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 A glass of too much

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MessageSujet: A glass of too much   Mar 14 Nov - 1:37

A glass of too much
Alan & Emrys

26 JUIN 2017

La nuit plongea chaque recoin de Melbourne dans les ténèbres. Le ciel tout aussi sombre avait renoncé à livrer bataille contre la noirceur d'une nuit hivernale. Car oui, ici, en juin, on nous sommes en hiver alors que de décembre à février, l'été vient poser ses valises. Encore un truc qui échappait à Alan et dont il ne semblait s'accommoder. Ce soir, les étoiles ne laissaient paraître leur lumineuse clarté, emportant avec elles l'ultime rempart contre la morosité. Il faisait froid, tellement froid que les articulations pouvaient s'engourdir aussi vite que les esprits pour un non-initié. Cependant, la neige n'existait point en ces lieux hostiles à une sortie en bermuda-claquettes. Une nuée de klaxons se mit à résonner conjointement sans faire montre de la moindre harmonie. Le concert commençait cependant à décliner au rythme de la circulation qui se faisait moins dense, rendant aux noctambules la ville endormie et le calme inhérent à cette léthargie de quelques heures. Chaudement emmitouflée dans son manteau, une ombre avançait lentement dans les rues. Le trajet avait duré une dizaine de minutes, durant lesquelles, Alan n'eut de cesse d'étayer sa réflexion. Devait-il oui ou non rejoindre la gare routière où son beau-frère venait de débarquer ? Toutefois, arrivé à destination, il acheva de se convaincre qu'il devait le faire, plus par politesse que par envie.

Si j'ai appris une chose avec la vie, c'est que pour le commun des mortels, le temps file, il n'attend personne. Parfois, il guérit certaines blessures, parfois, il s'abstient. Les hommes tout autant qu'ils soient, désir toujours plus de temps. Du temps pour se relever, du temps pour grandir, du temps pour changer. Moi, j'ai du temps, mais je ne parviens à me relever, à grandir, à changer. Il m'arrive de me dire que c'est normal, mais en réalité, je ne fais que me voiler la face. J'ai peur, oui, je me sens accaparé par cette irrépressible appréhension que je n'arriverai jamais à dompter, si je ne trouve pas le courage de l'affronter. Dans le fond, je sais que quoiqu'il arrive, jamais je ne pourrais empêcher les choses de changer. Je dois m'adapter une fois encore, aller de l'avant pour ne pas rester à l'arrière. Je ne peux plus mentir, ça fait mal de changer et de voir nos proches en faire autant. On se sent seul, abandonné, incompris et l'on préfère la solitude. Cinq ans se sont écoulés, peut-être devrais-je prendre sur moi et accepté l'inacceptable
Malcolm, le frère de Maya, la défunte épouse d'Alan, était assis sur un banc. Pourvu de son sac à dos fétiche et d'une valise, il venait d'achever son périple depuis Dublin. Alan pénétra la gare routière, sans motivation. Bien sûr il était plus ou moins ravit de revoir Malcolm, cependant le contexte de sa venue le réjouissait un peu moins. Le 26 juin était une date particulière autant pour l'un que pour l'autre et pour cause elle les réunissait dans la célébration du deuil. Pour Mac, comme le surnommait Alan, célébrer la mémoire de sa sœur était devenu une tradition à laquelle il tentait de ne pas déroger. À l'inverse, pour Alan, c'était une date qui mettait encore plus en exergue sa douleur et le manque représenté par l'absence de sa femme. Bien sûr avec le temps, cela s'amoindrissait, mais la douleur n'en demeurait pas moins vivace. « - Mac ! » lança malgré tout l'ancien chef en se rapprochant. Le dénommé « Mac » détourna son regard de l'écran de son portable et vit au loin son beau-frère en approche. Ni une ni deux, il se précipita vers lui pour l'affubler d'une de ces étreintes viriles dont il avait le secret n'ayant de cesse de faire savoir à Alan à quel point il était content de le voir. Ce dernier se contenta d'un timide sourire. Il savait que sous peu, Mac lui demanderait comment il se sentait et comme toujours, il tâcherait de faire savoir que « oui » alors que comme à chaque 26 juin, son cœur était ailleurs et qu'il espérait vite passer ce jour qui lui rappelait sans cesse l'absence de son grand amour qui manquait cruellement à sa vie, même après cinq ans. « - Prends tes affaires, je t'emmène boire un verre. Après un si long vol, je pense que tu en as besoin ! » Il laissa son beau-frère récupérait ses affaires et c'est ensemble que les deux hommes quittèrent ensuite la gare routière pour regagner le trottoir d'en face. « - Je me suis garé un peu plus loin, histoire de marcher un peu. Ça ne te dérange pas, j'espère ! » Malcolm toujours dans la bienveillance, fit savoir que non et accepta de suivre l'ancien chef.

