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 Loterie RP : La prochaine fois, ce sera grasse mat'

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MessageSujet: Loterie RP : La prochaine fois, ce sera grasse mat'   Jeu 29 Juin - 21:27


Loterie rp

La prochaine fois, ce sera grasse mat'

Il est encore tôt. La plupart des habitants de la ville préfèrent faire une grasse matinée plutôt que de se lever à 7 heures du matin. Mais vous faites partie de ces quelques courageux qui bravent les températures plutôt basses de l’hiver (une petite quinzaine de degrés) pour aller faire un jogging dans le parc. C’est le moment idéal, vous ne serez pas gênés par les familles venant s’y promener ou par ces gens qui viennent sortir leur chien. Et de bon matin, ça réveille ! Que vous ayez besoin de vous défouler ou de vous vider la tête, vous avez enfilé votre tenue de sport et avez pris la direction du parc. Ecouteurs dans les oreilles et l’esprit ailleurs, vous ne faites plus attention à ce qui vous entoure. Jusqu’à la collision. Vous ne l’aviez pas vu arriver, et voilà que vous vous retrouvez les fesses par terre. Le choc a été tellement important que vous aurez très certainement un beau bleu dans les jours à venir. L’autre individu vous aide à vous relever et se trouve tellement confus et désolé qu’il ferait n’importe quoi pour se faire pardonner.



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MessageSujet: Re: Loterie RP : La prochaine fois, ce sera grasse mat'   Ven 30 Juin - 11:17



Quatre heure du matin et impossible de dormir. Encore une fois... ! Je poussais un profond soupir avant de me lever de mon lit. Je savais très bien que je ne parviendrai pas à me rendormir une fois passée trois heures du matin et bien que je me couche rarement avant deux heures du matin quand je n'étais pas de sortie dans un bar. Mes heures de sommeil hebdomadaire pouvaient parfois se compter sur les doigts d'une main. Et malgré un manque de sommeil flagrant, mon corps et mon esprit tenaient bon. Les nerfs sans doute. Assis au bord du lit, je me passais la main dans les cheveux en songeant à la journée qui allait commencer et à la charge de travail qui m'attendait. Il y avait un rendez-vous pour un nouveau contrat d'un genre tout particulier, une réunion qui allait s'éterniser mais d'une importance cruciale et, enfin mais pas des moindres, tout le bilan financier de l'année passée à calculer... Ça n'allait pas être de la tarte. La journée allait être longue. Les mains en appui sur les genoux, je me décidai enfin à me lever et pris la direction de la cuisine. Une tasse de café fumant et bien corsé à la main, je réfléchissais à ce que je pouvais faire des quelques heures que mon manque de sommeil m'octroyait avant de retrouver mon bureau. Cela ne me servait pas à grand chose, au vue de mon emploi du temps de la journée, d'aller au bureau avant huit heures. Mes employés n'arrivaient en général qu'à huit heures et demi pour les plus lève tôt. Bien sûr, je croiserai déjà quelques visages puisque mon entreprise assurait un service de protection vingt quatre sur vingt quatre. J'avais donc quelques collaborateurs qui travaillaient la nuit avant d'être remplacées par les équipes de journée. Elles tournaient également pour assurer les week-end et les jours fériés.

En premier lieu, je décidai de consulter mes mails. Tout acharné de travail commençait sa journée par là. Bien, il n'y avait rien qui soit d'une importance cruciale ou qui est besoin d'être traité dans la prochaine heure. Je pouvais donc m'octroyer un peu de calme avant que la journée ne démarre vraiment. C'était une première ! Qu'allais je bien pouvoir faire de tout ce temps. Je pourrai travailler, c'était envisageable, j'avais tout ce dont j'avais besoin sous la main pour avancer dans mes divers dossiers. D'un autre côté, une bonne séance de sport ne me ferait que du bien. J'avais besoin de me dépenser, cela m'aidait à me concentrer surtout lorsque la nuit avait été aussi courte que celle-ci. C'était décidé. Une fois la tasse vide posée dans le lave vaisselle, je passais me brosser les dents dans la salle de bain, inondais mon visage d'une eau froide pour terminer de me réveiller. Dans le dressing, je trouvais un jogging simple mais de bonne facture et un T-shirt adapté à cette activité. Je pourrai avoir un pantalon du même type, ultra moulant, et tout le tintouin. Mais le côté ultra moulant, pour ne pas employer une autre expression pourtant si proche de la réalité, ne me disait rien. Il restait à choisir une bonne paire de chaussures. Les écouteurs de mon I-Pod bien visés dans les oreilles, j'étais fin prêt. L'avantage de vivre dans l'un des immeubles de standing du Central Business District, c'est que le parc est à deux pas. Dix minutes de marche à pied plus tard, je m'y trouvais déjà. S'il y avait une règle que je ne négligeai jamais dans la pratique du sport, et notamment de la course à pied, c'était l'échauffement. Dix à quinze minutes d'échauffement minimum. Cela pouvait paraître beaucoup mais suite à une blessure j'avais bien retenu la leçon et préférais prendre tout mon temps plutôt que de me retrouver en béquille pendant des mois comme je l'avais déjà fait. C'était aussi pour cette raison que je faisais en sorte d'avoir les idées claires lorsque je décidais d'aller courir. Il m'arrivait toujours des ennuis lorsque j'avais l'esprit ailleurs qu'à la mission du moment.
Avec tous ces préparatifs, il était à présent cinq heures du matin. Tout était prêt, j'étais parti pour deux bonnes heures de courses. Je m'efforçais d'aller courir au moins deux à trois fois par semaine, c'est donc naturellement que je trouvais rapidement mon rythme et mon souffle.

