AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La roue tourne | Travis

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
♠ Cycy Impératrice ♠

avatar

★ Célébrité : Sophie Turner
★ Date d'inscription : 19/09/2015
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 974
★ Autres comptes : Ezekiel, Emrys, Savannah, Castiel, Aiden, Zoey, Thomas, Logan, Keith


MessageSujet: La roue tourne | Travis   Dim 8 Avr - 21:35



❝La roue tourne❞
Travis & Darcy
Les samedis soirs étaient devenus synonymes de sortie pour moi. J’avais besoin de me changer les idées, de rencontrer du monde, de m’aérer l’esprit. Quoi de mieux que faire la fête pour ça ? A la base, je n’étais pas très fan de ce genre de sortie, je préférais rester chez moi pour passer du temps avec ma famille. Mais avec tout ce qu’il s’était passé dans ma vie dernièrement, j’avais ressenti ce besoin de m’évader. Sam avait été une grande aide pour ça. Un jour où je déprimais à l’arrêt de bus il m’avait prise sous son aile et m’avait emmenée dans un endroit qu’il fréquentait souvent. J’avais fumé ce jour là et pas du tabac. J’avais bu avec lui. Et j’avais trouvé ça libérateur. Depuis, je sortais régulièrement avec lui, j’avais confiance en lui et il m’aidait beaucoup. Bon, je ne rentrais pas toujours très fraiche mais j’essayais à chaque fois de faire en sorte de ne croiser personne à la maison. Evidemment, ça ne fonctionnait pas tout le temps.

Ce soir, comme souvent, j’étais sortie pour aller danser. Samuel n’était pas disponible, Mae non plus mais ce n’était pas pour autant que ma sortie était annulée. J’étais sortie seule, tant pis. Ça ne me posait pas de problème. De toute manière, je ne restais pas seule très longtemps. Après avoir avalé quelques verres, je m’étais dirigée vers la piste de danse pour danser sans penser à rien. Un homme ne tarda pas à me rejoindre, évidemment. Je n’avais pas le physique de mon âge, on me donnait souvent plus. Ce n’était pas forcément pour me déplaire. Il avait dansé avec moi, se collant contre moi. Je n’avais trop rien dit, trop prise dans le feu de l’action. Il m’avait même payé un verre. Ou deux. Ou trois ? A vrai dire, j’avais perdu le compte et l’alcool agissait déjà bien sur moi. Un peu trop. J’avais la tête qui tournait, ou peut-être était-ce la pièce qui tournait toute seule ? Tout ce qu’il me disait me faisait rire, je trouvais ça hilarant. En clair, j’étais complètement cuite. Au bout d’un moment, il me proposa de me ramener chez moi, ou de m’emmener chez lui ? Je ne savais plus vraiment, j’avais les idées confuses et je ne parvenais plus à réfléchir correctement. Qu’est-ce qu’il avait dit déjà ?

Sans trop m’en rendre compte, j’étais dehors, nous étions sortis et je le suivais sans trop me poser de questions. Je m’étais accrochée à son bras parce que j’avais un mal fou à marcher droit. Il me parlait, mais je ne l’écoutais pas vraiment, trop émerveillée que j’étais par les lampadaires allumés dans la rue. Et puis, il se mit à ralentir le pas et je sentis sa main glisser le long de mon dos pour se poser sur ma hanche. Il attrapa même l’une de mes mains pour embrasser mes doigts. Euh… Qu’est-ce qu’il était en train de faire ? Il me pressa contre lui avec un sourire qui ne me plaisait pas. La situation échappait à mon contrôle et ça ne me plaisait pas. « Non, t’emballe pas mon gars. » Posant ma main libre contre son torse, je tentais, vainement, de le repousser. Mais rien n’y faisait, je n’avais pas la force nécessaire et il semblait décidé à aller plus loin avec moi. Même contre mon gré ? Il commençait à me faire peur, pour être honnête. Je ne voulais pas coucher avec lui, je n’avais jamais couché avec personne ! Depuis le début, je ne pensais qu'à m'amuser, j'aimais danser et si j'étais accompagnée c'était encore mieux, mais là, ça dépassait ce que j'avais imaginé. D'accord, il m'était déjà arrivé de jouer avec des mecs, de les séduire pour les laisser en plan mais j'avais toujours Sam dans les parages dans ces cas-là. Ce soir, j'étais seule et je n'en menais pas large. Est-ce qu'il comptait réellement utiliser la force ? Etant donné qu'il ne semblait pas comprendre quand je lui disais non, je le giflai. Peut-être qu'il allait mieux comprendre comme ça ? Surpris et sans doute vexé, il me saisit violemment par le poignet pour m'en coller une à mon tour. Ne tenant déjà pas vraiment sur mes pieds, je me retrouvais bien vite par terre, une main sur ma joue douloureuse, le regard terrifié. Est-ce que j'étais tombée sur ces cinglés qu'on voit à la télé ? Il me pointa du doigt l'air furieux. « Toi t’es vraiment une salope ! Tu m’allumes toute la soirée et maintenant tu me plantes ? C'est ce qu'on va voir pétasse ! » Quoi ? Mais non ! J'avais juste dansé avec lui ! Pourquoi fallait-il que je tombe sur des fous alors que j'étais seule ?


by Pando @Travis Monroe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t540-darcy-you-re-my-hero-you-re-mine
♠ Petit nouveau à Melbourne ♠

avatar

★ Célébrité : Bob Morley
★ Date d'inscription : 12/10/2016
★ Messages : 54
★ Autres comptes : POC, LP, MR, MP, AC


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Lun 7 Mai - 10:53


« Je pense à toi mais je ne le dis plus » - M. Duras Darcy & Travis

Let's have some fun

Qu'est-ce que j'avais cru, le premier jour, hein ? J'avais réellement pensé que cette fois-ci pourrait être différente des autres ? Deux jours. Il avait fallu deux jours avant qu'elle ne commence à faire des siennes et pour qu'elle revienne, quelques heures plus tard, en pleurant et en me demandant de lui pardonner. Et j'étais un être faible. Nana était ma faiblesse. Ma plus grande faiblesse. Je l'aimais tellement, ma soeur. Et ce soir, j'avais su dès que je l'avais vu sortir de ma chambre avec une robe noire cintrée que la soirée allait être compliquée.

« Allez, on sort ! » Avait-elle dit en me tirant par le bras. « Pas de mais. Je ne tolère aucun refus. » Elle était bien. La plupart du temps, elle était bien. Mais elle était déjà sortie la veille et je savais qu'elle avait prévu de sortir demain soir avec des « amis ». Ce n'était jamais bon quand elle passait ses nuits dehors et ses journées à dormir. Même si elle avait l'air enjouée et heureuse. J'avais fini par apprendre à faire la différence entre la joie et l'euphorie.

