot prenant qui ne datait pas d’aujourd’hui. Seigneur, je levais les yeux au ciel alors qu’elle admettait que son projet lui prenait beaucoup de temps. Elle aimerait passer plus de temps avec nous, avec moi mais cela ne serait possible qu’après la finalisation de son projet. Agacé, je posais mon coude sur l’accoudoir du canapé et me pinçais l’arête du nez entre mes doigts, fermant les yeux quelques secondes. « Arrête Lorena, je le connais ce refrain mais tu n’es pas la seule véto de la ville. Ton boulot a toujours été prenant, certes, mais pas à ce point là. Tu as toujours eu du temps pour ta famille. Avant on passait chaque repas tous ensemble, on arrivait à se trouver du temps tous les deux, tu rentrais plus tôt et tu ne passais pas tes week-ends entiers en dehors de la maison, tu les passais avec nous… » Et tout cela avait pris fin, à mon plus grand désarroi. Elle assura pourtant préférer perdre son refuge et son emploi plutôt que sa famille. Mouais. « Ce n’est pas l’impression que tu donnes. » Je ne pouvais pas lui reprocher sa passion, elle en avait une au moins, tout le monde n’en avait pas la chance. Mais cette passion ne devait pas accaparer tout son temps, c’est ce que je voulais lui faire comprendre. Elle ne pouvait décemment pas abandonner sa famille au profit de ses bêtes. Elle assura que nous étions sa vie et qu’elle ne s’était pas rendu compte de son égoïsme. Mieux valait tard que jamais, mais je préférais garder le silence. Qu’est-ce que je pouvais dire ? Evidemment qu’elle s’était montrée égoïste. Si nos rôles avaient été inversés, elle n’aurait pas manqué de me faire la remarque.

Elle se leva finalement pour s’attacher les cheveux et croiser les bras tandis que mes yeux suivaient ses gestes. Elle était en train de se prendre la réalité en pleine figure et à en juger par l’expression de son visage, cela n’avait rien d’agréable. Tu m’étonnes. Elle mentionna la photo de nous cinq dans la chambre de notre benjamine et malgré tout, elle avait de nouveau tout gâché ce soir. Effectivement. Cette photo avait été prise il y a peu. Je gardais le silence alors que je passais une main dans mes cheveux, en la regardant me tourner le dos. La voir dans cet état me faisait mal au cœur, mais malgré tout, c’était un mal nécessaire pour qu’elle ouvre enfin les yeux. Il fallait qu’elle prenne conscience de l’enjeu de la situation, même d’une façon douloureuse. Malgré tout, même pour moi la situation n’était pas facile. J’aurais aimé que tout se passe pour le mieux, que cette soirée se passe différemment. « Je te crois. C’est juste que… Ce n’est pas flagrant en ce moment. » Bien sûr qu’elle aimait ses enfants, cela ne faisait aucun doute. Je poussais un profond soupir alors qu’elle se retourna de nouveau vers moi pour me promettre qu’elle allait faire des efforts et qu’elle comptait se faire pardonner. « Lorena… Ne fais pas de promesse que tu ne pourras peut-être pas tenir. S’il te plait. » J’étais dépité, je ne voulais pas entendre ce genre de chose si elle n’était pas capable de s’y tenir. Je n’en pouvais plus des faux espoirs. Passant mes mains sur mon visage et dans mes cheveux, je me levais à mon tour pour avancer de quelques pas vers elle. « Ce que je veux, c’est que tu sois plus présente à la maison, pour nos enfants, pour moi. Tu sais qu’ils grandissent vite et que bientôt ils n’auront plus besoin de nous. Il faut profiter de chaque instant avec eux tant que c’est encore possible. Ça m’attriste de dresser la table le soir et de voir une place vide. Parce que je ne supporte pas l’idée que tu passes à côté des bons moments passés en famille. » J’avançais légèrement vers elle au fur et à mesure de mes paroles. « Je t’aime Lorena et rien ne pourra jamais changer ça. Mais ce que je veux, c’est retrouver ma femme. J’ai l’impression de t’avoir perdue de vue, qu’on ne vit même plus sous le même toit ou qu’on est devenu deux étrangers ou deux simples colocataires. On ne partage plus rien… Tu me manques et ça devient difficile à supporter. » Je lui parlais à cœur ouvert, pour la première fois depuis longtemps. J’espérais sincèrement observer un changement dans son comportement, une amélioration, parce que ce n’était plus possible.

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