Après une bonne séance, en consultant l'heure, je remarquais que cela faisait déjà une bonne heure et demie que je courrai. Je décidais donc de ralentir le rythme pendant un quart d'heure pour décider de finir les dix minutes suivantes par un sprint et les cinq dernières à marcher doucement pour détendre mes muscles. Seulement, je pensais à autre chose bien que je sache le danger que cela représentait. Je m'étais plongé dans mon bilan financier, mon compte de résultats et mes investissements quand je me retrouvais projeté au sol en plein sprint par un boulet de canon. Un peu sonné, je me demandais qui pouvait être aussi tarte pour ne pas regarder dans quelle direction il allait quand, magnanime, je me rendis compte que c'était exactement ce que je venais également de faire. Aussi, ma colère resta t'elle contenue entre mes dents serrés. Je me relevais et me massais vigoureusement le postérieur. Punaise, ce que cela pouvait faire mal ! Si je m'en sortais sans fracture du coccyx, ce serait un miracle. Il faisait mal ce boulet de canon. Il devait peser dans les cent cinquante kilos et être du genre armoire à glace. Un videur de boite de nuit ou un catcheur ?! Pour en avoir le coeur net, je jetai un coup d'oeil à la forme encore à terre. J'en restai con. Littéralement. Dans le genre canon, le boulet l'était indéniablement mais avec ses cinquante kilos tout mouillées, elle n'avait rien d'un rugbyman. C'était au contraire une jeune femme renversée qui avait l'air aussi mal en point que moi. J'avais une folle envie de m'énerver et de passer mes nerfs sur elle avant de me rappeler que celui qui piquait un sprint, c'était bien moi. Logiquement, les lois de la physique faisaient que j'avais moi-même répercuté le plus gros de la charge vitesse/masse. Néanmoins, elle n'avait pas du en sortir indemne. Je poussais un soupir intérieur avant que mon côté chevaleresque ne prenne le pas sur mon agacement. Je me rapprochai d'elle et m'agenouillais à ses côtés. Comme elle ne s'était pas encore relevées, je me demandais si elle était blessée. Je préférai lui poser la question pour m'en assurer :

Attendez avant de vous relever.
Je suis désolé, je ne vous ai pas vu. Allongez-vous et dites moi si vous avez mal quelque part ?


J'attendais sa réponse tout en retirant l'écouteur solitaire qui était resté fiché dans mon oreilles malgré le choc. Quand à l'autre, j'étais tombé dessus. Avec mes cent kilos tout en muscle, j'étais bon pour en racheter une autre paire mais c'était un moindre mal. Les frais d'hospitalisation de la jeune femme, si elle avait besoin d'être admise à l'hôpital, allait me coûter beaucoup plus cher mais je me sentais responsable de ce qui était arrivé.


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MessageSujet: Re: Loterie RP : La prochaine fois, ce sera grasse mat'   Ven 30 Juin - 16:21


 

   

 

La prochaine fois, ce sera grasse mat'.

— Kierran & Milah
J'avais un mal fou à dormir depuis que toute cette histoire avait commencé. Le manque de sport n'avait rien arrangé. Ma cheville allait mieux, mais avec un mari comme Castiel, il n'était pas chose aisée de reprendre le sport à haute dose, même après une simple foulure de cheville. Mon mari, qu'il soit mon actuel ou futur ex, prenait bien trop à cœur mon état de santé, me surprotégeant comme il surprotégeait nos enfants. A la différence que je faisais pareil avec nos enfants, quand j'estimais être assez adulte pour pouvoir choisir ce que je voulais pour moi-même.

Ma cheville allait mieux, vraiment mieux et mon manque d'exercice physique pesait sur mon moral et mon hygiène de vie de manière déplorable. Rien d'autre ne pouvait expliquer que je me retrouvais à courir dans les rues de Melbourne à quatre heures du matin. J'étais même contente, ma cheville ne tirait presque pas. Un peu, certes, mais pas énormément. J'avais connu bien pire, avec des blessures bien plus grave, quand j'avais fait de mauvaises chutes en faisant du yoga ou des combats un peu trop poussés au taekwondo.