« - Je connais un bar sympa, autre que le mien ! » lança l'Irlandais en bouclant sa ceinture. Pour dire vrai, depuis son arrivée et avant l'ouverture de son pub, Alan s'était octroyé quelques virées nocturne histoire de tester la concurrence. Si pour lui une telle pratique semblait naturelle, pour son demi-frère s'était alarmant, surtout parce qu'il pensait (à tort) que l'époux de sa défunte sœur avait choisi l'alcool comme béquille. Ne voulant toutefois pas mettre son hôte mal à l'aise, le Britannique accepta de suivre, et ce, malgré le décalage horaire. Quelques minutes plus tard, les deux hommes se retrouvèrent donc dans l'un des quartiers les plus fréquentés de la ville. Alan coupa le contact et quitta son Audi Q7 S Line noir, un véhicule acquit il y a peu et dont il n'avait de cesse de vanter les mérites. Les deux hommes regagnèrent le bar et prirent rapidement place au comptoir où Alan était connu comme le loup blanc. « - Deux bières ! » lança-t-il au barman qui s'exécuta aussitôt. « - Alors ? » commença Alan, de toute évidence pas adepte des longs questionnements. Il faut dire qu'il n'aimait pas lancer une conversation et laissait le soin aux autres de le faire à sa place ce que Mac fit s'en s'offusquer, trop gentil comme toujours.

« Ca va bien ! Les affaires sont florissantes ! »

« - Et tu as autre chose que le boulot en réserve ? »

« Ah oui, c'est vrai. Mes parents te passent le bonjour. Tu leur manques, tu sais ! »

« - Je les appelleraient à l'occasion » Mâchoire serrée, l'ancien chef regrettait déjà d'avoir lancé la conversation au vu de la tournure qu'elle commençait à prendre. Mac l'avait compris et se sentait quelque peu mal à l'aise. « Tu ne veux pas en parler hein ? »

« - Parler de quoi ? » dit-il avec amertume en attrapant la bière qu'on venait de lui tendre.

« De Maya, de l'anniversaire… »

Le regard rivé sur le lointain, Alan n'écoutait déjà plus son beau-frère. Et alors que certains se trémoussaient encore sur la piste de danse improvisée, l'Irlandais vit à l'écart un petit groupe encercler un type vers la sortie. L'homme titubait et semblait tout bonnement incapable de se défaire de l'emprise du collectif. « - Tu m'excuse ! » lança Alan à Mac avant de se lever de son tabouret pour se rapprocher de la sortie de secours par le biais de laquelle le groupe venait d'expulser l'homme titubant. Non sans mal, Alan se fit une place à travers la foule qui continuait à se mouvoir sur une musique désagréable à l'oreille de l'ancien chef, qui parvint à regagner la porte qu'il poussa du bout du pied. Le froid frappa sans sommation le visage d'Alan qui avança vers le petit attroupement « - Hey ! » Les hommes en cercle autour du gars, à terre, s'en donnaient à cœur joie dans la pratique du coup de pied. « - Hey bandes de trou duc ! » Sans réfléchir le nouvel arrivant, se précipita sur l'attroupement et poussa le premier type à portée de main. « - Maintenant vous êtes mignons les gosses, vous rentrez chez vous ok ? » L'un des agresseurs s'offusqua de l'intervention d'Alan et manqua de peu, le coup de boule à défaut d'avoir des arguments. Alan, toujours délesté de sa raison, prit un autre gars à parti et le poussa. Dès lors, il attira l'attention des deux autres qui cessèrent instantanément de frapper le pauvre gars à terre.