J'avais suivi sans protester. J'étais trop fatigué pour me battre avec elle, de toute manière. Rester jusqu'à onze heures, boire un verre ou deux, trinquer avec elle et l'attraper par le coude à onze heures dix pour lui dire que j'étais fatigué et que je rentrais. Ça éviterait une crise. Ça me permettrait d'obtenir quelques heures de tranquillité. Sinon, elle prendrait un malin plaisir à faire beaucoup de bruit en rentrant. Je voulais juste qu'elle ne commence pas à draguer - ou se faire draguer - devant moi. Je ne savais que trop que bien des mâles abusaient de son état euphorique. L'excitation sexuelle allait de pair avec la maladie et, parfois, c'était la drogue qui conduisait au sexe... D'une manière ou d'une autre. J'avais vu ma mère vendre son corps pour une dose. J'avais vu Nana s'insurger à mes accusations qu'elle le ferait, un jour aussi. Et puis un soir, elle avait toqué à ma porte en pleurant, la lèvre fêlée et la robe déchirée. Elle s'était vendue , bien sûr. Ça n'avait pas été la première fois... Ni la dernière. J'avais arrêté de luter pour l'empêcher. Elle trouvait toujours un moyen d'échapper à ma surveillance et elle était aussi perdue que notre mère. J'avais simplement dû apprendre à mettre un voile sur la vérité... même si certaines nuits, je me réveillais en hurlant, rêvant du jour où les flics viendrait m'annoncer qu'elle avait été retrouvée morte. Cauchemardant serait plus juste...

Je la vie sur la piste de danse quand Nana passa devant elle sans même la remarquer. Pourquoi l'aurait-elle remarqué ? Hormis sa chevelure flamboyante, elle n'avait rien de particulier pour attirer l'attention d'une femme. Pour les hommes, c'était une autre histoire. Il y en avait d'ailleurs un qui avait jeté son dévolu sur elle, se frottant de manière indécente à cette gamine bien trop jeune pour lui. Bon sang, qu'est-ce qu'elle avait avec les types plus vieux ?

Et je restais là, longtemps, à les observer. Le manège du type était clair, tout autant que ses intentions quand il commença à la guider vers la sortie. Je fus sur mes pieds avant même de m'en rendre compte et je les cherchais dehors à peine que j'eus atteint la sortie. Bon sang, Darcy...

J'entendis le bruit d'une gifle - j'en avais trop reçu dans ma vie pour ne pas en reconnaître le son - et un couinement venant d'une voix familière. Je me précipitais donc, pour la trouver là, au sol, l'autre clairement menaçant sur elle. Je l'attrapais par le col pour l'arracher de sa position et l'envoyait à distance de la rouquine, me plaçant entre eux pour la protéger. « Allez mon pote, fait pas le con. C'est qu'une gamine, tu vois bien. Il y a plein de filles à l'intérieur qui ne demandent qu'à passer la nuit en compagnie d'un homme. Va pas faire quelque-chose qui t'apporterait que des emmerdes. » J'avais juste envie de lui mettre mon poing dans la figure et de lui dire ce que je pensais d'un type capable d'envisager, même une seconde, de forcer une fille, mais je préférais éviter un affrontement qui me mettrait autant dans la merde que lui. J'ignorais s'il était coutumier du fait ou non, mais je connaissais mon propre casier. Les flics ne prendraient pas la peine de me demander mes raisons de me battre avant de m'embarquer. Mieux valait que je puisse rester avec Darcy jusqu'à ce qu'elle soit en sécurité chez elle.

(c) black pumpkin

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Cycy Impératrice ♠

avatar

★ Célébrité : Sophie Turner
★ Date d'inscription : 19/09/2015
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 974
★ Autres comptes : Ezekiel, Emrys, Savannah, Castiel, Aiden, Zoey, Thomas, Logan, Keith


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Sam 2 Juin - 15:05



❝La roue tourne❞
Travis & Darcy
J’étais bête et naïve. Avec de l’alcool dans le sang, c’était encore pire. Pour moi, un homme qui dansait avec moi n’avait pas de mauvaises intentions. Un homme qui me proposait de me raccompagner était juste bien attentionné et sympathique. Je ne réfléchissais plus comme il le fallait. Mon instinct de survie et ma détection du danger étaient en panne. Rien ne comptait à part mon amusement, ma liberté et cette sensation de légèreté. Les méchants n’étaient que dans les films. Qu’est-ce qu’il pouvait bien m’arriver de dramatique ? Rien. En théorie. Sauf que la donne avait changé. Cet homme devenait trop entreprenant. Ça ne me plaisait pas. J’avais stupidement pensé qu’il se calmerait si je lui faisais la remarque. Mais cela n’avait pas eu l’effet escompté. Au contraire même puisqu’il me gifla tellement fort que j’en perdis l’équilibre. A cet instant, l’euphorie que j’avais pu ressentir tout au long de la soirée avait totalement disparu. Un autre sentiment m’avait subitement envahi, comme si mon instinct de survie s’était rallumé illico. La peur. Elle me submergeait. Ce mec me terrorisait et d’un seul coup, je redoutais ce qu’il comptait me faire.

Assise par terre, une main sur la joue, j’étais incapable de bouger. C’est là que le miracle se produisit. Sorti de nulle part, Travis attrapa l’homme par le col pour le repousser et lui conseiller de partir. Cette apparition était inespérée. Cela faisait une éternité qu’on ne s’était pas vus, ni parlés et le voilà qui arrivait pour me sauver la mise. J’avais beau crier haut et fort que je ne voulais plus entendre parler de lui, le revoir me fit chaud au cœur. Je ressentis même une vague de chaleur m’envahir alors que je posais mes yeux sur son dos… J’avais toujours été dingue de lui, et ce, même s’il m’avait brisé le cœur en me mettant le râteau du siècle. J’avais beau faire la fière, jamais je ne pourrais réellement lui en vouloir. Il était trop parfait pour ça. L’homme n’avait pas l’air ravi de voir Travis s’interposer entre nous, il avait l’air mauvais. Est-ce qu’ils allaient en venir aux mains à cause de moi ? Je n’espérais pas. Il me jeta un regard dédaigneux avant de reporter son attention sur Travis. « Allez tous vous faire foutre. Et que je ne vous recroise pas, un conseil pour vous deux. » Sur ces menaces qui me firent froid dans le dos, il tourna les talons pour partir je ne sais où.

La douleur se faisait toujours lancinante sur ma joue mais je m’aidais du lampadaire à côté de moi pour me remettre sur pied. Etrangement, j’avais l’impression d’avoir dessaoulé. Une fois sur mes pieds et lorsque je croisais le regarde de Travis, je sentis mes yeux s’humidifier. Je n’osais même pas imaginer ce qu’il aurait pu advenir de moi s’il n’avait pas été là. Sans aucune hésitation, je me jetais littéralement dans ses bras en le serrant fortement. Je fermais les paupières pour éviter à des larmes de s’échapper. Je ne voulais pas pleurer. Surtout pas devant lui. Plus jamais. Je n’avais pas envie de le lâcher. Je m’accrochais à lui comme si ma vie en dépendait. J’avais eu peur, vraiment peur. Et maintenant, j’avais peur d’affronter son regard. Et s’il m’engueulait pour avoir été si négligente ? « Merci. » Ce fut le seul mot que j’étais capable de prononcer. Dans l’état actuelle des choses, je ne pouvais pas faire plus.


by Pando @Travis Monroe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t540-darcy-you-re-my-hero-you-re-mine
♠ Petit nouveau à Melbourne ♠

avatar

★ Célébrité : Bob Morley
★ Date d'inscription : 12/10/2016
★ Messages : 54
★ Autres comptes : POC, LP, MR, MP, AC


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Lun 4 Juin - 19:34


« Je pense à toi mais je ne le dis plus » - M. Duras Darcy & Travis

Let's have some fun

Malgré tout ce que je pouvais réfléchir, j'enroulais mes bras autour de son dos quand elle se jeta dans les miens. Vieux réflexes d'homme serrant souvent une fille en pleurs dans ses bras. Dit comme ça, c'était carrément pathétique, mais c'était malheureusement la réalité de ma vie. La bipolarité apportait son lot de larmes, parfois sans fondement réellement compréhensible pour moi. Cependant, si d'ordinaire, j'agrémentais mon étreinte de murmures rassurants, là, je ne dis rien, serrant simplement les dents. Je refusais même de laisser mes doigts caresser son dos.