Perdue dans mes pensées, la musique dans mes oreilles, je ne vis pas l'homme arriver, à grande vitesse lui aussi, sur le côté, me percutant violemment. Ma cheville encore fragile se crispa sous le choc, me faisant totalement perdre l'équilibre, alors que je me retrouvais projeté au sol sous l'impact, roulant au sol avec la force d'inertie, avant de me retrouver sur le dos, les yeux rivés sur les étoiles, la tête tournant encore et ma cheville hurlant de douleur. Et merde, Castiel va me tuer, songeais-je en tout premier lieu, alors que je sentais que ma convalescence allait se prolonger encore un peu suite à cette drôle de mésaventure que je n'avais pas encore totalement assimilé. Et en prime, j'avais mal à l'épaule, celle qui avait directement percuté le boulet de canon avec lequel j'étais entrée en collision.

Me redressant pour m'asseoir, je massais mon épaule sous mot sweat léger, regardant tristement ma cheville douloureuse, avant de me souvenir que je n'étais pas entrée en contact avec un mur ou un lampadaire, mais une personne bien réelle. J'arrachais donc les écouteurs de mes oreilles en cherchant l'homme du regard, le trouvant rapidement en train de se rapprocher de moi. « C'est bon », assurais-je en secouant négativement la tête. « Je vais bien. » J'étais blessée, oui, mais rien de dramatique et une grosse partie était dû à ma propre faute, des semaines plus tôt. J'avais juste repris un coup sur une partie de mon corps déjà endommagé et mes bras avaient connu bien pire.

Je me mis donc rapidement sur mes jambes, grimaçant quand ma cheville retrouva son habitude de supporter le poids de toute ma jambe. Et merde ! Je trébuchais légèrement, avant de me stabiliser, mettant tout mon poids sur mon pied sain. « Et vous, ça va ? Je suis désolée, je ne vous ai pas vu arriver. J'étais en train de courir et... Je crois que j'avais la tête ailleurs. »
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MessageSujet: Re: Loterie RP : La prochaine fois, ce sera grasse mat'   Mer 12 Juil - 14:02

Je me massais l'épaule sur laquelle j'étais tombé. J'avais eu de la chance ou la malchance de tomber sur le côté gauche de mon corps. Mes fesses allaient être épargnées mais j'étais promis à un hématome des plus impressionnants sur tout le côté gauche de l'épaule jusqu'au bas des hanches. Cela allait me faire mal pendant quelques jours, ma peau allait virer par toutes les couleurs de l'arc en ciel mais à part mon amour-propre je n'avais aucunes blessures graves à déplorer. Mon amour-propre allait rapidement s'en remettre. Cela arrivait à tout le monde de chuter pendant la pratique d'un sport et les blessures qui en résultait pouvaient s'avérer beaucoup plus importantes qu'un simple hématome aussi impressionnant fût-il.
Je me rappelai bien un accident de parapente qui m'avait valu les deux jambes dans le plâtre et quelques bonnes semaines en fauteuil roulant suivi de longues séances de rééducation. Cela avait été un enfer de me retrouver ainsi immobilisé pendant une si longue période mais au moins la douleur ressentie avait été intense mais passagère. En revanche, une clavicule cassée, ça ne parait rien comme ça mais la douleur était difficile à maîtriser puisqu'il était impossible de plâtrer cet os. Sans même s'en rendre compte, on l'utilise tous les jours. Heureusement pour moi, ma garde robe est majoritairement composée de chemises depuis de longues années. Les chemises, contrairement au T-Shirt, étaient moins douloureuses à enfiler lorsque l'on a la clavicule cassée. Pour autant, ce n'était pas une partie de plaisir et je ne vous parle même pas de la difficulté à enfiler une paire de chaussures. La guérison avait pris plus de temps aussi. Par temps humide mon épaule me faisait encore souffrir. J'étais retombé dessus après l'impact. Heureusement, des mouvements latéraux des bras m'ont confirmé que ma clavicule ne s'était pas de nouveau fracturée.