« C'est quoi ton problème connard ? »

« - On n'a pas encore été présenté donc tu évites les familiarités trou du cul. »

« Il cherche la merde, lui ! »

« - Pas besoin de chercher bien longtemps ! »

Alan continua à provoquer sans se soucier des répercussion et ce qui devait arriver, arriva. L'un des deux jeunes s'approcha d'un peu trop prêt et lui colla une bonne droite. Al secoua vigoureusement la tête avant de cracher un filet de sang « - Ok ! » Et sans crier gare, il opta pour le coup de boule en guise de réponse. Par chance, deux videurs firent leur apparition et chassèrent aussitôt les hyènes qui laissèrent tomber le porte-feuilles qu'ils avaient tenté de chaparder à leur victime d'un soir.

« - C'est bon les gars, je gère, merci ! »

« La prochaine fois, c'est les flics Murray ! »

« - Ouais ouais ! » Ils retournèrent à l'intérieur, satisfaits de l'effet produit tandis que l'ancien chef, qui venait de ramasser le porte-feuille, s'approcha du gars à terre. « - Ca va mec ?! » Il lui tendit même la main pour l'aider à se relever. « - Vous arrivez encore à aligner deux mots ou c'est trop difficile ? »

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Dernière édition par Alan Murray le Mar 9 Jan - 0:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A glass of too much   Mar 2 Jan - 3:04

A glass of too much
Alan & Emrys

26 JUIN 2017

Il y avait des jours où ça allait moins bien que d’autres. J’avais la vie de famille parfaite à présent, avec la femme que j’aimais et la prunelle de mes yeux, ma princesse, ma fille. Cependant, élever un enfant en bas âge n’était pas de tout repos et j’étais tout le temps, pour ne pas dire constamment, fatigué. J’avais la chance, ou la malchance, de ne pas travailler alors je m’occupais d’Emma quand Pepper partait au boulot. Non pas que cela me déplaise, j’adorais passer tout mon temps avec ma fille. Mais comme je l’avais déjà dit à Pepper, ne pas trouver de travail me pesait. J’étais l’homme de la maison, c’était à moi de ramener l’argent pour subvenir aux besoins de ma famille. Mais chez nous, les rôles étaient inversés. Ça me dérangeait parce que je me sentais comme un moins que rien. Ajoutons à ce sentiment désagréable ma fatigue permanente et vous obtenez un Emrys qui ne va pas bien. Ma femme tentait de me rassurer à plusieurs reprises en soulignant que j’avais le plus beau métier du monde, mais qu’il n’était juste pas rémunéré. Je ne considérais pas mon rôle de père comme un travail, même s’il est vrai qu’il m’occupait tout mon temps.

Enfin, ce soir je n’allais pas bien. J’avais trop chaud, à la limite des bouffées de chaleur alors j’avais laissé la petite avec sa mère pour aller prendre l’air. Evidemment, connaissant Pepper elle s’était inquiétée et avait voulu m’accompagner. Cela m’avait pris du temps, mais j’avais réussi à la rassurer suffisamment pour qu’elle me laisse m’éclipser quelques temps. Je ne pouvais pas lui en vouloir, si nos rôles avaient été inversés, j’aurais également insisté pour ne pas la laisser seule. Après avoir déposé un bisou sur le front de ma fille et embrassé ma femme, j’avais pris mon manteau pour quitter l’appartement. Arrivé dehors, l’air frais qui dévorait mon visage me fit du bien. Je pris une profonde inspiration et je me mis en route, sans réfléchir où aller. Je laissais mes pas me guider sans choisir de destination précise. J’avais juste besoin de prendre l’air, de sortir un peu de l’appartement où je passais tout mon temps. J’avais besoin de souffler un peu.