Après un moment, je la reculais, maintenant ses épaules pour la tenir à une distance qui me permettait de voir son visage. « Te rends-tu comptes d'à quel point c'était stupide ? », demandais-je, sans vraiment attendre de réponse. Encore une fois, j'avais déjà trop souvent vécu cette scène pour être réellement inquiet ou désireux de voir qu'elle comprenait ce que j'étais en train de dire. Nana ne comprenait jamais. Ou presque jamais. Et les rares fois où elle comprenait, elle finissait tôt ou tard par oublier. Depuis des années, il ne restait que la résignence dans mon regard et dans ma voix. Comme si je savais déjà qu'elle était perdue, elle aussi.

J'attrapais rapidement son visage entre mes mains, approchant mon visage assez pour envahir pleinement son espace personnel à mon tour, plongeant mes prunelles révoltées droit dans les siennes. Quitte à lui faire peur, je ne la laissais pas esquiver mon regard. « Cet homme n'aurait fait qu'une bouchée de toi. Il t'aurait fait des choses qui te ferait vomir rien qu'à l'imaginer. Continue ainsi et un jour, l'un d'eux te feras ces choses si horribles que tu prieras pour ne pas y survivre. » Sans aucune douceur, je gardais son visage encore proche, mon souffle chatouillant son visage, assez, je l'espérais, pour lui faire comprendre qu'aucun sauveur au monde n'était pas un risque de plus. Elle ne pouvait pas faire ça. Ni se frotter à des hommes en pensant que cela était sans conséquence, ni se jeter dans les bras du premier venu. Elle était belle, séduisante et clairement trop innocente pour son propre bien. Les hommes pourraient se battre pour la « sauver » et ensuite abuser de la situation.

Sans plus de précautions pour son égo, je la lâchais tout aussi brutalement, reculant de deux pas en fourrant mes mains dans mes poches. Je devais me calmer. Mine de rien, j'avais quand même eu peur pour elle et la pression redescendante me le faisais réaliser, alors que mes mains tremblaient de rage à l'intérieur de mes poches.

« Une chance que ça ne soit que moi », crachais-je avant de pointer le parking. « Je te ramène chez toi. N'essaye même pas de protester. Tu as fait assez de conneries pour ce soir. » Quoi que j'en dise, l'instinct de protection était là. J'avais fait ça trop de fois. Trop souvent. J'avais pensé le faire avec Nana, même, ce soir. Nana qui était toujours dans la boite... Mais je la connaissais. Elle était assez stable pour le moment. Elle réussirait à gérer sa soirée. Darcy, clairement pas. Si je devais faire du grand Travis Monroe ce soir, ça serait avec elle.

(c) black pumpkin

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Cycy Impératrice ♠

avatar

★ Célébrité : Sophie Turner
★ Date d'inscription : 19/09/2015
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 974
★ Autres comptes : Ezekiel, Emrys, Savannah, Castiel, Aiden, Zoey, Thomas, Logan, Keith


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Lun 18 Juin - 15:18



❝La roue tourne❞
Travis & Darcy
Je mentirais si je disais que je n’avais pas eu peur. C’était la première fois qu’un inconnu leva la main sur moi, et je devais bien reconnaitre que ça m’avait fait tout drôle. J’avais dessaoulé en train peu de temps pour le coup. Cette gifle m’avait fait l’effet d’une douche froide. Et peut-être même qu’il ne serait pas arrêté là si Travis n’était pas intervenu. Je n’avais pourtant rien fait de mal. Je ne comprenais pas. Tout était allé trop vite pour que je puisse réfléchir. A peine l’homme parti que je m’étais jetée dans les bras de Travis, sans contrôler quoi que ce soit. Le geste s’était amorcé seul. J’avais eu tellement peur que je me raccrochais à tout ce que je pouvais, dans tous les sens du terme. Pourtant, il finit par me faire lâcher prise pour me prendre par les épaules et me regarder durement. Il commença à me faire la morale pour finalement attraper mon visage entre ses mains. Il se rapprocha trop de moi subitement et ça ne me plaisait pas. Par réflexe, je posais mes mains sur son torse pour tenter de le repousser. Il commençait à me faire peur lui aussi. Qu’est-ce qu’ils avaient tous aujourd’hui ? « Arrête Travis, tu me fais peur ! » S’il essayait de me faire peur c’était réussi.

Il finit par me lâcher et s’écarta de moi. Pour ma part, j’étais tellement mal que je croisais mes bras pour poser mes mains dessus comme pour me réchauffer alors que je n’avais pas froid. Pourquoi est-ce qu’il se montrait aussi méchant ? « Pourquoi tu fais ça ? » Pourquoi ne pas agir normalement ? Pourquoi me brutaliser davantage ? Pourquoi ne pas simplement me réconforter et me dire que tout irait bien maintenant, comme toute personne normalement constituée aurait pu le faire ? Non, lui il avait fallu qu’il s’énerve et qu’il me gueule dessus. Pourquoi ? Il n’était pas mon père que je sache. Même lui aurait réagi différemment. Je n’étais pas certaine que ce soit véritablement une chance d’être tombée sur lui avec son comportement. Me gueuler dessus n’était pas la meilleure attitude avec moi. Je n’aimais pas ça, ça ne faisait que me faire replier sur moi-même.

Il désigna le parking et m’ordonna de le suivre pour qu’il me ramène chez moi, ajoutant que j’avais fait assez de connerie pour ce soir. Mais… ? Quoi ? Mais qu’est-ce que j’avais fait ! Je n’avais rien fait de mal ! Cependant, le sentiment d’injustice que je ressentais fut bien vite remplacé par un autre sentiment encore plus désagréable quand mon regard se posa sur les voitures garées sur le parking non loin. La panique. Le stress. L’angoisse. Le cœur s’accélérant et la respiration se saccadant. Je sentais une pression s’exercer sur ma poitrine pour m’empêcher de respirer correctement. Je secouais vivement la tête, incapable que j’étais de restée figée sur mes deux pieds. Je resserrais mon étreinte autour de mes bras, serrant mes doigts autour de ma peau. « J-j’peux pas Travis… » Je ne pouvais pas monter en voiture avec lui. C’était au-delà de mes forces. Rares étaient les personnes avec qui j’acceptais de monter tant le traumatisme de l’accident de ma mère était encore grand. « C’est… C’est pas contre toi mais… j’peux pas… » J’étais infernale avec ça. C’était la raison principale pour laquelle je refusais de passer mon permis. « O-on peut rentrer à pied… mais pas la voiture… pas la voiture… S'il te plait... » Des tremblements commençaient à parcourir mon corps alors que mes yeux s’embuaient. Je ne parvenais pas à rester en place sur mes deux pieds, je ne cessais de bouger. Je ne pouvais pas contrôler cette peur panique de la voiture. Peut-être qu’un jour, dans une autre vie, j’aurais assez confiance en lui pour monter en voiture avec lui. Mais ce jour n’était pas arrivé.


by Pando @Travis Monroe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t540-darcy-you-re-my-hero-you-re-mine
♠ Petit nouveau à Melbourne ♠

avatar

★ Célébrité : Bob Morley
★ Date d'inscription : 12/10/2016
★ Messages : 54
★ Autres comptes : POC, LP, MR, MP, AC


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Lun 18 Juin - 21:23


« Je pense à toi mais je ne le dis plus » - M. Duras Darcy & Travis

Let's have some fun

J'étais fou. Mortifié serait tout aussi juste. Elle était... Bon sang, elle ne se rendait pas compte. Je lui faisais peur ? Tant mieux. C'était ce que je voulais. Pourquoi je le faisais ? Parce que je ne voulais pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. J'étais furieux. J'aurais pu tuer ce type, à cause de ce qu'il lui avait fait. J'aurais voulu, juste, qu'elle comprenne à quel point son comportement était grave.