En me rapprochant de la jeune femme que j'avais percuté, je remarquai en lui demandant de rester allongée et d'évaluer ses douleurs qu'elle s'était massée l'épaule également. Et merde, je l'avais blessé. Je m'en doutais mais cela ne m'empêchait pas de m'en vouloir. On était deux à s'être rentrés dedans mais à peu de chose près je pesais deux fois son poids et le contact de mon corps avait été beaucoup plus rude pour elle que le sien sur le mien. Dans le fond, ses quarante cinq kilos tout mouillés ne m'avaient pas fait tant de mal par rapport à mes cent kilos tout rond. Elle m'assura que s'était bon et qu'elle allait bien. J'étais peu convaincu par la véracité de sa réponse mais je ne souhaitai pas la contredire ou insister lourdement pour qu'elle reste allongée après ce que je lui avais fait. Par prudence, je restai à proximité lorsqu'elle tenta de se relever. Elle le fît rapidement, trop à mon goût vu l'ampleur du choc. A première vue, mise à part son épaule, elle ne semblait pas souffrir outre mesure. Je m'en étais convaincu jusqu'à ce qu'elle pose le pied par terre. Catastrophe. Elle se mit à grimacer et bien qu'elle n'en dise rien elle bascula naturellement son poids sur sa cheville saine. C'était une mauvaise idée. Bien sur, sur le coup la douleur était soulagée, mais si elle le faisait trop longtemps, elle allait se créer un traumatisme aux hanches. Je pris son bras dans ma main pour l'aider à se maintenir droite. Je souhaitai l'encourager à reporter son poids sur moi plutôt que sur sa cheville saine. Je pouvais largement la soutenir, elle ne pesait rien par rapport à ce que je soulevais en développer-coucher à la salle de sport dans laquelle je me rendais une fois par semaine. Je faisais de la musculation depuis une bonne dizaine d'année. Je ne m'étais pas bourré de stéroïdes, de protéines et autres conneries hyper commerciales qui vous détruit le corps à petit feu mais j'avais fini par développer une musculature harmonieuse sans paraître extrême. L'aider à supporter son poids n'était vraiment rien. Néanmoins, je ne voulais pas la braquer ou la forcer à accepter une aide qu'elle ne souhaitait pas, je n'avais pas refermé ma main autour de son bras. Je lui laissais tout le loisir de le retirer si elle le voulait.

Et vous, ça va ? Je suis désolée, je ne vous ai pas vu arriver. J'étais en train de courir et... Je crois que j'avais la tête ailleurs.

Je lui adressais un sourire conciliant. Elle s'inquiétait pour moi alors qu'elle était blessée et que je l'avais envoyé valser parmi les roses. Et c'était elle qui s'excusait par dessus le marché.
Au final, nous étions dans la même situation tous les deux. Tôt le matin, très tôt même, nous avions décidé de courir dans le parc alors que nous avions l'esprit totalement ailleurs. Problème de travail, manque de sommeil, insomnie, ennui, problèmes personnels... allez savoir quel soucis nous avait conduit dans ce parc, nous avait fait courir à cette heure et nous avait fait nous rentrer dedans comme deux boulets de canon pendant 14-18.

Tout va bien. J'avais l'esprit ailleurs aussi. J'ai du vous faire beaucoup de mal... Votre cheville vous fait souffrir, je préfère vous emmener aux urgences. Bien sur, je paye les frais médicaux, il est hors de question que vous payiez quoique ce soit alors que c'est entièrement de ma faute.

J'étais on ne peut plus sérieux et mon ton de voix ne laissait aucune place à la contradiction. Je suis le chef d'une grande entreprise et en tant que tel je ne laisse place à une aucune contradiction lorsque je donne un ordre qui doit être exécuté. Et pour autant, cette jeune femme n'était pas une de mes employées. Je ne pouvais pas m'attendre à ce qu'elle m'obéisse au doigt et à l’œil. D'ailleurs, je n'attendais pas la même chose de mes employées. Enfin, pas entièrement du moins, ils avaient le droit de me contredire dès lors que les arguments étaient valables. Mais si je donnais un ordre, il devait être exécuté dans les meilleurs délais tout en favorisant toujours la qualité.
Je pouvais me montrer beaucoup plus sévère que ce que j'avais laissé entrevoir à cette jeune femme. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle obtempère facilement mais je tenais à lui prouver à quel point j'étais désolé. Je tenais vraiment à ce qu'elle aille consulter un médecin.

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MessageSujet: Re: Loterie RP : La prochaine fois, ce sera grasse mat'   Sam 15 Juil - 11:53


 

   

 

La prochaine fois, ce sera grasse mat'.

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C'était bien ma veine. Je pouvais enfin reprendre le sport après des jours privés de ma nécessité, je souffrais d'une insomnie et décidait d'outrepasser les précautions du médecin de quelques heures et je me retrouvais de nouveau par terre, la cheville douloureuse et mon amour propre en moins. Mon mari allait être fou. Il détestait quand j'étais blessée, même quand le sport m'y avait conduit. Il était, comme moi, un accro aux sports. Il en était prof, après tout. Il pouvait donc difficilement me reprocher de m'y mettre à fond, d'aimer un sport de combat ou de me blesser quand je tentais une nouvelle figure au yoga. Il ne pouvait, décemment, que me reprocher les blessures par imprudences, quand je forçais trop sur un muscle douloureux ou ne buvait pas assez pendant l'effort. Pas les éléments incontrôlables de la pratique. Mais là, je supposais qu'il allait mettre l'accident sur le compte de l'imprudence. Parce qu'on avait dit que je pourrais reprendre en douceur dès demain, pas cette nuit, pas aussi intensément dès le départ et certainement pas sans faire attention à mon environnement.