Sans m’en rendre compte, mes pas m’avaient guidé vers un bar. M’arrêtant devant l’établissement, il ne me fallut pas longtemps avant de pousser la porte pour m’y engouffrer. Soudainement, je ne réfléchissais plus. J’avais juste envie de boire, là maintenant. C’était comme une envie irrépressible, un besoin soudain qu’il me fallait assouvir. Je n’avais plus rien d’autre en tête. A peine assis au comptoir, le barman qui me connaissait déjà me proposa directement un whisky. Il faut dire que par le passé, j’avais été un habitué de tous les bars de la ville. A l’époque où Pepper m’avait quitté, je passais le plus clair de mon temps à boire, chaque soir après le travail. Autant dire qu’après avoir perdu les deux, j’avais passé ma vie à boire dans les bars ou chez moi. Je m’étais littéralement noyé dans l’alcool. Alors forcément que le barman m’avait reconnu. Il m’apporta mon verre. Puis un second. Puis ils s’enchainèrent sans que je ne puisse plus vraiment les compter. Je tenais bien l’alcool en général, mais ce soir, je les avais enchaînés trop vite. Pourtant, je me sentais bien. J’avais même l’impression d’aller mieux.

Je ne savais pas combien de temps j’étais resté dans ce bar. J’avais perdu la notion du temps mais il fallait que je rentre avant que Pepper ne commence à s’inquiéter. Je payais mes consommations avec l’argent que mon père m’avait donné et je me levais pour prendre la direction de la sortie. Malheureusement, en me retournant, je heurtais un homme. « Fais un peu attention. » Lançais-je à son attention. Oui, c’était moi qui lui étais rentré dedans, mais il n’avait qu’à pas être sur mon passage. Je le contournais tant bien que mal pour rejoindre la sortie, mais je l’entendis gueuler dans mon dos. Je n’avais pas vraiment prêté attention à ce qu’il avait dit, puisque je n’en avais strictement rien à foutre. Cependant, alors que j’arrivais près des portes, deux de ses potes me barrèrent le chemin et cet empaffé que j’avais percuté m’attrapa par le bras. Super. Il ne manquait plus que ça. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire je me retrouvais par terre, en pleine rue. Je ne m’en étais pas rendu compte immédiatement. Ce fut le froid de l’hiver qui me le fit comprendre. Et tout se passa très vite ensuite. La douleur se fit sentir dans tout mon corps alors que je tentais de me protéger des coups de pied de mes assaillants. Quelle bande d’ordures. Tout devint assez confus. Des sons et des voix se mélangeaient. La douleur était violente et irradiait de partout. Encore une fois, j’avais perdu toute notion du temps. Mais mon calvaire prit fin. Je ne savais trop comment. Lorsque j’ouvris un œil et redressai la tête, je vis un autre homme que je ne connaissais pas, des videurs et mes agresseurs qui prirent la fuite. Tant bien que mal, je me redressais pour m’asseoir, grimaçant et entourant mon ventre douloureux de mes bras. Bon sang, ils n’y étaient pas allés de main morte ! Je vis le type inconnu s’approcher de moi pour me demander si j’allais bien. « Je pète la forme… » Grimaçais-je avec un sourire crispé. En même temps, je venais de me faire passer à tabac, comment je pouvais aller bien ? Il me tendit la main pour m’aider à me remettre sur pieds et je levais les yeux vers lui. Ce mec m’était venu en aide, alors qu’il ne me connaissait pas. Ça existait encore les bons samaritains ? « Ça va, je viens de me faire tabasser pas de me faire couper les cordes vocales. » Est-ce qu’il me prenait pour ces types complètement bourrés incapables de faire des phrases cohérentes ? Toujours est-il que j’attrapais sa main et qu’avec son aide, je me retrouvais rapidement debout. Une fois sur mes pieds, je grimaçais de nouveau en me courbant légèrement. Ils ne m’avaient pas raté ces enfoirés. Je repris ma respiration avant de me redresser. « Je vous remercie en tout cas. Tout le monde ne serait pas forcément intervenu pour aider un pauvre type pris à partie. J’ai juste commis l’erreur de le bousculer en sortant mais ça n’a pas plu à ce crétin. » Des cons, il y en avait partout. Je tendais à mon tour ma main vers lui pour me présenter cette fois-ci. « Je m’appelle Emrys. »