Toute colère s'évanouit en une seconde, cependant, quand elle s'exclama soudainement qu'elle ne pouvait pas me suivre. D'abord encore plus furibond, je me tournais de nouveau vers elle, prêt à lui dire un peu plus de ses quatre vérités ; Mais son regard trahissait toute sa peur. Sur le coup, je me demandais si je lui avais fait peur au point qu'être enfermé dans l'habitacle d'une voiture avec moi lui semblait impossible. Mais elle avait l'air si terrifiée... Traumatisée aurait été un mot plus juste. Je me figeais, l'écoutant poursuivre, me supplier de ne pas la faire monter dans une voiture. Oh! Oui, elle m'en avait parlé à Halloween. Elle était terrifiée par les voitures depuis le décès de sa mère. Sans m'en rendre compte, je la confrontais à sa plus grande peur. « Darcy... », soufflais-je, fermant les yeux. Comment es-tu même venue ici ? Ta maison est à l'autre bout de la ville.

Plusieurs hypothèses étaient possibles, mais je votais pour la navette. Il y avait très régulièrement des navettes qui permettaient à toute la ville de rejoindre la boite. C'était même une des seules à proposer autant de lignes. Je me rapprochais, doucement cette fois, prenant le temps nécessaire pour qu'elle accepte que j'envahisse à nouveau son espace. « Darcy », soufflais-je, une fois de plus, montrant mon désarroi, cette fois-ci. Je posais ma main sur sa joue, à nouveau, plus doucement cette fois. Elle avait la peau rouge, sans doute douloureuse et je la caressais du bout des doigts, surveillant que je ne lui faisais pas mal. Les doigts tremblaient de rages, mais ma voix était la plus douce du monde.

« Je suis désolé », dis-je les yeux rivés sur sa joue, plutôt que sur ses prunelles. « Tu penses sérieusement que tu es en état de traverser toute la ville à pied ? Avec ces chaussures ? » Honnêtement, je n'y croyais pas une seconde. « Je te promets que tu ne risques rien avec moi. » Je me reculais tendant juste ma main vers elle, un léger sourire qui se voulait rassurant sur les lèvres. « Je ne te forcerais pas. Je refuse de te faire souffrir. On peut y aller à ton rythme et si à un moment donné, n'importe quand, tu n'en peux plus, j'arrête la voiture et je te ramènes sur mon dos. » Oui, je tentais un peu d'humour, mais j'aurais vraiment aimé qu'elle puisse avoir assez confiance en moi pour cela. Cela nous prendrait des heures à pied et elle n'avait ni la tenue, ni les chaussures pour supporter un tel trajet. « J'ai juste besoin que tu me fasses confiance...Et que tu prennes ma main. »

(c) black pumpkin

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Cycy Impératrice ♠

avatar

★ Célébrité : Sophie Turner
★ Date d'inscription : 19/09/2015
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 974
★ Autres comptes : Ezekiel, Emrys, Savannah, Castiel, Aiden, Zoey, Thomas, Logan, Keith


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Lun 18 Juin - 22:25



❝La roue tourne❞
Travis & Darcy
S’il y avait bien une chose qui me terrifiait plus que tout dans ce monde, c’était les voitures. Quelles qu’elles soient. Prendre place dans un véhicule aussi petit m’effrayait au plus haut point. Il n’y avait pas assez d’espace, c’était trop petit et je me sentais à l’étroit, comme dans un cercueil mobile. Prendre le bus ne me posait pas de problème parce qu’il y avait de l’espace et je ne me sentais pas oppressée. Dans une voiture en revanche, j’avais tendance à manquer d’air. Heureusement pour moi que la ville était plutôt bien desservie en terme de navettes. Travis remarqua mon malaise et son attitude changea du tout au tout. Son expression avait changé et ses traits n’étaient plus aussi durs que quelques minutes auparavant. Est-ce qu’il avait compris ? Ce n’était pas réellement lui le problème, mais sa voiture et sa conduite. Je ne connaissais pas sa façon de conduire. Je ne savais pas s’il était prudent ou non. Avec mon père j’avais une confiance aveugle, il savait rouler doucement sans prendre le moindre risque parce qu’il savait à quel point j’étais traumatisée. Mais qu’en était-il de Travis ? Je ne le connaissais pas suffisamment pour le savoir.

Il prononça mon nom alors que j’étais tétanisée sur place, complètement crispée. Il se rapprocha doucement de moi jusqu’à poser ses doigts sur ma joue endolorie. A vrai dire, la douleur lancinante qui persistait était à présent le cadet de mes soucis. Il s’excusa d’abord et mentionna qu’avec mes chaussures j’aurais du mal à avancer. « Je peux les enlever ! » Avais-je répondu précipitamment, tant toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas monter dans cet engin de la mort. Marcher pieds nus dans la ville ne me dérangeait pas ! C’était beaucoup plus sécurisant. Il me promit que je ne risquais rien avec lui et je grimaçais, sentant mes jambes trembler. Bon sang. Il recula et tendit lentement sa main vers moi. Mon regard se posa dessus mais je ne bougeais pas. Mon cœur battait à toute vitesse et mes pensées se firent confuses. Il reprit la parole, tentant de me rassurer et de glisser une petite touche d’humour. Malheureusement, j’étais bien trop crispée pour sourire. Il voulait que je lui fasse confiance et que je prenne sa main. En théorie, c’était facile, je n’avais qu’à tendre la mienne. Mais la réalité était bien plus complexe. J’avais envie de pleurer tellement j’étais terrorisée à l’idée de monter. Je tentais de calmer ma respiration en soupirant longuement mais j’avais bien du mal à me canaliser. Evidemment, il n’y avait plus de bus à cette heure. Mon regard passa rapidement de sa main au parking où je ne voyais pas des voitures mais des cercueils sur roues.