L'homme, devant mon vacillement sur ma mauvaise cheville, s'empressa de se montrer en soutien. Je m'appuyais un instant sur son bras, plus par obligation que par vrai désir, pour me stabiliser et réussir à poser de nouveau ma jambe blessée au sol pour lui administrer un certain poids. Si je mettais tout sur une seule jambe, j'étais bonne pour me tordre une nouvelle cheville et me retrouver alité pour de bon pendant plusieurs semaines et ça, c'était totalement impossible. J'étais femme d'affaire, souvent assise à un bureau, certes, mais j'étais surtout mère au foyer. Surtout suite au renvoie de la nourrice. Je m'occupais de nouveau de mes enfants à plein temps. Le début de notre divorce avait, au moins, permis cela, aussi. Réaliser que nos enfants manquaient de la stabilité parentale dont ils avaient besoin. Ils adoraient leur nourrice et avaient été très triste de la voir partir, mais celle-ci avait dépassé la limite en ayant avec eux des conversations qu'elle n'avait pas à avoir sur notre divorce et les enfants n'en avaient été que plus perturbé. C'était la dernière chose que je voulais. J'avais donc pris le parti de moins m'impliquer dans mon travail et de passer plus de temps à m'occuper des enfants. C'était finalement pour le meilleur. Mon équilibre avait retrouvé une certaine stabilité que je ne m'étais même pas rendu compte avoir perdu. J'avais réalisé combien Leo se montrait sur-protecteur avec moi et combien Leena était déroutée et éloignée de moi. Ce n'était pas tous les jours faciles. On avait encore bien des choses à régler. Mais j'étais de nouveau avec mes enfants et je faisais tout, au quotidien, pour leur montrer que jamais ils ne perdraient leurs parents, quoi qu'il se passe entre Castiel et moi.

L'homme fit une remarque sur ma cheville et m'intima presque l'ordre de ne pas contester quand il m'emmènerait aux urgences et payerait tous les soins. Je secouais la tête, cependant. Je n'étais pas femme à me laisser faire. Je n'étais pas du genre à obtempérer comme ça. J'étais une patronne, une femme riche, quelqu'un d'important. C'était peut-être prétentieux, mais c'était le cas et j'avais grandi et évolué ainsi toute ma vie. JE donnais les ordres. Pas l'inverse. J'avais juste appris à le faire avec les bons mots d'une femme docile face à un homme. Je m'éloignais quand même de deux pas, pour lui montrer que je n'avais pas plus l'intention de lui obéir que de profiter plus que nécessaire de son appui. « Non, c'est bon, ça va, je vous assure. Ma cheville était déjà blessée avant. J'ai juste poussé trop tôt et trop fort. J'ai tout ce qu'il faut à la maison pour m'en occuper. Je vais juste rentrer et remettre mon attelle. » C'était vrai. J'avais juste fait un surcoût sur un membre fragilisé. Ce n'était rien de grave. Cela serait juste deux fois plus long pour guérir. « Et probablement expliqué à mon mari pourquoi j'ai désobéi aux ordres médicaux et entamé un vrai jogging matinal en pleine nuit... », grommelais-je ensuite, telle la femme qui allait se faire enguirlander que j'étais.

Okay, je devais l'avouer, parler de mon mari maintenant n'était pas si anodin que cela. Après tout, nous étions en pleine nuit, dans un parc désert, à Melbourne. J'étais une femme et lui un homme. Il pouvait être quelqu'un d'aussi équilibré que moi, faisant juste un jogging, comme un psychopathe à la recherche de sa nouvelle proie. Même s'il avait l'air tout à fait normal, il pouvait toujours y avoir des surprises, non ?
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MessageSujet: Re: Loterie RP : La prochaine fois, ce sera grasse mat'   Ven 25 Aoû - 10:33



Dès que l'expression de mon interlocutrice changea, je me rendis aussitôt compte de mon erreur. Je soupirai en fermant les yeux sur ma propre bêtise tandis qu'elle s'éloignait de deux ou trois pas en arrière mettant encore un peu de distance entre elle et l'aide que je lui proposais. Parfois, être chef d'une grande entreprise n'était vraiment pas une mission facile à gérer au quotidien. Mon côté "commandant des armées" avait une fâcheuse tendance à déborder sur le domaine privé de ma vie. D'un autre côté, si je devais être totalement honnête avec moi-même, j'avais toujours été ainsi. Plus par contrainte que par réel attrait de caractère. C'était en grande partie dû à mon enfance que les pédo-psychiatres qualifieraient de "perturbante" et "traumatisante". Personnellement, je n'avais pas le sentiment d'en avoir été réellement perturbé.
J'avais appris à traiter les femmes comme des égales mais aussi à en prendre le plus grand soin. Elles me semblaient bien désarmées dans un monde de plus en plus rempli de pervers, voyeurs, frotteurs et autres comportements que je préfère ne pas citer. En même temps, je les trouvais vraiment fortes. Elles possédaient cette force de caractère propre que beaucoup d'hommes ne parvenait pas à atteindre et ne pouvait que s'imaginer posséder sans en avoir seulement une petite once. Non, décidément, elles resteraient à jamais une force d'inspiration sans borne. Et je me faisais un devoir de les protéger. C'était ainsi, c'était ma nature tout comme j'avais tout tenté pour protéger ma mère de son mari violent, alcoolique, imbécile et... Non, mieux valait ne pas trop y penser. Ma mère, voilà bien longtemps que je n'avais pas eu de ses nouvelles. Était-elle toujours mariée à cet incapable ? Oui, ça c'était certain. Jamais elle ne le quitterait. Même mort, elle serait encore capable de le rejoindre rapidement plutôt que de profiter de sa liberté retrouvée. Elle était incorrigible et d'une certaine manière aussi stupide que son mari. Elle aurait pu partir et nous construire une belle vie, cela m'aurait évité quelques belles cicatrices encore visibles, mais elle avait fait un autre choix. Celui de laisser son mari tabasser son fils soir après soir. Malgré cela, je ne la haïssais pas. Je détestais sa naïveté et son manque de courage mais je ne la haïssais pas. Dans le fond, celui qui était bien le plus stupide dans toute cette histoire, finalement, c'était bien moi...

