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 A good day !

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♥ EvalanAddict ♥

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MessageSujet: Re: A good day !   Ven 2 Fév - 12:37




A good day !



Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

Evanna apprenait à connaître Alan par le biais de quelques petits détails qu’il laissait entendre sur sa vie, ou plutôt son ancienne vie, et pour une raison qu’elle ignorait, tout ceci titillait sa curiosité, elle avait envie d’en savoir plus. Pourquoi donc ? A première vue, ils n’avaient rien en commun et si on en oubliait cette nuit torride due à un surplus d’alcool ingurgité, jamais ces deux êtres n’auraient dû se rapprocher. Et pourtant, n’étaient-ils pas tous deux ici sur cette plage, face aux rayons sur soleil couchant à l’horizon, à se découvrir et partager ? Eva’ appréciait le fait que l’ancien chef ait fait l’effort d’apprendre quelques rudiments de la cuisine végane, juste pour elle. Il n’en restait pas moins assez brute de décoffrage et plutôt franc du collier. Il sous-entendait qu’ils devraient forcément se revoir avant de se rappeler du programme que lui-même avait établi. La biologiste était partagée entre deux feux, deux sentiments contradictoires, à la fois enjouée à l’idée de le revoir dans d’autres contextes, et en même temps appréhendant, se demandant pourquoi elle avait accepté tout ça.

-Oui, il me semble que c’est ce qui est prévu. Sauf si tu as changé d’avis, ce que je pourrais comprendre.

Il embraya sur tout un discours à propos des tupperwares, et à la vérité, l’Australienne ne s’était jamais posé plus de questions que ça sur le système de vente de cette marque. Sa belle-mère lui avait offert toute une panoplie une année, et elle s’en était contentée. Elle regarda donc Alan, l’air étonné qu’il en sache autant.

-Ben dis donc, pour quelqu’un qui semble abhorrer le truc, t’as l’air bien au courant ! lança-t-elle avec un petit sourire. Et les Thermomix c’est hyper pratique ! Ma collègue en a un et je peux te dire que ça change la vie. J’hésite à m’en prendre un aussi.

Evanna était rassurée sur un point, l’Ecossais semblait apprécier ce qu’il mangeait. Autant dire que ça enlevait un certain poids de ses épaules, elle qui s’était mis une pression pas possible en se disant que cuisiner pour un chef, c’était mission impossible. Finalement, il paraissait ouvert d’esprit à l’idée de découvrir de nouvelles façons de faire, il revoyait ses préjugés et c’était assez agréable à entendre.

-Ça fait plaisir d’entendre que ça te plait. Bon c’est pas très élaboré mais on fait ce qu’on peut, surtout pour un pic-nic. Quant aux compliments, eh bien du coup me voilà flattée d’y avoir droit. Merci.

Elle sourit face aux explications sur l’image qu’avaient pu renvoyer de lui les médias à l’époque où il participait en tant que jury aux émissions culinaires et où, visiblement, les candidats en prenaient pour leurs grades.

-Comme je n’ai jamais regardé ce genre d’émission, je n’ai jamais pu te voir être un juge hyper sévère avec ces pauvres candidats, je suis obligée de te croire sur parole. Mais, peut-être qu’à l’occasion j’irai faire un tour sur youtube pour entendre et te voir dire ces fameuses phrases cultes propres à l’univers culinaire de chacun. J’avoue que je trouve ça assez marrant.

Puis, quelque chose se passa. Autre qu’une phrase culte, un boulet de canon était sorti de la bouche du gérant du Kangaroo Whiskey. Eva’ tenta autant que possible de ne pas relever, mais elle était assez perturbée. Elle s’empressa donc de lui servir de la salade, puis un verre et reposa le tour sur la nappe. Et comme le rustre qu’il était, Alan fonça tel un taureau, ne se gênant pas pour la bousculer encore par ses propos. La brunette sentit son cœur se serrer, n’osant plus le regarder. Ses yeux se fixaient sur l’horizon qui laissait voir de belles couleurs rosées pastel à mesure que le soleil descendait. Il voulait parler. Il était trop tard pour prétendre ne pas savoir de quoi il voulait parler. D’une main un peu tremblante, elle attrapa son verre qu’elle avait empli à nouveau et le vida d’une traite, puis elle reposa le gobelet avant de se mordiller la lèvre. Que lui dire ? Elle n’avait qu’une envie, disparaître, partir en courant, se volatiliser, même courir jusqu’à l’eau et se tirer de l’Australie à la nage lui semblait une option plus acceptable et moins stressante. Ses pensées fusaient dans tous les sens, elle se rappelait les paroles de Leah, mais d’un autre côté, elle revoyait Jonathan. Puis elle repensait à sa psy, la seule à savoir ce qui s’était passé puisque la biologiste ne s’était pas même confiée à ses amies ou sa collègue. Et elle lui disait sans cesse de laisser une chance à cet homme. Pourquoi était-ce si difficile ? Elle prit une grande inspiration en fermant les yeux, il fallait qu’elle pèse chaque mot qu’elle lui dirait, de peur que ce ne soit mal interprété.

-Alan… commença-t-elle d’une voix hésitante. Non, à la vérité, je ne sais pas quoi te dire. Je sais pas quoi penser, parce que… parce que tu me troubles. Voilà. J’arrive pas à me concentrer, et j’ai besoin de temps, et toi, toi tu fonces à mille à l’heure. J’ai peur que tu te fasses des idées sur moi, que tu en attendes trop et j’ai pas envie que tu te sentes blessé par ma faute. Oui, je suis perdue, c’est vrai, et je me prends trop la tête, c'est vrai aussi, ma psy me le dit tout le temps. Je suis comme ça, c'est difficile pour moi et je crois que tu peux pas comprendre ce que je vis. Mais toi, non, tu n’as pas l’air si paumé que ça, tu as l’air de savoir ce que tu veux.

Plus elle parlait, plus elle s’embrouillait. Elle aurait donné n’importe quoi pour être sur sa planche de surf, ou bien sous l’eau avec ses bouteilles à observer les fonds et les poissons, voilà qui l’aidait à se calmer et à se recentrer. Là, face à cet ouragan que représentait Alan, elle n’en menait pas large. Même les vagues les plus hautes étaient plus faciles à maîtriser que cet homme qui la chamboulait complètement.

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MessageSujet: Re: A good day !   Sam 3 Fév - 16:02




A good day !



Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

Il devait le reconnaître, ses apriori sur le véganisme en avaient pris un coup. Lui qui jusqu'alors, comme la plupart des non-initiés, les imaginaient sans peine à ingurgiter des graines et divers aliments sans goût, devait à présent reconnaître son erreur. Ce qu'Eva avait préparé été simple, il est vrai, mais assez bon pour s'y intéresser et pourquoi pas réitérer l'expérience de son côté. Encore faudrait-il que ses préparations soient bonnes à leur tour. Le doute l'assaillait toujours malgré les encouragements d'Eva, qui contrairement à lui, se montrait positive au possible. C'était amusant et troublant à la fois. Elle se muait d'une positive attitude presque constante alors que lui, la face obscure du ying-yang, avait plutôt tendance à ne voir que l'aspect négatif des choses. Une aptitude d'autant plus flagrante depuis la mort de Maya. C'était comme si son départ avait déchiré le voile du monde, le délestant de ses plus belles couleurs pour ne laissait que du noir et du blanc comme seule alternative. Et puis, sans elle, sa confiance s'était effritée, un handicap qu'il cachait derrière cette attitude d'odieux connard que l'on ne pouvait se résoudre à apprécier. Une attitude cependant mise en berne en la personne d'Eva. Avec elle, il faisait montre d'une gentillesse dont il ignorait l'existence. Certes, il n'en demeurait pas moins lourd dans le procédé à certains égards. Que voulez-vous, il n'est de base pas l'archétype du romantique. Sans que la certitude ne défaille plus qu'à l'ordinaire, il faisait montre de quelques maladresses qui ne le rendait que plus attendrissant encore.