La peur s’intensifiait et je ne pus retenir mes larmes de couler sur mes joues. L’épreuve me paraissait insurmontable. Et puis je repensais à cette nuit d’Halloween où Travis lui-même avait affronté sa peur des aiguilles. Il avait réussi à prendre sur lui. Est-ce que j’en étais capable aussi ? Mes pensées se bousculaient tellement dans ma tête que j’avais l’impression d’être plantée en plein milieu de la rue depuis des heures. J’avais perdu la notion du temps. Hésitante et la main tremblante, je la levais doucement pour attraper la sienne. Cependant, dès que je sentis ses doigts sous les miens je serrais tellement ma prise que mes ongles se plantèrent dans sa peau. Je me rapprochais pour m’accrocher à sa main avec les deux miennes. « Je veux pas mourir Travis. » Ma voix se brisa, inondée par mes sanglots. S’il voulait que je monte avec lui, il allait vraiment falloir qu’il fasse preuve d’une patience à toute épreuve. La première étape était franchie, j’avais plus ou moins accepté de tenter de monter avec lui mais le plus dur restait à venir. M’installer sur le siège passager.


by Pando @Travis Monroe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t540-darcy-you-re-my-hero-you-re-mine
♠ Petit nouveau à Melbourne ♠

avatar

★ Célébrité : Bob Morley
★ Date d'inscription : 12/10/2016
★ Messages : 54
★ Autres comptes : POC, LP, MR, MP, AC


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Mar 19 Juin - 18:43


« Je pense à toi mais je ne le dis plus » - M. Duras Darcy & Travis

Let's have some fun

Je savais qu'elle avait peur. Je comprenais parfaitement. Ma phobie des aiguilles était difficilement explicable, mais la terreur était bien réelle. Je savais que garder le contrôle sur une peur était compliqué, impossible dans certaines situations, mais au même titre que j'arrivais, à force de concentration et de temps, à me laisser faire quand il fallait me faire une prise de sang, j'étais convaincu qu'avec un peu de temps et de motivation, Darcy pourrait réussir à affronter sa peur, elle aussi. Et elle en serait tellement fière, comme moi, chaque fois que je sortais de l'hôpital ou du médecin, le pansement au creux de mon coude. Se surpasser avait quelque chose d'euphorisant, qui contrecarrait bien les effets de la terreur.

Elle prit finalement ma main, après un temps infiniment long, y plantant ses ongles à m'en faire grimacer de douleur. « Okay, c'est un bon début », dis-je, sentant mes doigts être privés d'afflux sanguin tant elle serrait fort. Son regard trahi, une nouvelle fois, toute sa terreur alors qu'elle gémissait qu'elle ne voulait pas mourir. « Moi non plus », assurais-je avec un doux sourire, avant de la tirer vers pour moi l'enlacer de ma main libre, plongeant ma main dans ses cheveux. Je posais mes lèvres contre son crâne, savourait le parfum de son shampoing, fermant les yeux.

La voix de Zoey me revint en tête, me disant d'arrêter de me priver, de m'offrir le droit au bonheur. Mon cœur battait vite, Darcy dans mes bras et je me demandais une seconde pourquoi je ne pouvais pas. Pourquoi j'étais aussi réticent à la laisser entrer dans ma vie. Qu'est-ce que cela coûtait, d'essayer ? Je n'étais pas obligé de lui promettre la réussite ou même que ça allait durer. Personne ne pouvait jamais savoir si ça allait fonctionner. Il fallait juste essayer et voir.

Je souris doucement contre ses cheveux. « Pour ma défense, je conduis tous les jours et je suis toujours en vie. Je n'ai même jamais eu d'accident en voiture. Pas même un accrochage. » Je souris encore un peu plus, avant d'achever. « Et puis si je ne tenais pas ma promesse de te ramener sans le moindre incident je suis persuadé que tu refuserais de m'embrasser pour me remercier. » Je me détachais d'elle, un peu moins vite qu'elle, sans doute, pour la regarder dans les yeux, lui prouver que j'étais sincère dans mes mots. « Et ce serait mon plus grand regret, parce que je meurs d'envie de t'embrasser, encore une fois. »

Tant pis pour la prudence. Il allait falloir que je lui expose les choses, que je lui fasse comprendre que je ne faisais aucune promesse, mais que j'en avais marre de luter contre l'envie d'essayer avec elle. Ça n'allait pas être simple. Je n'étais pas un garçon facile à vivre. Encore moins dans une relation amoureuse... Mais on pouvait bien tenter de voir ce que les choses donnaient si on se donnait une chance de passer du temps ensemble, non ?

(c) black pumpkin

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Cycy Impératrice ♠

avatar

★ Célébrité : Sophie Turner
★ Date d'inscription : 19/09/2015
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 974
★ Autres comptes : Ezekiel, Emrys, Savannah, Castiel, Aiden, Zoey, Thomas, Logan, Keith


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Mar 19 Juin - 21:49



❝La roue tourne❞
Travis & Darcy
La  peur était quelque chose d’atroce et d’incontrôlable. Chaque fois qu’il était question de monter dans une voiture, elle me submergeait et me dévastait comme un raz de marée puissant. Je ne savais même pas si j’étais capable de prendre place dans celle de Travis. Pour le moment, ça me paraissait insurmontable. Il devait faire preuve de patience, me brusquer ne servirait à rien. Peut-être même qu’on en serait encore au même point dans quelques heures. C’était beaucoup d’un coup et avec ce que je venais de vivre, j’avais du mal à me détendre ne serait-ce que deux secondes. Je mis un temps fou avant d’attraper sa main en guise de première étape franchie. Mais la prochaine, qui consistait à le suivre dans sa voiture, puis la suivante à me décider à y prendre place s’avérait tout aussi complexe. Si ce n’est plus. Il m’encouragea et m’attira à lui pour me prendre dans ses bras alors que j’écrasais toujours sa main entre les miennes. De nombreuses fois j’avais rêvé qu’il me serre dans ses bras. Mais pas vraiment dans ce genre de contexte. J’étais terrorisée, je ne voulais pas mourir. Lui non plus évidemment. Cependant pour moi, une voiture était synonyme de mort.

Il continua de me rassurer sur sa conduite, assurant conduire tellement prudemment qu’il n’avait jamais eu le moindre accident ou accrochage. Je tentais de calmer ma respiration en fermant les yeux profitant de ce contact bien plus chaleureux que tout à l’heure. Cependant, la suite de ses paroles me fit rouvrir les yeux instantanément. Sans même avoir le temps d’y réfléchir, je m’étais déjà libérée de ses bras pour le regarder les sourcils froncés et la bouche entrouverte. « Pardon ? » Est-ce qu’il se fichait de moi ? Je sentis mon cœur battre la chamade et je croisais les bras. Aussitôt mon regard se fixa sur ses lèvres. Le souvenir de notre baiser me revint alors en tête et me donnait une envie dévorante de recommencer. Mais je secouais la tête. « T’as pas le droit Travis. T’as pas le droit de me faire ça en sachant ce que je ressens pour toi. Ne joue pas avec moi comme ça ! Tu ne peux pas me dire ce genre de chose ! Je ne veux pas revivre ça Travis ! Je ne supporterais pas ça une deuxième fois ! » Rien que de repenser à la peine et le désespoir que j’avais ressenti quand il m’avait brisé le cœur la première fois me faisait mal. A tel point que je ne réalisai que maintenant que j’étais en train de pleurer. J’avais passé des mois cloîtrée dans ma chambre parce qu’il m’avait brisé le cœur. Mon père avait ensuite failli mourir. Les mois qui venaient de s’écouler avaient été les pires de toute ma vie. Je commençais à remonter la pente, il n’avait pas le droit de tout détruire. « Tu ne peux pas faire ce que tu veux et me jeter juste après ! » Il avait l’air sincère, pourtant je ne pouvais pas m’empêcher de croire qu’il voulait simplement me donner du courage comme j’avais pu le faire en l’embrassant moi-même quand lui avait été terrifié. « Je ne t’intéresse pas, tu l’as dit toi-même, alors je t’en prie ne remue pas le couteau dans la plaie. » C’était déjà assez difficile comme ça…


by Pando @Travis Monroe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t540-darcy-you-re-my-hero-you-re-mine
♠ Petit nouveau à Melbourne ♠

avatar

★ Célébrité : Bob Morley
★ Date d'inscription : 12/10/2016
★ Messages : 54
★ Autres comptes : POC, LP, MR, MP, AC