Je repensais à tout cela et à la meilleure façon que j'avais de rattraper le coup avec ma partenaire de voltiges synchronisées pour qu'elle accepte de me laisser l'aider lorsqu'elle me sortit des méandres des torpeurs de mon cerveau :

Non, c'est bon, ça va, je vous assure. Ma cheville était déjà blessée avant. J'ai juste poussé trop tôt et trop fort. J'ai tout ce qu'il faut à la maison pour m'en occuper. Je vais juste rentrer et remettre mon attelle. Et probablement expliqué à mon mari pourquoi j'ai désobéi aux ordres médicaux et entamé un vrai jogging matinal en pleine nuit...

Malgré moi, un sourire commença à apparaître à la commissure de mes lèvres. Je n'aurai pas dû le faire, elle allait surement penser que je me moquais d'elle. Ce n'était pas le cas bien sûr. Je suis un homme cynique, très cynique et les sous entendus ne m'échappent que très rarement. J'ai un don pour lire entre les lignes, pour percevoir ce que mes interlocuteurs me disent réellement dans leurs propos mais surtout ce qu'ils ne me disent pas ou souhaitent me laisser sous entendre. A s'y méprendre, concernant cette jeune femme qui se tenait devant moi, droite, malgré sa cheville blessée, fière et orgueilleuse, ne venait-elle pas tout juste de sous-entendre que je pouvais être un pervers maniaque violeur de femmes dans les parcs publics ? Renverser une femme dans un jogging effréné était en effet une bonne façon de créer un contact entre un maniaque et une proie. Cette idée me fît sourire, elle n'était pas dénuée de sens d'ailleurs. L'allusion à son mari ne fît que renforcer mon soupçon. Tout cela manquait un tantinet de subtilité pour qui savait percevoir le message réel. Ainsi donc, cet accident de parcours, ma carrure, ma sollicitude et le fait qu'il fasse nuit étaient autant d'atout pour faire penser à mon interlocutrice que je n'étais rien d'autre qu'un psychopathe ? Pour un homme qui se soucie réellement du bien-être des femmes par vraie conviction et éducation, cela aurait pu me vexer. Mais je préférais le prendre bien. Cela voulait aussi sous entendre que l'on me percevait comme un homme dangereux... Et ça m'arrangeait bien.
Je ne faisais rien pour arranger cette première impression. J'avais tendance à ne pas me raser ce qui ne me donnait pas une allure très soignée surtout pour un chef d'entreprise. Mais la barbe, le bouc et la moustache m'allaient les uns comme les autres comme un charme. Je n'étais pas aussi grand que certains hommes peuvent l'être mais la pratique du sport m'avait taillé au fur et à mesure des années une musculature ferme, bien dessinée et plutôt proéminente bien que moins impressionnante qu'un corps de bodybuildeur. Ajouter au fait que je porte essentiellement des vêtements sombres, que je suis d'une nature taciturne, solitaire et que je ne souris quasiment pas je pouvais donc passer pour deux types de personnes : Un videur de boite de nuit ou un psychopathe des jardins publics.
Après quelques secondes de réflexion, je me demandais si cette jeune femme ne m'aurait pas davantage déçue si elle ne s'était pas méfiée de moi ? Si, assurément. J'aurai été agacé, pour elle, de voir qu'elle ne pensait pas à se protéger un minimum. Je l'aurai trouvé bien trop confiante et naïve, elle ne m'en aurait que davantage énervé. Et je n'aurai eu que plus envie encore de la protéger. Décidément, j'étais vraiment un homme étrange. Moins une femme se protège, plus elle m'agace et plus j'ai besoin de la protéger. Ces bonnes femmes allaient me faire crever un jour.  
Bon, maintenant il fallait trouver un moyen de rattraper le coup et de casser cette image de pervers qui allait me coller à la peau. Je levais les deux mains en l'air en signe de reddition et adressais un petit sourire contrit à mon interlocutrice.