« -Je suis affable sur le sujet Thermonix, c'est la grande passion de ma vie voyons ! Et je l'aime tellement que je te conseillerais de ne pas l'acheter. » lança-il avec un sourire presque angélique. « - Tu veux mon avis sur la question ? Pour moi, si tu aimes cuisiner, ce n'est pas l'idéal. Ce tas de ferraille te fait la moitié du boulot. Où est le plaisir de l'effort ? Mais le pire ce n'est pas les particuliers qui le possèdent, cela reste tolérable, mais les grands chefs qui en ont. De vrais trous de cul cela. Autant de ne pas avoir de brigade et s'acheter une armada de ces boites de ferrailles. » Il marqua une pause dans son pamphlet contre le Thermomix, se rendant compte après coup, de la véhémence dans son discours. « - Je sors les dents là non ? Ouais pardon, je suis le genre de gars qui démarre au quart de tour sur des sujets culinaires. Mais nous ne sommes pas là pour parler de ça, enfin, je crois ! » Pour dire vrai, il ignorait encore la véritable raison de ses énièmes retrouvailles du moins il tentait encore de s'en convaincre pour ne pas rendre la situation plus complexe qu'elle ne l'était déjà. Par chance, la cuisine endossa le rôle de pacificatrice et sembla adoucir les passions éventuelles. Alan découvrait tout un univers de saveurs insoupçonnées et des qualités de cuisinière à Eva. Un fait qui ne le laissait de toute évidence pas indifférent. « - Je t'assure que tu les mérites ces compliments, même si de toi à moi je ne suis pas un habitué des compliments. Et si par malheur, tu te rends effectivement sur Youtube pour me voir à l'œuvre, tu verras par toi-même que je suis plus adepte des « fuck » ou « c'est de merde, même ma grand-mère ferait mieux et elle est morte » que des compliments. J'imagine que comme le bon vin, on se bonifie avec le temps. Mais loin de moi l'idée de t'inciter à aller voir les vidéos hein ! »

Et alors que l'accalmie semblait s'instaurer tout naturellement bercé par le rythme enivrant des vagues au loin, Alan se pourvut d'un semblant de courage et mit les pieds dans le plat. Une perspective qu'il n'avait pas envisagé avant de se rendre compte qu'Eva elle aussi ramait, mais dans la direction opposée. On ne peut nier sa franchise et cette façon bourrue de mettre les choses au clair. Mais pouvait-il en être autrement. Il était clair qu'Evanna ne ferait pas le premier pas, elle semblait si effrayée à l'idée de le faire, qu'Alan lui emboîta, sans certitude aucune, le pas et se lança à l'eau. Cependant, était-il prêt à entendre ce que la belle australienne avait à lui dire ? « - Evanna ? Tu es avec moi ? » La demoiselle se pinça la lèvre, avant de prendre une grande inspiration et de commencer sa tirade avec au moins autant d'hésitation que l'appel d'Alan qui commençait déjà à regretter sa démonstration de courage. Il l'écouta, sans la quitter du regard, avec la plus grande des attentions. Il fut touché, plus qu'il n'aurait pu l'imaginer, par sa détresse, par ses silences, ses incertitudes, sa faiblesse. Il aurait voulu parler, mais se retint par politesse, mais aussi parce qu'il voyait l'effort que cela représentait pour elle. Il ne pouvait de ce fait, l'arrêter dans son entreprise. Malgré tout, la dernière réplique, certainement la plus piquante, le titilla et l'obligea à sortir de son silence poli.

« - Je ne suis pas paumé ? Je sais ce que je veux ? J'ai l'air de le savoir ? Tu crois que moi non plus je ne suis pas troublé ? Jusqu'alors je me définissais comme un connard, je prenais les nanas, on passait du bon temps et hop, je les envoyais valdinguer comme des clinex sans états d'âme. J'avais même un plan cul régulier, tout ça pour baiser sans avoir à m'attacher. Et voilà que tu débarques. Je t'ai vu de suite et inconsciemment, j'ai su au fond de moi que tu étais dangereuse. Je ne me suis fait aucune idée sur toi et je n'attendais rien, mais après ce qui s'est passé la première fois et ce même en ayant été complètement ivre, j'ai conservé des souvenirs, des moments futiles, des instants éphémères où pour la première fois depuis longtemps, je me sentais bien en la compagnie d'une personne. Puis, je me suis mis à penser à toi très souvent et quand l'un de tes collègues m'a filé ton numéro, je t'ai harcelé. Oui, je n'aurais pas dû, je m'autoflagellais déjà suffisamment comme ça, mais j'ai continué. Jusqu'à te coincer dans le bateau. C'était débile, immature, mais je l'ai fait sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Et j'ai retrouvé ces petits instants éphémères, sans vouloir me l'avouer. Jusqu'à peu, je me suis rendu compte que j'aimais ces petits instants éphémères, que ça me faisait quelque chose et que ce n'était pas arrivé depuis longtemps. Tu dis que je vis à mille à l'heure, mais tu ne t'aies jamais demandé pourquoi ? Tu dis que je ne peux pas comprendre ce que tu vis, mais laisse-moi te dire que tu te trompes Eva. Le deuil et la perte se gèrent différemment en fonction des gens. Et ouais, moi aussi, j'ai perdu la personne que j'aimais, celle avec qui je voulais passer le reste de ma vie. Elle s'appelait Maya. Je l'ai perdu il y a cinq ans et ma vie est devenue une incertitude constante. Donc, non, je suis paumé, je ne sais pas ce que je veux tout autant que toi. Je sais que tu ne veux plus m'écouter, mais je profite encore d'avoir un semblant de courage pour te parler. Tu me fais peur Eva', tu as déréglé toute ma vie, j'arrive même plus à aller voir mon plan cul sans me sentir coupable, parce que je ne pense plus qu'à toi maintenant. Ouais, c'est flippant, mais le garder pour soit l'était tout autant. J'aimais Maya à tel point que je me suis convaincu, après sa mort, de n'avoir plus aucun sentiment, de ne m'attacher à personne, quitte à me retrouver tout seul comme un vieux con. Mais tu es arrivée Eva, tu as défoncé ma vie avec tes fonds marins, des orques et ton univers culinaire. Regarde-moi ! Arrête de regarder l'horizon en espérant y trouver une échappatoire. Eva » lança-il avec un peu plus de douceur « - Je n'attends rien de la vie, ni de personne et tu ne pourras plus me blesser que je ne le suis déjà. Je ne te demande rien, je n'attends rien de toi, je voulais juste vider mon sac. Est-ce que ça fait du bien ? Non, pas vraiment, je suis juste encore plus paumé qu'avant. Tu ne trahiras pas ton mari en un faisant de même. Il est et restera le grand amour de ta vie, mais il n'est plus là désormais. Ma femme non plus n'est plus là. Ils ne voudraient pas nous voir les pleurer durant le reste de leur vie. Je sais qu'il faut du temps, mais je pense aussi que tu te retranches derrière cette excuse. Je faisais pareil avant. Je te comprends plus que tu ne peux le penser, tu sais ! »
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MessageSujet: Re: A good day !   Mar 6 Fév - 11:09




A good day !



Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

Naturellement, les sujets de conversations tournaient autour de la cuisine. Mais le point « Thermomix » suscitait un certain désaccord entre l’Ecossais ancien chef et l’Australienne biologiste. Amusée, Eva’ sourit en secouant la tête.

-Je comprends ton point de vue, en tant que professionnel de cuisine, parce que cuisiner était ton métier, mais il faut aussi te mettre à la place de ceux qui, comme moi ou ma collègue par exemple, n’ont pas forcément le temps et l’énergie après une longue journée de travail, de se livrer à des heures de préparation. Disons qu’en étant mère de famille, j’apprécierai bien l’idée de pouvoir faire autre chose que surveiller la cuisson d’une soupe ou autre. Mais en effet, concernant les professionnels, je comprends que le challenge ne soit plus vraiment de la partie.

Au moins Alan découvrait-il un nouvel « univers culinaire » qui semblait l’intriguer et lui plaire un tant soit peu. Et il avait éveillé en elle la curiosité d’aller voir à quoi il pouvait ressembler en jury tyrannique, tant elle avait du mal à y croire en le voyant si gentil et prévenant. Bon, elle avait bien décelé un petit côté caractériel chez lui, mais tout de même. Les exemples de propos qu’il avait pu tenir à certains candidats l’étonnèrent au plus haut point, lui faisant écarquiller les yeux.

-Ah oui… A ce point ? Waow… j’aurais jamais osé dire une telle chose…

Et probablement que si quelqu’un lui avait parlé comme ça, soit elle se serait mise à pleurer, surtout s’il s’agissait d’un truc important comme pour ces cuistots en herbe ce que devait représenter cette émission, soit elle serait partie en courant. Sa sensibilité et son altruisme naturels la rendaient incapable de comprendre une telle méchanceté dans les propos. Mais loin d’elle l’idée de juger qui que ce soit, Alan avait dit qu’il avait changé et cette attitude était une sorte de rôle dans lequel on l’avait placé. Elle sentait en lui une profonde gentillesse mais un souhait de se protéger du monde extérieur. Chacun trouvait sa propre solution pour cela et lui s’était sans doute enfermé dans ce rôle-là. A présent il était ici, à Melbourne, loin de tout ce remue-ménage que pouvait lui conférer sa célébrité.

Puis la discussion vira du tout au tout et Evanna ressentit le besoin de s’enfermer dans sa bulle. C’était comme ça qu’elle faisait pour se protéger, mais elle avait bien du mal à retrouver la sérénité avec Alan à côté qui venait de lui balancer un boulet de canon et qui insistait pour avoir une réaction. Alors, avec ses mots, comme elle le pouvait, elle lui avait répondu. Elle était cependant loin d’imaginer et de se douter de la teneur des propos qu’elle aurait en guise de réponse. A mesure qu’il parlait, elle le regardait comme si elle le découvrait pour la première fois. Il semblait se livrer avec authenticité, sincérité, même si certains propos pouvaient paraître durs aussi bien à dire qu’à entendre.

Moi, dangereuse ?