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Mar 19 Juin - 22:41


« Je pense à toi mais je ne le dis plus » - M. Duras Darcy & Travis

Let's have some fun

Je savais qu'elle allait mal le prendre. Il n'y avait pas de façon de bien prendre un type qui faisait machine arrière. Je lui avais brisé le cœur et maintenant, je lui disais qu'il y avait une possibilité que ça ait été pour rien. Je me doutais qu'elle n'allait pas l'accueillir comme une petite fille qui croit au prince charmant et au happy end et dans un sens, c'était bien mieux ainsi. Je n'avais pas besoin d'une enfant. Je voulais une femme. Je voulais la Darcy sexy que j'avais vu contre ce type et je la voulais pour moi tout seul. Je devais juste trouver le moyen de me faire pardonner d'avoir menti en premier lieu sur mes intentions.

En protection, elle lâcha ma main, croisant les bras en gardant une certaine distance avec moi, arguant que je n'avais pas le droit de faire ça après avoir totalement conscience des sentiments qu'elle avait pour moi. Elle disait ne pas pouvoir le supporter une fois de plus et l'espace d'une seconde, je me demandais si je ne faisais pas la plus grosse connerie qui soit. Je ne pouvais pas lui imposer une nouvelle fois la maltraitance de son cœur. Avais-je le droit de lui imposer un possible échec ? Car même si je voulais que ça marche... Cela pouvait échouer. Nous pouvions échouer.

« Ce n'est pas ce que je veux », dis-je, quand elle prononça que je n'avais pas le droit de faire ce que je voulais avec elle pour la jeter ensuite. Elle poursuivit en disant que je lui avais dit ne pas être intéressé. « J'ai menti. »

Je restais une seconde à la regarder, avant de fermer les yeux, basculant ma tête en arrière en soupirant. Je passais ma langue sur mes lèvres. « Tu peux pas imaginer à quel point je devais le contenir, tous les jours, pour ne pas t'embrasser pour de vrai. A quel point j'étais obsédé par toi... » Je redressais la tête pour la regarder. « Chaque fois que ton père me criait dessus parce que je n'étais pas concentré... Tu n'étais jamais loin. C'était toi, ma déconcentration. » Je souris faiblement, un peu mal à l'aise d'avouer cela, après avoir passé tant de temps à la repousser. « Il y a un million de raisons qui font que c'est la plus mauvaise idée du monde. Nos âges, ton père, ma... famille... » Je haussais les épaules. « Mais une amie à moi m'a dit que je devais arrêter d'essayer de protéger tout le monde et que je devais m'accorder un peu le droit au bonheur alors... » Je me mordis la lèvre, secouant lentement la tête de droite à gauche. « C'est pas le monde des bisounours. C'est pas une promesse d'amour éternelle ou je ne sais pas quoi d'autres. Je peux rien te promettre et encore moins que je serais à la hauteur, mais la vérité, c'est que tu me plais, beaucoup. J'ai adoré chaque seconde que j'ai passé avec toi sur la pièce et j'ai vraiment envie de savoir où cela peut nous mener. »

J'essayais de parler le plus sincèrement du monde. Lui faire comprendre que ça n'était pas pour autant que les choses seraient plus simples. Que j'allais peut-être la faire encore plus souffrir. « Je suis sans doute la personne la moins fréquentable au monde. Des gens m'ont dit que j'étais même incapable de tomber amoureux, que j'avais trop... » Non. Ça, c'était définitivement trop tôt. « Il n'y aura rien de facile et aucune promesse que cela va marcher et qu'au final on souffrira pas de nouveaux tous les deux avec pertes et fracas... Mais je te regarde... Et j'ai vraiment envie de passer du temps avec toi. J'ai envie d'apprendre à te connaître, toi, Darcy Potter et pas la Darcy que j'ai connue sur les planches. J'ai envie de te voir sourire et de t'embrasser correctement, cette fois. Pas parce que j'ai la trouille, mais parce que tu seras heureuse et souriante et que je penserais que c'est une bonne façon de terminer la soirée. J'ai envie de voir si ça peut fonctionner... Si je nous laisse une chance. »

Je levais doucement les deux bras en signe de réddition. « Mais c'est à toi de choisir si tu le veux ou pas. Et je comprendrais que tu ne veuilles plus jamais avoir affaire à moi... »

(c) black pumpkin

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Cycy Impératrice ♠

avatar

★ Célébrité : Sophie Turner
★ Date d'inscription : 19/09/2015
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 974
★ Autres comptes : Ezekiel, Emrys, Savannah, Castiel, Aiden, Zoey, Thomas, Logan, Keith


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Sam 23 Juin - 23:25



❝La roue tourne❞
Travis & Darcy
Il avait un sacré culot d’oser me dire qu’il voulait m’embrasser après le rateau monumental qu’il m’avait mis l’année dernière. Ne s’était-il pas imaginé une seule seconde que j’allais mal réagir ? Pensait-il sincèrement que j’allais bien prendre la chose, et avec le sourire ? La colère était la réaction la plus logique à tout ça. Qu’avait-il espéré ? J’étais peut-être jeune, mais je n’étais pas stupide à ce point là. S’il voulait jouer avec mes sentiments, ce serait vraiment cruel de sa part. Etait-il donc ce genre d’homme ? Qui prend et jette sans le moindre scrupule ? Je refusais de le croire. Je refusais de penser une seule seconde que Travis Monroe était ce genre de sale type qui se fichait des sentiments de qui que ce soit. J’avais passé du temps avec lui pendant toute la période où l’on préparait et jouait la pièce. J’étais certaine qu’il avait un bon fond. Il ne pouvait pas être un sale type. Pas lui. Cependant, je ne comprenais pas ce qu’il était en train de faire. Pourquoi s’avancer sur ce terrain là ?

J’étais certaine de ne pas lui plaire, sans doute à cause de mon âge et de ma maturité – ou même de mon physique ? Je lui avais déjà avoué tout ce que j’avais sur le cœur le concernant et il m’avait éconduite. Le message était clair, n’est-ce pas ? Et pourtant. Il réfuta bien vite tout ça, en avouant avoir menti. Dubitative, je fronçais les sourcils et maintenais mes bras croisés sans bouger. Je cessais même de respirer, pendue à ses lèvres. La suite de ses paroles me cloua sur place. Au fur et à mesure ma bouche s’entrouvrit sous la surprise. Je n’en croyais pas mes oreilles. Je devais être en train de rêver, non ? Ce n’était pas possible. Travis ne pouvait pas me dire que je l’intéressais réellement. Pas après ce qu’il s’était passé entre nous… Discrètement je me pinçais le bras pour vérifier si j’étais bien éveillée. La douleur aigüe que je ressentis ne fit pas de doute. Il voulait bel et bien tenter quelque chose avec moi. Nom de dieu, mais pourquoi ne m’avait-il pas avoué tout ça la dernière fois au lieu de me jeter comme il l’avait fait ! Qu’est-ce qui avait changé ? J’étais sous le choc, ni plus ni moins.