D'accord, d'accord. Vous ne voulez pas de mon aide, je comprends. J'ai été maladroit, je suis chef d'entreprise... Donner des ordres... Bref.

Quel éloquence ! Je me suis surpassé sur ce coup-là. A voir l'expression de la jeune femme, dont je ne connaissais toujours pas le nom, je venais de tout faire sauf redorer mon blason de psychopathe tueur de joggeuse. Ma réputation était faite, j'étais foutu. Il me suffisait d'enfoncer le clou et j'allais finir menottes aux poignets dès qu'elle pourrait avoir accès à un téléphone. Il allait falloir la faire disparaître, lui montrer qu'elle ne s'était pas trompée, la torturer jusqu'à ce qu'elle regrette de m'avoir croisé et d'avoir attirer mon attention... Jusqu'à ce qu'il soit temps d'enterrer le cadavre pour ne laisser aucune trace. Ou alors, je pouvais la ramener chez moi, la découper en morceaux et la faire griller sur mon barbecue. Ni vu ni connu je t'embrouille. Plus de cadavre, pas de possibilité de prouver le meurtre et donc pas de procès, je pouvais continuer ma vie comme si de rien n'était jusqu'à la prochaine victime. Et en plus j'ajoutais le cannibalisme à mon palmarès de détraqué. C'était pas si mal que ça comme plan. Mon estomac en gargouillait de plaisir... Ou de faim allez savoir. Je n'avais rien mangé depuis la veille au midi. Mon repas du soir avait été composé de cocktails au gin, de rhum et de cacahuètes. On ne pouvait pas considérer ça comme un vrai repas comme un carnivore ne considérait pas le tofu comme un vrai compensateur de viande... Fini de rire, il était hors de question que je la laisse repartir comme ça, seule dans la nuit maintenant qu'elle m'avait ouvert les yeux sur le fait qu'un satyre pouvait se cacher dans les deux cents vingt et quelques mètres carrés de ce parc. Pour elle, c'était moi le potentiel satyre mais pour moi c'était ceux tapis dans l'ombre qui n'attendaient qu'une chose : Que je le laisse repartir seule. Elle n'avait pas tort sur tout finalement cette petite joggeuse.
En sortant mon téléphone portable de ma poche et une carte professionnelle de mon portefeuille, je lui proposais une alternative en lui tendant la carte à l'effigie de mon entreprise, la Rajcevich Security Corporation.

Kierran Rajcevich.
Laissez moi vous appeler un taxi et le payer, c'est la moindre des choses pour le mal que je vous ai causé.


Je n'avais pas envie d'enfoncer davantage le clou mais j'en étais tout à fait capable. J'étais tout à fait capable de lui dire qu'elle avait été inconsciente de courir de cette façon si elle était déjà blessée auparavant mais que sans mon intervention elle ne l'aurait pas été davantage. Qu'elle allait devoir expliquer à son mari pourquoi elle courrait dans le Albert Park à une heure indécente de la nuit et qu'elle s'était blessée à cause d'une collision avec un homme dont elle ne connaissait pas le nom(bon avant, c'était vrai) mais qu'il fallait qu'elle le croit sur parole, elle était venue pour courir et seulement pour courir. Il allait la croire tiens... Surtout s'il n'était pas au courant de cette escapade nocturne, ce qu'elle m'avait laissé sous entendre. Voulait-elle réellement repousser mon aide une nouvelle fois et provoquer ma cruauté ou allait-elle enfin accepter qu'il en était de ma responsabilité de l'aider ?
Bon, en soit, ma menace n'avait pas grande conséquence pour moi. J'allais passer pour un vrai con. Cela valait mieux que de passer pour un tueur en série psychopathe et satyre. Mais, dans le fond, celle qui allait devoir se justifier auprès de son mari, c'était elle. Je n'avais pas ce problème là chez moi... J'avais presque envie d'ajouter qu'à part moi elle ne savait pas qui d'autre était dans ce parc mais je m'en abstins. Je n'en pensais pas moins pour autant en jetant un coup d'oeil autour de nous sans rien lui laisser paraître.


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MessageSujet: Re: Loterie RP : La prochaine fois, ce sera grasse mat'   Dim 8 Oct - 21:26

Spoiler:
 


 

   

 

La prochaine fois, ce sera grasse mat'.