Elle se retrouvait dans ce qu’il disait, aussi incroyable que ça puisse paraître. Elle aussi, sans avoir jamais eu le cran de se l’avouer, appréciait ces petits moments passés avec lui, même si au départ elle s’était montrée réfractaire. La biologiste l’écoutait, même si les dires de l’Ecossais la perturbaient plus encore qu’elle ne l’était déjà. Il disait qu’elle avait déréglé sa vie, mais pourtant elle n’avait rien fait pour ça. Elle apprit soudain que lui aussi avait perdu sa moitié. Loin de s’imaginer à quel point leurs histoires se ressemblaient, elle resta bouche bée face à cet aveu. Elle qui pensait qu’il ne pouvait pas comprendre ce qu’elle ressentait. Elle fut soudain prise d’une grande tristesse, une grande compassion pour lui et regarda à nouveau le vaste horizon qui s’assombrissait peu à peu, retenant ses larmes. Mais c’était sans compter sur Alan qui alors lui demanda de le regarder, chose qu’elle fit. Tout ce qu’il avait dit était si touchant, si vrai, si personnel, Evanna était émue au possible.

-Alan… je suis tellement désolée, je ne savais pas. Je voulais pas te faire de peine, ni… dérégler ta vie. Je sais pas ce que j’ai fait pour te chambouler à ce point. Je t’assure que ce n’était pas volontaire.

L’Australienne se sentait à la fois mal et en même temps soulagée. Soulagée de sentir qu’il était un peu comme elle, qu’il la comprenait, qu’ils se ressemblaient, elle se sentait moins seule soudainement. Mais quelque part, ça lui faisait mal de savoir que quelqu’un d’autre, et qui plus est quelqu’un de bien, était dans la même détresse émotionnelle qu’elle. Ses yeux se rivèrent sur la nappe sur laquelle ils étaient assis. Les lampadaires qui bordaient la plage s’étaient allumés. Alan avait dit des choses tellement vraies, des choses qui rejoignaient ce que Leah lui disait bien souvent et le fait de l’entendre de la bouche de quelqu’un d’autre, quelqu’un qui connaissait ce qu’elle traversait, lui faisait prendre conscience que c’était peut-être vrai.

-Je réalise que tu as sans doute raison. Je me cherche des excuses et j’essaie de me persuader que ma vie est bien comme elle est, et qu’il ne faut pas que ça change. Pourquoi ? Parce que j’ai peur du changement. J’ai peur qu’une nouvelle donnée dans le système puisse rendre les choses pires qu’elles ne le sont. J’ai peur de souffrir à nouveau, que ma fille souffre aussi. La vérité, c’est que je gère vraiment très mal la situation, j’ai l’impression de ne pas avoir avancé beaucoup depuis trois ans deux mois et deux semaines. C’est… c’est comme si c’était arrivé hier. Tu comprends ? J’ai l’impression que le temps a passé mais qu’en réalité je suis toujours au lendemain du 10 octobre 2014. C’est pour ça que je dis toujours qu’il me faut du temps, parce que je n’ai pas l’impression que le temps passe. On dit que le temps apaise les blessures, mais je souffre toujours autant. Pourquoi ? Est-ce que ça te fait ça à toi aussi ? Qu’est-ce que je dois faire pour que ça s’arrête ? J’en peux plus Alan, c’est de plus en plus difficile. Pourtant, je le reconnais et ça me coûte de le dire, mais c’est vrai, les quelques instants passés avec toi, j’arrivais à oublier ma peine. Comment est-ce que tu fais ça ? Explique-moi, je veux savoir.

Son regard s’était plongé dans le sien depuis quelques secondes, empli d’émotions et de sincérité.

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MessageSujet: Re: A good day !   Jeu 8 Fév - 21:49




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Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

Il y a des vérités bonnes à dire, mais pas à entendre tout comme il subsiste des vérités bonnes à entendre que l'on ne parvient toutefois à dire. L'esprit humain est complexe, l'on n'y peut rien et c'est aussi ce qui le rend fascinant. Alan était certainement le meilleur des exemples pour illustrer la complexité de l'être dans sa globalité. On a peur, mais on prend quand même des risques, si ça ce n'est pas paradoxal ! Il n'était plus sûr de rien et si avant de se lancer, cette incertitude le faisait flipper, à présent, il la percevait d'un œil nouveau. Plus il parlait et osait se confier, plus l'appréhension et l'incertitude s'envolaient au profit d'une légèreté qu'il n'avait connu depuis tellement longtemps. L'espace d'un court instant, il se sentis même coupable d'éprouver cela en sachant que la dernière personne à l'origine de ce bien-être était Maya. Eva n'était pas Maya, c'était évident, toutefois, elle titillait en Alan des ressentis devenus familiers avec sa défunte femme. Mais pire encore, elle le faisait sourire sans calcul, elle le faisait se sentir bien sans rien attendre en retour, elle animait en lui le meilleur sans le brusquer et sans le délester de ce caractère si particulier. Alan se souvint alors de cette nuit, où il s'était confié à Leah, il ne devait plus avoir peur et devait laisser parler son cœur.

« - Eva ? » La demoiselle avait les larmes aux yeux, mais luttait encore pour les retenir. L'ancien chef exigea tout en douceur, qu'elle le regarde pour ne pas briser l'échange. Il savait qu'il lui en demandait beaucoup, mais c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. « - Tu n'as pas à t'excuser. À moins d'être Madame Irma, tu ne pouvais pas savoir et puis ce n'est pas le genre de truc que je cris sur tous les toits. » Il osa un premier contact en lui prenant la main, à ses risques et périls, mais il n'avait plus peur, alors pourquoi douter ? « - C'était désagréable au début. Je n'aime pas que l'on me sorte de ma quotidienneté, qu'on me chamboule. J'imagine que c'était un mécanisme de protection. Le retournement de situation est tout récent. Ce que je veux dire par là, c'est que j'ai pris conscience, il y a peu, que je ne devais pas avoir peur d'être chamboulé, dérégler, titiller et tous un tas de verbes du premier groupe qui veulent dire la même chose. » Il lui sourit à nouveau, espérant ainsi la rassurer. Progressivement, sa main quitta la sienne pour retrouver une distance convenable et ne pas rendre les choses plus complexes. Il opta ensuite pour le silence, espérant qu'Eva saisisse à son tour la parole pour se confier. Au loin, un à un, les lampadaires commencèrent à s'allumer. Alan se resservit un verre pour pallier le silence, Eva reprit la parole pour le briser. Attentif comme jamais, l'Ecossais se délesta très rapidement de son verre.

« - Tu sais, je ne cherche pas à entendre que j'ai raison. J'ai mis beaucoup de temps pour me reconstruire, et même après cinq ans, il y a toujours ce petit quelque chose en moi qui peine à être réparé. Le temps ne cicatrice pas les blessures, c'est des conneries. Ils les apaisent de temps à autre, mais quoique l'on fasse, c'est toujours là en nous. On n'oublie pas un premier amour, c'est évident, mais en sa mémoire, nous n'avons pas le droit d'arrêter de vivre et de porter notre deuil jusqu'à la fin. Je suis convaincu que nous avons le droit à une seconde chance, sinon nous ne serions pas là. La vérité, c'est que depuis que je te connais, cette perspective ne m'a jamais semblé aussi agréable. » Il approcha sa main de son visage et lui caressa la joue avec douceur. « - Ca coute quoi d'essayer ? Toi, moi, les handicapés sentimentaux. Laisse-moi te prouver que je ne suis pas un odieux connard et que jamais je ne te ferais souffrir. Laisse-moi nous offrir ce qu'on mérite tous les deux, cette fameuse seconde chance.»

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MessageSujet: Re: A good day !   Sam 10 Fév - 17:19




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Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017
Peu à peu, Evanna acceptait de se livrer, de laisser tomber son masque et de dire ce qui lui pesait vraiment sur le cœur. Alan était l’une des rares personnes à la voir réellement, à vraiment comprendre ce qu’elle pouvait ressentir, il venait de le prouver en parlant avec une telle justesse que c’en était désarmant pour la biologiste. Lui aussi avait perdu sa moitié, son épouse était décédée cinq ans auparavant, et si elle en ignorait les circonstances, Eva’ sentait bien que l’Ecossais en avait énormément souffert, tout comme elle souffrait toujours de la mort de Jonathan. C’était la première fois que la jeune femme rencontrait quelqu’un qui pouvait potentiellement réellement comprendre ce qu’elle traversait. Tout le monde disait toujours « je comprends, je comprends ta peine », mais non, tant qu’on ne le vit pas, on ne peut pas. Alan, lui, le pouvait. C’était presque un soulagement, bien qu’Evanna, pleine d’empathie, était triste que lui aussi ait connu l’horreur du deuil.

Le sourire qui se dessinait sur les lèvres de l’Européen avait quelque chose de rassurant. La main chaude qui attrapa la sienne aussi. Comme s’il savait ce dont elle avait besoin. Pourtant, elle avait le cœur lourd d’être aussi troublée par cet homme alors que jusqu’à présent, elle se martelait l’esprit d’interdictions, malgré tout ce que son entourage lui disait. Le cœur serré, ce fut à elle de parler et elle le fit, essayant de lui expliquer au mieux où elle en était. Et elle dut bien reconnaître qu’Alan avait raison. Elle admit ce qu’elle avait refusé d’admettre pendant trois ans. Elle avait peur, elle se cherchait des prétextes pour que plus rien ne change, parce que le dernier changement en date avait été une véritable catastrophe, et qu’elle ne voulait plus revivre une telle chose. Lui, il savait, il comprenait, et même lui semblait dire qu’il était possible de s’ouvrir au changement. A une seconde chance. Ils y avaient droit. Pourquoi n’avait-elle jamais osé y penser ? Peut-être qu’Alan était la première personne à vraiment avoir su trouver les mots pour lui ouvrir les yeux.