Il continua de parler pour ne plus s’arrêter. Pour ma part, j’étais totalement déconnectée de la réalité. Je le voyais remuer les lèvres, j’entendais sa voix et comprenais ce qu’il disait mais j’avais l’impression d’être ailleurs. J’étais abasourdie par tout ça, tout simplement. Son amie avait-elle eu un rôle aussi important dans son changement d’avis ? Etait-ce la fille qui j’avais aperçue avec lui à la plage ? Cette même fille dont me parlait Mae ? Il finit par lever les mains en affirmant que la décision me revenait et que quoiqu’il arrive, il l’accepterait. Je fermais les yeux quelques secondes, glissant mes mains dans mes cheveux pour reprendre mes esprits. A son tour, il avait ouvert son cœur, comme j’avais pu le faire par le passé. J’avais un mal fou à assimiler tout ça. C’était beaucoup d’un coup. Cette gifle, son intervention brutale, ma terreur de la voiture et maintenant ça. J’étais en plein ascenseur émotionnel. Autant dire qu’avec l’alcool que j’avais dans le sang, tout était confus dans ma tête, il me fallait quelques minutes pour reprendre mes esprits. Je pris une profonde inspiration et rouvris les yeux. « Alors pourquoi ? Pourquoi m’avoir rejetée au lieu de me dire tout ça ? » Sans  doute n’était-il pas prêt à ce moment là ? Peut-être que son amie lui avait ouvert les yeux ? Je ne savais pas trop, mais il aurait pu nous faire gagner un temps fou. Et m’éviter une peine douloureuse.

La vérité, c’est que j’avais beau faire la fière, je l’aimais toujours. Je n’avais jamais cessé de l’aimer. Plus je le regardais, plus je le trouvais merveilleux. Il avait cet air de chien battu tellement adorable. Je n’avais qu’une envie, le serrer contre moi. Alors, c’est ce que je fis. J’avais parcouru les quelques mètres qui nous séparait rapidement pour venir encercler son cou de mes bras et le serrer contre moi en fermant les yeux. « Le temps est peut-être passé, mais tout ce que je t’ai dit ce jour-là, je le pense toujours. Je n’ai jamais réussi à te sortir de ma tête, jamais. Qu’importe mes efforts, tu étais toujours là. » C’était ce qui avait rendu ma peine encore plus difficile. Même s’il m’avait jetée, mes sentiments n’avaient jamais été ébranlés. Je reculais légèrement pour pouvoir le regarder, gardant mes mains sur ses épaules. « J’ai conscience que ça ne sera pas forcément facile tous les jours. Mon père ne te porte pas dans son cœur et il peut se montrer particulièrement désagréable quand il n’aime pas quelqu’un. » Le soir d’Halloween, j’avais dû lui faire promettre de ne pas trouver Travis pour lui faire payer ma peine de cœur. Mais le connaissant, j’étais certaine qu’il lui aurait laissé peu de chances de s’en tirer. De mon côté, j’avais même dû lui promettre de ne plus le côtoyer. Raté, pour le coup. « En réalité, il n’a jamais véritablement cherché à te connaitre. Il a juste remarqué le comportement de sa fille et il s’est arrêté là. Il n’a pas cherché plus loin. » Pendant la pièce, je ne cessais de parler de lui à la maison, constamment. Mon père me connaissait par cœur, il n’avait pas eu besoin de beaucoup chercher pour comprendre que Travis me plaisait. Son côté observateur avait fait le reste. « Enfin bref, tout ça pour dire que j’ai bien conscience de tout ça et que je ne suis pas toujours facile à vivre… Mais… » Mon regard tomba sur ses lèvres où mes doigts vinrent se poser. « J’ai vraiment envie… » Je me mordillais la lèvre inférieure quelques secondes tant l’envie soudaine de l’embrasser se fit brûlante. « D’essayer. J’ai envie d’apprendre à te connaitre moi aussi Travis Monroe. J’ai envie de saisir cette chance même s’il y a un risque que ça se termine mal. J’ai envie d’être avec toi. Et maintenant, j’ai très envie… » Je relevais les yeux vers les siens et laissais mes doigts descendre sur son menton puis dans son cou. « De t’embrasser. » J’étais si proche de lui que je sentais son souffle sur mon visage. Peu à peu les centimètres qui nous séparaient diminuaient jusqu’à ce que mes lèvres effleurent les siennes.


by Pando @Travis Monroe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t540-darcy-you-re-my-hero-you-re-mine
♠ Petit nouveau à Melbourne ♠

avatar

★ Célébrité : Bob Morley
★ Date d'inscription : 12/10/2016
★ Messages : 54
★ Autres comptes : POC, LP, MR, MP, AC


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Lun 25 Juin - 19:36


« Je pense à toi mais je ne le dis plus » - M. Duras Darcy & Travis

Let's have some fun

Je me jetais l'eau et j'étais persuadé de faire la plus grosse connerie possible. Pourtant, en regardant Darcy, je n'arrivais pas à regretter. En toute honnêteté, je ne savais pas si c'était mon âme de bon samaritain - qui voulait la sauver - ou, à l'inverse, mon égoïsme - qui la voulait toujours, même après tous ces mois -. Ce que je savais, c'était que j'étais honnête. J'avais été obsédé par elle à l'époque où on travaillait ensemble et aujourd'hui encore, mon coeur battait la chamade sous son regard féroce. Cette fille était une véritable sirène et j'avais toujours été attiré par les sirènes. J'aurais fait un très mauvais marin, mort en plongeant lui-même vers la première belle créature prête à le dévorer.

Bien sûr, Darcy Potter n'était pas femme à se contenter d'un aveux formulé. Le contraire m'aurait déçu. Elle était quand même la fille du grand Liam Potter, un être que j'admirais au moins autant qu'il me détestait. Alors, elle demanda pourquoi je l'avais rejeté en premier lieu et je fermais les yeux deux secondes pour trouver le courage en moi. « Parce que je ne voulais pas te causer du tort », soufflais-je en guise de réponse, sachant bien que ça ne lui suffirait pas. « Je pense sincèrement être le pire choix du monde. Je ne m'engage pas. Jamais, Darcy. » Avouais-je. Il fallait tant qu'elle comprenne que me donner une chance était une grave erreur. « Je n'ai rien du prince Charmant. Je n'ai ni assez d'argent, ni un passé qui permette de me mettre dans la case des bons partis. Et même si tu ne le veux pas, tu es une fille inaccessible aux types comme moi. » Je souriais, peut-être de dépit, mais aussi un peu amusé. « Tu es la fille d'un milieu supérieur au mien, qui perdrait honneur et réputation à fréquente un type comme moi. » Si semblable à l'histoire que nous avions joué des mois durant. « Ce n'est pas plus facile maintenant qu'au siècle dernier de se dire qu'on s'en fout et qu'on va quand même essayer de se montrer digne de la fille qui a tout, quand on n'a rien. Je ne saurais pas plus que lui quoi t'apporter pour mériter même un regard... »

C'était la pure vérité. Cela n'avait jamais rien eu à voir avec elle, mais plutôt avec moi. Avec ce que je méritais et ce que je pouvais donner. Et je pensais sincèrement ne pas la mériter et ne pas pouvoir lui apporter ce que n'importe quel autre homme de bonne famille pourrait. Elle méritait mieux que moi.