— Kierran & Milah
Que j'évoque mon mari pouvait prêter à sourire. Combien de femmes, dans la rue, disaient être fiancée ou mariée pour éviter la drague de rue ? Ce fléau insupportable avait trouvé un nouvel essor, récemment, quand il avait été révélé que des demoiselles portaient une alliance fictive dans l'espoir de trouver un peu de tranquillité quand elles marchaient dans les rues. Un article avait été posté sur le sujet sur mon site internet. Je savais donc, mieux que personne, combien l'excuse pouvait sembler bidon pour des connaisseurs, mais je ne cherchais pas vraiment à me cacher derrière l'existence de mon mari, pour le coup. Juste signalé qu'on m'attendait à la maison et qu'une absence trop longue deviendrait vite suspecte. Je connaissais assez Castiel pour savoir que s'il se levait ce matin et ne me trouvait pas, il s'inquiéterait à raison. J'avais deux enfants à la maison, deux personnes que j'aimais plus que tout au monde et que je n'abandonnerais jamais. Mon couple avait beau battre de l'aile, jamais je ne laisserais mes enfants et Castiel le savait. Il avait assez d'autorité, de pouvoir de persuasion et de relations pour qu'on le prenne au sérieux s'il arrivait au bureau de police pour annoncer que sa femme avait disparu et que c'était une chose grave.

Malgré tout, l'homme n'en démordit pas. Il voulait faire quelque-chose, arguant que c'était simplement son instinct de chef d'entreprise qui l'avait habitué à donner naturellement des ordres. Mon roulement d'yeux ne dû pas passer inaperçu, alors que je retenais difficilement un soupir. Les hommes et leur besoin d'étaler leur réussite... Il y avait deux possibilités. Soit l'homme n'était rien, un usurpateur se donnant l'étoffe d'un chef d'entreprise pour se donner du crédit, soit il en était vraiment un et dans ce cas, il le disait avec fierté à tout va, comme tous les autres. J'étais chef d'entreprise. J'avais monté ma propre affaire, j'avais mes propres employés, pourtant, je ne m'en vantais pas. Aux yeux de beaucoup de mamans de l'école de mes enfants, j'étais une simple mère au foyer. Trop débordé pour arriver à s'occuper toute seule de ses enfants, disaient les plus médisantes quand nous avions encore une nourrisse. Bande d'idiotes, incapable de voir plus loin que le bout de l'heure nez. Aucune ne me connaissait. Elles ne savaient rien de qui j'étais, de ce que j'étais et je n'avais pas besoin de m'en vanter pour savoir que j'avais réussi dans la vie.

La seconde option semblait plus plausible, lorsqu'il me tendit une carte à l'effigie d'une entreprise dont j'avais vaguement entendu parler et se présenta avec le nom de famille de l'entreprise, en plus d'un prénom : Kierran. C'était donc un vantard. Un vantard bien décidé à me mettre dans un taxi pour payer son dus quant à notre rentre dedans inattendu. Passant en mode « Milah de cérémonie », je gardais un moment la carte entre mes doigts, l'examinant. Elle avait l'air plus que réelle. Trop travaillé pour n'être qu'une carte illusoire. Il y avait des numéros dessus, des codes de série, un certain standing digne d'une carte professionnelle comme on se doit d'en donner quand on travaille au contact de hautes sphères et il avait l'attitude qui allait avec le terme de « security ». Fort, puissant malgré son corps peu musclé en comparaison d'autres, droit et bien ancré sur ses jambes. Je lui offris donc mon plus doux sourire de circonstance, avant de hocher la tête. S'il était vraiment dans le domaine de la sécurité, il n'avait pas besoin de mots pour lire les gens. Le langage corporel était important, utile, emplie d'informations. J'avais eu assez de garde du corps dans ma vie pour savoir que la paranoïa et la lecture du langage corporel étaient importantes dans toutes les strates du monde de la sécurité, qu'elle soit de personnes physiques, de biens matériels ou de données informatiques.

« Bien, monsieur Rajcevich », soufflais-je en hochant une nouvelle fois la tête, fourrant la carte dans ma poche. « Si vous insistez, il serait malvenue de ma part de vous refuser la démonstration de vos qualités de gentleman. Mais cessez donc de vous inquiéter, voulez-vous ? Je vous assure que je vais très bien. Je pourrais même encore vous mettre au tapis, même si je n'en donne pas l'impression. » Je n'avais pu m'empêcher de l'ajouter, avec le petit sourire de connivence de circonstance, montrant que ce n'était absolument pas une menace, sinon celle d'une femme qui voulait prouver qu'elle pouvait jouer dans la cour des hommes.

Car, après tout, combien d'hommes avaient cru avoir affaire à une frêle femme au cours de mon existence ? Combien n'avaient pas crus que je sois effectivement haut gradé dans plusieurs arts martiaux en plus d'autres sports que je pratiquais de façon intensive ? Combien avaient cru qu'il pourrait me faire tout ce qu'ils voudraient et que seul leur éducation et leur bienséance face à une femme m'éloignait du drame ? C'était assez triste de voir les choses comme ça, mais j'en avais vu tellement, au cours de ma vie. Des hommes si pleins d'argent qu'ils pensaient avoir tous les doigts. Des hommes si mal éduqués qu'ils pensaient que tout leur était dû. Des hommes si peu sûr de leur virilité qu'une femme qui se refusait à eux était indéniablement une « garce » ou une « allumeuse » ?
  MAY


   
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