-Une seconde chance, répéta-t-elle dans un murmure.

Ça lui semblait si inconcevable jusqu’à cinq minutes auparavant. Pourtant, il était là face à elle, à présent sa main chaude posée sur sa joue dans un geste plein de douceur. Les yeux brillants, Eva’ eut un petit sourire.

-Des handicapés sentimentaux ? C’est vraiment comme ça que tu nous vois ?

Elle posa sa main par-dessus la sienne.

-J’ai vraiment envie de te faire confiance. Ça me fait très peur, mais pourtant j’ai l’impression que c’est toi qui es dans le vrai. Je sais que tu n’es pas un odieux connard, ne parle pas de toi en ces termes. Ce que je ne sais pas, en revanche, c’est de quoi l’avenir est fait, et c’est ça me terrifie. J’ai envie de te croire, je voudrais bien voir si tu as raison et si, comme tu dis, on peut vraiment avoir une seconde chance. Tu as l’air si confiant alors que je suis morte de trouille. Comment tu fais ?

D’habitude, Evanna était d’un naturel optimiste, mais s’il était bien un sujet sur lequel elle ne l’était pas, c’était celui-là. Une seconde chance, mais comment ferait-elle pour gérer un échec ? Si elle s’attachait pour finalement s’apercevoir que cet homme ne lui convenait pas ? Elle se retrouverait à ruminer une seconde peine de cœur, se disant qu’elle aurait mieux fait de s’écouter et de rester comme elle était. Que faire ? Alan semblait pourtant sûr de lui, il fallait que ce soit contagieux.


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MessageSujet: Re: A good day !   Dim 11 Fév - 2:09




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Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

D'ordinaire, il était sur la réserve et dans le contrôle, cela pouvait éviter quelques désagréments. Aujourd'hui, il ouvrait son cœur et se prêtait non sans peur au jeu de l'improvisation. La conversation avec Leah, il y pensait sans cesse et force est de constater qu'elle lui avait ouvert les yeux, il s'autorisait enfin à vivre en s'exposant à un potentiel gros vent. Advienne que pourras ! Son courage, à mesure que les révélations se faisaient entendre, gagner en intensité. Quelque chose était en train de se passer, le genre de petit moment qui reste gravé dans nos mémoires, cet instant infime, mais qui quoique l'on fasse, aura une influence considérable sur la suite de notre vie. Il faut bien parler, choisir ses mots avec justesse, ne pas trop en faire, être soi-même, sans fioriture, se laisser aller, ne rien prévoir, saisir l'instant. Alan avait souffert, tellement que même en présentant ainsi la chose, l'on tendait vers l'euphémisme. Pour lui, l'ancien Alan Murray avait cessé d'être le jour où il décrocha son téléphone et que la voix mal assurée de son beau-frère se chargea de lui transmettre une nouvelle qu'il n'aurait jamais préféré entendre. « Maya est morte Al ! Elle est partie ! » Cinq minutes, peut-être dix, voire une heure, il ne parvenait à se rappeler combien de temps, il lui avait fallu pour s'ancrer à nouveau dans la réalité après avoir appris la nouvelle. Il n'avait versé aucune larme et se demandait ce qui clochait chez lui. Il venait de perdre l'amour de sa vie et il restait là, assit sur un inconfortable canapé et attendre dieu seul sait quoi.

Personne ne pouvait comprendre, la pitié se lissait dans les yeux de ceux et celles qui tentaient une approche, Alan les repoussait alors sans ménagement pour mieux se complaire dans sa tristesse et sa solitude. Personne ne voulait comprendre ce désintérêt pour la cuisine, sa passion, ce qui faisait de lui ce qu'il était. Personne ne savait à quel point, la vie était sans saveur et les passions sans ardeur. Personne, si bien qu'il avait fini par se convaincre, que c'était mieux ainsi, que la solitude semblait être la meilleure des alternatives. Un constat qui n'avait plus lieu d'être à présent. Eva était à s'y m'éprendre la version féminine de sa propre souffrance. Ils se comprenaient, liés par la perte de l'être aimé. De ce fait, ils n'avaient pas à se résoudre à sortir, les phrases que l'on sort pour rassurer une personne et lui faire savoir que l'on partage sa peine, le drame commun de leur vie, parlait pour eux. Jamais encore Alan ne s'était senti aussi à l'aise avec une personne pour évoquer un tel sujet. D'ailleurs, il ne l'avait fait avec personne, pas même avec le journaliste en charge de la rédaction de son autobiographie. Il ne lui avait pas donné tous les détails et s'était contenté de survoler ce qui le touchait d'un peu trop près. Avec la belle brune, c'était différent, rien n'était prémédité, il parlait sans filtre, avec son cœur, et même au début si c'était difficile à présent, il se sentait délesté d'un poids énorme.

Il en arrivait presque à frissonner lorsque la belle biologiste déposa sa main au-dessus de la sienne qui venait de caresser sa joue non sans douceur. Ses yeux brillaient, son incertitude-là rendait quant à elle tellement désarmante que le bel Écossais hésitait encore à se rapprocher pour la prendre dans ses bras. « - Notre capacité à aimer est comme brisée non ? Moi, je le vois comme une espèce d'handicape et puis avoue que c'est plus difficile d'aller vers les autres. Pour moi ça l'est en tout cas, si tu veux, je peux ne pas t'englober dans ma définition de l'handicapé sentimental ! Je ne veux pas te blesser Evanna ! » Il insista bien sur ce point avant qu'elle ne reprenne la parole, continuant au passage à pointer du doigt les défaillances de l'ancien chef. « - En perdant ma femme, j'ai perdu confiance et je me suis par la suite convaincu qu'il serait plus facile pour moi d'être un odieux connard. Mais c'est évident qu'avec toi, il n'a plus lieu d'être. Ca fait du bien de voir autant de bienveillance dans le regard de quelqu'un. Tu es une belle personne Evanna, ça faisait longtemps que je n'en avais pas croisé. Tellement belle qu'il est impensable pour moi de te raconter des conneries. L'avenir me fait flipper aussi, pour un maniaque du contrôle, c'est normal me diras-tu ! Malgré tout, j'ai envie de sauter dans le vide cette fois, de prendre des risques. Je ne suis pas confiant, crois-moi ! C'est de la poudre de perlimpinpin tout ça. Tu as peur de l'échec hein ? Laisse-moi te dire et alors ! Si on vit dans la peur sans oser l'affronter, on ne vit plus. J'ai envie de prendre ce risque parce qu'une petite voix au fond de moi me dit que je ne dois pas passer à côté de toi. Je ne te ferais pas le moindre mal, je serais ta bouée si tu veux. Je serais ce type que toi seule arrive à voir et pas le dernier des connards. Eva' laisse nous une seconde chance de vivre, de reprendre la route.


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MessageSujet: Re: A good day !   Lun 12 Fév - 18:14




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Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

Trois ans, deux mois et trois semaines. Cela semblait remonter à la veille comme à une éternité. Evanna pouvait encore se rappeler avec exactitude la voix qu’elle avait entendue au bout du fil lui demandant de venir expressément à la morgue. Le froid quand elle était entrée dans cette salle. Cette impression que le sol se dérobait sous ses pieds et son sang qui se glaçait lorsque ses yeux s’étaient posés sur le corps sans vie de Jonathan à la peau tuméfiée et au visage méconnaissable. L’odeur du sang séché. Les voix qui se faisaient sourdes du policier et du médecin légiste qu’elle n’était pas parvenue à entendre distinctement tant ses oreilles bourdonnaient au moment précis où l’homme en blouse avait soulevé le drap mortuaire. Tous les détails étaient encore si présents, si vivace, et pourtant il s’était écoulé tout ce temps. Tant de travail effectué pour ne pas lâcher prise, pour ne pas abandonner, pour continuer à vivre parce qu’Elizabeth avait besoin d’elle, tant de séances de thérapie, tant d’heures à essayer de positiver, d’être encore la personne souriante et joviale qu’elle avait toujours été. Si les choses allaient un peu mieux en apparence, intérieurement, c’était une autre affaire. Les efforts considérables qu’avait fait et que faisait toujours la biologiste marine permettaient de renvoyer l’image d’une jeune femme à la vie normale, avec une adolescente à élever et un métier qui la passionnait. Pourtant, son cœur était toujours rongé par le chagrin. Elle avait cessé de rembarrer gentiment tous ceux qui essayent d’être aimables à coups de « je comprends mais ». Ça ne servait à rien, chacun y allait de sa petite théorie, de son petit conseil, de son « il faut » et « tu n’as qu’à », mais la vérité, c’était que jamais personne parmi ces gentils donneurs de leçons n’était passé par ce qu’elle vivait. Alors certes, ce n’était pas méchant, mais ça avait un petit quelque chose d’agaçant. Mais l’Australienne avait dû s’y faire.