Elle poursuivit, elle, assurant qu'elle tenait encore à chaque mot qu'elle avait prononcé le jour d'Halloween. Je souris doucement, heureux, finalement, que ses sentiments n'aient pas changé. J'avais réellement envie d'essayer d'être à la hauteur. Quitte à me brûler, autant y aller à fond, non ? Parce que j'allais me brûler, assurément. Donner de moi des choses que je n'avais données à personne. Prendre le risque d'exposer ma mère et Nana. Prendre le risque de ne jamais m'en remettre. Je me protégeais en gardant les gens loin. Pas en affrontant un père qui ne me supportait pas, pour une fille qui méritait quelqu'un de bien et sans problème.

Tout en parlant, elle s'était rapprochée de moi, assez pour que je sente son souffle alcoolisé sur mes lèvres, assez pour que je sente leur pulpe sur la mienne. J'aurais pu l'embrasser, là, maintenant, si je l'avais voulu - et dieu que je le voulais -, mais je ne le fis pas, posant mon front contre le sien pour éloigner nos bouches, posant une main sur sa joue. « Moi aussi », soufflais-je, souriant, sincère. Mais je me reculais malgré tout, la regardant dans les yeux, avec malice. « Mais je ne le ferais pas. Qu'importe combien j'en rêve depuis la dernière fois. » Je secouais lentement la tête de gauche à droite, avant d'expliquer. Je ne voulais pas la vexer, mais je ne voulais pas abuser. Ça serait mal commencer une histoire, si j'en profitais maintenant. « Je ferais tout pour te mériter et pour cela, je dois prouver que je suis un homme bien. » Principalement aux yeux de Liam Potter. C'est pourquoi abuser de son état actuel était une très mauvaise idée. « Et ça commence par ne pas t'embrasser alors que tu es sous l'emprise de l'alcool et terrifiée à l'idée de monter dans ma voiture. » Je lâchais sa joue pour attraper sa main. « Je vais te ramener chez toi, en toute sécurité. Tu vas sagement aller te coucher et arrêter de te fourrer dans ce genre d'ennuis. Je ne supporterais pas de te savoir en danger, toute seule, entouré d'hommes qui veulent te faire du mal. » Je pressais mes lèvres contre ses doigts, à défaut d'embrasser ses lèvres. « Quand tu seras sobre, je t'inviterais à sortir et je te laisserais m'embrasser le moment venu. Quand je l'aurais vraiment mérité. »

(c) black pumpkin

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Cycy Impératrice ♠

avatar

★ Célébrité : Sophie Turner
★ Date d'inscription : 19/09/2015
★ Pseudo : Elina
★ Messages : 974
★ Autres comptes : Ezekiel, Emrys, Savannah, Castiel, Aiden, Zoey, Thomas, Logan, Keith


MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   Ven 13 Juil - 14:50



❝La roue tourne❞
Travis & Darcy
J’avais un peu de mal à comprendre son point de vue, l’alcool ne m’aidant absolument pas à me mettre les idées en ordre. Je devais bien l’avouer. J’avais l’impression de revivre la pièce de théâtre qu’on avait joué ensemble. C’était comme s’il était resté dans son rôle. Pourquoi me valorisait-il à ce point à ses dépends ? Pourquoi se rabaissait-il à ce point ? J’avais un mal fou à suivre son raisonnement. La société avait changé depuis le siècle dernier, quoi qu’il en dise. Je n’avais rien de supérieur à qui que ce soit. J’étais comme tout le monde. Une fille normale dans une famille normale. En réalité, à l’heure actuelle je n’étais pas apte à comprendre son raisonnement et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je n’étais pas au meilleur de mes capacités intellectuelles. L’alcool que j’avais ingurgité m’empêchait d’y voir clairement. Ensuite, à bien y réfléchir, je ne connaissais rien de sa vie personnelle alors il m’était impossible de comprendre quoi que ce soit. Je n’avais pas les éléments nécessaires pour ça. Je restais silencieuse le temps qu’il finisse, ne voulant pas le couper dans son élan. « Tu n’as rien de spécial à faire puisque c’est déjà acquis. » Il n’avait rien à faire de plus pour attirer mon regard, il n’y avait déjà que lui dans ma tête. En fait, j’avais surtout l’impression qu’il se prenait la tête pour pas grand-chose.

Pour ma part, même si j’avais tenté de le haïr pendant tous ces mois, je l’aimais toujours. Malgré tous mes efforts, je ne parvenais pas à me sortir Travis de la tête. Alors l’entendre me dire qu’il voulait tenter sa chance avec moi était plus qu’inespéré. C’était une opportunité que je me devais de saisir. Je n’avais pas le droit de passer à côté. Même après tout ce que j’avais enduré. Il était enfin disposé à nous laisser une chance, je ne pouvais absolument pas cracher dessus. Je voulais l’embrasser, j’en avais tellement envie. J’allais le faire mais il me stoppa dans mon élan en posant son front contre le mien et l’une de ses mains sur ma joue. Pour finalement reculer. Est-ce qu’il se fichait de moi ? Il avouait ouvertement qu’il en mourrait d’envie et il se rétractait ? Perplexe, je fronçais les sourcils, ne comprenant pas à quoi il jouait. J’allais réellement me vexer s’il continuait à me faire tourner en bourrique. Il repartit dans son délire sur le fait de me mériter. Bon sang, pourquoi me plaçait-il aussi haut ? Je finis par lever les yeux au ciel, secouant la tête et riant légèrement. « On dirait un chevalier qui courtise une princesse. Je n’ai pas de sang royal tu sais ? » Je plaisantais, mais c’était presque l’impression qu’il donnait. « Enfin bon, d’accord, comme tu veux. » Je haussais les épaules. Il est vrai que j’étais pas mal entamée malgré tout. C’était tout à son honneur d’attendre que je sois en pleine possession de mes moyens. N’importe qui en aurait sans doute profité à sa place. « Dans tous les cas, je suis contente que tu nous donnes une chance. » Il m’aurait évité une peine de cœur et la haine de mon père à son égard s’il s’était décidé plus tôt mais bon. « Par contre, je ne te garantis pas un bon accueil de mon père. C’est lui qui est venu me chercher… ce jour là. » Je savais que depuis ce fameux jour d’Halloween sa haine contre lui n’avait fait qu’empirer. Il risquait de s’énerver juste en le voyant. Mais à cette heure, il était fort probable qu’il dorme de toute façon, non ? « On peut déjà avancer jusqu’à ta voiture, mais je ne te promets pas de monter dans la minute. Il va me falloir un peu de temps pour me faire à l’idée, tu comprends ? » Nous étions à quelques mètres du parking mais le simple fait de savoir que j’allais monter dans une voiture me terrifiait. J’espérais sincèrement qu’il soit patient.


by Pando @Travis Monroe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://australianlife.forumactif.org/t540-darcy-you-re-my-hero-you-re-mine

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: La roue tourne | Travis   

Revenir en haut Aller en bas
 
La roue tourne | Travis
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LIBRE ✖ La roue tourne
» Et la roue tourne, et elle tourne, et elle tourne, et elle s’emballe ◊ Anaeli
» La roue tourne !
» Gabriel - Un jour la roue tourne. J'attends toujours.
» Le vent souffle, la roue tourne. |Nathaniel Grimes.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Australian life :: 
Melbourne
 :: 
Carlton
-