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MessageSujet: Re: A glass of too much   Mar 9 Jan - 0:20

A glass of too much
Alan & Emrys

26 JUIN 2017

Alan n'écoutait plus son beau-frère, une habitude chez lui et le pire, c'est qu'il ne faisait rien pour cacher son désintérêt grandissant à l'encontre de Mac, qu'il appréciait moins lorsque ce dernier se mettait à parler de Maya. « Alan ? » L'écossais venait de focaliser toute son attention sur les membres d'un petit groupe échaudé par l'alcool et bien décidé, pour la plupart, à privilégier la gestuelle que le verbal sur un pauvre gars qui venait malencontreusement de leur rentrer dedans. Alan aurait pu (dû) s'en foutre, continuait à boire son verre en faisant semblant d'écouter Mac, mais il n'en fit rien, sans trop savoir pourquoi, il mit un terme à l'entrevue et prit la direction de la porte empruntée et par le pauvre type et par le groupe quelques secondes auparavant. La suite ? Un observateur aurait à n'en pas douter, fait passer Alan pour un héros, mais lui ne se voyait pas comme tel. Il était juste ce gars venu gâcher les festivités, ce type, un peu grisé par l'alcool, prêt à faire parler ses poings. À défaut de frapper son beau-frère pour qu'il la ferme, il pouvait s'occuper de ces jeunes qui n'avaient d'impressionnant que le nombre. Et encore, Alan la tête de mule avait vu (et fait) pire dans ses jeunes années.

Le bon samaritain qu'il n'était pas, se délesta de la logorrhée verbale propre au super-héros adepte du port du slip par-dessus les collants et opta de ce fait pour un mode d'expression un peu plus terre-à-terre. Sans peur, alors qu'un type censé aurait dû s'en pourvoir en de telles situations, il osa provoquer ce qu'il considérait comme une bande de gosses à corriger. La tête de mule se mua en bélier qui n'hésitait plus à distribuer les coups de boule. Toute bonne chose ayant une fin, la déroute en bonne et due forme s'acheva à l'arrivée des videurs, prêts enfin à faire leur boulot. Alan ne prêta que peu d'attention à leur parole et s'en alla aider le type qui se trouvait encore à terre. « - Vous avez une sale gueule pour quelqu'un qui pète la forme ! » L'homme accepta la main tendue et se releva non sans arborer de l'ironie dans la réponse qu'il offrit à Alan qui ne put que sourire « - Mais c'est qu'il a de la répartie ! C'est plutôt bon signe ça. » Il lui rendit alors son portefeuille « - Je pense que cela pourrait vous être utile » Les grimaces sur le visage du jeune homme ne laissaient rien présagé de bon, il avait sûrement une voir deux côtes fêlées. Alan ne voulait pas s'en mêler, ce n'était pas son problème, il avait fait le plus gros et la(sa) logique voulait qu'il accepte les remerciements et tourne les talons, laissant les videurs prendre le relais. Sauf que rien ne se passa de la sorte et pour une fois, l'ancien chef étoilé fit preuve d'un altruisme qu'il l'étonna lui-même.

« - En fait, je me faisais chier à l'intérieur et je me suis dit que de jouer les bons samaritains me permettrais de passer le temps. » Le sourire encré sur ses fines lèvres, l'Européen attrapa la main tendue par Emrys et la serra dans la sienne. « - Moi c'est Alan. Le bon samaritain que je ne suis pas vous direz d'aller faire un tour à l'hosto pour passer une radio. Et moi, je peux éventuellement vous offrir une bière ou un truc fort pour faire passer le choc, qu'est-ce que vous en dites ? »
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