Aujourd’hui, la donne avait changé. Elle avait en face d’elle quelqu’un qui pouvait réellement comprendre, quelqu’un qui avait traversé la même épreuve, qui la traversait toujours d’ailleurs. Quelqu’un dont les dires étaient dignes d’être écoutés puisqu’ils ne résultaient pas d’une simple supposition. Alan était cette incroyable exception qui lui permettait d’ouvrir les yeux sur de nouvelles éventualités. Pour la première fois, Eva’ entendait avec un réel intérêt et surtout une véritable envie d’y croire. Si lui le disait, si lui le pensait, c’était peut-être vrai. Il lui faisait entrevoir une possibilité d’avenir et non pas ce présent monotone qu’elle s’obligeait à vivre. Il était vrai, il parlait sans détour, et même si elle n’aimait pas être brusquée, lui, il avait une aura qui faisait qu’elle l’écoutait quand même.

-Je me permettrais une petite correction. Ce n’est pas vraiment la capacité d’aimer qui est brisée. C’est plutôt la volonté. C’est un handicap, ou ça ne l’est pas, j’en sais rien, j’avoue que je ne me suis jamais posé la question parce que je n’ai jamais envisagé de changer ça.

Elle secoua légèrement la tête avant de reprendre avec un léger sourire.

-Pour reprendre tes paroles, tu ne pourras sans doute pas me blesser plus que je ne le suis déjà.

Elle le sentait sincère, c’était la première fois, lui semblait-il, qu’on l’était autant avec elle. Il était plein de force et de courage, tout ce dont elle avait l’impression de manquer. Mais Alan parlait avec tant de conviction qu’il parvenait enfin à la rassurer complètement. En fait, ce qui la rassurait, c’était que malgré cet air sûr de lui qu’il renvoyait et ses propos pleins de véracité, lui-même avait peur. Ne pas être seule à avoir peur, ça c’était rassurant. Elle hocha timidement la tête lorsqu’il demanda si elle avait peur de l’échec. Mais Eva’ avait confiance en lui, en ce qu’il disait. Et ce qu’il disait était si beau et si vrai qu’elle en avait les larmes aux yeux.

-Tu as raté une vocation de politicien ou d’avocat ! lança-t-elle avec un sanglot dans la voix.

Du dos de la main, elle essuya une larme qui s’était échappé de son œil droit. Oui, elle avait peur, mais oui, elle voulait leur laisser à tous deux cette seconde chance dont Alan parlait. Il avait fallu que ce soit lui qui lui ouvre les yeux sur l’acceptation de cette idée. Là où Leah avait essayé depuis des mois sans succès, un bel Européen avait réussi. Evanna prit une grande inspiration avant de le regarder droit dans les yeux, le cœur battant la chamade à cause des mots qu’elle s’apprêtait à dire.

-J’ai décidé de te faire confiance, Alan, de A à Z. Je veux bien te laisser une chance de me prouver que j’ai eu tort de penser comme je l’ai fait jusqu’à maintenant. Je te laisserai être ma bouée si tu me laisses être la tienne.

Tout en parlant, elle entrelaça ses doigts dans les siens.

-Est-ce qu’on scelle cet accord par un baiser ?



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MessageSujet: Re: A good day !   Lun 12 Fév - 20:44




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Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

« Je n'ai pas besoin d'aide ! » avait-il commencé lors de son premier entretien avec un psy. Le ton était sec, froid et empreint d'une fausse certitude. Son regard d'acier, prit en grippe le praticien, qui ne se démonta pas. La bête souffrait, mais ne devait être délaissée sur le bas-côté. « Vous vous contentez de prendre le pognon et basta ! » La seconde séance ne fut pas productive, comme la première, toutefois le psy continuait à se pourvoir de la certitude que tôt ou tard, il parviendrait à apprivoiser la bête sauvage. Les séances suivantes furent chaotiques, cependant l'Écossais consentait à se livrer peu à peu. Et il devait le reconnaître, ça lui faisait du bien, suffisamment pour ne pas sombrer totalement, mais il n'était pas naïf, désormais, il lui faudrait se contenter de survivre. Et pour se faire, paradoxalement, il abusait de la vie qu'il brûlait par les deux bouts. Il parlait au psy, mais son cœur n'en demeurait pas moins verrouillé et il ne fallait lui en demander plus, il en aurait été capable.

« - Enchaîner les gonzesses ! C'est frénétique, mais de là à parler de sex addict nous en sommes loin. Je les prends et je les jette comme des clinex. »

« Qu'est-ce que cela vous fait ? »

« - Franchement ? Je m'en balance. C'est juste parce que j'en ai envie et sans sentiments, sans engagement. Je ne suis pas un prince charmant et je ne cherche pas à le devenir. »

« Plaire sans engagement ? »

« - Ou juste baiser ! »

Le Alan de cette époque, pas si éloignée, semblait bien terne comparé à celui qui se trouvait sur la nappe improvisée. Le discours n'était plus le même, le regard non plus. Finis l'acier et bonjour l'azur océanique. L'ancien chef semblait méconnaissable et il le serait si par mégarde d'anciennes connaissances venaient à le croiser. Lui-même se surprenait à faire preuve de tant de patience, de douceur. Bien qu'il ait au préalable poussé Evanna dans ses retranchements, il tendait à redevenir avenant, conscient qu'il était préférable qu'il cesse de la titiller pour aujourd'hui. Mais force est de constater que les résultats parlaient d'eux-mêmes, il pouvait d'or et déjà se féliciter d'avoir poussé la biologiste à tomber le masque. Elle aussi était sincère, autant que lui, plus aucun doute ne perdurait à présent, ils s'étaient trouvés l'un et l'autre. « - Hey, je ne veux pas te faire pleurer ! » lança-t-il en percevant les trémolos dans sa voix. « - Aussi fou soit-il, plus je passe du temps avec toi et moins j'ai d'incertitudes. » Il essuya à son tour, du revers de son pouce, la seconde larme qui menaçait de s'écouler sur sa joue. « - Ce n'est pas bien de faire pleurer les filles ! » tenta-t-il avec maladresse conscient que la demoiselle s'apprêtait à laisser « enfin » son cœur s'exprimait.

« - Tu vas dire quelque chose d'important hein ? Je me tais ? » Il lui sourit acceptant volontiers de noyer son regard dans le sien, tout en se rapprochant inconsciemment pour la rassurer, car à son tour, elle s'apprêtait à se lancer dans le vide et quel vide ! Alan sentit les doigts de la surfeuse s'entrelaçaient aux siens, un geste qui en disait long « - Wow, si je m'attendais à ça ! Tu te sens légère, car moi si. Je sais ce que ça veut dire pour toi et à quel point c'est difficile. Je ferais tout pour être à la hauteur de ta confiance, tout pour que ça marche et tout pour nous prouver qu'on avait tort de penser que c'était plus la peine d'espérer. J'accepte d'être ta bouée tout en acceptant que tu sois la mienne. Donc maintenant effectivement, nous devons… » Il se rapprocha un peu plus, jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres de son visage « -…sceller notre accord » Il s'approcha à nouveau presque timidement et déposa ses lèvres avec douceur contre les siennes. Jamais encore, sauf avec sa défunte épouse, il n'avait fait montre d'une telle douceur à l'égard d'une femme. Il se dégagea ensuite de l'étreinte buccale pour plonger son regard dans le sien « - Hum… effectivement tu embrasses bien et je suis content d'en faire le constat sans alcool, enfin presque. » Il attrapa ensuite l'un de ses muffins « - Est-ce que je peux achever de te charmer avec ma cuisine maintenant ? »

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MessageSujet: Re: A good day !   Mar 13 Fév - 12:16




A good day !



Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017
Qui aurait pu croire que se retrouver sur cette plage, pourtant un domaine Ô combien connu par la biologiste amatrice de surf, serait si déroutant, si déstabilisant, si effrayant ? Oui, Evanna avait cette petite angoisse qui lui étreignait le cœur, elle avait peur parce que ce qui se déroulait à présent n’était ni plus ni moins que de l’inconnu, de l’inédit. Et pourtant, à mesure que les secondes et les minutes défilaient, elle se sentait un peu plus en confiance auprès d’Alan qui ne ménageait pas ses efforts pour lui prouver qu’elle pouvait lui laisser une chance sans crainte. Ils se ressemblaient beaucoup, au final, et c’était bien la première fois que l’Australienne veuve se sentait aussi proche d quelqu’un, quelqu’un qui pouvait réellement la comprendre, pas juste le dire pour se montrer sympa ou rassurant. Lui, c’était vrai. Alors oui, elle était émue par ses paroles, touchée par la véracité de ses dires, et elle avait de plus en plus de mal à contenir tout ce flot d’émotions. Alan le remarqua et à son tour effaça une larme de sa joue en y passant délicatement son pouce. Pour elle aussi, les incertitudes se faisaient moindres à présent, bien que malgré tout une petite pointe de doute subsistait, mais c’était ancré en elle. Malgré tout, elle accepta ce que jamais deux mois auparavant en le rencontrant elle n’aurait pu imaginer accepter. Elle avait donc glissé timidement sa main dans la sienne, laissant leurs doigts s’entrelacer, tout en lui disant ouvertement et simplement qu’elle était prête à tenter le coup, laisser cette seconde chance de vivre bercer leur nouveau quotidien à venir. Rarement elle avait eu autant d’appréhension à dire quelque chose, le cœur serré, et pourtant, une fois que les mots eurent franchi le seuil de ses lèvres, c’était comme si elle avait été libéré d’un poids trop lourd à porter. Alan était si semblable à elle qu’il lui posa même la question, ressentant la même chose, et Evanna hocha la tête avec un petit sourire. Elle le regarda s’approcher doucement tout en parlant, jusqu’à ce que leurs lèvres ne s’étreignent pour un doux baiser. Un baiser significatif et empreint de délicatesse, aux accents sucrés d’un mojito sans alcool. Evanna eut un sourire amusé à la remarque de son « nouveau petit ami ».

-C’est sûr que ça change de notre première rencontre. Et tu embrasses bien aussi, c’est un fait.

A présent soulagée d’une pression qu’elle s’était mise finalement sans raison, elle leva la tête pour regarder le ciel qui s’était délesté de ses couleurs pastels de coucher de soleil au profit d’une nuit qui montrait les quelques premières étoiles visibles. La voix d’Alan la rappela et elle le regarda à nouveau, sourire aux lèvres. Son estomac s’était dénoué avec le stress envolé, et le dessert serait le bienvenu.

-Oh oui, il me tarde de goûter ce que tu as préparé. C’est la première fois qu’un chef de ton acabit cuisine pour moi, surtout pour un pic-nic sous les étoiles.

Elle observa le muffin qu’il avait pris.

-Alors, à quoi ils sont déjà ? En tout cas ils sont très jolis.

Délicatement, elle coupa entre ses doigts un morceau de celui qu’il tenait pour le porter à ses lèvres. Objective ou pas, Eva’ avait l’impression de déguster le meilleur muffin à la pomme de sa vie. Quoi qu’elle ait rarement eu l’occasion d’en manger à ce parfum. Elle-même adorant les pommes, elle n’avait jamais pensé à les utiliser en muffin. En général, plutôt en tartes, compotes ou même gelées, mais en muffins, jamais.

-Alan, c’est… waow c’est vraiment délicieux et original. Tu les as faites caraméliser avant, non ? Franchement, c’est une tuerie ! Goûte !

Elle reprit un morceau qu’elle amena contre ses lèvres pour qu’il goûte à son tour à sa création.

-Tu t’es peut-être découvert un nouvel univers culinaire, lança-t-elle avec malice pour reprendre son expression.



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MessageSujet: Re: A good day !   Ven 16 Fév - 17:46




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Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

Le soleil achevait sa course folle et vaincu par la nuit en approche, il laissait ses derniers rayons se noyaient dans la vaste étendue bleue. La mer tendait quant à elle à reprendre son calme, offrant aux surfeurs ses dernières vagues avant l'accalmie. Les doigts entrelaçaient, Alan et Eva ne semblaient plus enclins à se quitter du regard. Ils venaient d'échanger leur premier véritable baiser sans que cette fois l'ivresse n'impose ses règles. Le cœur d'Alan manqua d'ailleurs un battement avant de battre avec plus d'ardeur. Son corps tout entier fut assaillit par un frisson lorsqu'il scella cette belle promesse de seconde chance avec le baiser. Il se refusait encore à faire preuve de trop de mièvrerie, mais il le savait, ce baiser loin d'être anodin venait d'amorcer un profond changement dans sa vie. « - C'est pas désagréable ce petit goût de mojito sur tes lèvres et effectivement nous sommes loin voir à des années lumières de notre première rencontre. » Il lui caressa la joue, reprenant son sérieux, le sujet l'exigeait. « - Ev, je peux t'appeler Ev au moins ? » Il attendit son consentement puis reprit là où il s'était arrêté. « - L'approche était mauvaise, je parle bien sûr de notre première rencontre, mais avec du recul et après tout ce que l’on partagé, prends-moi pour un malade, mais je ne regrette rien, enfin presque « rien » C'était maladroit ! » Il tenta un petit sourire pour enjoliver la chose, mais pour dire vrai, il faisait preuve d'une gêne semblable à celle d'un adolescent accablé par la maladresse d'un premier flirt.

Pourtant, malgré la difficulté, du moins ce qu'il pensait être difficile, force est de constater que lui aussi, c'était mis la pression pour rien, Alan ne put que constater à quel point il se sentait bien à présent, comme libéré d'un point qui commençait à dangereusement l'alourdir. C'était si facile maintenant, tellement que dans un coin de sa tête, l'ancien chef se demandait si cette facilité n'était pas appelée à être éphémère. Une pensée qu'il verrouilla presque aussitôt, préférant se focaliser sur le hinc et le nunc (ici et maintenant) plutôt que de laisser son esprit se perdre dans des futilités. « - Et bien je t'en prie, exalte donc tes papilles sous les étoiles. » Il lui tendit donc l'une de ses créations vegan du jour, satisfait par l'allure, mais incertain sur le goût. « - Ils sont aux pommes et j'en ai fait aussi à la rhubarbe-fraise. » Elle porta l'une des pâtisseries jusqu'à sa bouche, Al quelque peu anxieux fit mine de regarder ailleurs, pour ne pas trop l'oppresser. « - C'est un premier essai ! » se justifia-t-il avant même de connaître le verdict final. « - Alors ? » osa-t-il presque timidement avant qu'Eva ne concède enfin à mettre un terme au suspens.

« - Tu aimes ?! » Elle vient de te le dire patate. « - Ouais j'ai préféré les caraméliser avant, j'ai mis un peu de cannelle aussi. Je suis content que tu apprécies et encore plus ravi de savoir que je peux aussi cuisiner vegan sans l'être. » À son tour, elle prit un muffin et l'approcha de la bouche de son nouveau petit ami, qui accepta de se prêter au jeu. « - Mouais, il manque un petit quelque chose encore ! Mais effectivement madame, je crois que je me suis découvert un nouvel univers culinaire. Et ce n'est pas terminé, il y a encore le cheesecake framboise à la mode vegan. Si le goût est au rendez-vous, on pourra définitivement parler d'un nouvel univers culinaire à explorer et je compte sur toi pour être ma goûteuse attitrée. » Il en profita pour se rapprocher à nouveau et affubla ses lèvres d'une nouvelle étreinte. « - Hum le mélange pomme fraise rhubarbe match pas mal ! C'était peut-être ça le petit quelque chose qui me manquait. »

Son regard pétillait, son sourire étincelait, la regarder était un plaisir dont il ne se privait plus à présent. « - Tu sais, c'est bête, mais j'ai l'impression de me retrouver peu à peu et je suis content que ça soit cet Alan que tu apprennes à connaître. » Il sortit le cheesecake de la glacière et en coupa une part qu'il déposa sur l'assiette en bois d'Evanna. « - Maintenant passons aux choses sérieuses Némo ! »


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MessageSujet: Re: A good day !   Sam 17 Fév - 16:29




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Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

Ce baiser, le vrai premier entre eux si on omettait cette calamiteuse première rencontre aux embruns alcoolisés, ce baiser avait été une source d’accalmie morale. En effet, Evanna qui appréhendait énormément se sentait maintenant soulagée d’un poids. Toute la culpabilité qu’elle ressentait ne s’était pas évadée en un claquement de doigts, ou un effleurement de lèvres aux parfums de mojito, mais du moins, c’était moins pire que ce qu’elle redoutait. Elle voulait vraiment aller mieux, elle voulait que sa vie soit meilleure, elle avait enfin ouvert les yeux grâce à Alan, et cet homme semblait de toute évidence être la personne idéale pour l’y aider. Ils s’aideraient mutuellement. A présent, elle avait envie de sourire, et le regard azur de l’Ecossais l’y aidait, il laissait transparaître tant de choses.

-Je préfère « Eva’ », répondit-elle avec un petit froncement de nez. Tu crois qu’on devrait essayer d’oublier cette première rencontre qui ne nous ressemble pas ? Enfin en tout cas qui ne ME ressemble pas. Je ne regrette pas de t’avoir rencontré, bien au contraire, mais… je sais pas, cette approche, comme tu dis, n’était certainement pas la bonne. Enfin, de toute façon maintenant c’est fait, on ne peut pas revenir en arrière.

Elle posa les yeux sur ce sourire qu’il lui tendait, ce sourire qui, elle en était sure, lui permettait de faire passer n’importe quoi.

-T’es vraiment un charmeur, toi ! Ce sourire doit te permettre d’obtenir tout ce que tu veux, c’est certain, lança-t-elle, amusée.

Rapidement, le chef cuisinier en revint à ses préparations qu’il fallait goûter au risque de le laisser angoisser encore des heures. Il s’était donné la peine de sortir des sentiers battus de son domaine de connaissance, pour elle, pour lui préparer des desserts qu’elle pourrait manger, et il s’était donné du mal, ça se voyait. Evanna ne perdit pas de temps et goûta donc un premier muffin à la pomme caramélisée et à la cannelle. Et force était de constater que les efforts du chef étoilé avaient été méritant, ce muffin était succulent et original. La biologiste ne se priva pas pour le lui dire.

-Tu peux être fier de toi, c’est franchement incroyable !

A son tour, il goûta l’une de ses créations au parfum cette fois de fraise et rhubarbe, un autre mélange délicieux dont Evanna put avoir un aperçu grâce au nouveau baiser offert par celui qu’elle pouvait désormais appeler « son petit ami », qui précisa qu’il y avait encore le cheesecake.

-Hum du cheesecake, l’un de mes desserts préférés, mais que j’ai jamais su faire. Dis donc, avec tout ce que tu vas me faire manger, je vais devoir en faire du sport si je veux pouvoir tenir sur ma planche de surf. Tu fais du jogging ?

Elle songeait déjà à sa balade du lendemain matin avec sa chienne, en petites foulées, qui ne serait pas du luxe après ce repas. La belle brune se retrouva rapidement avec une part de cheesecake bien appétissant sous les yeux. Elle regarda l’assiette sous toutes les coutures, éclairée par les lampadaires derrière eux. Le gâteau était beau et donnait vraiment l’eau à la bouche.

-C’est impressionnant, on dirait qu’il sort de la pâtisserie. Je vais finir par m’y habituer, c’est pas bon pour toi, ça, dit-elle avec un sourire malicieux avant de se saisir de la cuiller. On goûte en même temps, ou je suis le crash-test ?

Mais elle salivait déjà à force de regarder ce cheesecake framboise, son parfum préféré, qui lui faisait de l’œil, et sans attendre, porta la première cuillère à la bouche. Sans surprise, le dessert était aussi beau que bon. Savourant, les yeux fermés, cette première bouchée, Evanna se demandait s’il lui était déjà arrivé de manger quelque chose d’aussi délicieux. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’elle ne rouvre les yeux et ne reprenne la parole.

-OK, là tu m’as achevée. C’est une tuerie de perfection ! Il faut que tu fasses un bouquin de recettes véganes, t’as un talent indéniable et puis je suis déjà accro à ce gâteau.

Sans attendre, elle en prit une seconde cuillérée.

-Et je compte pas partager ma part, grand chef. On rigole pas avec le cheesecake framboise ! lança-t-elle le plus sérieusement du monde avant d’éclater de rire.



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MessageSujet: Re: A good day !   Sam 17 Fév - 18:41




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Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

À quoi bon réfléchir pour sortir un grand discours, quand la simplicité se suffit à elle seule. Alan opta pour cette solution, en voyant transparaître dans le regard d'Evanna qui préféra Eva' à Ev, une once de désappointement. « - Hey tu sais ce quoi ? On va faire comme si cette soirée n'était pas arrivée. Comme si on ne s'était pas torché la tronche pour ensuite faire ce qu'on a fait. On n'a qu'à se dire qu'on repart de zéro. Que ce soir, c'est notre premier rencard ! » C'était aussi simple que ça et il ne s'en offusquait pas, au contraire, cette simplicité enfantine sonnait comme une délivrance. « - C'est agréable » commença-t-il alors qu'elle déviait déjà sur son sourire. « - Mon sourire ? Ah oui, je mentirais si je jouais les modestes. C'est une arme de séduction massive ce sourire. J'ai fait la fortune de mon dentiste à Londres. Je suis même sûr qu'il a réussi à se faire construire une villa grâce à moi. » Et encore une fois, il se permit de laisser paraître ce radieux sourire de charmeur qui ne laissait plus Eva' indifférente. « - Et toi, tu veux que je te dise ce que je trouve charmant chez toi ?! Je ne te laisse pas le choix de toute façon, tu vas être obligé d'entendre ma réponse. Alors il y a tes yeux, mais ça s'est trop cliché. Non, moi ce qui me fait presque fondre, c'est cette petite cicatrice que tu as sur la lèvre supérieure. Ça te confère un de ces sex-appeals, je te jure ! Tu charmes s'en même t'en rendre compte, ça, c'est fort. » Et il est vrai que le chef étoilé subissait sans s'en plaindre ce talent insoupçonné. Il était acquis à elle et aussi coulant qu'un chamallow fondu, mais tâchait encore de garder un peu de contenance, sa fierté persistant.

Les compliments étaient de rigueur ce soir, et ce, des deux côtés, mais plus encore avec la belle brune qui goûtait les créations de son Écossais de cuisinier. Par chance, car il doutait (preuve que les miracles existent même au pays du kangourou) les papilles de la demoiselle furent charmées par les mets qui se présentaient à elles. Les muffins en guise de pré dessert trouvèrent grâce auprès de la belle australienne, tandis que son perfectionniste de nouveau petit ami trouvait à y redire. L'inspiration lui revint lorsqu'il déposa ses lèvres contre les siennes. C'était évident, la prochaine fois, il mélangerait la fraise-rhubarbe à la pomme caramélisé pour une explosion de saveurs. « - Je suis content que ça te plaise. Tu sais, c'est important pour moi, plus que je ne l'aurais cru. À la mort de Maya, du moins peu après, je me suis promis de ne plus jamais cuisiner. Je tenais mon métier pour responsable. À cause de lui, je n'étais pas là pour elle, je n'ai rien vu des menaces qu'elle recevait et… » Il se tue aussitôt, se rendant compte, après coup, que le sujet n'était peut-être pas approprié pour un premier rendez-vous. « - C'est encore trop tôt pour ce genre de discussion. Je suis en train de pourrir l'ambiance et je m'en excuse. » Désolé, il l'était vraiment laissant paraître une attitude que peu de personne lui connaissait. C'était indéniable, avec Eva, Alan se délestait peu à peu de son armure, il était lui-même sans tricher. « - Bon aller tu as un cheesecake à goûter et moi une réponse à formuler. Oui, je fais du jogging, je suis même le genre de type qui se lève tous les jours à l'heure du coq pour aller courir au parc avant de commencer sa journée de travail. Et vous madame la surfeuse ? J'imagine que tu aimes courir sur la plage de temps à autre, je me trompe ? Si oui, peut-être que l'on pourrait courir ensemble, en tout bien tout honneur bien sûr ! »

La dégustation du cheesecake se passa à merveille, tellement que la crash-testeuse ne quittait plus son assiette. « - Donc le cheesecake framboise et l'un de tes desserts préférés ! J'en prends note dans ce cas. Je n'en demeure pas moins ravi de t'avoir achevé et peut-être, qui sait, que dans un avenir proche, je reprendrais vraiment la cuisine. L'avenir n'est-il pas plein de surprises ! » Leur simple rencontre résumait assez bien cette façon de voir les choses. Eva se resservit sans attendre ce qui amusa son nouveau compagnon. « - Attends avant. Tu t'en aies mis partout ! » Il approcha son pouce de sa lèvre supérieure et la délesta d'un petit bout qu'il reporta à sa bouche. « - Moi, je partage toujours ma part de cheesecake avec la fille qui me plaît, c'est une tradition. » Il attrapa sa petite cuillère et s'en coupa un bout qu'il porta jusqu'à ses lèvres. « - C'est pas mal pour un premier essai, j'avoue. » Il la vit frissonner, de ce fait il récupéra sa veste et la passa sur ses épaules. « - Il fait un peu plus frais hein ! Je m'en voudrais que la sauveuse des fonds marins, attrape un rhume par ma faute. Tiens j'y pense, comme c'est notre premier rencart, il faudrait qu'on se pose tout un tas de questions non ? C'est juste histoire de se prouver mutuellement que nous ne sommes pas des psychopathes. À moins que tu préfères que je me taise pour savourer en silence ton cheesecake ! »


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MessageSujet: Re: A good day !   Dim 18 Fév - 21:58




A good day !



Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

La proposition d’Alan fit l’unanimité au sein des pensées d’Evanna : faire abstraction totale de leur première rencontre, faire comme si ce rencard à la plage était le premier. La biologiste acquiesça d’un vif hochement de tête, sourire aux lèvres. Un sourire communicatif dû à celui d’Alan dont la jeune femme ne se priva pas de chanter les louanges. L’Ecossais reconnut lui-même qu’il faisait des ravages avec et qu’il en avait bien profité, faisant la fortune de son dentiste, ce qui ne manqua pas de faire rire son interlocutrice.

-Tu as pu trouver son remplaçant à Melbourne ? Méfie-toi, il y a pas mal de charlatans.

Alan embraya directement sur ce qui lui plaisait chez Eva’. Cette dernière n’eut pas le choix que de l’écouter, presque gênée par ses compliments, elle qui refusait toujours d’en recevoir, n’estimant pas en mériter. Surprise par ce qu’il déclara, elle arqua les sourcils.

-Vraiment ? Pourtant, si tu connaissais les circonstances dans lesquelles je me la suis faite, tu trouverais ça beaucoup moins glamour. Je devais avoir onze ou douze ans, on faisait du surf avec ma meilleure amie de l’époque. Et puis j’ai loupé une vague et je suis tombée à l’eau. Sauf qu’on remontant à la surface que je me suis pris ma planche en pleine poire. Je peux te dire que ça a bien saigné, ma copine avait même peur qu’on attire des requins. Quelle flipette celle-là, ajouta-t-elle en secouant la tête.

Puis, la séance dégustation continua avec une note plus sucrée avec les délicieux desserts prévus par Alan. Evanna se régalait, et c’était une rare aubaine pour elle d’avoir autant de desserts vegans sous la main. Et puis ce second baiser offert par l’Européen avait de quoi finir de charmer une surfeuse déjà conquise. Il était vrai que le mélange des deux saveurs de muffins était divin, presque autant que les lèvres du barman. Elle l’écouta ensuite, toujours avec autant d’attention, et peu à peu son sourire s’effaça, laissant place à une mine compatissante. C’était si triste de l’entendre parler à mi-mots de son histoire. Sa défunte épouse, Maya de son prénom, fut évoquée, et avec elle le souhait du chef de ne plus cuisiner, tenant son métier pour responsable de la tragédie. Eva’ apprit alors que l’épouse d’Alan avait reçu des menaces. Sous le choc d’une telle information, elle resta bouche bée, le regardant, complètement effarée. Maya avait donc été assassinée ?

Quelle horreur !

Alan s’excusa aussitôt, mais Evanna secoua la tête, posant sa main sur la sienne.

-Enfin, non ! Ne t’excuse pas ! Si tu ressens le besoin d’en parler, fais-le, je t’écouterai. Oh Alan, c’est tellement difficile ce que tu as vécu.

Immédiatement, elle le prit affectueusement dans ses bras, dans un geste plein de douceur, lui caressant le dos dans un élan réconfortant. Elle voulait qu’il sente, qu’il sache, qu’il n’était plus seul et qu’elle serait là pour l’aider dans les moments difficiles, parce qu’elle comprenait, elle savait ce que c’était. Mais le bel Ecossais semblait vouloir éviter de trop s’appesantir sur le sujet, et Eva’ ne voulait absolument pas le brusquer. Ils entamèrent donc la dégustation du succulent cheesecake, probablement le meilleur qu’il lui ait été donné de goûter. Elle apprit donc que lui aussi était adepte de la course à pieds, ce qui la fit sourire.

-Ah je suis pas non plus accro au point de me lever aux aurores. Disons que si je suis réveillée tôt, oui, mais sinon, juste assez tôt pour éviter que ma chienne ne redécore le sol. Surtout le week-end, c’est sacré de dormir au moins jusqu’à neuf heures, maintenant que j’ai à peu près retrouvé le sommeil.

Elle ne put s’empêcher de lui sourire à la proposition qu’il fit.

-Oui, c’est une super idée, allons courir ensemble un matin, si tu n’as rien contre le fait d’avoir une joggeuse à quatre pattes avec nous.


Le cheesecake était si bon qu’Evanna ne réalisa même pas qu’elle avait réussi à s’en mettre des miettes sur le visage. Alan le lui fit remarquer, ce qui la fit rire.

-Merci. Quoi, tu juges que c’est juste « pas mal » ? Non non non, c’est absolument divin !

Très galamment, Alan déposa sa veste sur les épaules de sa nouvelle petite amie.

-Merci. Tu n’as pas froid toi ? C’est vrai que les nuits ont tendance à être fraîches. En Australie, tu peux avoir les quatre saisons en une seule journée.

L’idée qu’il avait eue lui sembla excellente et elle acquiesça après avoir repris une bouchée de cheesecake.

-Allez, faisons ça. Ceci dit, si je t’ai pas pris pour un psychopathe avec ton harcèlement de textos, ce n’est pas maintenant que ça va arriver ! Allez, envoie les questions, qu’est-ce que tu veux savoir ? ça marche comment, on répond aussi à notre propre question ?



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MessageSujet: Re: A good day !   Hier à 18:28




A good day !



Eva' & Alan


Samedi 30 décembre 2017

L'ambiance était tout d'un coup un peu moins festive et pour cause, Alan en évoquant la cuisine qu'il recommençait à apprivoiser, ne put s'empêcher, bien malgré lui de parler de Maya. L'un n'allant pas sans l'autre, il aurait préféré ne pas y penser, du moins pas à haute voix. Il était encore trop tôt pour faire connaître à Evanna cette part de son histoire. Il lui fallait du temps, peut-être pas autant qu'avec Leah et son précédent collègue, il lui fallait toutefois un temps d'adaptation avant de se livrer totalement. La biologiste, qui n'était que douceur et qui laissait paraître une profonde empathie par le biais de ses deux prunelles couleur chocolat, l'avait compris dès les premières hésitations. Gêné d'avoir alourdi la douce atmosphère l'Européen s'excusa, cherchant les bons mots pour faire écran et passait à un autre sujet. La main de la jolie brune, dans un geste d'affection, se posa délicatement sur la sienne. Son esprit était ouvert, son cœur tout autant. « - C'est une histoire difficile à faire entendre et à écouter. J'imagine que c'est comme une étape, il faut en franchir d'autres avant de l'atteindre. Un jour, sûrement, quand je serais prêt, je te la raconterais. » Il tenta un sourire plus incertain et moins étincellent que ce qu'il avait l'habitude d'offrir. Et alors qu'il s'apprêtait à passer à autre chose, celle qui tendait à faire battre à nouveau son petit cœur, s'approcha pour le prendre dans ses bras, lui qui n'avait pourtant rien demandé. D'ordinaire, le contact n'est pas ce à quoi Alan tend avec les autres. Au contraire, plus il l'évite, mieux il se porte. Cela impliquait à son sens, une proximité, un attachement, de l'intimité et de toute évidence, il n'était pas prêt à atteindre une telle sociabilité. Toutefois, ici, face à la mer, dans les bras de cette femme si particulière, il se laissa aller et accepta l'éteinte sans broncher. Il en avait besoin, bien plus qu'il ne l'aurait cru. Les yeux fermés, il laissa ses mains se poser sur les omoplates de la biologiste et resserra son étreinte avec la même ferveur que l'homme en mer à qui l'on vient de jeter une bouée de secours. L'odeur fruitée du parfum de la demoiselle remonta jusqu'aux narines de l'Européen tandis que la main d'Eva caressait son dos. Toutefois, malgré la douceur de cette étreinte et le bien procuré, trop fier Mr Murray se redressa bien rapidement et préféra changer de sujet.

La cuisine adoucit les mœurs, il est vrai, les passions communes également. Ainsi, la belle brune aimait courir. Alan ne pouvait passer à côté de l'occasion de se joindre à elle pour un petit jogging matinal, certainement pas encore rassasié de sa présence, lui qui d'ordinaire mettait le plus de distance possible avec ses conquêtes après s'être fait plaisir. Avec Eva', c'était différent, il ne la voyait déjà pas comme un trophée, et même s'il la trouvait plus que désirable, l'envie de se la faire ne lui avait même pas traversé l'esprit. Il voulait juste être avec elle sans arrière-pensée, juste le plaisir de lui sourire, de parler avec elle. « - Ok vendu ! J'accepte de courir avec une joggeuse à quatre pattes, mais plus encore avec celle qui en a deux. » Alan appréciait les animaux, mais plus encore les chiens, il s'était d'ailleurs promis d'en adopter un. Le temps venant à manquer à cause du travail, il lui avait fallu renoncer. Ce n'était que partie remise. Passez le sujet canin, le beau blond ne manqua pas de charrier un peu Eva qui s'était mis du cheesecake un peu partout. « - Je te soupçonne d'avoir fait exprès » Il avança son pouce jusqu'à sa bouche pour le défaire du petit morceau avant de se délester de sa veste pour la déposer sur les épaules de sa nouvelle petite amie. « - Moi avoir froid ? Tu parles à un Européen, qui plus est moitié écossais, moitié irlandais. Le froid d'ici n'est pas le même que celui de là-bas. » Une petite pointe de nostalgie l'assaillit sans qu'il ne s'en rende compte. Il est vrai, que malgré le succès de son établissement et la qualité de vie à Melbourne, l'ancien chef n'échappait point au mal du pays. Un pays qu'il avait quitté pour repartir à zéro, mais qu'il ne parvenait à oublier. Se reprenant une fois encore, il proposa à Eva un jeu de questions-réponses histoire d'apprendre à mieux se connaître, sans avoir à s'enfiler plusieurs verres de mojitos et divers shoots d'alcools forts.

« - Bon déjà avant de commencer sache qu'il est possible que je te pose des questions un peu plus… Je mets des parenthèses imaginaires * qu'il mima avec ses doigts * parce que je suis incapable de classer et définir ce type de questions. Je parle trop, c'est ça ? » Il se tue l'espace d'un court instant histoire de connaître le ressentit de sa compagne avant de reprendre. « - Le jeu est simple. Tu poses des questions et je réponds. Je pose des questions et tu réponds. Je vais nous épargner les trucs clichés du style « quelle est ta couleur préférée, ta fleur, ton parfum. D'ailleurs ça m'étonne qu'un type demande ça à une nana. Pour ma part, je mets du Hugo Boss, mais on s'en fout non ?! Bon, j'arrête les digressions, entrons dans le vif du sujet. Je vais la jouer en mode rafale. Quel est ton péché mignon ? Quelle est la chose la plus inavouable que tu n'es jamais faite ? Et quel est ton pire défaut ? »


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